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  • : Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet
  • : Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
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L'éditorial du blog

planete_bleur_belle_fond_vert.jpg                                                           

Ce blog «Bagnolet en Vert» est le blog d’Hélène Zanier, de Pierre Mathon et de leurs amiEs. Aujourd’hui militantEs associati -fs –ves (à « Bagnolet Ecologie » et Environnement 93, Jardins partagés, « l’Association des Bagnoletais contre la Dette », Romeurope, RESF, Russie-Libertés, Murs-À-Pêches, etc.), après avoir été élus (régionaux, municipaux) et responsables du parti Les Verts, nous entendons contribuer à l’avancée des idées et des projets écologistes.

Penser et agir, globalement et localement, telle est la devise de notre blog écolo,  Vert et ouvert, militant et d’éducation populaire, libre, bagnoletais, intercommunal et planétaire.

Hélène Zanier et Pierre Mathon

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En Vert et avec tous !

Vous pouvez compter sur 

Pierre MATHON
et toute l'équipe de
BAGNOLET EN VERT


* pour l’environnement et le développement durable, 
* pour la démocratie, la citoyenneté et la laïcité,
 
* pour la solidarité et l’égalité des droits, 
* pour l’école, l’éducation et la culture, 
* pour un urbanisme de qualité

 
En Vert et avec tous                                            

AGENDA

BONNE ANNEE 2015 !

 

Mardi 3 février à 20h30 conseil de quartier de la Dhuys à l'école Joliot-Curie

 

Mercredi 4 février à 19h atelier participatif sur la ZAC Benoit Hure : les espaces extérieurs  et l'occupation de la mairie historique

 

Jeudi 5 février 19h30 salle P et M Curie conseil de quartier des Malassis

 

PETITIONS

Réaction aux propos intégristes d'un élu de la majorité municipale de Bagnolet : pour le droit des femmes à disposer de leur corps

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_maire_de_Bagnolet_defense_du_droit_des_femmes_a_disposer_de_leur_corps/?sMpnibb

 

« Monsieur le Maire de Bagnolet: Nous vous appelons à créer une maison de quartier et citoyenne dans le quartier de la Dhuys»

http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Maire_de_Bagnolet_Nous_vous_appelons_a_creer_une_maison_de_quartier_et_citoyenne/?tUmsDgb

 

Pour que cesse l'acharnement juridique contre la confédération paysanne
 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-acharnement-conf-865.html

 



 

 

 

 

 

 

 


 

14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 17:59
Au fou ! Zut edf a oublié un dispositif de sécurité à Cattenom …
Au fou ! Zut edf a oublié un dispositif de sécurité à Cattenom …

Communiqué de France Nature Environnement du14 février 2017 :

« Dispositifs de sûreté manquants à la centrale nucléaire de Cattenom : EDF convoquée à la Cour d'appel de Metz le 10 février 2017

Alors qu’un important incendie vient de mettre à nouveau en lumière des problèmes de sûreté criants à la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle), EDF devra répondre devant la Cour d’appel de Metz de l’absence d’un dispositif censé empêcher la vidange accidentelle des piscines de combustible, qui faisait défaut depuis la construction. L’audience aura lieu le 10 février 2017 à 9 h.

Un dispositif de sûreté primordial manquant depuis la construction de la centrale
Dans toute centrale nucléaire, un dispositif basique dénommé « casse-siphon » équipe normalement les piscines où sont stockés les assemblages combustibles neufs ou usés, pour éviter que celles-ci ne se vidangent par erreur suite à une mauvaise manipulation. Une telle vidange accidentelle pourrait survenir en l’espace de quelques heures. Les combustibles, qui ne seraient plus refroidis, entreraient alors en fusion, relâchant de la radioactivité dans l’environnement. Un tel accident serait d’autant plus grave que les piscines en question ne sont pas confinées [1].

Or EDF s’est aperçue, le 21 décembre 2011, que sur les piscines de combustible des réacteurs 2 et 3 de Cattenom, les dispositifs casse-siphon n’avaient jamais existé ! Pendant près de 30 ans, seule la chance a empêché qu’un accident n’advienne. Alors que ce problème aurait dû être déclaré immédiatement, EDF n’en a informé l’Autorité de sûreté nucléaire que 28 jours après. Fait rare, celle-ci a d’ailleurs classé cette anomalie au niveau 2 de l’échelle INES, qui sert à évaluer la gravité des incidents et accidents en matière nucléaire.

Pour dénoncer cette négligence inacceptable qui aurait pu déboucher sur un accident grave, le Réseau “Sortir du nucléaire“ a porté plainte en février 2012, puis fait citer EDF devant la justice. France Nature Environnement et MIRABEL-Lorraine Nature Environnement se sont également portées parties civiles. Le 3 novembre 2015, l’affaire a été examinée par le Tribunal correctionnel de Thionville.

De manière inexplicable, alors même que l’Autorité de sûreté nucléaire avait longuement témoigné de l’importance du dispositif casse-siphon, le tribunal a relaxé EDF. Les associations ont donc fait appel et l’affaire doit être examinée par la Cour d’appel de Metz le 10 février 2017, à 9h.

Des dysfonctionnements de plus en plus inquiétants

La centrale de Cattenom, la plus puissante de France, est depuis plusieurs années le théâtre d’une inquiétante succession de problèmes : état dégradé des diesels de secours, dysfonctionnement de vannes, nombreux arrêts non prévus… et dernièrement, un gigantesque incendie qui a ravagé 1000 m2 de bureaux.

Le fait même que cet incendie ait pu se déclencher dans l’enceinte de la centrale est inquiétant en soi, mais ses conséquences ne sauraient être minimisées. Les bâtiments incendiés avaient été érigés dans le cadre du « Grand carénage », ce programme de travaux de maintenance censés permettre la remise aux normes de la centrale et l’extension de son fonctionnement au-delà de 40 ans.

Si, comme le souligne le Républicain Lorrain, « il faudra un certain temps aux sous-traitants pour remettre la main sur des documents brûlés et sur les données disparues de leur ordinateur à cause des flammes », on peut légitimement s’inquiéter des conditions dans lesquelles seront réalisés ces travaux lourds, dangereux et parfois inédits, censés faire l’objet d’un contrôle étroit et d’une traçabilité importante !

Cette centrale, qui menace toute une région européenne, ne doit surtout pas voir son fonctionnement prolongé ! Les associations appellent à un rassemblement à 8h45 devant la Cour d’appel (3 rue Haute-Pierre) pour rappeler la nécessité de fermer Cattenom au plus vite.

Un point presse se tiendra avant l’audience.

Retrouver l’ensemble du dossier juridique

Notes
[1] Ce scénario accidentel a été évoqué en 2012 par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire et a également été détaillé dans une note anonyme reçue par le Réseau “Sortir du nucléaire“. Retrouvez ces documents sur notre site »

 

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 16:18
Enfouissement des déchets nucléaires à Bure. FNE : « l’Andra s'enterre ! »

France Nature Environnement, ce 9 février 2017 :

« Projet CIGEO à Bure : l’Andra s'enterre !

Le projet de construction du centre d’enfouissement des déchets radioactifs dit « CIGEO » à Bure dans la Meuse n’en finit pas de faire parler de lui. Des nouvelles tentatives de travaux aux récentes conclusions du rapporteur public concernant le bois Lejuc, l’actualité est éclairante sur les pratiques de l’ANDRA. Réactions de France Nature Environnement (FNE), de FNE Grand Est et de MIRABEL Lorraine Nature Environnement.

De la condamnation à remettre un site en l’état à la poursuite des travaux ?

En août 2016, la justice a condamné l’ANDRA pour avoir débuté des travaux (défrichements, construction d’un mur de béton) sur le site du « Bois Lejuc » sans avoir respecté les procédures d’autorisation et lui a demandé de remettre les lieux en état. Fin janvier 2017, après plusieurs tentatives d’intimidation, des engins de chantier arrivent sur ce site, l’ANDRA expliquant vouloir remettre le site en l’état. Est-ce que c'était seulement pour enlever les gravats du mur à quelques jours de l’échéance légale de « réhabilitation » ?

Jusqu’où iront les méthodes douteuses de l’ANDRA ?

L’ANDRA emploie une équipe de vigiles qui se montrent régulièrement violents envers les opposants. Certains salariés de l’ANDRA emploient les mêmes méthodes : tentatives de repousser des opposants avec un engin de chantier, déversement d’essence près d’opposants qui empêchaient le passage des engins. Jusqu’où iront les méthodes de l’ANDRA ? Va-t-on revivre un 2ème Sivens ?

Le manque de transparence, autre méthode de l’ANDRA pointée par le rapporteur public

Pour construire le projet CIGEO, l’ANDRA a dû acquérir de nombreux terrains dans les diverses communes concernées. Dans un contentieux en cours, mené par 4 habitants du village, le rapporteur public a pointé les conditions dans lesquelles l’ANDRA a acquis le Bois Lejuc. En effet, il s’agit d’un échange avec la commune qui en était propriétaire. Cet échange a été validé lors d’un conseil municipal convoqué à 6h00 du matin et qui n’aurait pas respecté les modalités de vote à bulletin secret.

France Nature Environnement, France Nature Environnement Grand Est et MIRABEL Lorraine Nature Environnement espèrent que le juge suivra les conclusions du rapporteur public dans son délibéré du 28 février prochain et que le conseil municipal pourra de nouveau statuer dans de meilleures conditions, à la lumière des éléments apportés par les requérants (cession opaque et à vil prix au détriment de la commune).

Pour Michel Dubromel, Vice-président de France Nature Environnement : « les méthodes de l’ANDRA sont inacceptables, on risque de se retrouver dans la même situation qu’à Sivens. Par ailleurs, l’enfouissement des déchets radioactifs n’est pas la solution ni ici, ni ailleurs. Pour ces raisons, nous demandons au gouvernement d’arrêter le projet CIGEO, d’arrêter la coûteuse fuite en avant de la filière nucléaire et de développer un vrai programme pour les économies d'énergie et pour les énergies renouvelables respectant la biodiversité ». »

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 12:21
Fukushima : quand Tepco mesure une radioactivité mortelle

À l'heure où l'opinion publique française se pose (ou devrait se poser) quelques questions sur l'avenir de l'industrie nucléaire, qui en plus d'être insécure revient de plus en plus cher (une fois que l'on y a intégré tous les coûts), les nouvelles qui nous parviennent du Japon ne sont guère rassurantes …

Plus de cinq ans après l'explosion de la centrale nucléaire de Fukushima : la compagnie Tepco,  a annoncé avoir observé des niveaux de radiations record et un trou dans une partie métallique à l'intérieur de l'enceinte de confinement du réacteur 2. 

Une petite caméra a été envoyée fin janvier dans cette unité et l'analyse des images filmées à l'intérieur permet de déduire que règne dans une partie de l'enceinte de confinement « des radiations qui peuvent atteindre 530 sieverts par heure ». Un homme exposé à une telle radioactivité mourrait presque instantanément.

Le précédent relevé, en 2012 en un autre endroit du réacteur 2, était selon Tepco de 73 sieverts. 

Le niveau extrêmement élevé de radiations semble indiquer que le combustible n'est pas loin et qu'il n'est pas recouvert d'eau . Qant au trou carré d'un mètre de côté, constaté sur une plateforme métallique située dans l'enceinte de confinement sous la cuve qui contient le coeur du réacteur, il pourrait avoir été causé par la chute du combustible qui aurait fondu et percé la cuve.

Bref, tout va bien dans le royaume du nucléaire : et si on en sortait ? »

Pierre Mathon

 

Fukushima : quand Tepco mesure une radioactivité mortelle
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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 18:11
La fermeture de Fessenheim dans Reporterre

Pour mieux comprendre les enjeux autour de la fermeture de la plus vieille centrale nucléaire de France, Fesseheim, l'article du 24 janvier 2017 de J.-F. Gérard dans Reporterre https://reporterre.net/EDF-accepte-l-indemnisation-de-l-Etat-pour-fermer-Fessenheim-Les-elus-locaux : 

« EDF accepte l’indemnisation de l’Etat pour fermer Fessenheim.
Les élus locaux réfléchissent à l’après-nucléaire



Le conseil d’administration d’EDF accepte l’indemnisation proposée par l’Etat pour la fermeture de la centrale de Fessenheim. Sur place, les élus commencent à imaginer la reconversion du site de la centrale nucléaire. Le constructeur de voitures électriques Tesla est une hypothèse de travail.

Actualisation Mardi 24 janvier 2017 - Le conseil d’administration d’EDF a accepté ce mardi matin les conditions d’indemnisation proposées par l’Etat pour la fermeture de la centrale de Fessenheim. La convention négociée avec l’Etat prévoit d’indemniser EDF à hauteur d’environ 450 millions d’euros d’ici 2021 pour la fermeture des deux réacteurs nucléaires. Celle-ci interviendrait à l’horizon fin 2018, au moment de la mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche). Plus de détails sur cette indemnisation ici.

Strasbourg, correspondance

Le 31 décembre 2016 François Hollande présentait ses derniers voeux aux Français. Ce moment marquait aussi l’enterrement d’une des 60 promesses du président socialiste, la fermeture de la plus vieille centrale nucléaire de France à Fessenheim (Haut-Rhin). Ironie du calendrier, le réacteur numéro 1 à l’arrêt depuis le 10 décembre pour des contrôles a recommencé à fonctionner le 31. Quant au réacteur numéro 2, affecté par des défauts intrinsèques de concentration de carbone, il est à l’arrêt depuis juin 2016 et sa reprise n’est prévue, au plus tôt, que pour le 31 mars 2017.

Le calendrier ne sera pas respecté, mais la fermeture de la centrale reste possible à terme. Le décret prévu “pour la fin 2016” n’est pas paru, mais devrait l’être avant l’élection présidentielle d’avril 2017, si l’on en croit la ministre de l’Environnement Ségolène Royal (PS) qui a déclaré sur Europe 1 le 8 janvier (à 19 minutes) que “la procédure se poursuit comme prévu”.

Elle a ajouté qu’il est “très nocif [d’avoir] des allers-retours sur la politique énergétique de la France”, évoquant ceux des candidats à l’élection présidentielle qui veulent revenir sur cette fermeture ou sur la loi de transition énergétique qui prévoit de réduire la part de l’énergie nucléaire de 75 % aujourd’hui à 50 % en 2025.

Même André Hartz, porte-parole du collectif Stop Fessenheim, se dit “optimiste sur le fait qu’il y ait un décret", mais en revanche il est “craintif sur l’échéance” et les conditions : “Ce qui m’inquiète est la corrélation possible dans le décret entre la fermeture de Fessenheim et l’ouverture de l’EPR de Flamanville prévue pour fin 2018. D’abord parce qu’on ne souhaite pas que l’EPR démarre, mais aussi parce qu’il ne démarrera peut-être jamais.”

Cependant, selon lui, un décret courant 2017 serait une avancée tangible, même à l’aune des élections présidentielles.

Date capitale dans le processus, le conseil d’administration d’EDF du 24 janvier qui acceptera, ou non la décision de fermer Fessenheim. Les six représentants des salariés voteront contre la fermeture et les six représentants de l’État ne pourront pas voter, étant considérés comme en conflit d’intérêt. Reste à savoir ce que feront les six autres administrateurs indépendants, sachant qu’en cas d’égalité, la voix du PDG Jean-Bernard Levy comptera double.

Les syndicats du personnel de la centrale, opposés à sa fermeture, ont commandé trois rapports d’experts sur les impacts économiques locaux, la place de Fessenheim dans la production nationale et le mécanisme d’indemnisation. Si le contenu exact ne sera dévoilé que jeudi 12 janvier, “les premiers retours confirment nos intuitions” estime Jean-Luc Magnaval, secrétaire CGT du comité central d’entreprise (CCE) d’EDF.

Mardi 10 janvier, durant la tenue du CCE qui a pris officiellement position contre la fermeture, 150 salariés (sur 850 agents et 200 sous-traitants) se sont rassemblés devant le site pour manifester leur refus de la fermeture. Une partie a arrêté le travail quelques minutes ou quelques heures.

Chez les élus locaux, les lignes bougent… doucement

Longtemps, les responsables politiques alsaciens se sont refusés à envisager une fermeture du site, notamment au nom de l’emploi et d’une sécurité qu’ils estiment suffisante, en dépit des arrêts répétés et de la situation de la centrale sur une faille sismique. L’année dernière, une visite d’un liquidateur de Tchernobyl s’était soldée par un cadeau de remerciements on ne peut plus maladroit : le livre Vivre le nucléaire heureux.

Président du conseil départemental du Haut-Rhin depuis 2015, Eric Straumann (LR), adopte pourtant un autre discours : “On intègre le fait qu’elle va fermer et peut-être plus vite qu’on ne le pense. Si l’Autorité de sûreté nucléaire estime qu’il y a un danger, je ne m’opposerai pas à sa décision.” Or des contrôles avec des normes plus exigeantes se profilent au début des années 2020. En ce qui concerne la date, M. Straumann pense à “une décennie" plutôt qu’à deux ans comme le voudrait la procédure en cours.

Une usine Tesla ? “Pas complètement absurde”

Alors que mettre à la place de la centrale quadragénaire ? Ségolène Royal avait proposé d’y implanter une usine de voitures électriques Tesla, dont le PDG Elon Musk a un jour dit que l’Alsace serait un bon emplacement. Éric Straumann trouve pourtant l’idée “pas complètement absurde. On reste en contact avec Tesla grâce à notre agence économique. On en a encore parlé il y a trois semaines avec le ministère. Sur le site même, c’est trop petit, mais il y a une grand zone économique au nord. Fessenheim a un accès direct au Rhin et se trouve au carrefour de l’Allemagne, la France et la Suisse.” Également député, il avait proposé fin août un projet économique expérimental : “Une grande zone européenne franche de 5 ou 10 ans pour avoir des investissements.”

Le maire de Fessenheim Claude Brender (sans étiquette mais qui appelle à voter François Fillon) est sur la même position : “On ne peut plus être dans une logique que la centrale est éternelle. Malheureusement, le processus est enclenché et il faudra agir lors des présidentielles. Mais en ce qui concerne les visites de sûreté qui auront lieu autour de 2021, on n’est pas sûr qu’elles donnent le feu vert.”

Plutôt que d’autres activités économiques ou de l’électricité renouvelable, le maire imagine de nouveaux équipements nucléaires : “Le meilleur avenir du site serait de continuer à produire de l’électricité, nucléaire ou conventionnelle, car tous les équipements de raccordement sont là. Peut-être faudrait-il implanter une nouvelle génération de réacteur, encore plus moderne que l’EPR.”

L’Etat aux abonnés absents

La centrale rapporte entre 2,8 et 3 millions d’euros d’impôts à sa commune, en plus de l’activité des ménages des travailleurs qui y résident. “On parle beaucoup de l’indemnisation d’EDF mais jamais des territoires”, souligne le maire qui pointe les 2.200 emplois induits. “On n’a plus aucune nouvelle de ’Monsieur Fessenheim’ Jean-Luc Malerba (délégué interministériel à la fermeture de la centrale de Fessenheim ndlr), qui ne nous a jamais rien proposé, confirmer Eric Straumann. Je l’ai vu une fois et il était tout seul dans son bureau à Paris" »

 

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 14:47
Tchernobyl : un sarcophage à 2,1 milliards d'euros

Trente ans après la catastrophe nucléaire, les géants français du BTP Vinci et Bouygues, ont installé, ce dimanche 27 novembre, la nouvelle enceinte de confinement de la centrale de Tchernobyl - le sarcophage.


Cette cloche de confinement doit assurer la sécurité du site pour - théoriquement - les cent ans à venir. Elle est construite au-dessus du premier sarcophage, réalisé dans l’urgence après l’explosion du réacteur 4, le 26 avril 1986. Il faut dire que la durée de vie de cette première structure s’est finalement avérée beaucoup plus courte que les 20 à 30 ans prévus et annoncés. Dès 1999, des signes de faiblesse sont apparus et il a fallu mener des premiers travaux de renforcement.


Ce nouveau sarcophage est financé principalement par les pays européens et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).
 

Haut de 108 mètres, ce sarcophage affiche une longueur de 162 mètres pour une portée de 257 mètres, ce qui équivaut, explique-t-on chez Vinci, à couvrir le Stade de France. Son poids est de 36 000 tonnes, dont 25 000 d’acier, équivalant à trois tours Eiffel et demie.

 

Bref, le nucléaire nous coûte cher et est plein d'aléas - qui font "boum" et "pschiit" et les apprentis sorciers qui nous ont conduit dans l'impasse n'ont pas de solutions à proposer.

Pierre Mathon

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 14:30
Et hop, 170 milliards d'euros : quand le Japon multiplie par 2 le coût de Fukushima

Le gouvernement japonais a presque doublé, de fin 2013 à fin 2016, son estimation du coût de la catastrophe nucléaire de Fukushima. C'est ce que vient de rapporter dimanche le quotidien des affaires de ce paysSi l'on prend en compte la totalité de la facture y compris l'indemnisation des victimes, le coût du démantèlement de la centrale de Fukushima Daiichi serait estimé à plus de 170 milliards d'euros. Rien que ça !

Naturellement, une partie de cette augmentation faramineuse serait reportée sur les coûts de l'électricité pour les usagers.

Et la France n'a toujours pas décidé de sortir du nucléaire … D'ailleurs ses politiques n'en débattent même pas !

Pierre Mathon

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 18:25
Nucléaire : les Suisses votent

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Ce dimanche 28, les Suisses qui ont déjà décidé de sortir du nucléaire votent ce dimanche 28 sur un calendrier plus serré.  AWP le 25 novembre 2016 :


«La votation sur le nucléaire s'annonce serrée

La Suisse a déjà décidé il y a cinq ans d'abandonner le nucléaire, mais dimanche, ses électeurs devront se prononcer sur un calendrier accéléré.  La Suisse a déjà décidé il y a cinq ans d'abandonner le nucléaire, mais dimanche, ses électeurs devront se prononcer sur un calendrier accéléré prévoyant la fermeture de 3 de ses 5 réacteurs dès l'an prochain.

Quelques mois après la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon, provoquée en mars 2011 par un tsunami meurtrier, les autorités suisses avaient décidé de fermer progressivement les centrales nucléaires, sans toutefois fournir de calendrier précis.


L'idée du gouvernement est de décommissionner les 5 réacteurs qui produisent environ un tiers de l'électricité en Suisse, au fur et à mesure qu'ils approchent de leur fin de vie, et de ne pas les remplacer.

Mais toutes les centrales nucléaires suisses opèrent sous des licences qui leur permettent de continuer à produire tant qu'elles répondent aux critères de sécurité.

C'est pourquoi les Verts ont lancé il y a 5 ans une initiative pour demander au peuple de se prononcer sur la limitation à 45 ans de la durée de vie d'un réacteur.

C'est sur cette proposition que les électeurs devront se prononcer dimanche lors d'une "votation" au niveau fédéral, comme le prévoit le système de démocratie directe en vigueur dans le pays.

Sans une date limite, "il faudra attendre d'avoir une panne ou un incident avant de pouvoir fermer les centrales nucléaires", a expliqué à l'AFP dans un courriel Mathias Schlegel, porte-parole de l'initiative des Verts.

"En fixant à 45 ans la durée maximale de fonctionnement des réacteurs suisses, on évite de les exploiter au delà du raisonnable", a-t-il souligné.

Si le oui l'emporte, la centrale de Beznau, en service depuis 47 ans dans le canton d'Aargau (nord), près de la frontière allemande, devrait fermer ses portes en 2017. Ses deux réacteurs sont actuellement en réparation.

Il s'agit de la plus vieille centrale nucléaire au monde, depuis la fermeture du réacteur d'Oldsbury en Grande-Bretagne en 2012.

La centrale de Muhlberg, lancée en 1972 dans le canton de Berne, devrait aussi interrompre ses opérations l'an prochain si les Verts gagnent leur pari. Les centrales de Gosgen à Soleure et Leibstadt à Aargau devront elles fermer leurs portes en 2024 et 2029.

Menace sur la sécurité énergétique ?

Alors que le gouvernement suisse soutient le décommissionnement graduel de ses installations nucléaires, il est catégoriquement opposé à l'initiative qui déboucherait, selon lui, sur des fermetures prématurées.

"Il serait en effet impossible de compenser à temps l’abandon de l’électricité nucléaire au moyen d’une électricité issue d’énergies renouvelables et produite en Suisse", a-t-il averti dans un document officiel.

"Nous serions donc contraints d’importer de grandes quantités d’électricité au cours des prochaines années, ce qui non seulement affaiblirait la sécurité de notre approvisionnement, mais constituerait en outre un non-sens écologique, puisque l’électricité produite à l’étranger provient souvent de centrales à charbon", a-t-il souligné.

Le parlement suisse est également opposé à l'initiative, tout comme les partis de droite, alors que les Verts ont reçu le soutien des partis de gauche.

Les électeurs, eux, oscillent entre le oui et le non.

Selon le dernier sondage effectué par l'institut gfs.bern la semaine dernière, 48% des personnes interrogées se prononcent en faveur de l'initiative, contre 57% le mois dernier.

Les opposants représentent eux 46%, en hausse de 10 points.

Les défenseurs du projet soulignent qu'avec trois réacteurs à l'arrêt pour réparation -- les deux de Beznau et celui de Leibstadt -- jusqu'au début de l'an prochain, les Suisses vont devoir passer l'hiver avec des centrales nucléaires à 50% de leur capacité.

Et ils affirment que l'expansion rapide des énergies renouvelables en Suisse et en Europe pourrait rapidement compenser la perte de production d'origine nucléaire.

La Suisse produit environ 33% de son électricité à partir du nucléaire, près de 60% grâce aux centrales hydrauliques et un peu plus de 4% avec des sources renouvelables, comme le solaire et l'éolien, selon des statistiques officielles.

Les opposants répliquent qu'une sortie prématurée du nucléaire mettrait en danger la sécurité énergétique de la Suisse.

Selon la télévision publique RTS, quelque 40.000 projets d'énergie verte sont actuellement en attente d'autorisation, avec un potentiel capable de doubler, voire de tripler la production actuelle d'énergie renouvelable. »

 

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 18:23
Le blog « Bagnolet en Vert a 10 ans » : pour la sortie du nucléaire

Un des combats constants de notre blog, le combat anti-nucléaire !
Contre le nucléaire militaire et contre le nucléaire civil.
http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/tag/nucleaire/50

« Nucléaire non merci »

Pierre Mathon

 

Pour info, les Suisses voteront ce 27 novembre pour (ou contre) la sortie du nucléaire :

OUI à la sortie programmée du nucléaire - de quoi s'agit-il?

https://www.letemps.ch/suisse/2016/07/11/suisses-voteront-sortie-nucleaire-27-novembre
 

 

manifestation anti-nucléaire à Lille en mars 2007 avec Allain de Bondy et Alain de Pavillons

manifestation anti-nucléaire à Lille en mars 2007 avec Allain de Bondy et Alain de Pavillons

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 09:39
Bella Belbéoch

Bella Belbéoch était « une résistante au nucléaire ». Elle est morte il y a déjà un mois, mais il n'est pas trop tard pour lui rendre hommage. Avec un article de Jean-Claude Zerbib paru le 26 octobre dans « REPORTERRE » :

« Adieu à Bella Belbéoch, figure de l’opposition au nucléaire


 

Bella Belbéoch était ingénieur spécialiste de l’impact des rayonnements ionisants sur le vivant. L’auteur de cette tribune rend hommage à cette grande résistante au nucléaire, morte le 24 septembre, auteure de nombreux ouvrages sur la question, en particulier sur Tchernobyl, dans lesquels elle mettait en lumière les zones d’ombre des discours officiels.

Aujourd’hui à la retraite, Jean-Claude Zerbib était ingénieur en radioprotection au Commissariat à l’énergie atomique (CEA).


Bella Belbéoch, née Goldsztein en 1928, ingénieur-docteur, a travaillé au Centre d’études nucléaires de Saclay (Commissariat à l’énergie atomique - CEA) où, après la faculté, elle a poursuivi des travaux de recherche, au moyen de rayons X, sur les propriétés des réseaux cristallins. Mais avant cela, quel chemin parcouru par cette jeune femme, née en France de parents immigrés nés en Pologne et qui avaient acquis la nationalité française en 1930.

Le 20 août 1941, son père, ouvrier tailleur à Paris, est arrêté dans le 11e arrondissement lors de la première des rafles menées entre le 20 et le 24 août. Comme les 4.232 hommes appréhendés ce jour-là, il est enfermé à Drancy, plaque tournante de la déportation des Juifs, où les privations dégradent son état de santé. Il ne pèse plus que 36 kg quand il est libéré deux mois et demi plus tard pour raison médicale. Il rejoint ensuite clandestinement la zone Sud. La mère de Bella, qui échappe de peu à la rafle du Vel’ d’Hiv des 16 et 17 juillet 1942, parvient à franchir la ligne de démarcation avec son plus jeune fils.

Bella avait quitté Paris début juillet 1942, quelques jours avant cette grande rafle où furent parqués près de 13.200 Juifs, enfants inclus. Elle passa la ligne de démarcation dans un train spécial d’écoliers. Les compartiments de sa voiture furent contrôlés par deux soldats allemands. L’un d’eux scruta son visage et sa carte d’écolière… avant de partir. Elle était sauvée et toute la famille s’est ainsi retrouvée, l’été 1942, dans un hameau de l’Indre, près de Saint-Benoît-du-Sault.

« Un complot international des experts officiels pour minimiser l’évaluation des victimes » 

Elle sera très reconnaissante à tous ceux qui l’ont protégée, notamment lors des jours dangereux de la débâcle allemande, comme cette jeune professeure de mathématiques qui lui procura une fausse carte d’identité, cette directrice d’école qui lui fournissait des tickets d’alimentation ou les parents de cette amie qui la cachèrent. Des Justes parmi les nations.

Lors de son doctorat en faculté, Bella Belbéoch réalisait ses recherches au moyen d’un vieux générateur à rayons X qui n’avait jamais connu le moindre contrôle. Le faisceau de rayonnement délivré par ce générateur se transformait en un arrosoir à rayons X sous le plan de travail. Irradiée au niveau du bassin, Bella avait connu une stérilité de plusieurs mois qui avait nourri ses inquiétudes devant les effets des rayonnements. Bella était toujours préoccupée des risques d’accident grave et les victimes de la catastrophe de Tchernobyl ne cesseront de l’angoisser.

 

Ce qu’elle a écrit dans le journal Écologie, le 1er mai 1986, le jour même où « le nuage de Tchernobyl » survolait la France, a été pour moi, mais avec plusieurs années de recul, véritablement visionnaire : « Il faut s’attendre, dans les jours qui viennent, à un complot international des experts officiels pour minimiser l’évaluation des victimes que causera cette catastrophe. La poursuite des programmes civils et militaires impose à l’ensemble des États une complicité tacite qui dépasse les conflits idéologiques ou économiques. » [1]

Bella voyait bien plus loin que moi et son écoute comme son intuition lui permettaient de distinguer l’essentiel dans la brume des informations contradictoires. Ce 1er mai 1986, la mission de l’Agence internationale à l’énergie atomique (AIEA) à Tchernobyl brossait un tableau rassurant : « Le réacteur est à l’arrêt (sic)… Les entreprises, les fermes collectives et institutions d’État fonctionnent normalement… L’état de l’air au-dessus de la région de Kiev et de la ville de Kiev elle-même n’est pas préoccupant. »

Le 28 août 1986, M. Rosen, le directeur de la sûreté nucléaire de l’AIEA, déclarait [2], lors d’une conférence à Vienne (du 25 au 29 août 1986) : « Même s’il y avait un accident de ce type tous les ans (sic), je considérerais le nucléaire comme une énergie intéressante. » Il y aurait bien d’autres citations aussi mensongères et cyniques que ces paroles de hauts responsables de la caste nucléaire internationale, et Bella en avait relevé plusieurs.

« C’est avant l’accident qu’il faut agir » 

En juin 1986, j’avais écrit un texte distribué à Saclay dans lequel je soulignais le risque de cancer de la thyroïde des enfants suite aux rejets d’iodes. J’avais essuyé les sarcasmes des experts du CEA et de l’Institut de protection et de sûreté nucléaire (IPSN) en particulier. Bella avait fait partie de ceux qui partageaient cette crainte et c’est elle qui m’avait signalé la lettre du courageux médecin K. Baverstock qui, en septembre 1992, avait rendu publiques les données [3], accumulées par les médecins Belarus sur ces cancers thyroïdiens : de deux à trois cancers annuels en Belarus, le nombre était passé à 55 en 1991. Et ce n’était que le début de l’épidémie.

Les préoccupations de Bella Belbéoch portaient sur les cuves et générateurs de vapeur (GV) des réacteurs français. Elle analysait depuis plus de 30 ans leurs anomalies et adressait aux autorités ses analyses détaillées. En 2004, Bella et Roger Belbéoch, son époux, décédé fin 2011, ont quitté le Groupement des scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire (GSIEN), car ils doutaient de l’utilité qu’il y avait à débattre avec les instances du nucléaire. Ils ont cependant poursuivi leurs combats critiques pour l’arrêt du nucléaire, et tous leurs écrits restent des références.

Les dernières malfaçons camouflées par des rapports de contrôle falsifiés ont accru les inquiétudes de Bella et ses visions de catastrophes à venir. Elle partageait pleinement les inquiétudes de Roger : « Sortir du nucléaire, c’est possible, avant la catastrophe. C’est avant l’accident qu’il faut agir. Après, il n’y a plus qu’à subir. »


 


[1] Cité par Wladimir Tchertkoff dans Le Crime de Tchernobyl, le goulag nucléaire, (page 24/720), Actes Sud, avril 2006.

[2Le Monde, du 28 août 1986.

[3] « Thyroid cancer after Chernobyl », Nature, vol. 359, pages (21-22), 3 septembre 1992 »

 

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 16:52
FNE : le greenwashing d'EDF

Communiqué de France Nature Environnement du 21 octobre 2016 :

« EDF, le greenwashing au naturel !

Epinglée trois fois en 2015 pour Greenwashing, EDF a encore été rappelée à l’ordre par le Jury de la Déontologie Publicitaire en octobre 2016. Quatre avis défavorables prononcés par le JDP en moins deux ans. Un record !

EDF totalement décomplexée
EDF recourt au Greenwashing sans l’once d’un quelconque scrupule. Au printemps 2016, en plein anniversaire des 30 ans de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, l’entreprise a eu le bon goût de publier dans différents médias une publicité représentant une cascade en forme de tour de refroidissement, accompagnée de la mention « L'électricité bas carbone, c'est centrale ». Le 24 juin 2016, le Réseau Sortir du nucléaire et France Nature Environnement avaient alors saisi le Jury de Déontologie Publicitaire(JDP), instance associée à l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (EDF siège au conseil d’administration). Dans son avis, le JDP a considéré que l’ « assimilation directe d’un élément de centrale nucléaire, présentant un impact négatif de long terme sur l’environnement, à un élément naturel, peut induire en erreur en ce qui concerne les propriétés environnementales du produit ».

France Nature Environnement et le Réseau Sortir du Nucléaire tenaces dans leurs actions !

EDF tente de verdir l'image du nucléaire en essayant de le faire passer pour une technologie respectueuse de l'environnement, faisant fi à la fois des nuisances de cette industrie et des règles censées régir la déontologie publicitaire. France Nature Environnement et le Réseau Sortir Du Nucléaire ont déjà été à l'origine de plusieurs dépôts de plainte, ayant abouti à une remise en cause de la communication d’EDF.

« Serait-ce un signe de faiblesse, pour masquer une réalité autrement moins verte ?» se demande Denez L’Hostis, président de FNE.

Pour le réseau Sortir Du Nucléaire : « en multipliant les actes de greenwashing malgré des avertissements répétés, EDF cherche à détourner l'attention du risque nucléaire, de la pollution des mines d'uranium et de la production de déchets ingérables ».

Rappelons que l’énergie nucléaire n’est ni propre, ni renouvelable, nous coûte plus cher que les énergies renouvelables matures et n’est pas une solution pour lutter contre les changements climatiques.Cet énième avis du JDP renforce la légitimité de la plainte pour publicité mensongère déposée contre EDF par le Réseau Sortir Du Nucléaire et France Nature Environnement devant le Tribunal de grande instance de Paris.

Si vous souhaitez interpeller EDF sur cette communication plus verte que verte, n’hésitez pas à leur envoyer vos tweets sur le compte officiel d’EDF.

CLIQUEZ ICI POUR INTERPELLER EDF SUR TWITTER »

 

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