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  • : Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet
  • : Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
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L'éditorial du blog

planete_bleur_belle_fond_vert.jpg                                                           

Ce blog «Bagnolet en Vert» est le blog d’Hélène Zanier, de Pierre Mathon et de leurs amiEs. Aujourd’hui militantEs associati -fs –ves (à « Bagnolet Ecologie » et Environnement 93, Jardins partagés, « l’Association des Bagnoletais contre la Dette », Romeurope, RESF, Russie-Libertés, Murs-À-Pêches, etc.), après avoir été élus (régionaux, municipaux) et responsables du parti Les Verts, nous entendons contribuer à l’avancée des idées et des projets écologistes.

Penser et agir, globalement et localement, telle est la devise de notre blog écolo,  Vert et ouvert, militant et d’éducation populaire, libre, bagnoletais, intercommunal et planétaire.

Hélène Zanier et Pierre Mathon

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En Vert et avec tous !

Vous pouvez compter sur 

Pierre MATHON
et toute l'équipe de
BAGNOLET EN VERT


* pour l’environnement et le développement durable, 
* pour la démocratie, la citoyenneté et la laïcité,
 
* pour la solidarité et l’égalité des droits, 
* pour l’école, l’éducation et la culture, 
* pour un urbanisme de qualité

 
En Vert et avec tous                                            

AGENDA

BONNE ANNEE 2015 !

 

Mardi 3 février à 20h30 conseil de quartier de la Dhuys à l'école Joliot-Curie

 

Mercredi 4 février à 19h atelier participatif sur la ZAC Benoit Hure : les espaces extérieurs  et l'occupation de la mairie historique

 

Jeudi 5 février 19h30 salle P et M Curie conseil de quartier des Malassis

 

PETITIONS

Réaction aux propos intégristes d'un élu de la majorité municipale de Bagnolet : pour le droit des femmes à disposer de leur corps

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_maire_de_Bagnolet_defense_du_droit_des_femmes_a_disposer_de_leur_corps/?sMpnibb

 

« Monsieur le Maire de Bagnolet: Nous vous appelons à créer une maison de quartier et citoyenne dans le quartier de la Dhuys»

http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Maire_de_Bagnolet_Nous_vous_appelons_a_creer_une_maison_de_quartier_et_citoyenne/?tUmsDgb

 

Pour que cesse l'acharnement juridique contre la confédération paysanne
 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-acharnement-conf-865.html

 



 

 

 

 

 

 

 


 

12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 13:45
Qatar, Arabie Saoudite, prise de tête , pétrodollars et terrorisme islamiste

Depuis que l'Arabie Saoudite, (avec l'Égypte et quelques pays satellites) a rompu ses relations diplomatiques avec le Qatar, nous sommes perplexes.

Pourtant, l'Arabie Saoudite est, comme le Qatar, « un khalifat islamiste qui a réussi » et tous deux aident les terroristes islamistes.

Bon, Poutine est sur le coup pour les réconcilier : pourvu qu'ils continuent à nous acheter des rafales … etc.

Plus sérieusement, que fait la diplomatie française dans tout ça ?

Pierre Mathon

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 11:07
Poutine et l'incendie du Reichstag

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais à chaque fois qu'il y a une « information » en provenance de Poutine, j'ai un doute et je pense à l'incendie du Reichstag ...  Bon on en saura peut-être plus un jour sur l'attentat islamiste de Saint-Petersbourg.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Incendie_du_Reichstag

Pierre Mathon

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 09:58
Les peuples améridiens de Guyane regroupent plusieurs milliers de personnes

Les peuples améridiens de Guyane regroupent plusieurs milliers de personnes

Nous publions ci-dessous un article du 4 avril 2017 d'Hélène Ferrarini dans Reporterre sur les Amérindiens de Guyane :

« Guyane : les demandes oubliées des peuples amérindiens


La révolte en Guyane se poursuit. Dans le mouvement de protestation, les peuples autochtones portent aussi des revendications pour leur dignité, un mieux-vivre, et la protection de l’environnement.

En Guyane, plusieurs milliers d’Amérindiens, de sept peuples différents (les Kalinas, les Lokonos, les Palikurs, les Wayana, les Wayampi, les Tekos, les Apalai) vivent sur l’ensemble du territoire, du littoral aux fleuves frontières que sont le Maroni et l’Oyapock. Les problèmes auxquels ils font face ne sont pas nouveaux et leurs souffrances sont connues des autorités. En novembre 2015, un rapport des sénatrices Aline Archimbaud et Marie-Anne Chapdelaine s’inquiétait des suicides amérindiens en Guyane. Un an plus tard, un séminaire se tenait au Sénat et constatait que les propositions du rapport tendaient à rester lettre morte.

La mobilisation guyanaise actuelle est l’occasion pour les organisations autochtones de porter leurs revendications, dont certaines ont plus de trente ans. "Nous nous sommes rapidement greffés sur cette mobilisation, dans laquelle nous avons su montrer que nous sommes présents" explique Jean-Philippe Chambrier, coordinateur de la FOAG (Fédération des organisations autochtones de Guyane). "Nous n’avons rien à perdre car l’Etat ne nous a pas donné grand chose jusqu’à présent."

Le collectif Pou La Gwiyann Dekolé, qui réunit les revendications guyanaises, a intégré la reconnaissance des droits des peuples autochtones parmi la liste des "revendications concernant des problèmes dont l’urgence ne souffre pas de délais quant à leur résolution". Vendredi 31 mars, des représentants des peuples autochtones de Guyane rencontraient à Cayenne la ministre des Outre-mer, Ericka Bareights, pour exposer leurs revendications. Samedi 1er avril, suite à l’insatisfaction du collectif Pou La Gwiyann Dekolé face aux propositions gouvernementales, des ateliers thématiques étaient mis en place pour travailler sur les différents points de blocage. L’atelier Peuples autochtones faisait partie des groupes de travail où les points d’achoppement peinaient plus qu’ailleurs à être résolus.

La première revendication amérindienne est que la France ratifie la Convention « relative aux peuples indigènes et tribaux » de l’Organisation internationale du travail. La ministre des Outre-mer se serait engagée à adresser une lettre au Conseil d’Etat à ce propos.

Parmi les autres demandes qui pourraient recevoir une réponse positive à l’issue des négociations se trouve une revendication foncière. Tout comme la Collectivité territoriale de la Guyane, les communes et des représentants du monde agricole, les peuples autochtones de Guyane demandent de la terre : "La rétrocession immédiate de 400.000 hectares de terres du domaine privé de l’Etat", précisent-ils dans leur liste de revendications. "Il s’agit de garantir un espace de vie suffisant dans les villages pour la génération future. Mais aussi de protéger cet espace de vie des spéculations foncières, des occupations illégales, de la déforestation, de l’agriculture intensive, des projets d’exploitation aurifères et de biomasse" explique le document des doléances amérindiennes.

Le souhait d’une plus grande association des Amérindiens à la gestion foncière de la Guyane s’accompagne de revendications environnementales. Les organisations autochtones se sont ainsi positionnées contre les activités minières en demandant "l’arrêt immédiat du projet d’exploitation aurifère par les sociétés Colombus Gold et Northgold sur le site Montagne d’Or, ainsi que l’arrêt de tout projet d’exploitation de ce type dès lors qu’il est porté par des multinationales étrangères". Cette demande est étayée par l’affirmation que la méga-industrie minière "n’est pas solidaire ni équitable en terme de retombées économiques. Elle ne développera donc pas notre pays mais, bien au contraire, minera les bases même de notre patrimoine naturel, à savoir ses ressources énergétiques et hydriques, son attractivité touristique potentielle et sa biodiversité."

Les représentants des peuples autochtones demandent aussi à être représentés à la Commission départementale des mines pour avoir leur mot à dire sur les choix de développement. Enfin, ils militent pour "l’éradication de l’orpaillage illégal“, dont certain Amérindiens sont les premières victimes. De par leur alimentation principalement constituée de poissons, les habitants des hauts fleuves présentent les taux d’imprégnation au mercure les plus forts de Guyane, qui dépassent souvent la limite maximale retenue par l’OMS.

Les Amérindiens demandent également comme l’ensemble des Guyanais un meilleur accès à la santé et à l’éducation. La création de centres délocalisés de soins et de prévention dans chaque village du Haut-Maroni est souhaitée. A l’heure actuelle, seuls deux villages comptent un centre de ce type. Dans les autres, les consultations effectuées lors de tournées médicales en pirogue se font sous des carbets communautaires, au su et au vu de tous.

Pour l’accès à l’éducation, il est demandé la création d’un collège en pays wayana sur le Haut-Maroni et d’une antenne de collège à Trois-Sauts sur le haut-Oyapock. A l’heure actuelle, les enfants scolarisés à plusieurs heures de pirogue de chez eux au collège de Maripasoula sont hébergés dans un internat dont l’état empire d’année en année, d’après Aikumale Alemin président de l’association Pëtuku Eitëk. Il dénonce des "maltraitances envers les enfants qui mangent des nourritures fermentés" par manque de cuisiniers. Sur l’Oyapock, les enfants du village de Trois-Sauts étudient dans un collège à plusieurs jours de pirogue à St-Georges de l’Oyapock. En l’absence d’internat public, ils y sont logés dans un internat tenu par des soeurs catholiques.

Lundi 3 avril, le premier ministre Bernard Cazeneuve jugeait irrecevables les demandes guyanaises se chiffrant à 2,5 milliards d’euros. Mardi 4 avril, le collectif Pou La Gwiyann Dekolé appelle les Guyanais à maintenir la pression sur le gouvernement en manifestant à Kourou, aux abords du Centre spatial. Les organisations autochtones ont prévu de se joindre au mouvement pour continuer à faire entendre leurs revendications au sein de la mobilisation guyanaise. Vendredi 31 mars, le porte-parole de La Jeunesse Autochtone Christophe Pierre parlait de "durcir le mouvement" sur le média local Guyaweb, si les attentes amérindiennes n’étaient pas entendues. »

Dans Reporterre ; «  Guyane : les demandes oubliées des peuples amérindien »
Dans Reporterre ; «  Guyane : les demandes oubliées des peuples amérindien »
Dans Reporterre ; «  Guyane : les demandes oubliées des peuples amérindien »
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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 18:26
Mohamed Tamalt, journaliste algérien, meurt après une grève de la faim



Lu le 11 décembre 2016 dans le Figaro.fr :

« Un journaliste algérien meurt après une grève de la faim

Le journaliste et blogueur de 42 ans Mohamed Tamalt est décédé ce dimanche à l’hôpital Lamine Debaghine de Bab El Oued (wilaya d’Alger) selon le site TSA qui cite l’avocat Me Amine Sidhoum.

«Il était dans le coma, il y avait un verrouillage sur son dossier médical. On est au courant de rien. C’est ça le drame», accuse l’avocat.

Condamné à deux ans de prison ferme et une amende de 200.000 dinars le 11 juillet 2016 pour ses écrits sur Facebook où il critiquait des responsables algériens dont le président Abdelaziz Bouteflika, le ressortissant algéro-britannique s’était mis en grève de la faim depuis son arrestation le 27 juin.

L’ONG Amnesty International avait demandé une « action urgente » pour la libération d’un « journaliste détenu arbitrairement ». »

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 15:22
Explosion du racisme anti-noir en Algérie

Jeune Afrique publie un article dénonçant le racisme d'État de l'Algérie.

Le racisme est un fléau, une injustice, un cancer. Il sévit partout dans le monde. Ici, certains anti-racistes autoproclamés sont prompts à dénoncer le racisme réel ou supposé qui a lieu en France (le racisme est puni par la Loi en France) mais sont bizarrement saisis de cécité quand le pire des racismes s'exerce dans des pays voisins. Et, fait aggravant, quand ce racisme est un racisme d'État. C'est le cas de l'Algérie. Le silence de ces « anti-racistes » est assourdissant et leur anti-racisme chevillé au corps pour accuser les Français est à géométrie bien … variable.

 

Voici l'article paru dans Jeune Afrique :

 

« Algérie : une « chasse à l’homme noir » qui fait scandale 

Bloqués entre leur pays honni et une Europe onirique, des milliers de migrants subsahariens sont la cible, en Algérie, d’une véritable chasse à l’homme depuis le 1er décembre. Des méthodes d’expulsion expéditives qui inquiètent les défenseurs des droits humains…

Si la réputation de l’Afrique subsaharienne s’est longtemps construite autour de ces safaris animaliers où des touristes du Nord viennent poursuivre des animaux exotiques, l’Algérie semble passée maître dans une traque dont le gibier – lui aussi d’Afrique subsaharienne – est humain. Rien à voir avec « Hunger Games » et son scénario morbide, mais l’opération indigne tout de même nombre de défenseurs des droits humains. Essentiellement concentrée sur la capitale, une vaste « battue » a débuté le 1er décembre. Objectif : rafler et expulser au moins 1 400 migrants ouest-africains du territoire algérien. Les arrestations conduisent à des cantonnements temporaires dans des camps de la périphérie ouest d’Alger ou de Tamanrasset, dans le grand Sud.

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement algérien entreprend ce genre de bannissements musclés. Pendant les fêtes de l’année 2014, c’est dans la ville d’Oran que les forces de police avaient ciblé les Nigériens en situation irrégulière, arrêtant indistinctement des milliers d’hommes noirs. Au mois d’août dernier, ce sont plus de 400 migrants maliens qui avaient été rapatriés de Tamanrasset à Bamako.

Supposé nirvana européen

Même si des traitements inhumains à l’égard des Subsahariens sont déjà régulièrement dénoncés dans la société algérienne, la nouvelle traque massive est particulièrement inquiétante. Ce dimanche, le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique, Snapap, dénonçait « la plus grande chasse à l’homme noir depuis l’indépendance ».

À ce jeu de cache-cache, tout le monde n’a pas souhaité participer. Dans la capitale algérienne, pourtant, des milliers de clandestins subsahariens en sont réduits à se cacher, suscitant l’interrogation des observateurs de passage : pourquoi vivre ainsi dans un environnement hostile ? C’est que l’Algérie, prétendue antichambre du supposé nirvana européen, est un temporaire qui s’éternise pour bon nombre de Nigériens, Nigérians, Libériens, Camerounais, Guinéens ou Maliens. Bloqués dans leur périple vers l’Union européenne, ils s’enlisent dans la clandestinité, organisant leur vie dans des chantiers devenus tout à la fois lieux de travail et lieux de résidence, entre le marteau d’une Europe franchement inamicale et l’enclume d’une Afrique subsaharienne pas forcément très accueillante… »

Kamel Daoud, dans le même media, analyse de son côté :

« D’une part, on peut lire des articles violents sur le racisme en Europe, qui décrivent la « jungle » de Calais comme une espèce de camp de concentration et présentent des raccourcis mensongers : « Pas de travail en France si vous êtes arabe ou africain », titrait un journal islamiste fin février. D’autre part, on trouve des analyses dignes du Ku Klux Klan sur la menace que représenteraient les Noirs, avec leur incivisme, et les crimes et maladies qu’ils nous apporteraient. Cette duplicité est curieuse, mais, surtout, elle est commode et ravageuse.

Abus chez les autres, nécessité chez soi

Début mars, à Ouargla, l’une des principales agglomérations du Sahara algérien, des affrontements ont eu lieu entre locaux et Subsahariens après l’assassinat d’un Algérien par un Nigérien. Le fait divers s’est vite transformé en vendetta populaire – avec une chasse aux migrants dans les rues, qui a fait plusieurs dizaines de blessés, et une attaque contre un camp de réfugiés. Les autorités ont ordonné le transfert massif de migrants vers un centre d’accueil dans une ville plus au sud, prélude habituel à une expulsion du pays. Des faits similaires se sont reproduits à Béchar, dans l’Ouest.

Cette vague de xénophobie, d’une violence sans précédent, a dévasté le Sahara algérien sans soulever d’objection massive : la dénonciation du racisme est généralement réservée pour les crimes de l’Occident. Abus chez les autres, nécessité chez soi. Mais comment en arrive-t-on à reconduire soi-même ce que l’on dénonce ailleurs, et visiblement sans se sentir coupable ?

Comment la victime de racisme se construit-elle une conscience raciste à son tour ? En Algérie, les élites laïques et de gauche se sont rendues myopes en cultivant le traumatisme colonial comme seule vision du monde. Les Noirs, perçus comme décolonisés ou décolonisateurs, sont soit défendus, soit idéalisés. Ils ne sont même plus une différence, juste une représentation de nos propres préoccupations.

Dans leurs discours contre l’Occident, les bien-pensants algériens imaginent protéger les Noirs en dénonçant le racisme ambiant. Mais pas question pour autant qu’ils aillent visiter les tristes camps de réfugiés et, a fortiori, qu’ils vivent avec des Noirs, leur donnent leurs filles en mariage ou leur serrent la main en saison chaude. Les Algériens laïcs désignent souvent les Subsahariens par le mot « Africains », comme si le Maghreb ne faisait pas partie du même continent.

L’ambiguïté d’une conversion religieuse comme voie de sortie

Les intégristes religieux ne sont pas moins racistes. À l’occasion d’un match de football entre l’Algérie et le Mali en novembre 2014, le journal islamiste Echourouk publiait une photo de supporters noirs sous le titre « Ni bonjour, ni bienvenue. Le sida derrière vous, l’Ebola devant vous ». Mais les préjugés des religieux les mènent à une autre équation, simple et monstrueuse : l’Autre est musulman ou il n’est pas.


Lorsqu'on est noir, adhérer à l'islam n'est pas gage de sécurité

Les conservateurs religieux, comme les élites laïques, voient les Noirs comme victimes de l’injustice des Blancs colonisateurs, mais à leurs yeux la réparation n’est possible qu’avec l’aide d’Allah. Leur propagande rappelle souvent cet exemple de la mythologie des premières années de l’islam : Bilal, l’esclave abyssinien noir, rendu libre par sa conversion religieuse.

Seulement, pour chaque Bilal, il y a des millions d’autres Noirs, y compris des convertis, qui sont restés enfermés dans la servitude pendant des générations. L’esclavagisme arabe est d’ailleurs encore aujourd’hui un sujet tabou ou escamoté par les jugements portés contre l’esclavagisme de l’Occident.

Reste que lorsqu’on est noir, adhérer à l’islam n’est pas gage de sécurité. Il suffit du crime d’un seul pour que des centaines d’autres connaissent l’expulsion. Les expéditions punitives à Béchar ont éclaté un vendredi, jour de la grande prière hebdomadaire, après des prêches appelant à la purification en réponse aux mœurs des migrants, perçues comme légères. Pour les conservateurs religieux, la culture détourne les Subsahariens de l’orthodoxie stricte – et donc même les Noirs musulmans ne sont pas vraiment musulmans. »

Hélène Zanier

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 08:58
Combattre pour l'environnement au Vietnam



Paru ce 5 décembre 2016 dans le Courrier international :

« Asie. Le combat risqué des Vietnamiens pour l’environnement

 

    Les atteintes à l’environnement inquiètent de plus en plus les citoyens vietnamiens. Au point que le gouvernement muselle le débat sur cette question.

    Un acte rare de désobéissance civile”, c’est ainsi que le site The Diplomatat qualifiait la manifestation de milliers de Vietnamiens dans la province de Ha Tinh, le 2 octobre, devant l’usine Formosa.

    Ils protestaient contre l’entreprise responsable de la pollution massive des eaux sur 200 kilomètres de côtes en avril 2016. Des millions de tonnes de poissons et de coquillages sont morts des conséquences de la fuite de produits chimiques échappés de l’usine sidérurgique.

    Les manifestants, venus des villages environnants où l’on vit essentiellement de la pêche, demandaient la fermeture du site et des compensations plus importantes.

    Une question dangereuse à aborder

    La question de l’environnement s’impose de plus en plus dans le débat public au Vietnam. Nous avons vu combien le militantisme environnemental s’est ancré parmi les citoyens chinois. Il semble que les Vietnamiens s’expriment à leur tour de plus en plus sur ces sujets”, poursuit The Diplomat.

    Mais s’exprimer à ce propos est rapidement sanctionné par les autorités. Ainsi, Me Nam – ou “Mère champignon” –, la blogueuse Nguyen Ngoc Nhu Quynh, a été arrêtée le 10 octobre à son domicile. Elle est poursuivie pour avoir diffusé de la propagande contre la république socialiste du Vietnam” et est passible d’une peine allant jusqu’à douze ans de prison. On lui reproche d’avoir pris sur sa page Facebook, très suivie, des positions critiquant la manière dont les autorités ont réagi devant cette catstrophe écologique. 

    En route pour surpasser la Chine

    Lors d’une conférence internationale sur l’économie vietnamienne le 18 novembre à Hanoi, l’universitaire Dinh Duc Truong a souligné que 80 % des zones industrielles du pays ne respectent pas les règles environnementales”, rapporte le site Internet anglophone du quotidirn Tuoi Tre.
    Aujourd’hui, le coût des dégâts environnementaux représente selon lui 5 % du PIBdu Vietnam. Si la pollution se poursuit au même rythme, le Vietnam pourrait surpasser son grand voisin du Nord”, a alerté le chercheur. En Chine, ce coût est actuellement estimé à 10 % du PIB chinois. »



     

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    4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 20:26
    Autriche : OUF (« Rien n'arrête un peuple qui valse »)

    Bon en plus, il se trouve que celui qui a fait barrage au facho est écolo : Alexander Van der Bellen * (certes, il n'est plus encarté).

    Pour fêter ça, je publie les posts de mon ami Bertrand Jullien (sur FB) qui avait de solides raisons de s'intéresser de près à cette élection.


    1- « Bertrand Jullien

    2 h · 

    "Rien n'arrête un peuple qui valse" :)
    Yeeeeeehhhhhh Trop content. I <3 meine Österreich »



    2- « Merveilleusement bien.


    https://www.youtube.com/watch?v=KDBihOaWfas

    Comme quoi, même quand c'est désespéré, on peut toujours les stopper. Rien n'est écrit, rien n'est inéluctable.
    Une pensée pour les miens, tous ceux qui ont fait le coup de fusil contre les fascistes dans les rues de Vienne (1934) »


    Rappel : le 1er tour des élections présidentielles, qui avait eu lieu le 24 avril 2016, avait vu le candidat d'extrême-droite à 36,40 %, Alexander Van der Bellen (Alternative verte) à 20,38 . Les candidats des grands partis de gouvernement, droite et social-démocrate n'avaient recueilli chacun que 11,18 %.

    La cour constitutionnelle avait décidé que le 2ème tour devait être refait, le résultat du 22 mai ayant donné un trop faible écart de voix en faveur de Van der Bellen.

    Pierre Mathon

    * *Président des Verts de 1997 à 2008, l'économiste Alexander Van der Bellen, âgé de 72 ans, a refusé d'être officiellement soutenu par une formation politique malgré l'appui financier des Verts.

     

     

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    4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 16:50
    Chavez, Castro … et les Droits de l'Homme !

    Selon Ségolène Royal, qui représentait le gouvernement français aux obsèques de F. Castro, à Cuba, cette version tropicale du soviétisme, il n'y aurait jamais eu d'atteinte aux Droits de l'Homme.

    « On sait qu'ici, quand on demande des listes de prisonniers politiques, on n'en a pas. Et bien fournissez-moi des listes de prisonniers politiques, à ce moment-là on pourra faire quelque chose ».

    Ah, la bonne blague … si l'on peut dire.

    Cela rappelle les déclarations
    ridicules d'un certain Victorin Lurel, qui fut un éphémère ministre des Outre-mer, qui représentait aussi la France, mais aux obsèques d'Hugo Chavez, en Bolivie, en mars 2013 :

    «  Chavez était tout mignon (...), frais, apaisé comme peu(vent) l'être les traits de quelqu'un mort, on avait un Hugo Chavez pas joufflu comme on le voyait après sa maladie », a-t-il dit. « C'était émouvant », a ajouté Victorin Lurel, « on peut ne pas être d'accord avec telle ou telle action de Hugo Chavez mais les gens sont fiers de ce qui a été fait en 14 ans » de présidence.

    Et d'enchaîner: « Toute chose égale par ailleurs, Chavez c'est de Gaulle plus Léon Blum. De Gaulle parce qu'il a changé fondamentalement les institutions et puis Léon Blum, c'est-à-dire le Front populaire, parce qu'il lutte contre les injustices ».

    « 
    Moi je dis, et ça pourra m'être reproché, (...) que le monde gagnerait à avoir beaucoup de dictateurs comme Hugo Chavez puisqu'on prétend que c'est un dictateur. Il a pendant ces 14 ans respecté les droits de l'Homme », a encore déclaré le ministre.

    Bref, après ces déclarations ridicules sur le dictateur « mignon », nous avons droit au gros clin d’œil de Ségolène Royal à « la gauche de la gauche » … sur le plus mauvais terrain qui soit !

    Pierre Mathon



     

     

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    27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 19:26
    Au diable Castro, vive les mariés !

    Purée, le deuil de Castro, c'est 9 jours … Bref le blog anti-totalitaire « Bagnolet en Vert a le plaisir de vous passer la bande annonce youtube du film roumain « Au diable Staline, vive les mariés ». https://www.youtube.com/watch?v=KIPL2JKuT7I

    Histoire de rester sérieux.

    Pierre Mathon

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    27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 10:12
    Les Castros frères en 1984

    Les Castros frères en 1984

    L'article de Guy Konopnicki dans Marianne, publié ce 26 novembre :

    « Mort de Fidel Castro : sous le romantisme révolutionnaire, la dictature et la misère

     

    Le dirigeant cubain est mort ce vendredi 25 novembre à l'âge de 90 ans. Mais la Révolution cubaine, dont Fidel Castro s’était proclamé "Lider Massimo", était morte avant lui…

    Incontestablement, la guérilla basée dans la Sierre Maestra fut la dernière des grandes aventures révolutionnaires. Des intellectuels, l’avocat Fidel Castro, et le médecin argentin Ernesto Guevara, avaient entrepris de renverser la dictature de Batista, en s’appuyant sur les paysans. Cuba est alors le lupanar des Etats-Unis. Les casinos, les palaces et les bordels de La Havane brassent plus d’argent que la canne à sucre, le rhum et les cigares. La mafia américaine plus que la CIA tient l’île en coupe réglée, les banques cubaines blanchissent l’argent de tous les trafics.

    La Révolution est, d’abord, une question de dignité. Fidel Castro s’empare de La Havane en janvier 1959, avec ses barbus qui ont fait serment de ne se pas raser avant la victoire. Ce qui pourrait n’être qu’une classique révolution latino-américaine change bientôt de nature. Fidel Castro n’est pas alors, un communiste, le PC cubain qui a commencé par condamner la guérilla se rallie lors de la prise de La Havane. Le nouveau pouvoir s’en prend aussitôt aux intérêts américains, en expropriant les casinos et les hôtels.

    Les milices révolutionnaires ramassent les prostituées et les homosexuels

    Ernesto Guevara se charge de l’ordre : les partisans de l’ancien dictateur Batista sont arrêtés et le plus souvent exécutés sans procès. Puis, les milices révolutionnaires ramassent les nombreuses prostituées, pour la plupart mineures, et les homosexuels. Les décrets révolutionnaires qui interdisent les mœurs dépravées sont toujours en vigueur, l’homosexualité est un délit, associé au souvenir de l’avilissement des Cubains par le tourisme sexuel américain.

    La tension avec les Etats-Unis va s’aggraver, non lorsque Fidel Castro nationalise la canne à sucre, les distilleries de rhum et les fabriques de cigares, mais lorsqu’il confisque l’hôtel Hilton à la firme nord-américaine qui vient de le construire. L’arrivée de John F. Kennedy à la Maison-Blanche, en 1960 radicalise l’affrontement. Des dizaines de milliers de Cubains ont fuit en Floride et, pendant sa campagne électorale, Kennedy promet de les ramener rapidement à la maison.

    En avril 1961, les milices d’émigrés, armées et équipées par les Etats-Unis, encadrées par des officiers américains, tentent de débarquer à Cuba, sur la baie des Cochons. Les forces révolutionnaires cubaines, commandées par Ernesto Guevara, les repoussent en quelques heures. La Révolution a trouvé un second mythe fondateur. Le parti de Fidel Castro fusionne avec le parti communiste, dont il prendra ultérieurement le nom. Isolé sur le continent américain, Fidel Castro s’appuie désormais sur l’URSS, tout en cherchant à fédérer les révolutionnaires du Tiers-monde.

    La nationalisation de la terre détruit aussitôt toute autre forme d’agriculture

    La situation économique s’est rapidement dégradée, la famine menace. Les Etats-Unis bloquent les livraisons de pétrole, seule énergie utilisée par Cuba. L’URSS prend le relais, l’échange étant officiellement compensé par des achats massifs de sucre. Pour assurer la défense de l’île, Khrouchtchev, annonce l’installation de fusées nucléaires à Cuba. A 180 kilomètres de leurs côtes, les Américains ne peuvent le tolérer. C’est la plus grande crise depuis le début de la guerre froide. La marine US se déploie au large de Cuba, pour arrêter la flotte soviétique qui accompagne les cargos venus livrer les fusées… Le monde retient son souffle. Le moindre choc risque de provoquer la guerre mondiale.

    Khrouchtchev cède, renonce aux fusées en échange de garanties fictives de non agression. Fidel Castro fulmine, accuse l’URSS de trahir la Révolution. Il devient ainsi le leader incontesté d’une troisième voie révolutionnaire, qui échapperait à Moscou comme à Pékin. Il fonde avec le président algérien Ben Bella la « Tricontinentale », une internationale anticoloniale et anti impérialiste, dirigée sur un axe Alger-La Havane. Mais Cuba ne peut se passer de l’aide de Moscou.

    Fidel Castro avait promis d’en finir avec la monoculture coloniale. Il se produit l’inverse : la nationalisation de la terre détruit aussitôt toute autre forme d’agriculture. Cuba dépend intégralement des produits alimentaires fournis par le bloc soviétique. Des conseillers soviétiques, est-allemands et tchèques organisent l’Etat et l’économie. Avec au moins une réussite : le conseiller tchèque Frantisek Kriegel, médecin et dirigeant communiste, organise le système de santé et la faculté de médecine. Pour le reste, Fidel Castro n’a mis en place qu’une économie de type soviétique, caricaturale et sous perfusion permanente. Ses velléités d’indépendance révolutionnaire tournent court.

    Une petite épine plantée dans le pied du géant américain

    Fidel Castro laisse le Che partir seul à l’aventure, en Afrique, puis en Bolivie où il trouve la mort en septembre 1967. Définitivement dans la main des dirigeants soviétiques, Fidel Castro rentre dans le rang. En août 1968, il approuve sans réserve l’écrasement du Printemps de Prague par les chars de Brejnev. La photo de Frantisek Kriegel disparaît du musée de la Révolution. L’organisateur du système de santé cubain était devenu l’un des principaux dirigeants du processus de réformes lancé à Prague par Alexandre Dubcek.

    En fait d’indépendance, Cuba n’est plus qu’un pion de la politique soviétique. Une petite épine plantée dans le pied du géant américain. Le mythe révolutionnaire cubain permet d’enrôler des Cubains quand l’URSS tente de s’implanter en Afrique, en Angola et en Ethiopie. L’aventure éthiopienne est un désastre, les chiffres des pertes cubaines étant masqués jusqu’à ce jour. Fidel Castro mène une politique que rien n’infléchit. Economiquement, c’est un désastre. Politiquement, la caste blanche et hispanique tient tous les pouvoirs. Les noirs et les métis, majoritaires dans l’île, se comptent sur les doigts d’une seule main au sein des instances supérieures, gouvernement et bureau politique du parti. Ils ne peuvent s’affirmer que par la musique et les études, particulièrement la médecine où leur ascension est indéniable.

    Libéraliser l’économie mais pas le régime

    Lorsque l’URSS s’effondre, Fidel Castro maintient sa politique, refusant la « trahison » de Gorbatchev. Le pétrole soviétique n’arrive plus. Fidel Castro s’entend avec Hugo Chavez, échangeant le pétrole du Venezuela contre des médecins cubains, dont beaucoup profitent de l’aubaine pour partir en exil. Malade, Fidel Castro a laissé à son frère Raoul le soin de libéraliser l’économie mais pas le régime, en s’inspirant du modèle chinois.

    Pour l’heure, les avancées sont minces : le rhum passé sous la coupe du français Pernod-Ricard, les cigares commercialisés par une entreprise européenne, il ne reste que le paysage à vendre.Tourisme de luxe et pêche au gros, sans plus de considération pour l’écologie. Les Etats-Unis guettent leur proie. Obama a engagé la levée de l’embargo. L’icône du régime disparue, le communisme lui survivra peut-être quelque temps dans les mots et l’encadrement autoritaire de la société.

    Mais la Révolution cubaine, dont Fidel Castro s’était proclamé Lider Massimo, était morte avant lui. Et si La Havane ne redevient pas le lupanar des Etats-Unis, c’est que les mœurs des Américains ont changé. Les touristes se contenteront d’hôtels luxueux, de musique, de Mojitos  et de cigares. Et Greenpeace devra bientôt déployer sa flotte, pour empêcher les plus riches de décimer la faune marine, en se prenant pour Hemingway, ami de Cuba et grand amateur de pêche au gros. »

     

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    Published by Bagnolet en Vert - dans International
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