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  • : Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet
  • : Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
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L'éditorial du blog

planete_bleur_belle_fond_vert.jpg                                                           

Ce blog «Bagnolet en Vert» est le blog d’Hélène Zanier, de Pierre Mathon et de leurs amiEs. Aujourd’hui militantEs associati -fs –ves (à « Bagnolet Ecologie » et Environnement 93, Jardins partagés, « l’Association des Bagnoletais contre la Dette », Romeurope, RESF, Russie-Libertés, Murs-À-Pêches, etc.), après avoir été élus (régionaux, municipaux) et responsables du parti Les Verts, nous entendons contribuer à l’avancée des idées et des projets écologistes.

Penser et agir, globalement et localement, telle est la devise de notre blog écolo,  Vert et ouvert, militant et d’éducation populaire, libre, bagnoletais, intercommunal et planétaire.

Hélène Zanier et Pierre Mathon

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En Vert et avec tous !

Vous pouvez compter sur 

Pierre MATHON
et toute l'équipe de
BAGNOLET EN VERT


* pour l’environnement et le développement durable, 
* pour la démocratie, la citoyenneté et la laïcité,
 
* pour la solidarité et l’égalité des droits, 
* pour l’école, l’éducation et la culture, 
* pour un urbanisme de qualité

 
En Vert et avec tous                                            

AGENDA

BONNE ANNEE 2015 !

 

Mardi 3 février à 20h30 conseil de quartier de la Dhuys à l'école Joliot-Curie

 

Mercredi 4 février à 19h atelier participatif sur la ZAC Benoit Hure : les espaces extérieurs  et l'occupation de la mairie historique

 

Jeudi 5 février 19h30 salle P et M Curie conseil de quartier des Malassis

 

PETITIONS

Réaction aux propos intégristes d'un élu de la majorité municipale de Bagnolet : pour le droit des femmes à disposer de leur corps

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_maire_de_Bagnolet_defense_du_droit_des_femmes_a_disposer_de_leur_corps/?sMpnibb

 

« Monsieur le Maire de Bagnolet: Nous vous appelons à créer une maison de quartier et citoyenne dans le quartier de la Dhuys»

http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Maire_de_Bagnolet_Nous_vous_appelons_a_creer_une_maison_de_quartier_et_citoyenne/?tUmsDgb

 

Pour que cesse l'acharnement juridique contre la confédération paysanne
 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-acharnement-conf-865.html

 



 

 

 

 

 

 

 


 

11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 18:26
Mohamed Tamalt, journaliste algérien, meurt après une grève de la faim



Lu le 11 décembre 2016 dans le Figaro.fr :

« Un journaliste algérien meurt après une grève de la faim

Le journaliste et blogueur de 42 ans Mohamed Tamalt est décédé ce dimanche à l’hôpital Lamine Debaghine de Bab El Oued (wilaya d’Alger) selon le site TSA qui cite l’avocat Me Amine Sidhoum.

«Il était dans le coma, il y avait un verrouillage sur son dossier médical. On est au courant de rien. C’est ça le drame», accuse l’avocat.

Condamné à deux ans de prison ferme et une amende de 200.000 dinars le 11 juillet 2016 pour ses écrits sur Facebook où il critiquait des responsables algériens dont le président Abdelaziz Bouteflika, le ressortissant algéro-britannique s’était mis en grève de la faim depuis son arrestation le 27 juin.

L’ONG Amnesty International avait demandé une « action urgente » pour la libération d’un « journaliste détenu arbitrairement ». »

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 15:22
Explosion du racisme anti-noir en Algérie

Jeune Afrique publie un article dénonçant le racisme d'État de l'Algérie.

Le racisme est un fléau, une injustice, un cancer. Il sévit partout dans le monde. Ici, certains anti-racistes autoproclamés sont prompts à dénoncer le racisme réel ou supposé qui a lieu en France (le racisme est puni par la Loi en France) mais sont bizarrement saisis de cécité quand le pire des racismes s'exerce dans des pays voisins. Et, fait aggravant, quand ce racisme est un racisme d'État. C'est le cas de l'Algérie. Le silence de ces « anti-racistes » est assourdissant et leur anti-racisme chevillé au corps pour accuser les Français est à géométrie bien … variable.

 

Voici l'article paru dans Jeune Afrique :

 

« Algérie : une « chasse à l’homme noir » qui fait scandale 

Bloqués entre leur pays honni et une Europe onirique, des milliers de migrants subsahariens sont la cible, en Algérie, d’une véritable chasse à l’homme depuis le 1er décembre. Des méthodes d’expulsion expéditives qui inquiètent les défenseurs des droits humains…

Si la réputation de l’Afrique subsaharienne s’est longtemps construite autour de ces safaris animaliers où des touristes du Nord viennent poursuivre des animaux exotiques, l’Algérie semble passée maître dans une traque dont le gibier – lui aussi d’Afrique subsaharienne – est humain. Rien à voir avec « Hunger Games » et son scénario morbide, mais l’opération indigne tout de même nombre de défenseurs des droits humains. Essentiellement concentrée sur la capitale, une vaste « battue » a débuté le 1er décembre. Objectif : rafler et expulser au moins 1 400 migrants ouest-africains du territoire algérien. Les arrestations conduisent à des cantonnements temporaires dans des camps de la périphérie ouest d’Alger ou de Tamanrasset, dans le grand Sud.

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement algérien entreprend ce genre de bannissements musclés. Pendant les fêtes de l’année 2014, c’est dans la ville d’Oran que les forces de police avaient ciblé les Nigériens en situation irrégulière, arrêtant indistinctement des milliers d’hommes noirs. Au mois d’août dernier, ce sont plus de 400 migrants maliens qui avaient été rapatriés de Tamanrasset à Bamako.

Supposé nirvana européen

Même si des traitements inhumains à l’égard des Subsahariens sont déjà régulièrement dénoncés dans la société algérienne, la nouvelle traque massive est particulièrement inquiétante. Ce dimanche, le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique, Snapap, dénonçait « la plus grande chasse à l’homme noir depuis l’indépendance ».

À ce jeu de cache-cache, tout le monde n’a pas souhaité participer. Dans la capitale algérienne, pourtant, des milliers de clandestins subsahariens en sont réduits à se cacher, suscitant l’interrogation des observateurs de passage : pourquoi vivre ainsi dans un environnement hostile ? C’est que l’Algérie, prétendue antichambre du supposé nirvana européen, est un temporaire qui s’éternise pour bon nombre de Nigériens, Nigérians, Libériens, Camerounais, Guinéens ou Maliens. Bloqués dans leur périple vers l’Union européenne, ils s’enlisent dans la clandestinité, organisant leur vie dans des chantiers devenus tout à la fois lieux de travail et lieux de résidence, entre le marteau d’une Europe franchement inamicale et l’enclume d’une Afrique subsaharienne pas forcément très accueillante… »

Kamel Daoud, dans le même media, analyse de son côté :

« D’une part, on peut lire des articles violents sur le racisme en Europe, qui décrivent la « jungle » de Calais comme une espèce de camp de concentration et présentent des raccourcis mensongers : « Pas de travail en France si vous êtes arabe ou africain », titrait un journal islamiste fin février. D’autre part, on trouve des analyses dignes du Ku Klux Klan sur la menace que représenteraient les Noirs, avec leur incivisme, et les crimes et maladies qu’ils nous apporteraient. Cette duplicité est curieuse, mais, surtout, elle est commode et ravageuse.

Abus chez les autres, nécessité chez soi

Début mars, à Ouargla, l’une des principales agglomérations du Sahara algérien, des affrontements ont eu lieu entre locaux et Subsahariens après l’assassinat d’un Algérien par un Nigérien. Le fait divers s’est vite transformé en vendetta populaire – avec une chasse aux migrants dans les rues, qui a fait plusieurs dizaines de blessés, et une attaque contre un camp de réfugiés. Les autorités ont ordonné le transfert massif de migrants vers un centre d’accueil dans une ville plus au sud, prélude habituel à une expulsion du pays. Des faits similaires se sont reproduits à Béchar, dans l’Ouest.

Cette vague de xénophobie, d’une violence sans précédent, a dévasté le Sahara algérien sans soulever d’objection massive : la dénonciation du racisme est généralement réservée pour les crimes de l’Occident. Abus chez les autres, nécessité chez soi. Mais comment en arrive-t-on à reconduire soi-même ce que l’on dénonce ailleurs, et visiblement sans se sentir coupable ?

Comment la victime de racisme se construit-elle une conscience raciste à son tour ? En Algérie, les élites laïques et de gauche se sont rendues myopes en cultivant le traumatisme colonial comme seule vision du monde. Les Noirs, perçus comme décolonisés ou décolonisateurs, sont soit défendus, soit idéalisés. Ils ne sont même plus une différence, juste une représentation de nos propres préoccupations.

Dans leurs discours contre l’Occident, les bien-pensants algériens imaginent protéger les Noirs en dénonçant le racisme ambiant. Mais pas question pour autant qu’ils aillent visiter les tristes camps de réfugiés et, a fortiori, qu’ils vivent avec des Noirs, leur donnent leurs filles en mariage ou leur serrent la main en saison chaude. Les Algériens laïcs désignent souvent les Subsahariens par le mot « Africains », comme si le Maghreb ne faisait pas partie du même continent.

L’ambiguïté d’une conversion religieuse comme voie de sortie

Les intégristes religieux ne sont pas moins racistes. À l’occasion d’un match de football entre l’Algérie et le Mali en novembre 2014, le journal islamiste Echourouk publiait une photo de supporters noirs sous le titre « Ni bonjour, ni bienvenue. Le sida derrière vous, l’Ebola devant vous ». Mais les préjugés des religieux les mènent à une autre équation, simple et monstrueuse : l’Autre est musulman ou il n’est pas.


Lorsqu'on est noir, adhérer à l'islam n'est pas gage de sécurité

Les conservateurs religieux, comme les élites laïques, voient les Noirs comme victimes de l’injustice des Blancs colonisateurs, mais à leurs yeux la réparation n’est possible qu’avec l’aide d’Allah. Leur propagande rappelle souvent cet exemple de la mythologie des premières années de l’islam : Bilal, l’esclave abyssinien noir, rendu libre par sa conversion religieuse.

Seulement, pour chaque Bilal, il y a des millions d’autres Noirs, y compris des convertis, qui sont restés enfermés dans la servitude pendant des générations. L’esclavagisme arabe est d’ailleurs encore aujourd’hui un sujet tabou ou escamoté par les jugements portés contre l’esclavagisme de l’Occident.

Reste que lorsqu’on est noir, adhérer à l’islam n’est pas gage de sécurité. Il suffit du crime d’un seul pour que des centaines d’autres connaissent l’expulsion. Les expéditions punitives à Béchar ont éclaté un vendredi, jour de la grande prière hebdomadaire, après des prêches appelant à la purification en réponse aux mœurs des migrants, perçues comme légères. Pour les conservateurs religieux, la culture détourne les Subsahariens de l’orthodoxie stricte – et donc même les Noirs musulmans ne sont pas vraiment musulmans. »

Hélène Zanier

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 08:58
Combattre pour l'environnement au Vietnam



Paru ce 5 décembre 2016 dans le Courrier international :

« Asie. Le combat risqué des Vietnamiens pour l’environnement

 

    Les atteintes à l’environnement inquiètent de plus en plus les citoyens vietnamiens. Au point que le gouvernement muselle le débat sur cette question.

    Un acte rare de désobéissance civile”, c’est ainsi que le site The Diplomatat qualifiait la manifestation de milliers de Vietnamiens dans la province de Ha Tinh, le 2 octobre, devant l’usine Formosa.

    Ils protestaient contre l’entreprise responsable de la pollution massive des eaux sur 200 kilomètres de côtes en avril 2016. Des millions de tonnes de poissons et de coquillages sont morts des conséquences de la fuite de produits chimiques échappés de l’usine sidérurgique.

    Les manifestants, venus des villages environnants où l’on vit essentiellement de la pêche, demandaient la fermeture du site et des compensations plus importantes.

    Une question dangereuse à aborder

    La question de l’environnement s’impose de plus en plus dans le débat public au Vietnam. Nous avons vu combien le militantisme environnemental s’est ancré parmi les citoyens chinois. Il semble que les Vietnamiens s’expriment à leur tour de plus en plus sur ces sujets”, poursuit The Diplomat.

    Mais s’exprimer à ce propos est rapidement sanctionné par les autorités. Ainsi, Me Nam – ou “Mère champignon” –, la blogueuse Nguyen Ngoc Nhu Quynh, a été arrêtée le 10 octobre à son domicile. Elle est poursuivie pour avoir diffusé de la propagande contre la république socialiste du Vietnam” et est passible d’une peine allant jusqu’à douze ans de prison. On lui reproche d’avoir pris sur sa page Facebook, très suivie, des positions critiquant la manière dont les autorités ont réagi devant cette catstrophe écologique. 

    En route pour surpasser la Chine

    Lors d’une conférence internationale sur l’économie vietnamienne le 18 novembre à Hanoi, l’universitaire Dinh Duc Truong a souligné que 80 % des zones industrielles du pays ne respectent pas les règles environnementales”, rapporte le site Internet anglophone du quotidirn Tuoi Tre.
    Aujourd’hui, le coût des dégâts environnementaux représente selon lui 5 % du PIBdu Vietnam. Si la pollution se poursuit au même rythme, le Vietnam pourrait surpasser son grand voisin du Nord”, a alerté le chercheur. En Chine, ce coût est actuellement estimé à 10 % du PIB chinois. »



     

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    4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 20:26
    Autriche : OUF (« Rien n'arrête un peuple qui valse »)

    Bon en plus, il se trouve que celui qui a fait barrage au facho est écolo : Alexander Van der Bellen * (certes, il n'est plus encarté).

    Pour fêter ça, je publie les posts de mon ami Bertrand Jullien (sur FB) qui avait de solides raisons de s'intéresser de près à cette élection.


    1- « Bertrand Jullien

    2 h · 

    "Rien n'arrête un peuple qui valse" :)
    Yeeeeeehhhhhh Trop content. I <3 meine Österreich »



    2- « Merveilleusement bien.


    https://www.youtube.com/watch?v=KDBihOaWfas

    Comme quoi, même quand c'est désespéré, on peut toujours les stopper. Rien n'est écrit, rien n'est inéluctable.
    Une pensée pour les miens, tous ceux qui ont fait le coup de fusil contre les fascistes dans les rues de Vienne (1934) »


    Rappel : le 1er tour des élections présidentielles, qui avait eu lieu le 24 avril 2016, avait vu le candidat d'extrême-droite à 36,40 %, Alexander Van der Bellen (Alternative verte) à 20,38 . Les candidats des grands partis de gouvernement, droite et social-démocrate n'avaient recueilli chacun que 11,18 %.

    La cour constitutionnelle avait décidé que le 2ème tour devait être refait, le résultat du 22 mai ayant donné un trop faible écart de voix en faveur de Van der Bellen.

    Pierre Mathon

    * *Président des Verts de 1997 à 2008, l'économiste Alexander Van der Bellen, âgé de 72 ans, a refusé d'être officiellement soutenu par une formation politique malgré l'appui financier des Verts.

     

     

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    4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 16:50
    Chavez, Castro … et les Droits de l'Homme !

    Selon Ségolène Royal, qui représentait le gouvernement français aux obsèques de F. Castro, à Cuba, cette version tropicale du soviétisme, il n'y aurait jamais eu d'atteinte aux Droits de l'Homme.

    « On sait qu'ici, quand on demande des listes de prisonniers politiques, on n'en a pas. Et bien fournissez-moi des listes de prisonniers politiques, à ce moment-là on pourra faire quelque chose ».

    Ah, la bonne blague … si l'on peut dire.

    Cela rappelle les déclarations
    ridicules d'un certain Victorin Lurel, qui fut un éphémère ministre des Outre-mer, qui représentait aussi la France, mais aux obsèques d'Hugo Chavez, en Bolivie, en mars 2013 :

    «  Chavez était tout mignon (...), frais, apaisé comme peu(vent) l'être les traits de quelqu'un mort, on avait un Hugo Chavez pas joufflu comme on le voyait après sa maladie », a-t-il dit. « C'était émouvant », a ajouté Victorin Lurel, « on peut ne pas être d'accord avec telle ou telle action de Hugo Chavez mais les gens sont fiers de ce qui a été fait en 14 ans » de présidence.

    Et d'enchaîner: « Toute chose égale par ailleurs, Chavez c'est de Gaulle plus Léon Blum. De Gaulle parce qu'il a changé fondamentalement les institutions et puis Léon Blum, c'est-à-dire le Front populaire, parce qu'il lutte contre les injustices ».

    « 
    Moi je dis, et ça pourra m'être reproché, (...) que le monde gagnerait à avoir beaucoup de dictateurs comme Hugo Chavez puisqu'on prétend que c'est un dictateur. Il a pendant ces 14 ans respecté les droits de l'Homme », a encore déclaré le ministre.

    Bref, après ces déclarations ridicules sur le dictateur « mignon », nous avons droit au gros clin d’œil de Ségolène Royal à « la gauche de la gauche » … sur le plus mauvais terrain qui soit !

    Pierre Mathon



     

     

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    27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 19:26
    Au diable Castro, vive les mariés !

    Purée, le deuil de Castro, c'est 9 jours … Bref le blog anti-totalitaire « Bagnolet en Vert a le plaisir de vous passer la bande annonce youtube du film roumain « Au diable Staline, vive les mariés ». https://www.youtube.com/watch?v=KIPL2JKuT7I

    Histoire de rester sérieux.

    Pierre Mathon

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    27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 10:12
    Les Castros frères en 1984

    Les Castros frères en 1984

    L'article de Guy Konopnicki dans Marianne, publié ce 26 novembre :

    « Mort de Fidel Castro : sous le romantisme révolutionnaire, la dictature et la misère

     

    Le dirigeant cubain est mort ce vendredi 25 novembre à l'âge de 90 ans. Mais la Révolution cubaine, dont Fidel Castro s’était proclamé "Lider Massimo", était morte avant lui…

    Incontestablement, la guérilla basée dans la Sierre Maestra fut la dernière des grandes aventures révolutionnaires. Des intellectuels, l’avocat Fidel Castro, et le médecin argentin Ernesto Guevara, avaient entrepris de renverser la dictature de Batista, en s’appuyant sur les paysans. Cuba est alors le lupanar des Etats-Unis. Les casinos, les palaces et les bordels de La Havane brassent plus d’argent que la canne à sucre, le rhum et les cigares. La mafia américaine plus que la CIA tient l’île en coupe réglée, les banques cubaines blanchissent l’argent de tous les trafics.

    La Révolution est, d’abord, une question de dignité. Fidel Castro s’empare de La Havane en janvier 1959, avec ses barbus qui ont fait serment de ne se pas raser avant la victoire. Ce qui pourrait n’être qu’une classique révolution latino-américaine change bientôt de nature. Fidel Castro n’est pas alors, un communiste, le PC cubain qui a commencé par condamner la guérilla se rallie lors de la prise de La Havane. Le nouveau pouvoir s’en prend aussitôt aux intérêts américains, en expropriant les casinos et les hôtels.

    Les milices révolutionnaires ramassent les prostituées et les homosexuels

    Ernesto Guevara se charge de l’ordre : les partisans de l’ancien dictateur Batista sont arrêtés et le plus souvent exécutés sans procès. Puis, les milices révolutionnaires ramassent les nombreuses prostituées, pour la plupart mineures, et les homosexuels. Les décrets révolutionnaires qui interdisent les mœurs dépravées sont toujours en vigueur, l’homosexualité est un délit, associé au souvenir de l’avilissement des Cubains par le tourisme sexuel américain.

    La tension avec les Etats-Unis va s’aggraver, non lorsque Fidel Castro nationalise la canne à sucre, les distilleries de rhum et les fabriques de cigares, mais lorsqu’il confisque l’hôtel Hilton à la firme nord-américaine qui vient de le construire. L’arrivée de John F. Kennedy à la Maison-Blanche, en 1960 radicalise l’affrontement. Des dizaines de milliers de Cubains ont fuit en Floride et, pendant sa campagne électorale, Kennedy promet de les ramener rapidement à la maison.

    En avril 1961, les milices d’émigrés, armées et équipées par les Etats-Unis, encadrées par des officiers américains, tentent de débarquer à Cuba, sur la baie des Cochons. Les forces révolutionnaires cubaines, commandées par Ernesto Guevara, les repoussent en quelques heures. La Révolution a trouvé un second mythe fondateur. Le parti de Fidel Castro fusionne avec le parti communiste, dont il prendra ultérieurement le nom. Isolé sur le continent américain, Fidel Castro s’appuie désormais sur l’URSS, tout en cherchant à fédérer les révolutionnaires du Tiers-monde.

    La nationalisation de la terre détruit aussitôt toute autre forme d’agriculture

    La situation économique s’est rapidement dégradée, la famine menace. Les Etats-Unis bloquent les livraisons de pétrole, seule énergie utilisée par Cuba. L’URSS prend le relais, l’échange étant officiellement compensé par des achats massifs de sucre. Pour assurer la défense de l’île, Khrouchtchev, annonce l’installation de fusées nucléaires à Cuba. A 180 kilomètres de leurs côtes, les Américains ne peuvent le tolérer. C’est la plus grande crise depuis le début de la guerre froide. La marine US se déploie au large de Cuba, pour arrêter la flotte soviétique qui accompagne les cargos venus livrer les fusées… Le monde retient son souffle. Le moindre choc risque de provoquer la guerre mondiale.

    Khrouchtchev cède, renonce aux fusées en échange de garanties fictives de non agression. Fidel Castro fulmine, accuse l’URSS de trahir la Révolution. Il devient ainsi le leader incontesté d’une troisième voie révolutionnaire, qui échapperait à Moscou comme à Pékin. Il fonde avec le président algérien Ben Bella la « Tricontinentale », une internationale anticoloniale et anti impérialiste, dirigée sur un axe Alger-La Havane. Mais Cuba ne peut se passer de l’aide de Moscou.

    Fidel Castro avait promis d’en finir avec la monoculture coloniale. Il se produit l’inverse : la nationalisation de la terre détruit aussitôt toute autre forme d’agriculture. Cuba dépend intégralement des produits alimentaires fournis par le bloc soviétique. Des conseillers soviétiques, est-allemands et tchèques organisent l’Etat et l’économie. Avec au moins une réussite : le conseiller tchèque Frantisek Kriegel, médecin et dirigeant communiste, organise le système de santé et la faculté de médecine. Pour le reste, Fidel Castro n’a mis en place qu’une économie de type soviétique, caricaturale et sous perfusion permanente. Ses velléités d’indépendance révolutionnaire tournent court.

    Une petite épine plantée dans le pied du géant américain

    Fidel Castro laisse le Che partir seul à l’aventure, en Afrique, puis en Bolivie où il trouve la mort en septembre 1967. Définitivement dans la main des dirigeants soviétiques, Fidel Castro rentre dans le rang. En août 1968, il approuve sans réserve l’écrasement du Printemps de Prague par les chars de Brejnev. La photo de Frantisek Kriegel disparaît du musée de la Révolution. L’organisateur du système de santé cubain était devenu l’un des principaux dirigeants du processus de réformes lancé à Prague par Alexandre Dubcek.

    En fait d’indépendance, Cuba n’est plus qu’un pion de la politique soviétique. Une petite épine plantée dans le pied du géant américain. Le mythe révolutionnaire cubain permet d’enrôler des Cubains quand l’URSS tente de s’implanter en Afrique, en Angola et en Ethiopie. L’aventure éthiopienne est un désastre, les chiffres des pertes cubaines étant masqués jusqu’à ce jour. Fidel Castro mène une politique que rien n’infléchit. Economiquement, c’est un désastre. Politiquement, la caste blanche et hispanique tient tous les pouvoirs. Les noirs et les métis, majoritaires dans l’île, se comptent sur les doigts d’une seule main au sein des instances supérieures, gouvernement et bureau politique du parti. Ils ne peuvent s’affirmer que par la musique et les études, particulièrement la médecine où leur ascension est indéniable.

    Libéraliser l’économie mais pas le régime

    Lorsque l’URSS s’effondre, Fidel Castro maintient sa politique, refusant la « trahison » de Gorbatchev. Le pétrole soviétique n’arrive plus. Fidel Castro s’entend avec Hugo Chavez, échangeant le pétrole du Venezuela contre des médecins cubains, dont beaucoup profitent de l’aubaine pour partir en exil. Malade, Fidel Castro a laissé à son frère Raoul le soin de libéraliser l’économie mais pas le régime, en s’inspirant du modèle chinois.

    Pour l’heure, les avancées sont minces : le rhum passé sous la coupe du français Pernod-Ricard, les cigares commercialisés par une entreprise européenne, il ne reste que le paysage à vendre.Tourisme de luxe et pêche au gros, sans plus de considération pour l’écologie. Les Etats-Unis guettent leur proie. Obama a engagé la levée de l’embargo. L’icône du régime disparue, le communisme lui survivra peut-être quelque temps dans les mots et l’encadrement autoritaire de la société.

    Mais la Révolution cubaine, dont Fidel Castro s’était proclamé Lider Massimo, était morte avant lui. Et si La Havane ne redevient pas le lupanar des Etats-Unis, c’est que les mœurs des Américains ont changé. Les touristes se contenteront d’hôtels luxueux, de musique, de Mojitos  et de cigares. Et Greenpeace devra bientôt déployer sa flotte, pour empêcher les plus riches de décimer la faune marine, en se prenant pour Hemingway, ami de Cuba et grand amateur de pêche au gros. »

     

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    26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 11:16
    Fidel Castro

    Je me souviens … de sa victoire contre la dictature-pourriture de Batista en 1959, de son combat - avec l'appui de l'URSS -, contre le scandaleux blocus américain (en passe d'être levé?), de sa dictature communiste avec ses prisonniers politiques et l'étouffement des libertés publiques ...

    Cuba rejoint les ex-pays communistes convertis au capitalisme : Viet-Nam, Chine etc. Cuba  ressemble de plus en plus à ce qu'il était au temps de la pourriture de Batista. Les goulags vont-ils se vider ?

    Oh quelques unEs garderont le souvenir d'un pays qui avait développé des choses intéressantes en matière de santé et d'éducation.

    Bref, à 90 ans, Fidel Castro est mort.

    Pierre Mathon

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    12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 19:42
    « La nature et le climat perdent les élections américaines »

    Le communiqué du 10 novembre de France Nature Environnement sur les élections américaines :

    « La nature et le climat perdent les élections américaines

    Au lendemain des élections présidentielles américaines, plusieurs constats s'imposent. Les questions environnementales qui concernent rien moins que l'avenir de la planète, ont été totalement occultées pendant la campagne électorale. Plus grave, le climato-scepticisme du futur occupant de la maison blanche constitue un frein à la lutte contre le dérèglement climatique.

    Avis de tempête aux Etats-Unis

    Rappelons que le nouveau président des Etats-Unis a affirmé que « Le concept du réchauffement climatique a été créé par la Chine pour rendre l’industrie américaine non compétitive ». Il souhaite même « annuler l'accord de Paris sur le climat » et veut agir pour que les USA s'en retirent. De même, il entend relancer l'extraction de charbon et les centrales thermiques, lever les restrictions à la production d’énergies fossiles et relancer le projet d’oléoduc Keystone XL. L’inquiétude par rapport au climato-scepticisme est grande même si l’engagement des Etats-Unis par Barack Obama dans le combat contre le dérèglement climatique est assez fort pour interdire un retour en arrière. De plus, une partie non négligeable de l’opinion publique est sensibilisée au problème.

    Le poids des Etats-Unis sur la planète

    La politique protectionniste que veut le nouveau président des Etats-Unis ne va pas tirer l’écologie versle haut puisque celle-ci doit être pensée à l’échelle internationale pour être efficace. Cette mauvaise nouvelle pour les Etats-Unis est donc aussi une mauvaise nouvelle pour le monde étant donné la taille du pays. N’oublions pas qu’avec la Chine, ce pays représente la moitié des gaz à effet de serre émis dans le monde. De la même façon, une dégradation accélérée de la biodiversité américaine, menacée en particulier par l’exploitation massive des gaz de schiste, ne sera pas sans conséquence pour la biodiversité de l’ensemble de notre planète.

    La mécanique climatique est lancée

    L’accord de Paris a donné un nouvel élan à la lutte contre le réchauffement climatique, en témoigne son entrée en vigueur récente, devançant les pronostics des plus optimistes. Chine, Inde, Union Européenne… Les grands pays pollueurs se sont engagés tout comme les Etats-Unis. L’Amérique de Donald Trump ne pourra pas faire marche arrière au risque d’aller contre ses principaux partenaires politiques et commerciaux et de rater le coche de la transition énergétique. Rappelons en effet que la transition énergétique, sur laquelle repose la réponse à la crise climatique, constitue un marché immense sur lequel les Etats-Unis se sont par ailleurs déjà positionnés. Investisseurs et entrepreneurs ne sauraient se détourner d’un secteur aussi porteur. 

    Denez l’Hostis : « le nouveau président des Etats-Unis, au-delà de ses postures populistes et électoralistes, devra faire face au principe de réalité. La nature et l’environnement se rappelleront à lui et lorsque ses compatriotes auront compris que leur santé et leur patrimoine naturel sont affectés par ses choix, gageons qu’ils sauront lui imposer l’écologie. » » 

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    4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 14:06
    Maroc : le roi au « chevet » d'un riche chanteur accusé de viol

    Deux poids, deux mesures ?

    Au moment où le peuple marocain crie sa colère avec le petit peuple qui pleure et manifeste contre la police du roi suite à la mort tragique d'un jeune marchand de poissons, ce même roi va prendre en charge la facture « salée » d'un ténor du barreau français pour défendre un chanteur particulièrement riche.

    Moralité marocaine : Dans le beau royaume du Maroc, selon que vous serez puissant ou misérable … pour plaire au roi et obtenir son aide, mieux vaut être violeur que tenter de survivre …

    Une myriade de sites marocains témoignent de ces pratiques et dénoncent comment les « fils de » délinquants sont protégés de toutes poursuites !

    Extrait de l'article de France 24 :

    « Accusé de viol, le chanteur marocain Saad Lamjarred défendu par le ténor Éric Dupond-Moretti

    Le chanteur de pop marocain Saad Lamjarred, mis en examen à Paris pour viol aggravé et écroué à Fleury-Mérogis, sera défendu par l'avocat français Éric Dupond-Moretti, selon un site d'informations réputé proche de Mohammed VI.

    Devant la gravité des accusations qui pèsent sur lui , le chanteur marocain Saad Lamjarred a décidé de faire appel à un ténor du barreau de Paris, l'avocat français Éric Dupond-Moretti, selon des informations publées lundi 31 octobre sur le site Le 360. L'avocat a confirmé à Le 360 qu'il devait rencontrer son client mercredi à la Maison d'arrêt de Fleury-Mérogis où il a été incarcéré.

    La superstar marocaine a été mise en examen la semaine dernière à Paris pour « viol aggravé » et écroué. Une jeune femme de 20 ans avait déposé plainte le 26 octobre, affirmant avoir été agressée quelques heures plus tôt par le chanteur dans la chambre d'hôtel de ce dernier. Saad Lamjarred, qui devait se produire en concert à Paris, trois jours plus tard, avait alors été interpellé et placé en garde à vue. La victime "souffre de lésions traumatiques et est fortement traumatisée. Son récit est tout à fait crédible à ce stade", a relevé une source proche de l'enquête. La star marocaine avait, par ailleurs, consommé de l'alcool et des stupéfiants, selon les premiers éléments de l'enquête.

    Selon Jeune Afrique qui cite l'Agence marocaine de presse (MAP), ce serait le roi Mohammed VI, lui-même, qui aurait recommandé à la famille de Saad Lamjarred l'avocat Éric Dupond-Moretti. Le roi aurait, en outre, décidé de « prendre à sa charge les frais correspondants ». De fait, le souverain connaît bien Éric Dupond-Moretti : c'est lui qui avait assuré sa défense face à deux journalistes français soupçonnés d'avoir tenté de faire chanter Rabat en proposant de ne pas sortir leur livre en échange d'argent.

    Le chanteur a déjà été mis en cause aux États-Unis dans une affaire de viol datant de 2010, dans laquelle il nie toute implication. Son arrestation à Paris a beaucoup agité les réseaux sociaux, fans et détracteurs du chanteur s'affrontent,. Son arrestation a également fait les gros titres de la presse marocaine. « Nouvelle affaire de viol pour Saad », a ainsi titré le quotidien arabophone marocain al-Ahdath, tandis que pour Le Matin, Lamjarred serait tombé dans un "traquenard". »


    Hélène Zanier

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