Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet
  • : Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
  • Contact

L'éditorial du blog

planete_bleur_belle_fond_vert.jpg                                                           

Ce blog «Bagnolet en Vert» est le blog d’Hélène Zanier, de Pierre Mathon et de leurs amiEs. Aujourd’hui militantEs associati -fs –ves (à « Bagnolet Ecologie » et Environnement 93, Jardins partagés, « l’Association des Bagnoletais contre la Dette », Romeurope, RESF, Russie-Libertés, Murs-À-Pêches, etc.), après avoir été élus (régionaux, municipaux) et responsables du parti Les Verts, nous entendons contribuer à l’avancée des idées et des projets écologistes.

Penser et agir, globalement et localement, telle est la devise de notre blog écolo,  Vert et ouvert, militant et d’éducation populaire, libre, bagnoletais, intercommunal et planétaire.

Hélène Zanier et Pierre Mathon

Recherche

En Vert et avec tous !

Vous pouvez compter sur 

Pierre MATHON
et toute l'équipe de
BAGNOLET EN VERT


* pour l’environnement et le développement durable, 
* pour la démocratie, la citoyenneté et la laïcité,
 
* pour la solidarité et l’égalité des droits, 
* pour l’école, l’éducation et la culture, 
* pour un urbanisme de qualité

 
En Vert et avec tous                                            

AGENDA

BONNE ANNEE 2015 !

 

Mardi 3 février à 20h30 conseil de quartier de la Dhuys à l'école Joliot-Curie

 

Mercredi 4 février à 19h atelier participatif sur la ZAC Benoit Hure : les espaces extérieurs  et l'occupation de la mairie historique

 

Jeudi 5 février 19h30 salle P et M Curie conseil de quartier des Malassis

 

PETITIONS

Réaction aux propos intégristes d'un élu de la majorité municipale de Bagnolet : pour le droit des femmes à disposer de leur corps

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_maire_de_Bagnolet_defense_du_droit_des_femmes_a_disposer_de_leur_corps/?sMpnibb

 

« Monsieur le Maire de Bagnolet: Nous vous appelons à créer une maison de quartier et citoyenne dans le quartier de la Dhuys»

http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Maire_de_Bagnolet_Nous_vous_appelons_a_creer_une_maison_de_quartier_et_citoyenne/?tUmsDgb

 

Pour que cesse l'acharnement juridique contre la confédération paysanne
 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-acharnement-conf-865.html

 



 

 

 

 

 

 

 


 

28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 20:08
« Bagnolet : les quinze nouveaux policiers de la Capsulerie sont arrivés » dans Le Parisien

Lu dans leparisien.fr du 27 avril 2017, pour information :

« Bagnolet : les quinze nouveaux policiers de la Capsulerie sont arrivés

Ils sont arrivés en début de semaine. Quinze policiers, rattachés au commissariat des Lilas, sont désormais dédiés aux quartiers des Coutures et Centre-Sud de Bagnolet. Ils devraient particulièrement concentrer leurs efforts sur la Capsulerie, réputée pour abriter un important trafic de drogue. 4,4 kg de cannabis y avaient par exemple été saisis en février dernier. Le maire PS Tony di Martino réclamait de longue date la création de ce groupe spécialisé de terrain (GST). L’arrivée de ces policiers avait été annoncée début janvier. La ville annonce également l’installation prochaine de 34 caméras de vidéosurveillance en différents points de la ville, financées notamment par l’Etat et la région.

 

leparisien.fr »

Repost 0
27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 08:52
Archives Le P. : La police municipale d’Aulnay - ici avec le maire (LR) Bruno Beschizza - a énormément de difficultés pour travailler dans le quartier des 3 000. LP/OLIVIER ARANDEL

Archives Le P. : La police municipale d’Aulnay - ici avec le maire (LR) Bruno Beschizza - a énormément de difficultés pour travailler dans le quartier des 3 000. LP/OLIVIER ARANDEL

L'état de la situation en ce qui concerne les relations avec la police municipale à Aulnay 3000 depuis les contrôles de police et le viol de Théo par un policier.

Pour info, l'article publié ce 24 avril 2017 dans leparisien.fr :

« Aulnay : presque 3 mois après Théo, la police municipale dérange toujours aux 3000


Presque trois mois après le viol présumé de Théo lors d’un contrôle de police nationale, les policiers municipaux subissent un accueil similaire à celui de leurs collègues de la nationale, dont quatre agents ont été pris à partie et blessés samedi soir. 

Finis, les petits surnoms quasi-affectueux, du style « la mumu ». Place aux insultes et aux pavés. Dans le quartier de la Rose-des-Vents, à Aulnay-sous-Bois, la police municipale n’est plus vraiment la bienvenue — presque trois mois après le drame vécu par Théo, victime d’un viol présumé lors d’un contrôle de police nationale.

Ils subissent désormais un accueil similaire à celui de leurs collègues de la nationale — dont quatre agents ont été pris à partie et blessés par une cinquantaine de personnes, samedi soir, aux 3 000, lors d’une interpellation.

« Nos relations avec les jeunes de la cité ont radicalement changé », constate, très amer, Loïc Le Roux, directeur de la police municipale, qui compte 79 agents, soit le plus gros effectif pour une commune d’Ile-de-France.

« Depuis le 2 février (NDLR : la date du viol présumé de Théo), nous sommes régulièrement caillassés dans le quartier, notamment au croisement des rues Edgar-Degas et Auguste-Renoir, là où a eu lieu l’interpellation de Théo », poursuit-il.

En deux mois et demi, ses véhicules ont fait l’objet de 27 caillassages, alors que depuis 2014, on en dénombrait « trois ou quatre, au plus ». Ainsi, difficile de patrouiller aux 3 000 : « Avant, on intervenait à trois dans n’importe quelle cage d’escalier. Aujourd’hui, ce n’est plus possible. Récemment, il a fallu huit agents pour une intervention… » Les attitudes ont changé, aussi. « Ceux qui nous caillassent ne s’enfuient même plus, c’est devenu banal. »

Alors, Loïc Le Roux tente de trouver des solutions. « Le mot d’ordre, c’est d’être exemplaire aux niveaux verbal et comportemental », assure l’officier de police. La mairie vient également d’acheter 25 caméras-piéton pour équiper ses patrouilles.

« Il a été démontré que cela apaise les relations entre le policier et la personne à qui il a affaire, sans compter que cela oblige les agents à être exemplaire à tout moment », assure Loïc le Roux. Reste que c’est l’agent qui déclenche la caméra… quand il le souhaite — son fonctionnement n’étant pas automatique. Des formations hebdomadaires pour les agents ont aussi été « renforcées ».

Enfin, une grande journée sur les relations police-population sera organisée le 24 mai à Aulnay, en partenariat avec l’association Prox’Aventure — des policiers de terrain bénévoles qui animent des ateliers sur leur métier.

« On espère 2 000 jeunes de la ville, pour une dizaine d’animations : comprendre la légitime défense, un parcours pour aller chercher une victime, du self-défense… », énumère Loïc le Roux, qui compte bien déployer un maximum de policiers d’Aulnay sur l’opération. « L’idée, c’est que nous apprenions à nous connaître », estime-t-il, pointant le fait que ses hommes comptent « 45 nouveaux, qui ne connaissent pas les jeunes du coin ».

« Aujourd’hui, une patrouille de police, municipale ou pas, est perçue comme pouvant faire du mal. » Amer constat dressé par Wissam, un père de famille de 35 ans, qui avait contribué à calmer les esprits, à la Rose-des-Vents, durant les échauffourées, juste après le drame vécu par Théo.

« Un amalgame est fait par certains habitants entre les polices nationale et municipale, poursuit-il. D’autant que, depuis quelques années, la police municipale est une police de terrain, zélée et présente, et qui est à mon sens, dans son bon droit… Mais ce n’est pas l’avis de tous. La défiance vis-à-vis d’eux a toujours couvé, mais avec Théo, elle a explosé. »

Alors, depuis le 2 février, la moindre intervention entraîne une « crispation » des habitants. « Tout est décuplé, explique Wissam. Potentiellement, les jeunes se disent que tous les agents peuvent faire du mal… »

Ainsi, certains assument avoir une dent contre « l’uniforme ». Kévin*, croisé aux abords du Galion, bâtiment emblématique du quartier, lance : « Hier, c’est la nationale qui violait Théo. La municipale, ils ont aussi des matraques. Qui nous dit qu’un jour, ils vont pas passer à l’acte ? »

Un soupçon — volontairement provocateur — qui confirme les prémonitions d’un policier du 93 que nous avions rencontré après l’affaire : « Il n’y en avait qu’un avec une matraque... et c’est toute la corporation qui va manger. »

Les policiers davantage pris à partie ?

Quatre policiers encerclés lors d’une arrestation dans le quartier des 3 000 à Aulnay, samedi soir, une policière frappée à Clichy-sous-Bois la veille, une vingtaine d’autres pris à partie lors d’un contrôle de hall d’immeuble aux Beaudottes, à Sevran, dimanche…

Les violences envers les policiers se succèdent depuis plusieurs jours. Simple coïncidence ou volonté claire d’en découdre avec l’uniforme, ces tensions suscitent l’inquiétude et sont prises très au sérieux par les autorités.

« L’état d’urgence, les attentats et les élections font que les agents sont encore plus présents et plus visibles sur le terrain », note une avocate qui défend principalement des policiers et qui constate une nette augmentation de dossiers où ils sont plaignants, blessures à la clé. Des faits qui, selon l’avocate, « touchent également les fonctionnaires de Police Secours qui interviennent sur les appels 17 ».

« On fait la différence entre les prises à partie de policiers sur des interventions qui dérangent le trafic de drogue et le reste », précise une source départementale, soulignant que l’affaire Théo, à Aulnay-sous-Bois, est encore très prégnante et que « la volonté de se faire du flic » est plus forte ici qu’ailleurs.

Dimanche soir à Sevran, les policiers ont essuyé des jets de projectiles alors qu’ils intervenaient à une adresse connue aussi pour du trafic de drogue. Selon les estimations de la police, ils auraient été rejoints rapidement par une vingtaine d’assaillants, qui leur ont jeté des pierres. Les fonctionnaires ont utilisé une grenade de désencerclement pour les faire fuir.

A Clichy-sous-Bois, en revanche, la policière qui a été frappée et mise au sol se trouvait à côté de la voiture de service. La patrouille intervenait après un vol avec violence, où deux victimes s’étaient fait délester de leurs effets personnels et d’une moto-cross.

La policière s’est vue prescrire cinq jours d’incapacité totale de travail. Trois mineurs ont été placés en garde à vue pour les vols, un majeur pour les violences.

« Tous les prétextes sont bons pour s’en prendre aux policiers », déplore le syndicat Alliance, qui réclame « plus que jamais de la sévérité dans les sanctions judiciaires ».

Ce lundi, neuf mois de prison ont été prononcés contre un homme de 27 ans, qui a foncé sur une voiture de police à Aubervilliers le 20 avril, après une folle échappée.

C’était le soir de l’assassinat d’un policier sur les Champs-Elysées, alors même que persistait le doute sur la fuite d’un complice du terroriste. Le chauffard d’Aubervilliers n’avait rien à voir avec l’attentat et voulait échapper au contrôle de police.

Seize fois condamné, il n’avait pas de permis de conduire et transportait 70 g de cannabis. Il avait roulé comme un bolide pendant quinze minutes.

leparisien.fr - Thomas Poupeau»

Repost 0
14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 08:07
Bagnolet : l’ado qui se disait victime d’agression sexuelle a menti



Nous nous étions fait l'écho – suite au parisien - de cette agression qui s'est révélée fausse. Nous publions donc l'info suivante, parue dans leparisien.fr d'hier soir :

« Bagnolet : l’ado qui se disait victime d’agression sexuelle a menti

Elle a menti pour expliquer son retard, a-t-elle avoué ce jeudi. Une adolescente de 15 ans avait prétendu avoir été victime de vol et d’agression sexuelle dans la rue Sadi-Carnot à Bagnolet samedi soir. D’après ses propos, trois hommes l’avaient également violenté. Sauf que la jeune fille a reconnu qu’elle s’était fait elle-même les entailles qu’elle portait au visage. Elle a été présentée au parquet pour un rappel à la loi. Comme c’est le cas dans ces affaires, la famille devrait faire l’objet d’une enquête d’assistance éducative. »

Repost 0
4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 10:56
Des policiers et des quartiers : Aulnay, Bagnolet, Sevran …

Au moment où, pour combattre les dealers qui font régner leur « ordre » à la Capsulerie-Bagnolet, le maire actuel a obtenu de disposer d’une BST (Brigade spéciale de terrain – quelques policiers supplémentaires quoi …), il n’est pas inintéressant de savoir ce qui se passe du côté des 3000 à Aulnay-sous-Bois avec la BST.

Lu dans leparisien.fr du 2 mars 2017.

Un autre article du parisien.fr nous apprend que Sevran, qui vient de recevoir la BST d’Aulnay, demande plus d’effectifs policiers*.

Pour information :


« Aulnay : aux 3000, le poste de police ferme définitivement

Le poste de police du Galion, à Aulnay-sous-Bois, ne rouvrira pas. Plantée au cœur de la cité de la Rose-des-vents (ex-3000), l’antenne avait fermée début février, alors que l’affaire Théo venait d’éclater. Au lendemain du 2 février, date du viol présumé de cet Aulnaysien de 21 ans par quatre policiers de la brigade spécialisée de terrain (BST), le Galion avait été la cible privilégiée d’actes de vandalisme. Le rideau de fer avait été tordu et les vitres caillassées. Sur le mur d’en face, on avait tagué, en lettres majuscules: « N**** la police ».

La vie du poste du Galion n’a jamais été de tout repos. Lors des émeutes de 2005, en novembre, il avait été incendié et n’avait rouvert que deux ans après, en avril 2007, à la veille de l’élection présidentielle. Les autorités avaient alors opté pour un local anonymisé : aucun panneau n’indiquait qu’il s’agissait d’un site de la police nationale. Situé en haut d’une volée de marches, il était sécurisé par un rideau de fer.

Dans ce poste de police de proximité, où gardiens de la paix et fonctionnaires de la brigade spécialisée de terrain (BST) se partageaient les bureaux, le rideau cette fois a été définitivement baissé. La décision vient d’être actée par la direction territoriale de la sécurité de proximité (DTSP), l’état-major de la police de Seine-Saint-Denis, en accord avec le commissaire Vincent Lafon, patron du commissariat d’Aulnay. « Ce poste n’avait plus d’utilité démontrée. De plus, il était fermé la nuit, donc ses locaux étaient très vulnérables », indique une source policière qui ajoute : « La fermeture de ce poste devait se faire, en dehors de l’affaire Théo ».

 

 

 

Pourtant c’est bien cet événement dramatique qui sonne le glas du Galion et de ce service public. « Il n’y aura plus de présence policière fixe aux 3 000 », regrette un policier. La BST, tant décriée, ne disparaît pas pour autant. Les dix-huit policiers qui la composent vont être rattachés... au commissariat de Sevran — ouvert fin 2015. Les équipages effectueront toujours des patrouilles dans la cité de la Rose-des-Vents, mais leurs missions se feront au départ de ce commissariat, situé à un quart d’heure d’Aulnay.

De son côté, Bruno Beschizza, le maire (LR) d’Aulnay assure qu’il n’était pas au courant de cette fermeture — même si la rumeur « circulait » au sein de sa police municipale. « Quelle ironie : le dernier poste de police de proximité d’Aulnay est fermé par un gouvernement de gauche, lequel... a toujours regretté que la droite supprime la police de proximité », analyse l’édile. Qui n’est pas « choqué » sur le fond, se disant historiquement opposé à la « décentralisation des services de police ». De la même manière, Bruno Beschizza n’était pas au courant du transfert de la BST à Sevran : « Comme depuis le début de l’affaire Théo et des troubles qui ont suivi, je n’ai pas eu un coup de fil du ministre de l’Intérieur... Rien ! »


« C’est une mauvaise nouvelle ! » (Ndlr : il est situé à 4 km des 3000)

Même son de cloche chez Samira, une « maman » du quartier, tête de gondole de la marche des mères contre les violences policières, organisée quelques jours après la blessure de Théo : « Ils ne faisaient pas grand-chose, mais au moins, cela avait un côté rassurant pour les habitants... »

Certains, en revanche, voient là une bonne nouvelle. « Tous les policiers ne sont pas comme ceux qui ont agressé Théo, mais tout de même, leur présence même dans le quartier est vue comme une provocation. Ici, l’uniforme n’apaise pas les esprits. »

T.P.

leparisien.fr »


Pierre Mathon


* « Stéphane Gatignon, maire UDE de Sevran, remet le couvert. Dans une lettre adressée au ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, il réclame plus d’effectifs policiers. « Depuis des années, le 3ème district, (Aulnay-sous-Bois, Sevran, Le Raincy, Villemomble, le Blanc-Mesnil, Livry-Gargan, Vaujours, Coubron, Villepinte, Tremblay-en-France) connaît le nombre d’affectation le plus faible. Pour l’ensemble de ces communes, c’est de l’ordre de 30 à 40 policiers qu’il manque dans chaque commissariat » écrit-il. Prenant le cas d’Aulnay et de Sevran, il estime le déficit à 80 policiers. « Dans ses conditions, comment le rapport police-population peut-il se faire normalement ? Trop peu de policiers, c’est trop de pression sur ces policiers ». Quelques semaines plutôt, il s’était joint à François Asensi, député-maire du Tremblay pour dénoncer cette situation. Sans effet visiblement.

leparisien.fr »

 

Repost 0
10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 10:23
Théo

Théo

Et si , quelques jours ayant passé, il était temps de commenter le viol du jeune Théo à Aulnay ?

Et d'abord, que le viol soit considéré comme intentionnel ou pas par l'Inspection Générale de la Police Nationale, il n'en est pas moins volontaire et doit être l'objet d'une sanction exemplaire à l'encontre des policiers qui s'en sont rendus coupables. De même les violences !

 

Notons que si de nombreux appels au calme sont lancés contre les émeutes et les destructions – à juste titre - on n'entend pas beaucoup – à droite comme à gauche - déplorer que des morceaux entiers de nos villes soient des zones de non-droit. Comme si l'émotion tuait l'analyse ? Comme s'il était licite pour un citoyen de refuser un contrôle de police ? Autre chose bien entendu est de savoir si tous ces contrôles sont convenables et s'ils doivent être contestés. Là, il s'agit de l'action citoyenne et il y a du boulot.

Quand l'IGPN parle de réponses disproportionnées, doit-on comprendre qu'il y a eu violences de la part de non-policiers contre la police?

J'ai entendu le maire d'Aulnay – PR - dire que le jeune Théo était un jeune « bien » sportif et tout et tout. Bon et s'il avait été loubard, ça changeait quoi ? Seuls doivent compter les faits.

J'ai conscience que mon
propos est dérangeant pour ceux qui ne voient les policiers que comme des salopards ou des héros.

Mais j'assume.

 

Après, l'affaire est entre les mains de la justice. À suivre.

Pierre Mathon

Repost 0
23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 19:33
Drogue, dépénalisation : quand B. Leroux n'était pas ministre de l'intérieur

On se souvient – peut-être – que D. Vaillant, ancien ministre de l'intérieur de L. Jospin (de 1997 à 2002) avait révélé qu'il était pour la dépénalisation de la drogue lorsqu'il a cessé d'être ministre.

Dans le cas de B. Leroux, c'est différent : député de Saint-Ouen et concerné par la question*, il avait souhaité qu'un débat soit lancé. Aujourd'hui, devenu ministre, il semble converti aux coups de menton chevènementistes ou vallssistes : il a oublié ses déclarations précédentes …

À suivre.

Pierre Mathon

* Notons que le maire (de droite) de Saint-Ouen s'est prononcé lui aussi pour l'ouverture du débat.

Repost 0
18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 12:48
Trafic de drogue : une brigade spécialisée bientôt à la Capsulerie-Bagnolet



C'est officiel, une brigade de police spécialisée de 12 personnes va travailler au problème de trafic de stupéfiants qui empoisonne la vie des habitants de la Capsulerie.

Bon, le communiqué de la mairie ne précise pas le calendrier  (ça commence quand et ça dure jusqu'à quand), mais c'est la preuve que la mobilisation citoyenne paye. On pourra aussi, le moment venu discuter aussi du contenu et de l'efficacité de leur mission.

Le communiqué de la mairie :

« Communiqué

Bagnolet obtient des forces de police dédiées à la Capsulerie

Enfin, Bagnolet obtient les forces de police supplémentaires attendues à la Capsulerie !

Tony Di Martino a été reçu, ce matin, par Monsieur Bruno Leroux, Ministre de l’Intérieur, qui lui a annoncé la création d’un Groupe Spécialisé de Terrain dédié au quartier de la Capsulerie.

Fort de 12 policiers, ce groupe permettra de lutter contre le trafic de stupéfiants qui s’est installé depuis trop longtemps. Par une action concrète, de proximité, il s’agit de stopper le trafic, de permettre aux plus jeunes de construire un autre avenir que celui de dealer et plus encore de rendre le quartier à ses habitants.

La commune avait déjà pris ses responsabilités en démolissant des espaces utilisés par les trafiquants et en renouvelant intégralement l’éclairage public. Après deux ans de travail avec le Ministère de l’Intérieur et le Commissariat, c’est un nouvel engagement qui est tenu et nous resteront vigilants pour que sa mise en place soit effective dès la fin du premier trimestre de cette année.

Le Maire et la Municipalité se félicitent de cette annonce pour les habitants, le quartier et toute la ville de cette mobilisation.

Notre détermination porte ses fruits. Tony Di Martino remercie Monsieur le Ministre de l’Intérieur pour son engagement personnel dans ce dossier. »



À suivre.

Pierre Mathon

Repost 0
10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 10:25
Débat sur la "légalisation contrôlée du cannabis" : avec les Marseillais, les Séquano-dyonisiens ?

Nous publions ci-dessous un appel signé par 150 personnalités marseillaises à l'initiative de P. Menucchi, député ps pour ouvrir le débat sur la légalisation du cannabis
Et si en parallèle un appel semblable était lancé en Seine-Saint-Denis ?

L'appel des Marseillais :

« Cannabis : 150 personnalités marseillaises demandent la "légalisation contrôlée"

EXCLUSIF - Dans le JDD, 150 personnalités marseillaises, dont Patrick Mennucci, député socialiste, demandent la fin de "la prohibition du cannabis", qui est, selon eux, un "échec", et plaident pour l'instauration d'une "légalisation contrôlée". 

Depuis près d'un demi-siècle, la loi qui s'applique à la consommation du cannabis est prohibitionniste, répressive et punitive. Pourtant la dangerosité du cannabis est sans commune mesure avec celle du tabac (60.000 morts par an) et de l'alcool (40.000 morts par an), qui sont des drogues licites.

La prohibition du cannabis est un échec :

Elle est directement responsable, chez nous, de réseaux, de trafics très organisés, qui brassent des sommes considérables et gangrènent de nombreux quartiers. Les règlements de comptes (2014 : 15 faits, 10 décès, 2015 : 13 faits, 14 décès, 2016 : 34 décès) sont très majoritairement liés au trafic de cannabis. 20% de l'activité policière concerne le trafic de cannabis (9.095 procédures pour infraction à la législation sur les stupéfiants en 2015, à 90% pour le cannabis, contre 6.808 en 2012, soit une augmentation de 25%).

La répression a un coût important (santé, police, justice, prison) qui ne va pas aux investissements nécessaires et productifs (santé, logement, école, travaux publics, sécurité).

Elle est dommageable pour la santé, car la clandestinité des pratiques éloigne les consommateurs de la prévention, de la réduction des risques et des soins. Le rajeunissement constaté des premières consommations impose des mesures innovantes auprès des jeunes ; mais aucun dispositif spécifique opérant n'existe dans les établissements scolaires, des points accueil écoute jeunes ferment, et les consultations jeunes consommateurs peinent, du fait de la prohibition, à attirer de jeunes usagers inquiets d'exposer leurs questionnements.

La prohibition génère de l'exclusion puisque des personnes présentant un mode de vie particulier ou une pathologie addictive sont stigmatisées, rejetées, punies, rendues responsables de méfaits dont elles sont souvent les victimes. Et ce, au nom d'un ordre moral qui ne repose sur aucun élément prouvé par la science. 

Nous, Marseillais, conscients du désastre que cause le trafic dans notre ville, appelons aujourd'hui à une légalisation contrôlée de la production, de la vente et de la consommation, telle qu'elle existe déjà dans plusieurs pays, comme la solution raisonnée que nous devons choisir. La fin de la prohibition aurait de nombreux effets positifs : la fin des réseaux mafieux qui prospèrent sur l'interdit, et qui tuent ; les économies substantielles qui bénéficieront à notre économie ; une taxation légitime sur la vente qui ferait rentrer de l'argent dans les caisses de l'État ; la réorientation de l'activité de la police et de la justice vers d'autres actions de sécurité ; l'amélioration de la santé des jeunes consommateurs parfois piégés dans  Nous, Marseillais, conscients du désastre que cause le trafic dans notre ville, appelons aujourd'hui à une légalisation contrôlée de la production, de la vente et de la consommation, telle qu'elle existe déjà dans plusieurs pays, comme la solution raisonnée que nous devons choisir. La fin de la prohibition aurait de nombreux effets positifs : la fin des réseaux mafieux qui prospèrent sur l'interdit, et qui tuent ; les économies substantielles qui bénéficieront à notre économie ; une taxation légitime sur la vente qui ferait rentrer de l'argent dans les caisses de l'État ; la réorientation de l'activité de la police et de la justice vers d'autres actions de sécurité ; l'amélioration de la santé des jeunes consommateurs parfois piégés dans  Nous, Marseillais, conscients du désastre que cause le trafic dans notre ville, appelons aujourd'hui à une légalisation contrôlée de la production, de la vente et de la consommation, telle qu'elle existe déjà dans plusieurs pays, comme la solution raisonnée que nous devons choisir. La fin de la prohibition aurait de nombreux effets positifs : la fin des réseaux mafieux qui prospèrent sur l'interdit, et qui tuent ; les économies substantielles qui bénéficieront à notre économie ; une taxation légitime sur la vente qui ferait rentrer de l'argent dans les caisses de l'État ; la réorientation de l'activité de la police et de la justice vers d'autres actions de sécurité ; l'amélioration de la santé des jeunes consommateurs parfois piégés dans  un usage nocif ou une dépendance, et une vraie politique de prévention qui serait connexe à la légalisation ; la sortie de l'exclusion et une amélioration de la citoyenneté des personnes qui consomment et que la criminalisation de leur comportement rejette dans l'illégalité ; une organisation nouvelle de la production qui créera des emplois dans l'agriculture.

Il est temps d'agir. Marseille souffre des dommages causés par la prohibition du cannabis. Nous voulons porter le changement et appeler à une politique plus efficace et plus humaine. C'est pourquoi nous lançons de Marseille cet appel à la France, pour que, dans la période électorale qui arrive, le débat sur la légalisation du cannabis soit ouvert. » 

Pierre Mathon
* « La liste des signataires :

Menucci Patrick, Député
Stambul Béatrice, Psychiatre. Présidente d'honneur de l'Association Française de Réduction des Risques
Granger Yann, Coordinateur du CAARUD du Bus 31/32
Pérez Fabien, Avocat

Adloff Céline, Éducatrice spécialisée
Appia Brigitte, Retraitée
Apostolidis Thémis, Professeur de psychologie sociale
Battesti Emma, Comédienne
Bagnis Olivier, Médecin référent CSAPA des Baumettes
Barles Sébastien, Enseignant, Chargé de Mission au Parlement Européen
Bartolo Karine, Psychiatre addictologue
Bartolomei Christine, Magistrat retraitée
Bartolomei Louis, Magistrat retraité
Bayet Guillaume, PH Unité Sanitaire des Baumettes APHM
Beau Sophie, Directrice d'association humanitaire
Beaucamp Aurélien, Président AIDES
Beetlestone Emma, Psychiatre
Beitone Alain, Professeur retraité
Benmaria Nassera, Conseillère d'arrondissement, députée suppléante
Benmohammed Djamel, Coordinateur ASUD
Bennahmias Jean-Luc, Président du Front Démocrate UDE
Bensussan Agnès, Sociologue
Billy Pierre, Chef de service Foyer d'Accueil Médicalisé
Blaine Julien, Poète
Blanc Dominique, Médecin généraliste UCSA Baumettes
Bonnemain Tristan, Graphiste
Bonnet Didier, Association ADRETS
Boulanger Sylvie, Psychologue clinicienne Réseau Marseille Santé Sud
Bourelly Michel, Militant associatif, Moniteur d'études en sciences sociales ANRS
Bourlière Marc, Chef de service Hépatogastroentérologie Hôpital Saint-Joseph
Bret Robert, Retraité, ancien parlementaire, militant associatif (OIP)
Breton Christine, Conservateur honoraire du Patrimoine 
Brollo Sylvie, Psychologue CSAPA Prisons de Marseille
Brun François, Médecin généraliste
Bruschi Christian, Professeur émérite des facultés de droit, avocat honoraire
Bruschi Myrtho, Avocat Honoraire
Camil Silvie, Directrice ASUD Mars Say Yeah
Cano Lucia, Architecte
Carlotti Marie-Arlette, Députée
Carouge Clément, Fondateur de la Nuit Magazine
Carrieri Patrizia, Chercheure INSERM
Chabannes Jean-Marc, Psychiatre APHM
Chapiro Claude Renard, Intervenant culturel
Chappe Cécile, Technicienne d'études cliniques Hôpital St Joseph
Chevalier Marielle, Éducatrice spécialisée
Chuzeville Marie-Claude, Ancienne Principale de collège
Clarte Florian, Moniteur d'escalade
Clarte Renaud, Psychiatre APHM
Condro Salvatore, Sociologue
Correard Régis, Salarié
Corsini Lionel, Dj Oil
Cottereau Joris, Moniteur éducateur
De Boissezon Bruno, Chef d'entreprise
Decamps Yann, Comédien
De Cerou Jean-Baptiste, Haut fonctionnaire
De Leusse Christian, Responsable associatif
Denambride Alix, Metteure en scène
De Severac Marie-Laure, Médecin
Desgranges Béatrice, Directrice de festival
Marie Dijon, Chef de cuisine
Dinard Michel, Auteur Compositeur Interprète
Diakhaté Lamine, Responsable PS sénégalais à Marseille
Djaffri Abdelghani, Intervenant de proximité
Doumenc Camille, Éducatrice spécialisée, coordinatrice CSAPA
Duport Claire, Sociologue
Febvrel Didier, Médecin de Santé Publique
Félius Stéphane, Chef de service structure Médico Sociale
Fieulaine Matthieu, Coordinateur Association SANTé!
Fourest Alain, Responsable associatif
Frappas Mylène, Cadre de Santé Publique - Marseille
Freschel Agnès, Journaliste
Gadelius Hans, Médecin addictologue
Galinier Anne, Coordinateur Espace Santé APHM
Gasiglia Caroline, Présidente CAARUD Le Tipi
Gaudion Lucien, Artiste
Girard Vincent, Psychiatre APHM
Goldet Hélène, Présidente du CIQ
Granjon Bernard, Président d'Honneur de Médecins du Monde
Hadj-Chick Haouaria, Conseillere départementale
Hariton Bernard, Médecin généraliste
Hazer Bénédicte, PH Médecin urgentiste
Hispa Dorian, Responsable EELV
Hoareau Emmanuelle, Sociologue InCITTA et GVRS
Hourrier Ketty, Éducatrice spécialisée
Iivanez Philippe, Artiste & Cuisinier
Jordan Claude, Directeur CSAPA/CAARUD
Kerdudo Olivier, L'Amateur (Artiste et programmateur)
Kerimel Eric, Directeur général d'Habitat alternatif et Social
Kilidjian Dro, Programmateur musique
Laberthe Sandra, Infirmière
Lacoste Patrick, Responsable associatif
Lagati Nadia, Artiste & Cuisinière
Lancon Christophe, Psychiatre APHM
Lardillier Dominique, Médecin
Lasolle Claire, Citoyenne - Trésorière de l'association SOLARIS / Videodrome 2
Laurent-Crippa Dominique, Infirmière de secteur psychiatrique
Lebrun Maela, Infirmière Cheffe de service
Le Flour Marine, Artiste Plasticienne et Dj Pé Pé, Régisseuse
Lenoir Sylvia, Chef de service CHRS et CAARUD
Levi Joachim, Association Nouvelle Aube
Longère Serge, Directeur d'établissements médico-sociaux
Lyon Delphine, Policière
Mahachi Osman, Militant associatif
Malaval Isabelle, Coordinatrice générale PACA Médecins du Monde
Martel Frédéric, Journaliste/ Ecrivain
Martin Victor, Intervenant de réduction des risques
Matenot Nicolas, Psychologue Social de la Santé
Mélère Julie, Professeur de lettres modernes
Mélia Corinne, Coordinatrice Réseau Santé OEB
Merbah Nasser, Professeur d’EPS
Mikowsky Sonia, Scénographe
Mokhtari Saadia, APHM Médecin maladies tropicales
Monge Axelle, Chef de projet culture
Moukomel Marianne, Orthophoniste retraitée
Musso Sandrine, Antropologue
Nave Constance, Présidente SOS Hépatites PACA
Naudin Jean, PUPH Psychiatre, Docteur en philosophie
Noël Benoît, Chef de service établissement médico-social
Nugoli Hélène, Policière
Ohanessian Yannick, Elu CESER PACA
Olenine Alexandre, Animateur de prévention
Paraponaris Hervé, Artiste, Enseignant chercheur
Pendaries Jean-René, Citoyen
Pétrot Jean-Philippe, Infirmier psychiatrique
Pigamio Marion, Cheffe d'entreprise
Pigamo Nathalie, Conseillère Métropolitaine
Policard Yael, Etudiant
Poitevin Christian, Adjoint à la culture Marseille 89-95
Putzschel Dirk, Médecin addictologue APHM
Richez-Battesti Nadine, Enseignante - chercheur AMU
Rooijackers Jean-Régis, Coordinateur de structure médico-sociale
Roux Perrine, Chercheure INSERM
Saint-Girons Nicolas, Enseignant
Santucci Jean-Jacques, Directeur Addictions Méditerranée
Scheidt Bertrand, Producteur de spectacles
Scotto Eric, Commerçant
Simon Nicolas, Psychiatre APHM
Spire Bruno, Ancien Président de AIDES
Sportis Cécile, Ancienne diplomate
Stambul Édouard, Professeur
Stambul Pierre, Professeur retraité
Stambul Samuel, Architecte
Tagawa Anne-Marie, Éducatrice de Prévention Quartiers Nord retraitée
Tiran Emma, Fonctionnaire Territoriale
Toubiana Pierre, Médecin de Santé Publique retraité
Trignac Cyrille, Militant associatif, politique, syndical
Tur Vera, Directrice d'école maternelle
Vassas Stéphanie, Directrice ANPAA
Vercey Renaud, Réalisateur multimédia
Viard Jean, Chercheur
Vidal Anne, Psychologue clinicienne
Vigier Emmanuel, Réalisateur
Zurbach Etienne, Coordinateur TREND SINTES »


 

Repost 0
25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 13:46
Photo le Parisien

Photo le Parisien

Construire un mur qui prive les habitants d'un passage plus court vers l'école et le bus ou supprimer un abri pour les trafiquants de drogue ? Les habitantEs de la cité Michelet-Bauer à Saint-Ouen s'opposent au mur.

Tant que des solutions durables (il faut réfléchir à une sortie de la prohibition ce qui suppose un accompagnement adapté) n'auront pas été mises en œuvre par l'Etat, les citoyenNEs seront confrontéEs à ce genre de dilemme sans perspective.

À Bagnolet, à la Capsulerie, de lourds investissements, ont été réalisés, mais le trafic est toujours là.

À suivre.

Lu ce dimanche 25 décembre 2016 dans leparisien.FR :
« Saint-Ouen : ce mur dont les habitants ne veulent pas

Au 119, rue du Docteur-Bauer, à Saint-Ouen, les feuilles de pétition se sont couvertes de dizaines de signatures en quelques jours. Un signe de l’émotion qui s’est emparée des habitants de la cité Michelet-Bauer. Il faut dire qu’un beau matin, ils ont été confrontés à la construction… d’un mur à l’entrée de leur résidence. C’était le 5 décembre. Naïma, une habitante, n’en a pas cru ses yeux : « J’ai croisé un monsieur qui m’a dit : ils sont en train de faire un mur. Moi, je pensais que c’était pour des graffs… Mais ensuite, j’ai vu les ouvriers en train de poser les parpaings ! ». Comme elle, plusieurs locataires ont constaté, médusés, que l’accès principal à leur cité, un passage traversant sous un immeuble, allait être bouché.

Il s’agissait bel et bien d’une décision de l’office Saint-Ouen Habitat, prise il y a un an — avant le transfert de son patrimoine à la Semiso, société d’économie mixte de la ville. Objectif, selon le maire UDI William Delannoy : priver le trafic de drogue d’un de ses abris habituels dans cette petite cité de quatre immeubles. Mais si l’élu juge la mesure appropriée, il reconnaît un « problème de communication » : « L’office n’avait pas informé les locataires. On ne peut pas faire des travaux sans prévenir les habitants, ce n’est pas admissible. » L’élu, président de la Semiso, indique d’ailleurs qu’il ne savait pas lui-même que le chantier avait démarré.


Le 5 décembre, celui-ci a tourné court. Pris de colère, quelques habitants ont immédiatement abattu les parpaings qui venaient d’être empilés sous le hall, en dépit de la présence des ouvriers et agents de sécurité. L’incident a suscité un certain flottement. Une semaine plus tard, la Semiso placardait dans les halls une affichette actant la « réouverture » (avec l’installation d’une porte métallique) et la mise en place « d’un dispositif d’information et d’écoute », tandis que la CNL (Confédération nationale du logement) appelait au dialogue. « Le projet est suspendu, indique William Delannoy. On va expliquer ce qu’on veut mettre en place, et demander leur avis aux habitants. »

La pétition, largement signée, refuse la condamnation de l’entrée du 119, rue du Docteur-Bauer. Il existe bien d’autres accès, donnant sur l’avenue Michelet : « Mais ça rallonge le trajet des enfants qui vont à l’école, et des gens qui prennent le bus », proteste Asmaa, locataire. « Et il y a des problèmes plus importants à résoudre ici : l’humidité dans les logements, par exemple », soupire un père de famille.


Ce n’est pas la première fois que l’office HLM Saint-Ouen Habitat décide d’ériger un mur pour contrer le trafic de drogue. L’expérience a déjà été tentée en 2013, à la cité Cordon, réputée être l’un des principaux points de deal de cannabis la ville. L’ancienne municipalité (Front de gauche) avait fait construire ce « rempart » à l’une des entrées de la cité, pour bloquer le passage des acheteurs, venus de la station de métro de la mairie. Mais la mesure avait soulevé les protestations des habitants, contraints à faire un détour et à passer… Au cœur du trafic. Le mur a finalement été démoli deux ans plus tard, à la demande des locataires. Au printemps dernier, de nouveaux travaux ont été menés à la cité Cordon pour installer grilles et portes en tôle aux principaux accès du quartier.

 leparisien.fr »

Pierre Mathon

Repost 0
23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 18:17
Trafic de drogue et règlement de compte à Bagnolet-Capsulerie : un jeune de 17 ans blessé par balle

Lu dans le parisien.fr ce jour :

« Bagnolet : un jeune de 17 ans blessé par balle à la Capsulerie

Jeudi soir vers 22 heures à Bagnolet, au niveau de la rue Robespierre, un jeune de 17 ans a été blessé par balle par un idividu qui a pris la fuite à scooter. Les faits se sont déroulés dans la cité de la Capsulerie. La victime a tenté de s'enfuir pour échapper au tireur, mais elle a été rattrapée.

Un coup de feu a atteint le mineur dans le dos. Le jeune homme se serait ensuite rendu par ses propres moyens à l'hôpital le plus proche. La balle lui aurait touché un poumon. Il a été opéré dans la nuit et ses jours ne sont plus en danger. L'auteur de ce qui ressemble à un règlement de compte est toujours recherché ainsi que son complice qui conduisait le scooter. La police judiciaire a été saisie. Les raisons de cette tentative d'homicide sont encore obscures.

A Bagnolet, la Capsulerie est un haut lieu du trafic de stupéfiants. Depuis le début de l'année deux autres règlements de compte se sont déroulés sur la commune. Mais ces derniers temps, indique une source proche du dossier, «  aucune escalade de la violence ou autre signe précurseur n'avaient été constatés ».
Le Parisien.fr »

.

Repost 0