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  • : Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet
  • : Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
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L'éditorial du blog

planete_bleur_belle_fond_vert.jpg                                                           

Ce blog «Bagnolet en Vert» est le blog d’Hélène Zanier, de Pierre Mathon et de leurs amiEs. Aujourd’hui militantEs associati -fs –ves (à « Bagnolet Ecologie » et Environnement 93, Jardins partagés, « l’Association des Bagnoletais contre la Dette », Romeurope, RESF, Russie-Libertés, Murs-À-Pêches, etc.), après avoir été élus (régionaux, municipaux) et responsables du parti Les Verts, nous entendons contribuer à l’avancée des idées et des projets écologistes.

Penser et agir, globalement et localement, telle est la devise de notre blog écolo,  Vert et ouvert, militant et d’éducation populaire, libre, bagnoletais, intercommunal et planétaire.

Hélène Zanier et Pierre Mathon

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En Vert et avec tous !

Vous pouvez compter sur 

Pierre MATHON
et toute l'équipe de
BAGNOLET EN VERT


* pour l’environnement et le développement durable, 
* pour la démocratie, la citoyenneté et la laïcité,
 
* pour la solidarité et l’égalité des droits, 
* pour l’école, l’éducation et la culture, 
* pour un urbanisme de qualité

 
En Vert et avec tous                                            

AGENDA

BONNE ANNEE 2015 !

 

Mardi 3 février à 20h30 conseil de quartier de la Dhuys à l'école Joliot-Curie

 

Mercredi 4 février à 19h atelier participatif sur la ZAC Benoit Hure : les espaces extérieurs  et l'occupation de la mairie historique

 

Jeudi 5 février 19h30 salle P et M Curie conseil de quartier des Malassis

 

PETITIONS

Réaction aux propos intégristes d'un élu de la majorité municipale de Bagnolet : pour le droit des femmes à disposer de leur corps

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_maire_de_Bagnolet_defense_du_droit_des_femmes_a_disposer_de_leur_corps/?sMpnibb

 

« Monsieur le Maire de Bagnolet: Nous vous appelons à créer une maison de quartier et citoyenne dans le quartier de la Dhuys»

http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Maire_de_Bagnolet_Nous_vous_appelons_a_creer_une_maison_de_quartier_et_citoyenne/?tUmsDgb

 

Pour que cesse l'acharnement juridique contre la confédération paysanne
 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-acharnement-conf-865.html

 



 

 

 

 

 

 

 


 

29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 19:54
Sortir du nucléaire et les législatives

Certains candidatEs s'engagent pour la sortie du nucléaire. D'autres sont des nucléocrates chargés. L'avis du réseau « sortir du nucléaire » :


Candidats aux Législatives : ils s’engagent pour une France sans nucléaire

Ils sont déjà près de 500 candidats aux élections législatives à avoir signé notre appel Nucléaire : « Arrêtons les frais ! ». Par cette démarche, ils s’engagent moralement à agir en tant que députés pour la sortie du nucléaire s’ils sont élus. Vous pouvez encore inviter d’autres candidats de votre circonscription à signer cet appel jusqu’au 11 juin - date du premier tour des élections.

Y’a-t-il des candidats antinucléaires dans votre circonscription ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Législatives : Qui sont les candidats les plus radio-actifs ?

Sur la base de leur historique politique, nous avons enquêté pour trouver qui sont les 10 candidats à la députation les plus radio-actifs. Beaucoup d’autres candidats sont sans doute pro-nucléaires mais ceux-ci sont des modèles du genre. Leurs parcours, leurs liens avec l’industrie nucléaire, leurs prises de position ou leurs votes sont autant d’indices qui renseignent sur leur soutien sans faille à une filière mortifère.

Découvrez notre top 10 des candidats les plus radio-actifs

 

 

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 20:12
FNE demande l'arrêt du chantier de l'EPR de Flamanville

France Nature Environnement , le 19 avril 2017 :

« Recours contre l’EPR de Flamanville : le chantier doit être arrêté

Paris, le 19 avril 2017 – Greenpeace France, le Réseau « Sortir du nucléaire », Notre affaire à tous, France Nature Environnement, l’Observatoire du nucléaire, le Crilan, la Criirad et Stop EPR déposent un recours administratif visant l’arrêt du chantier de l’EPR de Flamanville. En plus des anomalies découvertes sur la cuve et le couvercle de l’EPR, il est désormais établi qu’EDF et AREVA ont dissimulé des informations au public pendant des années sur leur incapacité technique et financière à mener ce chantier.
Le chantier de l’EPR de Flamanville n’aurait jamais dû débuter

France Nature Environnement, Greenpeace France, le Réseau « Sortir du nucléaire », Notre affaire à tous, l’Observatoire du nucléaire, le Crilan, la Criirad et Stop EPR ont déposé un recours devant le Premier ministre, avant de saisir le Conseil d’Etat pour demander l’abrogation du décret d’autorisation du chantier de Flamanville, qui date de 2007. Les récentes révélations parues dans la presse sur l’affaire des anomalies dans l’industrie nucléaire viennent confirmer que ni EDF, ni AREVA n’ont les capacités techniques de réaliser ce chantier. Depuis 2005, les deux industriels savaient que l’usine Creusot Forge d’AREVA n’était pas en capacité de produire des pièces conformes aux normes de sûreté. Pendant plus de dix ans, EDF et AREVA ont donc laissé fabriquer des pièces défectueuses pour les centrales nucléaires, dont l’EPR de Flamanville et l’ASN a laissé faire. « Si en 2005-2006, ces informations avaient été publiques, le chantier de l’EPR de Flamanville n’aurait sans doute jamais vu le jour, explique Laura Monnier, chargée de campagne juridique pour Greenpeace France. EDF et AREVA, qui n’avaient pas les capacités techniques pour construire cet EPR, ont préféré déroger à leurs obligations et dissimulé pendant dix ans des informations au public pour pousser à tout prix la réalisation du chantier ».

 

L’arrêt du chantier de l’EPR de Flamanville est inéluctable

EDF et AREVA veulent faire croire depuis le début des années 2000 en une renaissance de la filière nucléaire avec des projets tels que l’EPR. Pourtant, ces projets ont mené AREVA à la faillite et EDF à un niveau de dette inacceptable. Le chantier de l’EPR, loin d’être le « renouveau » de la filière nucléaire, est en fait le symbole de son naufrage : des délais sans cesse dépassés, des coûts qui explosent et une dégradation grave de la sûreté. En effet, depuis le lancement du chantier, les coûts de l’EPR de Flamanville ont déjà été multipliés par trois et les délais ont doublé. Et force est de constater qu’aucun des deux industriels n’a les capacités financières pour poursuivre les travaux. « EDF et AREVA s’obstinent à prétendre que l’EPR pourra démarrer en 2018, mais ils ont demandé que l’autorisation du chantier dure jusqu’en 2020…En réalité, la date de fin des travaux est totalement hypothétique, en raison des retards accumulés et de la gravité des anomalies détectées sur la cuve, précise Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace France. C’est pourquoi le chantier de Flamanville doit être stoppé dans les plus brefs délais ».

Pour approfondir: 

Nucléaire : transition en vue pour Fessenheim et la politique énergétique de la France

Les contre-vérités du nucléaire

Nucléaire : une fausse solution pour le climat

https://www.greenpeace.fr/

NON à l'EPR de Flamanville - Site de Réseau Sortir du Nucléaire »

 

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 07:08
Cuve de l'EPR de Flamanville : pétition à l'ASN de « Sortir du nucléaire »



Pour que l' « Autorité de Sureté Nucléaire » (ASN) n'homologue pas la cuve de l'EPR de Flamanville, signez la pétition du réseau « Sortir du nucléaire » :

« Texte de la pétition qui sera envoyée au président de l’ASN :

À M. Pierre-Franck Chevet, 
Président de l’Autorité de sûreté nucléaire

Monsieur,

Comme le prouvent des documents révélés le 31 mars 2017 par France Info, l’Autorité de sûreté nucléaire a détecté, dès 2005, de graves problèmes à l’usine Creusot Forge, où devait être fabriquée la cuve de l’EPR de Flamanville. Ces dysfonctionnements laissaient prévoir que la qualité des aciers ne serait pas garantie. EDF et Areva avaient été avertis.

Votre prédécesseur s’était dit « effondré » par ce qu’il avait constaté dans l’usine en 2006. Pourtant, alors que les aciers ne pouvaient pas être aux normes, l’usine a continué sa production sans être inquiétée et a procédé à la fabrication de la cuve de l’EPR, cuve qui est aujourd’hui installée sur le site de Flamanville 3.

L’acier des calottes comporte une teneur en carbone double de ce qui est attendu, ce qui dégrade d’autant la résilience (résistance aux chocs) du matériau. La résilience requise est définie dans l’arrêté du 26 février 1974 relatif à la construction du circuit primaire principal des chaudières nucléaires à eau.

Nous demandons le strict respect de cet arrêté concernant la résilience minimale de l’acier.

La Commission européenne accepte la validation du plan de sauvetage d’Areva par l’État français à condition que l’ASN donne une « conclusion positive » aux essais sur la cuve de l’EPR. De son côté, l’État français et le lobby nucléaire exercent des pressions inacceptables sur l’ASN.

L’ASN doit faire fi de ces pressions et exercer pleinement la mission qui est la sienne : garantir la sûreté des installations nucléaires et la sécurité des populations et ce, quelles que soient les conséquences financières pour les exploitants nucléaires et les fabricants.

C’est pourquoi nous demandons à l’ASN de ne pas qualifier la cuve de l’EPR. »

JE SIGNE !

 

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 14:19
FNE et la fermeture de Fessenheim

Le communiqué du 12 avril de France Nature Environnement sur la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim :

« Nucléaire : transition en vue pour Fessenheim et la politique énergétique de la France

Suite au conseil d’administration d’EDF du 6 avril où l’entreprise s’est prononcée en faveur du report de la mise en service de l’EPR de Flamanville à 2018, a été publié au Journal officiel du 9 avril 2017 le décret portant abrogation de l’autorisation d’exploiter la centrale nucléaire de Fessenheim. Ce décret conditionne la fermeture de cette centrale à la mise en service de l’EPR et rompt la promesse électorale du président Hollande. Pour France Nature Environnement, EDF a ainsi réussi à garder la main sur la politique énergétique de la France. Le futur gouvernement devra quant à lui accélérer la reconversion de la filière nucléaire pour respecter le cap fixé par la loi de transition énergétique de ramener la part du nucléaire à 50% de la production d’électricité d’ici 2025.

Quand l’Etat se couche trois fois devant EDF : indemnisation, EPR et réacteur de Paluel

1/ D’après EDF, l’Etat, bien qu’actionnaire à 85 %, doit indemniser EDF jusqu’en 2041 car cette centrale tellement extraordinaire pourrait fonctionner jusqu’en 2041 sans que l’Autorité de Sûreté Nucléaire ne se prononce sur sa sécurité. « Blague à part, cette centrale a le radier le plus mince de toutes les centrales et ne résisterait donc que quelques heures à une fusion du réacteur. Ces deux réacteurs, d’ailleurs à l’arrêt, sont aussi ceux qui cumulent le plus de pannes. Et la cuve du réacteur 2 suspectée de malfaçons pourrait bien ne jamais redémarrer ! » déclare Maryse Arditi, référente nucléaire à FNE.

2/ L’EPR de Flamanville aurait dû entrer en service en avril 2017, mais avec les scandales techniques et financiers il lui faut désormais un délai supplémentaire de 3 ans s’il vous plait ! Maryse Arditi, est outrée : « L’Etat oublie ainsi que la cuve est défectueuse, qu’elle a été installée alors qu’EDF savait depuis 2005 que le site du Creusot où elle a été forgée connaissait des problèmes de qualité récurrents. On ne sait toujours pas si elle pourra assurer ces fonctions. L’ASN ne doit pas céder elle non plus aux désidératas d’EDF. »

3/ Lors de son remplacement en mars 2016 un générateur de 500 tonnes est tombé dans le réacteur de Paluel qui est donc à l’arrêt depuis. Maryse Arditi « D’après la loi sur la transition énergétique, tout réacteur arrêté plus de 2 ans pour réparation est considéré comme arrêté définitivement sauf si le ministre ajoute un délai de 3 ans. Cela signifie que la fermeture de Fessenheim est aussi conditionnée au redémarrage de Paluel ! Tout ceci prouve qu’EDF ne fermera jamais un seul réacteur sans en ouvrir un autre même si c’est financièrement rentable ».

Un déni de démocratie organisé par EDF

A l’occasion de cette prise de décision, EDF a exclu du vote les représentants de l’Etat, actionnaire majoritaire de l’entreprise, sous prétexte de conflit d’intérêt. Pour Fabien Veyret, responsable Energie « Oui, l’Etat doit être garant de la programmation énergétique du pays et de la sécurité des populations, et non, l’exercice de ses missions ne peut être un motif d’exclusion des prises de décision de l’entreprise dont il est actionnaire à plus de 80% ! La sécurité des populations et l’argent publique ne doivent pas servir de monnaie d’échange pour compenser les erreurs accumulées par EDF ». FNE s’étonne encore une fois qu’EDF définisse la politique énergétique de la France et que son action ne s’inscrive pas dans le respect des décisions prises par l’Etat de baisser la part du nucléaire d’ici 2025.

Une autre filière industrielle est possible

Depuis plusieurs mois les annonces se suivent et révèlent au grand jour que la filière nucléaire est à bout de souffle, allant jusqu’à demander aux citoyens de participer au renflouement des caisses ! Ce constat d’échec se traduit notamment par les révélations sur les récentes malfaçons et les soupçons de falsifications dans les éléments importants pour la sécurité des installations et donc des populations.

Au lieu de persister à maintenir sous perfusion une filière industrielle en échec, l’Etat doit préparer la transition environnementale, sociale et industrielle de la filière nucléaire et promouvoir la création d’une filière industrielle de démantèlement qui permettrait de maintenir et créer de nouveaux emplois.

Pour Michel Dubromel, président de FNE « l’Etat doit cesser de laisser les manettes de la politique énergétique à EDF et assumer son rôle de stratège, mais aussi de garant de la sécurité de sa population. La transition énergétique doit être réfléchie et non subie. Nous attendons avec de plus en plus d’impatience ce que la programmation pluriannuelle de l’énergie aurait dû faire : une programmation de la fermeture des centrales et la création de nouvelles filières industrielles basées sur l’expertise française dans ce domaine ». »

 

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 19:54
Fessenheim ou Flamanville : quelle catastrophe nucléaire choisissez-vous ?

Le décret sur la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim est paru. Bon, la fermeture se ferait quand l'EPR de Flamanville serait ouvert et après le départ d'Hollande de la présidence de la République, alors qu'il s'était engagé à fermer Fessenheim en 2016.

Cruel dilemme : vous avez le choix entre une vieille centrale
atomique construite sur une faille sismique et un epr qui a une cuve « fragilisée ». Au fou.

Décidément en plus de
gaspiller l'argent public et de ne pas tenir leurs engagements, ces gens-là sont des apprentis sorciers !

Pierre Mathon

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 16:33
France Nature Environnement expose les contre-vérités du nucléaire

« La France s’acharne à présenter l'énergie nucléaire comme une industrie sûre (malgré les accidents), non polluante (malgré les déchets), capable de produire une électricité à bas prix (malgré l'effondrement économique de la filière), comme la solution pour assurer notre indépendance énergétique. Des arrangements avec la réalité que FNE décode.

Chaque Français vit à moins de 300 km d'une centrale nucléaire. Avec 58 réacteurs répartis dans 19 centrales, notre pays est la première nation au monde en nombre de réacteurs par habitant. A ces installations, il faut ajouter les centres de stockage de déchets radioactifs existants et à venir. En France, 80 % de l’électricité est produite par le nucléaire qui représente chez nous 18 % de l’énergie consommée contre seulement 2 % dans le monde. 
Le nucléaire n’assure pas l’indépendance énergétique de la France

L’indépendance énergétique française est un leurre : il n'existe plus une seule mine d’uranium en activité en France. Le minerai est importé du Canada, mais aussi du Kazakhstan et du Niger. Le nucléaire n’empêche pas la France d’être massivement dépendante du pétrole et du gaz. Enfin, comment l’industrie nucléaire pourrait assurer notre indépendance énergétique, quand le nucléaire ne représente que 18 % de l’énergie que nous consommons en France ?

Seules les énergies renouvelables sont source d’autonomie énergétique pour notre pays.

Le nucléaire n'est pas une énergie complètement décarbonée, ni une énergie renouvelable… 

L’extraction de l’uranium, non renouvelable, est gourmande en énergie fossile. Elle est donc émettrice de CO2. Au Niger, pour obtenir 3 kg d’uranium, il faut extraire une tonne de minerai. En outre les centrales nucléaires ne sont pas conçues pour adapter leur production d’électricité aux variations de la demande. En France, EDF le fait sur quelques réacteurs en faisant varier la puissance par pas de 10 à 15 mn. C’est une solution qui fragilise les réacteurs et la France est le seul pays du Monde à prendre ce risque. Chaque hiver les pics de consommation liés à la généralisation du chauffage électrique obligent à faire appel aux centrales au charbon ou au gaz.

La solution passe par une rénovation énergétique efficace de notre parc de logements et l’arrêt du chauffage électrique qui est spécificité française. 

Voir la publication Nucléaire: une fausse solution pour le climat

...ni une énergie propre

En cas de catastrophe, comme à Tchernobyl ou à Fukushima, au-delà de la catastrophe humaine et du drame sanitaire, de vastes territoires sont stérilisés à jamais par la radioactivité. L’industrie du nucléaire est porteuse de risques que l’on ne sait pas maîtriser et dont on ne peut pas mesurer l’ensemble des effets. Ce risque se traduit par de nombreux accidents tels que Maiak (URSS, 1955), Three Miles Island (Etats-Unis, 1979) et plus proche de nous Saint-Laurent-des-Eaux (France, 1960 et 1989) ou encore Le Blayais (France, 1999).

Il n’existe toujours pas de solution pour traiter les déchets nucléaires stockés qui resteront radioactifs pendant des générations.


...ni une énergie propre

En cas de catastrophe, comme à Tchernobyl ou à Fukushima, au-delà de la catastrophe humaine et du drame sanitaire, de vastes territoires sont stérilisés à jamais par la radioactivité. L’industrie du nucléaire est porteuse de risques que l’on ne sait pas maîtriser et dont on ne peut pas mesurer l’ensemble des effets. Ce risque se traduit par de nombreux accidents tels que Maiak (URSS, 1955), Three Miles Island (Etats-Unis, 1979) et plus proche de nous Saint-Laurent-des-Eaux (France, 1960 et 1989) ou encore Le Blayais (France, 1999).

Il n’existe toujours pas de solution pour traiter les déchets nucléaires stockés qui resteront radioactifs pendant des générations.

Le nucléaire n’est pas rentable

Quand il s’agit du nucléaire, l’Etat préfère fermer les yeux sur la catastrophe économique qui s’annonce. Areva est en faillite, EDF a été virée du CAC 40 fin 2015, son directeur financier a démissionné en 2016 et pour la première fois, les syndicats protestent contre les projets à l’étranger. L’EPR français a 10 ans de retard et son prix a triplé. Même chose pour l’EPR finlandais. Enfin les provisions pour démantèlement sont largement insuffisantes d’après l’Union européenne, tout comme celles pour la gestion des déchets…

L’Etat préfère fermer les yeux sur la catastrophe économique qui s’annonce.

Le nucléaire ne remplace pas le pétrole

En 40 ans, notre consommation globale d’hydrocarbures (gaz, pétrole et charbon) n’a baissé que de 20 %. Pour certains usages, en particulier dans les transports qui représentent les trois-quarts de la consommation de produits pétroliers en France, le nucléaire n’offre qu’une alternative très partielle. Si la voiture électrique a un réel avenir pour les flottes urbaines captives, pour le Français moyen, elle ne sera toujours que la seconde voiture qu’il vaudrait mieux éviter grâce à des transports en commun renforcés.

Il est nécessaire de repenser nos transports et nos consommations d’énergie dans leur ensemble. 

Le nucléaire n'est pas bon marché

On a longtemps vanté l’électricité à bas prix grâce au nucléaire. Mais c’est surtout qu’on n’a pas pris en compte tous les coûts du nucléaire. Ainsi, en 30 ans la France a dépensé près de 100 milliards d'euros en recherche et développement pour le nucléaire civil (rapport Charpin-Pellat-Dessus). De plus EDF vend son électricité en dessous de son prix de revient et n’a pas provisionné pour les travaux à venir. Aujourd’hui, la remise à niveau des vieux réacteurs pour allonger leur durée de vie « le grand carénage » est évalué à plus de 100 milliards d’euros. Quant aux nouveaux réacteurs EPR, leur prix a triplé et ils vont produire une électricité 3 fois plus chère que le coût actuel.

L’industrie nucléaire est une originalité dans le système industriel. Normalement, plus une industrie se développe, plus ses prix baissent par apprentissage. Il se passe exactement le contraire pour le nucléaire dont les prix augmentent à chaque nouvelle série. Pire encore, les centrales sont à peine assurées, au maximum pour 700 millions alors que l’IRSN évalue le coût d’un accident moyen à 150 milliards et le coût d’un accident grave à 400 milliards. Dans ce cas, comme au Japon, les citoyens devront payer. 


La politique nucléaire n’est pas transparente

En France, depuis toujours, le nucléaire est un domaine réservé, hors-la loi. La décision de lancer le pays dans le nucléaire civil a été prise en 1974, sans aucune consultation des parlementaires. En 2005, en plein débat sur l'EPR de Flamanville, des documents ont été classés secret défense tout comme en juin 2010 avec le rapport Roussely sur l’avenir du nucléaire civil. Si le mot " transparence" commence à fleurir ici et là, l'industrie nucléaire reste opaque. Ce culte du secret est d’autant plus préoccupant que le nucléaire est né avec la bombe atomique : les industries civiles et militaires sont liées. L'Inde a pu construire une bombe à travers un réacteur civil qui produit du plutonium.

Nous, citoyens, devons savoir ce qui se passe dans nos centrales. 

Le nucléaire n'a pas d'avenir

Le nucléaire a longtemps fait miroiter une reprise des investissements dans le Monde. Mais les énergies renouvelables se développent beaucoup plus rapidement. Ainsi la Chine longtemps vue comme l’Eldorado du nucléaire n’en est qu’à 23,5 GW d’installés alors qu’elle en est déjà à 5 fois plus en éolien. Dans le Monde entier, les pays hésitent, voire reculent, devant le risque nucléaire et s'orientent vers les énergies renouvelables.

Espérons que la France comprendra assez tôt qu’elle aussi doit prendre ce virage, quelles que soient les difficultés à venir.

Face aux risques encourus par la population et l’environnement, France Nature Environnement réclame l’arrêt des centrales nucléaires, avec la fermeture rapide de Fessenheim, la suspension de tout projet d’installation nucléaire nouveau, l’abandon du projet d’enfouissement de déchets radioactifs Cigéo, la garantie d’une information transparente et exhaustive des citoyens. La part du nucléaire dans notre approvisionnement en énergie doit aussi baisser drastiquement. Sortir de l’impasse signifie également une réduction générale de la consommation d’électricité, dans tous les domaines, le développement des énergies renouvelables, l’amélioration de l’isolation des bâtiments. Sortir du nucléaire, en somme, c'est accomplir notre transition énergétique. » 


 


 



 


 


 



 


 


 

 

 

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 10:57
Les revendications du Réseau « Sortir du Nucléaire »  aux candidatEs

À l’occasion de l’élection présidentielle, nous diffusons aux candidat-e-s et aux journalistes un document qui synthétise les enjeux sur le nucléaire civil et militaire, et qui développe les préconisations du Réseau "Sortir du nucléaire". En reprenant les grandes lignes de la campagne "Arrêtons les frais", cette plaquette est un document clair et lisible pour interpeller les candidats, au niveau national et local !

Vous aussi, imprimez cette plaquette et diffusez-la localement pour interpeller élu-e-s, vos concitoyen-ne-s ou journalistes, ainsi que les futur-e-s candidat-e-s aux législatives.


 

UNE URGENCE : L’ARRÊT DU NUCLÉAIRE CIVIL ET MILITAIRE

L’avenir du nucléaire se jouera lors du prochain quinquennat. Les organes de contrôle missionnés par l’État partagent un diagnostic alarmant : Areva et EDF vont devoir faire face à un mur d’investissements dans lequel s’empilent le démantèlement, les travaux prévus pour prolonger le fonctionnement des centrales en fin de vie, les projets d’EPR et la gestion des déchets. Dans le même temps, au moment où l’ONU s’apprête à interdire les armes atomiques, la France projette de moderniser les siennes en faisant exploser son budget militaire.

Officiellement chiffrée à 37,5 milliards d’euros par le truchement d’opérations comptables, la dette d’EDF atteindrait dans la réalité le double, soit près de 74 milliards d’euros. Celle d’Areva culmine à plus de 7 milliards d’euros. Selon un rapport parlementaire rendu en 2017, le démantèlement des centrales sera plus long, plus difficile et plus coûteux qu’anticipé par EDF.

En 2015, la Cour des Comptes qualifiait la gestion d’Areva de “fuite en avant”

À ce contexte industriel et financier fortement dégradé, il faut ajouter une sûreté fragilisée par le nombre d’installations en fin de vie. Stopper le nucléaire civil permettra d’éviter à la fois l’accident, l’augmentation du volume de déchets et la faillite. Abolir les armes nucléaires permettra d’éviter l’autodestruction de l’humanité.

Lors de ses voeux à la presse pour 2017, le président de l’ASN déclarait que la situation du nucléaire français était “très préoccupante”

L’occasion est historique : la France doit la saisir ! Arrêtons les frais !

Parce que l’État doit être stratège pour tracer une politique énergétique cohérente et soutenable et que l’argent du contribuable ne doit pas être dilapidé dans des impasses technologiques, il est important que le futur président arbitre des choix énergétiques avec toutes les cartes en main.

La prétendue “indépendance énergétique” de la France du tout-nucléaire se fait au prix de l’exploitation et de la mise en danger des populations, des mines d’uranium aux centrales nucléaires françaises.

L’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) a estimé entre 760 milliards et 5 800 milliards d’euros le coût d’un accident majeur, qualifiant un tel scénario de “catastrophe européenne ingérable”

Face à l’augmentation de la menace d’accident, relever les seuils en multipliant par 100 les doses de contamination admissibles ne peut pas être une solution acceptable. C’est pourtant ce qu’a fait le gouvernement en 2016 [1].

L’occasion est historique : la France doit la saisir ! Arrêtons les frais !

Nous détaillons ci-après les enjeux posés par le nucléaire civil et militaire ainsi que les mesures préconisées par le Réseau “Sortir du nucléaire”.

ABOLIR LES ARMES ATOMIQUES

Le développement du nucléairemilitaire a engendré celui de la filière nucléaire civile, qui lui sert de couverture. Ce sont les deux faces de la même pièce : la bombe atomique en est la face cachée.

Les citoyens n’ont jamais eu voix au chapitre nucléaire, tant militaire que civil. Depuis leur création par les ingénieurs du Commissariat à l’Énergie Atomique et une poignée de décideurs de l’État, ni la force de frappe ni le programme électronucléaire français n’ont fait l’objet d’un débat national.

En France, l’arme nucléaire a déjà coûté plus de 300 milliards d’euros et elle engloutit chaque année 20% des programmes d’équipement de l’armée

Loin de garantir la paix, les armes nucléaires constituent une menace généralisée pour les populations, y compris celles des États qui en sont dotés. Les risques d’accident, de prolifération et d’emploi involontaire imposent de prévenir l’extrême danger que ces armes font peser sur toute l’humanité. Dans un monde multipolaire caractérisé par la montée des populismes et des nationalismes, l’instabilité géopolitique croissante, les tensions entre superpuissances et le terrorisme, le seul moyen d’éviter les massacres de masse, c’est de les supprimer toutes.

Les armes nucléaires sont fondamentalement dangereuses, terriblement coûteuses, militairement inefficaces et moralement indéfendables” - Général Lee Butler, ancien chef du Strategic Air Command

L’ONU invite justement tous les États à se réunir à New York dès mars 2017 pour mettre au point un traité d’interdiction et d’élimination complète des armes nucléaires sous un contrôle mutuel strict et efficace.

L’occasion est historique ! La France doit la saisir en renonçant à l’arme nucléaire et en participant aux négociations organisées par l’ONU. Nous demandons aux candidats à la Présidence de s’y engager, et aux parlementaires actuels ou futurs de soutenir une proposition de loi référendaire qui pose cette question vitale au peuple français. Par ailleurs, la France doit reconnaître et indemniser toutes les victimes de ses essais nucléaires.

ARRÊTER CIGÉO ET RENONCER À L’ENFOUISSEMENT DES DÉCHETS

Dans la lignée des grands projets inutiles, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) a prévu d’enfouir les déchets les plus dangereux produits par l’industrie nucléaire à Bure, dans la Meuse. Les galeries creusées à 500m de profondeur deviendraient alors la plus grande poubelle nucléaire d’Europe.

Malgré de nombreuses pétitions, manifestations et demandes de référendum, jamais les habitants de la Meuse et des départements limitrophes n’ont été consultés.

En 2016, alors que la Demande d’autorisation de création n’a pas encore été déposée, des travaux ont commencé sans autorisation et ont été, depuis, sanctionnés par la justice

Les dimensions gigantesques de ce centre, prévu pour stocker 80 000 m3 de déchets, attestent de la volonté de pérenniser la filière nucléaire pour des décennies. Après une phase d’exploitation de 130 ans, qui s’accompagnera de rejets en surface, le site serait fermé. Mais absolument rien ne peut garantir la sûreté du site pendant les centaines de millénaires que perdurera la radioactivité de ces déchets. Au contraire, des études ont mis en évidence de multiples risques : incendies souterrains, explosions, éboulements, contamination du bassin de la Seine… Autant de dangers qui mettent en péril le confinement de la radioactivité ainsi que le caractère prétendument réversible du processus d’enfouissement.

Les exemples historiques d’enfouissement sont catastrophiques : aux États-Unis, le WIPP a connu un grave accident en 2014. Bilan : deux morts, 2 milliards de dégâts et une contamination pour des dizaines de milliers d’années…

Alors que l’Andra a évalué le coût de CIGÉO à 34,5 milliards d’euros, Ségolène Royal l’a arbitrairement fixé à 25 milliards. Les provisions d’EDF seraient donc insuffisantes pour réaliser ce projet.

L’occasion est historique ! La première urgence est d’arrêter au plus vite la production de déchets supplémentaires. Pour les déchets déjà existants, qui doivent dans tous les cas encore refroidir plusieurs décennies, il sera nécessaire de trouver une option qui permette un stockage sûr et qui garantisse la possibilité d’intervenir à tout moment en cas de problème.

Une mesure simple permettrait également de faire diminuer la quantité de déchets produits : l’arrêt du retraitement du combustible usé à l’usine Areva de la Hague. Coûteuse, dangereuse et polluante, cette opération ne recycle pas les combustibles mais elle accroit la quantité totale de déchets produite ainsi que leur niveau de radioactivité.

Nous demandons également l’abandon du projet ICEDA destiné à conditionner et entreposer les déchets issus du démantèlement.

ABANDONNER L’EPR ET TOUS LES NOUVEAUX PROJETS DE RÉACTEURS

L’EPR (Réacteur Pressurisé Européen) c’est ce réacteur surdimensionné en construction à Flamanville, en Finlande (Olkiluoto), en Chine (Taishan) et en projet au Royaume-Uni (Hinkley Point). Loin de présenter des garanties de sûreté supplémentaires, ce réacteur plus puissant et plus complexe s’avère plus dangereux : entièrement informatisé, il est plus vulnérable aux cyberattaques. Partout, les chantiers sont des fiascos industriels et financiers : surcoûts abyssaux, retards accumulés, travail au noir, manquements aux normes de sécurité, graves malfaçons…

Le coût du chantier de Flamanville dépassera finalement les 10 milliards d’euros, bien loin des 3,3 milliards du devis initial

Dès 2006, une étude 2 avait démontré que si cette somme initiale avait été consacrée aux économies d’énergie, à l’efficacité énergétique et aux énergies renouvelables, il aurait été possible de répondre deux fois mieux aux besoins en énergie, de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de créer plus de 10 000 emplois pérennes.

Le kilowattheure sortirait de l’EPR de Flamanville à un prix 2 fois plus élevé que celui produit par le solaire : 120 euros pour le nucléaire contre 62 euros pour le photovoltaïque

Quant au “nouveau nucléaire” vanté par la filière, il n’est que chimère. Mini-réacteurs, ITER à Cadarache, (qui prétend expérimenter la fusion nucléaire) et réacteurs dits de 4ème génération comme ASTRID (reprise du modèle de Superphénix, dont les risques sont pourtant largement avérés et dont le démantèlement est un casse-tête) : autant de projets irréalistes coûteux et dangereux.

D’abord estimé à 5 milliards, le coût d’ITER se chiffre désormais à 18,6 milliards d’euros

L’occasion est historique ! Poursuivre le financement de ces projets à très long terme, inefficaces contre le réchauffement climatique, c’est encore gaspiller en vain des dizaines de milliards d’euros. Il faut abandonner les chantiers d’EPR actuellement en construction dans la Manche et en Finlande et renoncer au projet d’EPR d’Hinkley Point, qui serait très couteux pour les contribuables britanniques et français. Il faut renoncer aux projets dits de “nouveau nucléaire “.

ARRÊTER LES CENTRALES EN FIN DE VIE

Le “Grand Carénage”, c’est le chantier démesuré lancé par EDF pour prolonger la durée de fonctionnement de ses centrales jusqu’à 50 voire 60 ans, bien au-delà des 30 ans initialement prévus.

En plus de faire peser des risques supplémentaires sur la sûreté des installations, ce rafistolage est un gouffre financier.

Avec un coût estimé entre 100 et 250 milliards d’euros, ces grands travaux conduiront EDF à la faillite [2]

À cela s’ajoute une crise grave du système de contrôle de la sûreté : le scandale à l’usine Creusot Forge d’Areva a mis en lumière non seulement l’existence de malfaçons sur des pièces majeures qui en affaiblissent la résistance,mais aussi la dissimulation de ces irrégularités aux autorités de contrôle. Ces graves manquements et cette dissimulation volontaire d’informations jettent le doute sur la capacité de la filière à assumer l’ampleur de ces remises à niveau, relevées encore par les normes post-Fukushima.

Un accident nucléaire majeur aura lieu en Europe” - P.F. Chevet, président de l’ASN – mars 2016

De plus, ces opérations de maintenance ne permettront d’améliorations qu’à la marge, dans la mesure où certains des équipements cruciaux comme les enceintes en béton ou les cuves ne sont ni remplaçables, ni réparables.

Enfin, ces travaux lourds et inédits s’avèrent d’autant plus risqués dans un contexte de recours généralisé à la sous-traitance et d’une perte de compétence chez EDF, due à la pyramide des âges et aux nombreux départs à la retraite.

Sur le réacteur de Paluel 2 (Normandie), qui a inauguré le programme du Grand Carénage, l’opération de maintenance s’est soldée par la chute d’un générateur de vapeur de 460 tonnes, qui a sérieusement endommagé le bâtiment réacteur.

En 2015, le parc des réacteurs a connu 38 arrêts d’urgence et 18 départs d’incendie

L’occasion est historique ! Il n’y a plus de statu quo possible : soit la France s’engage dans ces travaux qui constituent un puits sans fond, soit elle change de cap et investit ces sommes dans une véritable transition énergétique. Infaisable et non rentable, le Grand Carénage doit être arrêté. Parallèlement à la mise à l’arrêt des réacteurs, il faut développer industriellement les nombreuses technologies déjà existantes, mais aussi investir dans la recherche fondamentale tournée vers les énergies renouvelables.

UNE CONJONCTURE LOGIQUEMENT FAVORABLE À L’ARRÊT DU NUCLÉAIRE

Plus que jamais, la conjoncture fait de la sortie du nucléaire – tant civil que militaire - une chance pour l’économie, l’environnement et la paix entre les nations. Lemarché des énergies renouvelables, de la rénovation thermique et celui de l’efficacité énergétique représentent de formidables gisements de compétitivité et d’emplois non délocalisables.

En 10 ans, l’Uruguay a réduit son empreinte carbone de 88% en passant à 95% de renouvelables, le tout sans aucune subvention et avec comme résultat un marché en plein boom, créateur d’emplois et de valeur

La part de l’électricité d’origine nucléaire ne représente guère que 2% de l’énergie finale consommée dans le monde. En 2015, les sommes consacrées aux énergies renouvelables ont été multipliées par cinq. La France fait figure d’exception et prend du retard : fragilisée par le lobby de l’atome, sa stratégie du tout-nucléaire et ses investissements ruineux, le secteur des renouvelables peine à émerger. En comparaison, les Allemands ont réussi à couvrir plus d’un tiers de leurs dépenses énergétiques avec les énergies vertes, et sans augmentation significative de l’usage du charbon, contrairement aux idées reçues.

Afin de remplir les engagements pris lors de l’Accord de Paris sur le climat en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre tout en sortant du nucléaire, il faut non seulement respecter les objectifs fixés par la Loi de transition énergétique mais aussi les dépasser.

Les sommes consacrées à Euratom devraient être libérées pour développer les énergies renouvelables

Pour la Commission Développement Durable du Parlement, la loi de transition énergétique est marquée par “l’absence totale de trajectoire claire pour le nucléaire” et par une “incapacité à enclencher une véritable transition énergétique”.

En combinant des politiques publiques de lutte contre les comportements énergivores des particuliers et des entreprises, avec une politique énergétique qui favorise le développement des énergies renouvelables, la décentralisation de la production et l’efficacité énergétique, on peut baisser nos émissions de CO2 tout en se passant du nucléaire.

Les multiples scénarios envisagés par des groupes d’experts indépendants comme négaWatt ou Global Chance convergent dans le sens d’une faisabilité technique. Dans leur diversité, ils montrent que la sortie du nucléaire est une affaire de choix politique

Les choix politiques, tant en matière d’énergie que de défense, doivent être guidés par la responsabilité. Il est urgent de sortir de l’impasse nucléaire. 

L’occasion est historique : la France doit la saisir ! Arrêtons les frais !


Notes


 

[2] 100 milliards d’euros : estimation de la Cour des comptes tirée du Rapport public annuel 2016 : La maintenance des centrales nucléaires : une politique remise à niveau, des incertitudes à lever ; 250 milliards d’euros : estimation médiane d’une étude réalisée par le cabinet d’expertise nucléaire WISE, février 2014.

 

 
Les revendications du Réseau « Sortir du Nucléaire »  aux candidatEs
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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 09:30
« Fessenheim, ultime renoncement d'un quinquennat raté »

Une fois n'est plus coutume, (depuis que nous ne sommes plus encartéEs) nous reproduisons ci-dessous la verte réaction des porte-paroles d'eelv devant la décision d'EDF de retarder une fois de plus la fermeture de la centrale de Fessenheim :

« Fessenheim : ultime renoncement d'un quinquennat raté

Promesse de campagne de François Hollande,  la fermeture de la vieille et dangereuse centrale de Fessenheim est encore une fois repoussée. Les écologistes s’insurgent contre cette décision.

La transition écologique, par le développement des énergies renouvelables entre autres, créerait un million d’emplois. Au lieu de miser sur le développement de nouvelles énergies qui donneraient à la France son indépendance énergétique et sur le démantèlement, qui lui permettrait de développer une filière d’excellence, le Conseil d’administration d’EDF fait le choix du passé et de l’immobiliisme en décidant, encore une fois, de repousser la fermeture de la centrale-passoire de Fessenheim.

Les écologistes dénoncent une passivité inacceptable des représentants de l’état dans une entreprise à 85% publique. S’entêter à tout miser sur le nucléaire constitue une menace pour la population Française et celle des pays voisins mais fait également courir des risques financiers toujours plus grands à EDF.

Remettre à demain ce qui, pour sauver des vies et les terres, devrait être fait depuis hier devient chaque jour, et au fur et à mesure des incidents techniques, de plus en plus irresponsable. François Hollande s’était engagé sens entrain ni conviction à fermer cette centrale. Il doit aujourd’hui, au terme d’un quinquennat en berne et décrié par une majorité de la population pour le nombre de promesses non tenues, avoir un minimum de courage politique et aller au bout de ce qui a été promis.

Julien Bayou et Sandra Regol, porte-parole nationaux »

 

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 19:44
Nucléaire, la cuve de l'EPR de Flamanville : les nucléocrates savaient

Décidément les nucléocrates sont des gens dangereux, des apprentis sorciers qui jouent avec notre argent et nos vies !

Non seulement la cuve de l'EPR de Flamanville (dans la Manche) est défectueuse en terme de sécurité, mais EDF et AREVA savaient. C'est ce que révèlent des informations de France Info ce vendredi 21 mars. Depuis 2005 l'Autorité de Sûreté Nucléaire les avaient mis en garde sur des problèmes de qualité de l'usine du Creusot qui a fabriqué la cuve.

Au mépris de ces informations EDF et AREVA non seulement ont récupéré une cuve fragilisée par une concentration de carbone trop forte en son fond et son couvercle, mais ils ont même installé la cuve dans le bâtiment du réacteur de l'EPR en 2014.

Sur le plan financier, la nécessité de désinstaller la cuve rendra les coûts de réalisation de l'EPR encore plus grands.

Au fou !

Pierre Mathon

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 15:37
Enfouissement des déchets nucléaires à Bure : la justice ménage l'Andra

Communiqué du 23 mars 2017 de France Nature Environnement :


« CIGEO : La justice refuse de sanctionner les dissimulations de l’ANDRA


Ce jeudi 23 mars, la cour d’appel de Versailles a rendu son verdict dans le recours opposant les associations Réseau “Sortir du nucléaire“, ASODEDRA, Bure Stop 55, CEDRA 52, Les Habitants Vigilants de Gondrecourt et MIRABEL-Lorraine Nature Environnement à la société ANDRA concernant les dissimulations du potentiel géothermique de la zone de Bure (55).

Les juges de la cour d’appel de Versailles ont refusé de prendre acte de la faute commise par l’ANDRA quant à la dissimulation du potentiel géothermique de la zone pour la construction du centre d’enfouissement de déchets radioactifs appelé CIGEO. Pour FNE, ce refus est plus que décevant, mais l’existence du potentiel géothermique de la zone prévue pour CIGEO demeure et doit être pris en compte. Les associations requérantes envisagent de saisir la cour de cassation.

Le potentiel géothermique, une raison majeure pour enterrer le projet

Le guide de l'autorité de sûreté nucléaire (ASN) concernant le stockage définitif des déchets radioactifs en formation géologique profonde est clair : « les sites retenus ne devront pas présenter d'intérêt particulier » du point de vue de la « géothermie et stockage de chaleur » (page 31).Or la société GEOWATT AG, spécialisée en géothermie a été mandatée pour évaluer le potentiel géothermique de la région de Bure. Dans son rapport de 2013, elle conclue notamment que « les ressources géothermiques au Trias dans la région de Bure peuvent aujourd’hui être exploitées de manière économique avec l’emploi de techniques et de matériel appropriés ». Ainsi, il existe bien un potentiel géothermique exploitable dans la zone envisagée pour construire CIGEO. Dès lors, il est impossible de réaliser ce projet selon les règles de l’ASN.

Pour Denez L’HOSTIS, président de FNE : « Si les associations ne peuvent faire condamner les dissimulations de l’ANDRA devant la justice, le potentiel géothermique de la zone doit néanmoins être pris en compte, et le projet CIGEO abandonné, en attendant une réelle réflexion sur la gestion des déchets nucléaires ».

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