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Présentation

  • : Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet
  • : Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
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L'éditorial du blog

planete_bleur_belle_fond_vert.jpg                                                           

Ce blog «Bagnolet en Vert» est le blog d’Hélène Zanier, de Pierre Mathon et de leurs amiEs. Aujourd’hui militantEs associati -fs –ves (à « Bagnolet Ecologie » et Environnement 93, Jardins partagés, « l’Association des Bagnoletais contre la Dette », Romeurope, RESF, Russie-Libertés, Murs-À-Pêches, etc.), après avoir été élus (régionaux, municipaux) et responsables du parti Les Verts, nous entendons contribuer à l’avancée des idées et des projets écologistes.

Penser et agir, globalement et localement, telle est la devise de notre blog écolo,  Vert et ouvert, militant et d’éducation populaire, libre, bagnoletais, intercommunal et planétaire.

Hélène Zanier et Pierre Mathon

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En Vert et avec tous !

Vous pouvez compter sur 

Pierre MATHON
et toute l'équipe de
BAGNOLET EN VERT


* pour l’environnement et le développement durable, 
* pour la démocratie, la citoyenneté et la laïcité,
 
* pour la solidarité et l’égalité des droits, 
* pour l’école, l’éducation et la culture, 
* pour un urbanisme de qualité

 
En Vert et avec tous                                            

AGENDA

BONNE ANNEE 2015 !

 

Mardi 3 février à 20h30 conseil de quartier de la Dhuys à l'école Joliot-Curie

 

Mercredi 4 février à 19h atelier participatif sur la ZAC Benoit Hure : les espaces extérieurs  et l'occupation de la mairie historique

 

Jeudi 5 février 19h30 salle P et M Curie conseil de quartier des Malassis

 

PETITIONS

Réaction aux propos intégristes d'un élu de la majorité municipale de Bagnolet : pour le droit des femmes à disposer de leur corps

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_maire_de_Bagnolet_defense_du_droit_des_femmes_a_disposer_de_leur_corps/?sMpnibb

 

« Monsieur le Maire de Bagnolet: Nous vous appelons à créer une maison de quartier et citoyenne dans le quartier de la Dhuys»

http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Maire_de_Bagnolet_Nous_vous_appelons_a_creer_une_maison_de_quartier_et_citoyenne/?tUmsDgb

 

Pour que cesse l'acharnement juridique contre la confédération paysanne
 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-acharnement-conf-865.html

 



 

 

 

 

 

 

 


 

9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 07:57
Gestion de l'eau en agriculture : les 4 propositions de France Nature Environnement

France Nature Environnement, le 7 août :

«Gestion de l'eau en agriculture : les 4 propositions de France Nature Environnement

Records de chaleur, épisodes de canicule, vagues de sécheresse… alors que les changements climatiques font peser des contraintes fortes sur l’ensemble des usagers de l’eau, cette ressource est surexploitée. Une surconsommation qui met nos milieux naturels en danger : c’est ainsi notre accès à l’eau, qui plus est à une eau de qualité, qui est mis en péril. L’agriculture, qui est le secteur le plus consommateur d’eau, doit donc voir ses modèles évoluer pour s’adapter aux ressources dont les territoires disposent. France Nature Environnement avance quatre propositions pour une gestion quantitative de l’eau en agriculture qui soit juste, adaptée et durable. Ces propositions de bonne gestion auront aussi, si elles sont déployées efficacement, un impact fort sur la qualité des eaux, l’un des grands enjeux de notre époque.

 Afin de faire face au manque d’eau et aux phénomènes de sécheresse de plus en plus fréquents, il est urgent de diminuer la consommation d’eau et d’ajuster les prélèvements en fonction des ressources disponibles. Pour cela, il est nécessaire de déployer une politique d’économie d’eau dans tous les domaines : agricole, mais aussi domestique, industriel et touristique. Pour assurer une alimentation en eau potable indispensable à la consommation humaine, ces activités vont devoir adapter leurs pratiques pour utiliser moins d’eau de manière générale et moins d’eau potable en particulier. France Nature Environnement se mobilise donc une répartition de la ressource en eau qui soit équitable et responsable, dans une logique globale d’économie d’eau.

1. Savoir ce que l'on a, pour savoir ce que l'on peut utiliser

AMELIORONS LA CONNAISSANCE DE L’ETAT DE LA RESSOURCE A L’ECHELLE D’UN BASSIN HYDROGRAPHIQUE

Actuellement, les volumes d’eau prélevée et consommée, notamment à usage agricole sont mal connus, par manque de suivi et d’équipement (compteurs d’eau), ce qui ne permet pas une gestion maitrisée à l’échelle d’un bassin versant. Pour une bonne gestion de l’eau, il est indispensable d’avoir une connaissance fine de l’état des stocks, des usages du territoire et des volumes prélevés sur l’ensemble d’un bassin. Cela permet d’anticiper les moments de disponibilité, de tension et les pénuries pour déployer une gestion adaptée, évitant ainsi au maximum les situations de crise et d’interdiction de prélèvement.

NOS PROPOSITIONS

  • Etablir un état des lieux des équipements existants pour chaque bassin hydrographique : volumes stockés, forages, taux d’utilisation, répartition dans l’espace, etc. ;

  • Dresser le bilan des prélèvements et des consommations agricoles ;

  • Établir le bilan des demandes en prélèvements par bassin hydrographique ;

  • Adapter progressivement les volumes prélevables aux volumes réellement disponibles, pour garantir un bon fonctionnement des milieux.

Nous voulons un diagnostic precis de la situation pour déployer des modes de gestion éclairés.

2. Rendons à la nature ses capacités d’auto-régulation

RESTAURONS LES INFRASTRUCTURES NATURELLES POUR REGULER LES RÉGIMES HYDRIQUES

Les milieux qui stockent naturellement l’eau sont menacés. Il est important de les protéger pour qu’ils puissent retenir l’eau et lui permettre de s’infiltrer dans les nappes souterraines. Les zones humides, par exemple, constituent des éponges naturelles qui stockent l’eau en cas d’inondation et la restituent aux milieux en cas de sécheresse. Les milieux forestiers stockent également l’eau, qui est ensuite soit infiltrée dans le sol, soit relâchée par les arbres. En zone agricole, la même logique doit s’appliquer avec la plantation de haies, le maintien des talus et des fossés qui favorisent l’infiltration de l’eau. L’ensemble de ces infrastructures naturelles sont des outils naturels essentiels qui participent activement à la gestion quantitative des ressources en eau.

NOS PROPOSITIONS

  • Conserver et restaurer les zones humides et les milieux forestiers ;

  • Rétablir la connexion des cours d’eau avec les annexes hydrauliques (zones humides, zones naturelles d’expansion de crues, etc.) ;

  • Rétablir les continuités écologiques pour assurer les écoulements naturels de l’eau et les échanges avec les nappes ;

  • Appliquer effectivement les obligations réglementaires de bandes enherbées et de protection des haies.

Nous voulons un retour au bon fonctionnement et à la résilience des écosystèmes pour garantir le bon déroulement du cycle de l'eau.

3. Passons à l’agroécologie

ASSURONS LA PROMOTION DES SYSTEMES DE PRODUCTION AGROECOLOGIQUES

Les modèles de production doivent évoluer pour s’adapter au contexte de changements climatiques. Il est urgent d’orienter les systèmes de production vers l’agroécologie, qui promeut à la fois des systèmes économes en eau et qui favorisent l’infiltration et la rétention de l’eau dans des sols agricoles vivants. Ces systèmes agroécologiques sont définis par un ensemble de critères :

  • Couverture des sols ;

  • Diversification des productions avec 4 cultures au minimum, dont la principale n’excède pas 50% des surfaces et la minoritaire représente au moins 10% ;

  • Maintien des prairies existantes, temporaires ou permanentes ;

  • Maintien des haies, talus et fossés ;

  • Respect d’un maximum de 10 ha ou de 10% de la SAU irriguée à l’échelle de l’exploitation ;

  • Limitation de l’usage de pesticides : diminution effective de 30% par rapport aux références du territoire et baisse continue vers un objectif de -50%.

NOS PROPOSITIONS

  • Etablir des référentiels techniques et économiques, sur chaque territoire, pour limiter l’aversion au changement en montrant que ces modèles agroécologiques fonctionnement ;

  • Soutenir financièrement ces modèles avec des primes allouées pour les services environnementaux rendus et une aide à l’investissement dans du matériel adapté aux nouvelles pratiques agroécologiques ;

  • Conditionner la création de stockages nouveaux à l’adoption de ces systèmes et donc au respect des critères précédents ;

  • Réserver les financements publics exclusivement aux projets qui respectent les règles de protection des milieux.

Nous voulons une agriculture durable qui produise une alimentation de qualité, qui crée de la valeur dans les territoires et qui préserve les ressources naturelles.

4. Mettons tout le monde autour de la table

AMELIORONS LA GOUVERNANCE DE L’EAU DANS LES TERRITOIRES

La gestion stratégique et opérationnelle de l’eau doit être gérée par bassin hydrographique et en concertation avec l’ensemble des acteurs du territoire. Les associations de protection de la nature et de l’environnement doivent être présentes dans toutes les instances décisionnelles liées à l’eau, à toutes les échelles territoriales. Les décisions doivent être prises de façon transparente et argumentée, surtout celles qui concernent les volumes prélevables.

NOS PROPOSITIONS

  • Rendre publiques l’ensemble des données liées à la gestion opérationnelle de la ressource en eau ;

  • Maintenir des comités de pilotage spécifiques à la gestion opérationnelle de la ressource, représentatifs de l’ensemble des usagers et avec un pouvoir décisionnaire ;

  • Imposer des justifications argumentées des décisions préfectorales liées à l’eau, notamment dans le cas des dérogations aux arrêtés sécheresse.

Nous voulons une gouvernance de l'eau transparente et inclusive, qui prend en compte les enjeux de tous les acteurs sur chaque territoire. »

 

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 20:29
Jour du dépassement : Pour des aides publiques à l’agriculture qui alimentent l’avenir

Un communiqué du 1er août de France Nature Environnement :

« Jour du dépassement : Pour des aides publiques à l’agriculture qui alimentent l’avenir

Demain, mercredi 2 août, nous aurons consommé l’ensemble de ressources que la planète pourra renouveler durant cette année 2017*. Pendant les 5 mois à venir, nous vivrons à crédit. La situation environnementale est grave et l’agriculture doit assumer sa part de responsabilité dans cet échec collectif. Alors que l’intérêt général va dans le sens de la protection des ressources pour une production alimentaire durable, l’argent public, lui, va soutenir, de manière privilégiée, des modèles de production qui dilapident les ressources dont nous aurons besoin dans les décennies à venir. Cette incohérence nous amène dans une impasse… mais pour France Nature Environnement le dépassement n’est pas une fatalité ! Les pouvoirs publics peuvent et doivent changer de cap pour un #MondeVivable.

Modèles agricoles nuisibles : une nécessaire prise de conscience
Perte de fertilité des sols, surconsommations d’eau, pollution des milieux, destruction des pollinisateurs sont autant de symptômes de modèles agricoles et alimentaires qui vont mal. Les ressources s’épuisent et rien ne vient s’opposer à cette marche accélérée vers l’autodestruction. La prise de conscience de cet état d’urgence est ancrée chez de nombreux agriculteurs depuis longtemps et de plus en plus dans l’opinion publique : les consommateurs ne veulent plus d’une alimentation et d’une agriculture qui hypothèquent leur santé et celle de leurs enfants.

Pour des aides financières qui accompagnent des solutions d’avenir

Passant outre ce constat, les pouvoirs publics restent bloqués sur un vieux logiciel. Et les conséquences sont désastreuses : les agriculteurs ne sont pas suffisamment accompagnés pour entamer la nécessaire transition agroécologique. Alors que certains ont misé sur l’avenir, en adoptant des mesures agro-environnementales et climatiques par exemple, les financements sur lesquels ils comptaient seront très insuffisants.

Pour Carmen Etcheverry, chargée de mission agriculture à France Nature Environnement : « Les derniers arbitrages du ministre de l’Agriculture sont extrêmement préoccupants. En refusant d’augmenter l’enveloppe des aides favorables à l’environnement, il compromet la stabilité économique des agriculteurs qui ont entamé leur transition et refuse à ceux qui le souhaitaient les leviers nécessaires pour changer de modèle. Le coup de frein au développement de l’agriculture biologique va à l’encontre du programme « ambition bio » et décrédibilise les engagements de l’Etat. Dans un contexte où l’on prépare les Etat généraux de l’alimentation et la réforme de la Politique Agricole Commune, c’est inquiétant pour l’avenir. ».


Transition vers un monde vivable : tous concernés

Producteurs et consommateurs ne sont pas les seuls à jouer un rôle dans l’évolution des modèles agricoles. L’Etat, les régions, les mairies ont tous une part de responsabilité à assumer. En plus des aides publiques qui doivent être fléchées vers des solutions de production durables, il faut que les pouvoirs publics s’engagent pour promouvoir des modèles vertueux, comme l’alimentation Bio et locale dans la restauration collective et la lutte contre l’artificialisation des sols par le maintien de terres agricoles. Les solutions existent, il est maintenant nécessaire de trouver le courage politique de les porter.

Pour Jean-Claude Bevillard, pilote du réseau agriculture de France Nature Environnement : « Il faut choisir le sursaut plutôt que le sursis, et c’est aujourd’hui qu’il faut choisir. La transition a commencé chez des nombreux agriculteurs ; les pouvoirs publics, Etat et collectivités territoriales, ne peuvent pas être un frein aux changements que la société exige face aux nouveaux enjeux sociaux, environnementaux et alimentaires. Le changement de cap souhaité par les consommateurs est une aubaine pour recréer du lien et redonner du sens à la production et à la consommation. Il faut que la puissance publique se saisisse de cette opportunité. »

__

*Le « Jour de dépassement de la Terre », ou Over shoot Day, calculé par le Global Footprint Network, représente le jour où les consommations globales (poissons, arbres, récoltes, eau, émissions de carbone, etc.) ont dépassé ce que la planète est capable de produire ou de régénérer en un an. »

 

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 12:03
« Etats Généraux de l'Alimentation : Aides à l'agriculture biologique, le gouvernement à l'heure des choix »

Communiqué du 27 juillet de France Nature Environnement :

« Etats Généraux de l'Alimentation : Aides à l'agriculture biologique, le gouvernement à l'heure des choix

 

Le gouvernement a affiché clairement lors du lancement des Etats Généraux de l'Alimentation (EGA) l'ambition d'engager la transition écologique de l’agriculture française. Alors que l’agriculture biologique, qui connaît un développement sans précédent (21 nouvelles fermes bio par mois et 20 % de progression de la consommation de produits bio en 2016), répond aux défis environnementaux, économiques et sociaux soulevés dans le cadre des EGA, les aides à la bio sont menacées. Premier renoncement du gouvernement en matière de transition des modèles agricoles ?

Lors du Conseil Supérieur d'Orientation et de coordination de l'économie agricole et alimentaire (CSO) qui se tiendra jeudi après-midi, le ministre de l'Agriculture et de l’Alimentation va rendre un arbitrage sur le transfert d'une partie du budget du 1er pilier vers le 2nd pilier, à l'occasion de la révision à mi-parcours de la programmation de la Politique Agricole Commune (PAC) 2014-2020. Il pourrait annoncer la fin du co-financement national pour l’aide au maintien en agriculture biologique.

La FNAB, France Nature Environnement et les ONG signataires appellent de leurs vœux un choix stratégique majeur dans l'orientation des aides publiques : elles réclament un transfert maximal* du 1er pilier vers le 2nd pilier de la PAC afin de financer les ICHN (indemnités compensatrices des handicaps naturels), les MAEC (mesures agro-environnementales et climatiques) et les aides conversion et maintien bio. Les enveloppes allouées en début de programmation seront en effet largement insuffisantes pour honorer les engagements pris par 

l’Etat et financer les nouvelles demandes d'aides (conversion et maintien) sur la 2e partie de la programmation (2017 à 2020). Les budgets des régions et des agences de l’eau, déjà exsangues et promis à des coupes supplémentaires, ne doivent pas pallier un éventuel désengagement de l’Etat.

Pour relever le défi de la transition écologique de notre agriculture, il est indispensable de doter le 2ndpilier de la PAC d'un budget ambitieux. Dans le cadre de ce transfert, il faut flécher a minima 3% du budget actuel du 1er pilier vers les aides à la bio.

Il s'agit ainsi de pouvoir accompagner le changement de système de tous les producteur(rice)s qui souhaitent passer à la bio (aides conversion). Il s'agit également de reconnaître et d'instaurer concrètement les paiements pour services environnementaux (aides maintien) défendus par le Président de la République dans son programme. La contribution des fermes bio à la protection des biens publics (eau, air, sol, biodiversité, santé...) dans l'intérêt général de tou(te)s les citoyen(ne)s doit être valorisée. L'agriculture biologique suscite des attentes fortes : de la part des  consommateurs comme de nombreux agriculteurs qui pourront y trouver une solution d'avenir pour leur ferme. Ces attentes ne doivent pas être déçues.

Les actes doivent être à la hauteur des ambitions.

* La réglementation européenne octroie aux Etats membres la possibilité de transférer jusqu’à 15% du budget du 1er pilier vers le 2nd pilier. L’Etat français a fait le choix en début de programmation d’un transfert à hauteur de 3%. Un transfert supplémentaire est donc possible. 

Organisations  signataires : FNAB,  Agir pour l’Environnement, Greenpeace, France Nature Environnement, Fondation pour la Nature et l’Homme, WWF »

 

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 06:58
À nous les belles courgettes !

Notre amie Anne-Lise nous signale que « les valeureux jardiniers de V'île Fertile ont beaucoup de magnifiques courgettes à vendre, (à 3 et 4 euros le kilo selon la taille) ».

Ils nous donnent rendez-vous tous les week-end à partir de 13h00 au Jardin d'Agronomie Tropicale René Dumont, à Paris quasiment à Nogent, avenue de la Belle Gabrielle, RER Nogent. 

 

Pierre Mathon

http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/2015/07/visite-a-v-ile-fertile.html

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 20:11
Le ministre Hulot, les abeilles et l'agriculture productiviste

Il a été question il y a peu du choix à faire entre l'agriculture productiviste et consommatrice de pesticides via l'industrie chimique et les abeilles, pollinisatrices et à ce titre, porteuses de notre survie sur la planète.

Bon, il se trouve et c'est une bonne chose qu'Hulot a remporté cet « arbitrage »
même si nous sommes sans illusions sur la suite et les autres « arbitrages » …


Petit rappel, la loi interdit l’usage des néonicotinoïdes à partir du 1er septembre 2018. Ces substances ont de très importants impacts sur les pollinisateurs et les espèces aquatiques. Ces pesticides sont particulièrement dangereux car ils restent présents dans les sols et se diffusent dans les milieux. Tout l’environnement en est imprégné. Ils se retrouvent dans le nectar et le pollen des plantes, même quand elles ne sont pas ciblées directement par les traitements. Leur usage est très préoccupant, notamment pour les pollinisateurs.

Pierre Mathon

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 16:42
Néonicotinoïdes, lobbies chimiques, abeilles, vie sur terre et agriculture productiviste

Oh un couac dans le gouvernement Macron-Philippe … bien mis en scène.
On aurait voulu nous faire oublier d'autres couleuvres déjà avalées ou à avaler par Hulot qu'on ne s'y serait pas pris autrement.

Ainsi on en aurait presqu'oublié que le ministre de l'environnement venait d'autoriser - sans bruit - l'abattage de deux loups supplémentaires. On en aurait presqu'oublié que la centrale atomique EPR allait pouvoir fonctionner avec une cuve et un couvercle défectueux : tant pis pour la sécurité de la population !

Bon Hulot a « gagné » son arbitrage, mais curieusement il n'y a pas plus de clash que ça, ni de démission de la part du ministre-lobbyiste qui a « perdu » l'arbitrage …

À suivre sachant que l'on a appris de la bouche d'Hulot qu'il n'y aurait pas de recul sur les acquis sanitaires et environnementaux. Il s'est - bizarrement - montré moins loquace sur les avancées indispensables (en fait ces nécessaires avancées ne sont même pas des rattrapages) au vu du désastre produit en la matière depuis des années.

Pierre Mathon

* https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9onicotino%C3%AFde

Néonicotinoïdes, lobbies chimiques, abeilles, vie sur terre et agriculture productiviste
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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 17:00
France Nature Environnement et la politique agricole européenne

Le communiqué du 3 mai de France Nature Environnement :

« 
Politique agricole commune : Changer d’approche pour construire une agriculture durable


Alors que s’achève la consultation lancée par la Commission européenne sur la future politique agricole commune (PAC) pour 2020, FNE salue la très forte mobilisation des acteurs de la société civile sur ce sujet, au niveau national et européen. Afin de porter un message commun, plus de 300 organisations européennes, dont France Nature Environnement, se sont réunies au sein du collectif « Living Land », pour inscrire les défis environnementaux, sociaux et alimentaires au cœur de la PAC.

Les enjeux de la PAC concernent chacun d’entre nous

Pour la première fois, la société civile s’est mobilisée massivement pour faire entendre sa voix et ses préoccupations auprès de la Commission européenne. Bien que nous déplorions un cadre de réflexion trop restreint sinon étriqué, cette consultation a été l’occasion d’alerter l’opinion publique sur les enjeux liés à la PAC. Si les agriculteurs sont les premiers concernés par cette politique, les enjeux alimentaires, environnementaux et sociétaux ne peuvent plus être négligés comme ils l’ont été dans la PAC actuelle.

Changer d’approche pour construire une agriculture durable

Il est crucial que la nouvelle PAC promeuve une agriculture diversifiée, respectueuse de l’environnement et liée au terroir. Son objectif premier doit être une production alimentaire durable, produisant une forte valeur ajoutée équitablement répartie entre les acteurs. Cette PAC doit devenir lisible par les citoyens et les consommateurs en visant des résultats bien identifiables. Elle permettra de valoriser nos richesses patrimoniales : paysages, biodiversité et productions alimentaires de qualité.

Pour Carmen Etcheverry, chargée de mission agriculture de FNE : « La politique agricole a un impact bien plus large que la sphère agricole. Elle influence la qualité de notre eau, de notre air mais aussi la déforestation en Amérique du Sud. Sa réforme, pour une transition vers un modèle agroécologique, aura des conséquences fortes sur la qualité de vie de chacun d’entre nous. Il faut donc que l’ensemble des acteurs, professionnels et associatifs, soit associé aux réflexions qui construiront la PAC de demain. » 

Rémunérer les prestations d’intérêt général de l’agriculture

FNE demande que la PAC s’affranchisse du système existant à deux piliers qui n’est plus efficace. Il paraît essentiel de passer du principe d’aide au revenu des agriculteurs au principe de rémunération de services d’intérêt général à la fois pour ne plus placer les agriculteurs dans une position de dépendance et pour légitimer la PAC.

Pour Jean-Claude Bevillard, pilote du réseau agriculture de France nature environnement : « Nous sommes face à une situation de crises multiples : faillite économique d’une partie de l’agriculture, impacts très négatifs des systèmes agricoles productivistes sur la qualité des sols, de l’air et de la biodiversité. Il faut que nous parvenions à prendre le virage de l’agro-écologie. Pour cela, la PAC est un outil puissant. Nous devons nous mobiliser pour que cette transition devienne une réalité. » »

 

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 10:28
« Frelon asiatique : le piégeage tue trop de pollinisateurs ! »

Communiqué du 28 mars 2017 de France Nature Environnement :

«
Frelon asiatique : le piégeage tue trop de pollinisateurs !

 

L’Office pour les insectes et leur environnement (Opie) et France Nature Environnement (FNE) mettent en garde notamment sur les pratiques de piégeage « précoces » du Frelon asiatique, sans réelle efficacité et néfastes pour d’autres insectes, dont de nombreux pollinisateurs.

Pourquoi certains pratiquent le piégeage précoce ?


Le Frelon asiatique (Vespa velutina), espèce exotiques découverte en France en 2005, est bien implanté et il est désormais admis que son éradication est impossible. Une colonie peut commettre des dégâts sur certains ruchers en chassant les Abeilles domestiques afin de nourrir ses larves. 
Le préjudice peut être important pour les apiculteurs des zones concernées, qui tentent de réagir en proposant un piégeage massif des reines fondatrices dès février à l’aide de dispositifs attractifs parfois « faits maison », constitués de bouteilles-pièges appâtées de mélanges sucrés et alcoolisés. 



 

Pourquoi ce piégeage est néfaste ?


Il a été prouvé dès 2009 par des entomologistes de la Linnéenne de Bordeaux, que ces pièges ne sont pas sélectifs, et des versions plus sélectives sont souvent proposées à la fabrication, sans études sérieuses de leur efficacité : ils capturent et tuent de très nombreux insectes non ciblés.

De plus, d’après une équipe de l’INRA de Bordeaux (2012) et du Muséum national d’Histoire naturelle (2013), ils n’auraient aucun impact réel sur les populations de Frelon asiatique qui restent équivalentes dans les zones piégées par rapport à des zones sans pièges.

L’efficacité du piégeage précoce est encore en phase de testUne étude, se limitant à 3 départements, est en cours avec des contributeurs bénévoles, encadrés par le MNHN et l’ITSAP - Institut de l'abeille, afin d’évaluer l’efficacité réelle du piégeage de printemps contre Vespa velutina, mais en aucun cas il ne s’agit en aucun d’un appel à piégeage généralisé.

L’Opie et FNE appellent donc à un arrêt de ces pratiques de piégeage, inefficaces et très impactantes pour les autres insectes et le fonctionnement des écosystèmes !

L’Opie et FNE conseillent, conformément aux recommandations du Muséum national d’Histoire naturelle et du Ministère de l’Agriculture :

- de s’abstenir de tout piégeage préventif qui massacre un grand nombre d’insectes non cibles sans affecter les populations de Frelon asiatique ;

- de ne pas pratiquer de piégeage printanier (très faible impact sur le nombre de colonies en été) ;

- de piéger, de fin juin à mi-novembre, uniquement à proximité des ruchers attaqués pour faire diminuer la pression de prédation, en utilisant comme appât le jus de cirier (plus « sélectif » que la bière).

- de participer à des campagnes locales organisées de détection des nids.

Pour plus d’informations, consultez le site du MNHN : http://frelonasiatique.mnhn.fr/ et http://frelonasiatique.mnhn.fr/piegeage-de-printemps/

ainsi que les articles parus dans la revue de l’Opie « Insectes » : http://www.insectes.org/le/frelon-asiatique.html »

 

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 15:30
FNE, le ministre  et l’agro-écologie

Un communiqué du 22 mars de France Nature Environnement

« Stéphane Le Foll, les deux pieds dans l’agro-écologie

Aujourd’hui, France Nature Environnement et INTERBEV accompagnent le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, lors de la visite de l’élevage de Bruno Dufayet dans le Cantal. Ce déplacement s’inscrit dans la continuité de trois ans de concertation entre l’Interprofession Bovine (INTERBEV) et 4 ONG environnementales, FNH, GreenCross, WWF et FNE.

Une concertation sans compromission

La présentation en amont du salon de l’agriculture de la publication commune « élevage bovin allaitant [1] français et climat » marque une étape clé de cette concertation multi-acteurs. A l’instar des échanges, le document fait part sans détour des consensus comme des disensus. Ainsi on retrouve des points d’accord sur le maintien des prairies et l’importance de l’herbe et des points de désaccord autour du système d’engraissement des jeunes bovins ou sur la nécessité d’une réduction de la consommation de protéines animales dans nos régimes alimentaires.

Pour Camille Dorioz, chargé de mission Agriculture de France Nature Environnement : « La concertation a été exemplaire, dans un climat d’écoute et de respect mutuel. Elle a permis de mieux appréhender les préoccupations des uns et des autres, afin de construire un état des lieux et une vision du futur de l’élevage bovin allaitant rançais. Elle démontre qu’un dialogue constructif et ambitieux entre acteurs du monde agricole et environnemental est possible »

Vers des élevages autonomes et liés au sol

FNE défend un modèle d’élevage autonome, lié au sol, valorisant l’herbe et respectueux de l’enjeu sociétal majeur qu’est le bien-être animal. Majoritairement, l’élevage bovin allaitant se situe dans cette lignée. Cette visite comme la concertation entre les différents acteurs renforcent notre plaidoyer en faveur d’une généralisation de ce modèle d’élevageet démontrent la pertinence de l’agroécologie. Une agriculture plus autonome, plus résiliente face aux crises, et plus respectueuse de notre environnement, de notre santé.

Pour Jean-Claude Bévillard, responsable des questions agricoles à France Nature Environnement, « L’agroécologie ne s’arrête pas aux choix techniques d’une exploitation agricole. C’est un choix de société que nous devons faire, depuis nos achats alimentaires jusqu’au soutien politique pour le changement des modèles agricoles. La concertationentre acteurs du monde agricole et environnemental sera un des outils essentiels d’une transition agro(écologique réussie dans nos territoires. »

 

 

[1] Elevage de vaches pour la production de viande »

 

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 17:31
« Agriculteur, un métier dangereux pour la santé »h

Le communiqué du 3 mars de France Nature Environnement :

« Agriculteur, un métier dangereux pour la santé

Cette semaine, le Salon International de l’Agriculture est à nouveau à Paris. Outre une rencontre avec Fine (une belle pie noire bretonne, coqueluche du Salon) ou des dégustations de fromages et de vins, vous pouvez rencontrer les agriculteurs. En France ils représentent plusieurs centaines de millier d’hommes et de femmes. Leur métier est compliqué mais aussi dangereux pour leur santé compte tenu notamment des produits qu’ils manipulent et respirent. Point sur les maladies professionnelles agricoles.

Qu’est-ce qu’une maladie professionnelle

Il existe des tableaux qui recensent les maladies professionnelles. Pour que les maladies soient reconnues comme telles, l’intéressé doit prouver son exposition au risque sur son lieu de travail. Chaque tableau indique la description de la maladie, le délai de prise en charge (c'est-à-dire le délai maximal entre la fin de l'exposition au risque et la première constatation médicale de la maladie), les travaux susceptibles de provoquer l'affection en cause et, pour certaines affections, la durée d'exposition au risque.

Plus de soixante maladies professionnelles agricoles reconnues en France

Parmi la liste des maladies professionnelles reconnues, on trouve les Hémopathies malignes et la maladie de Parkinson provoqués par la manipulation de pesticides ou encore les troubles digestifs, respiratoires et vasculaire (Affections provoquées par la manipulation de fongicides et insecticides phosphates, pyrophosphates et autres organo-phosphorés). Les agriculteurs peuvent également être confrontés à des altérations des fonctions cognitives, ralentissement psychomoteur, trouble de la mémoire… Ces affections sont engendrées par la manipulation de produits d’entretiens ou de produits pharmaceutiques.

Denez L’Hostis, président de France Nature Environnement rappelle : « pour protéger la santé des agriculteurs, nous devons faire évoluer nos pratiques vers une agriculture plus saine et respectueuse de l’environnement en traduisant effectivement dans la réalité le plan Ecophyto qui vise une diminution de l’utilisation des produits phytosanitaires ».

Consultez les tableaux ci-dessous

http://www.inrs-mp.fr/mp/cgi-bin/mppage.pl?rgm=3&rgm=2&acc=5&state=1&stack=&hi=&ti=&pn=&ret=&gs=&str=&doc=&hascmt=&action=search

https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006138457&cidTexte=LEGITEXT000006071367&dateTexte=20170101 »

 

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