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  • : Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet
  • : Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
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L'éditorial du blog

planete_bleur_belle_fond_vert.jpg                                                           

Ce blog «Bagnolet en Vert» est le blog d’Hélène Zanier, de Pierre Mathon et de leurs amiEs. Aujourd’hui militantEs associati -fs –ves (à « Bagnolet Ecologie » et Environnement 93, Jardins partagés, « l’Association des Bagnoletais contre la Dette », Romeurope, RESF, Russie-Libertés, Murs-À-Pêches, etc.), après avoir été élus (régionaux, municipaux) et responsables du parti Les Verts, nous entendons contribuer à l’avancée des idées et des projets écologistes.

Penser et agir, globalement et localement, telle est la devise de notre blog écolo,  Vert et ouvert, militant et d’éducation populaire, libre, bagnoletais, intercommunal et planétaire.

Hélène Zanier et Pierre Mathon

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En Vert et avec tous !

Vous pouvez compter sur 

Pierre MATHON
et toute l'équipe de
BAGNOLET EN VERT


* pour l’environnement et le développement durable, 
* pour la démocratie, la citoyenneté et la laïcité,
 
* pour la solidarité et l’égalité des droits, 
* pour l’école, l’éducation et la culture, 
* pour un urbanisme de qualité

 
En Vert et avec tous                                            

AGENDA

BONNE ANNEE 2015 !

 

Mardi 3 février à 20h30 conseil de quartier de la Dhuys à l'école Joliot-Curie

 

Mercredi 4 février à 19h atelier participatif sur la ZAC Benoit Hure : les espaces extérieurs  et l'occupation de la mairie historique

 

Jeudi 5 février 19h30 salle P et M Curie conseil de quartier des Malassis

 

PETITIONS

Réaction aux propos intégristes d'un élu de la majorité municipale de Bagnolet : pour le droit des femmes à disposer de leur corps

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_maire_de_Bagnolet_defense_du_droit_des_femmes_a_disposer_de_leur_corps/?sMpnibb

 

« Monsieur le Maire de Bagnolet: Nous vous appelons à créer une maison de quartier et citoyenne dans le quartier de la Dhuys»

http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Maire_de_Bagnolet_Nous_vous_appelons_a_creer_une_maison_de_quartier_et_citoyenne/?tUmsDgb

 

Pour que cesse l'acharnement juridique contre la confédération paysanne
 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-acharnement-conf-865.html

 



 

 

 

 

 

 

 


 

14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 16:28
Un article d'un blog « MEDIAPART » sur Madame CAO

«  Démembrement des familles: la politique inhumaine de Macron condamnée en justice


Huiling CAO est libre, elle n’est plus assignée à résidence, elle n’a plus à pointer deux fois par semaine au commissariat, le préfet du 93 doit réexaminer son dossier et lui offrir ses frais d’avocat.

Telle est la décision du Tribunal administratif de Montreuil du 10 aout.

Mére d’une enfant de 9 ans, enceinte de quatre mois, Huiling CAO, jeune femme chinoise de 32 ans avait été arrêtée le 28 juin suite à un contrôle sur son lieu de travail. Le préfet de police l’avait fait enfermer au centre de  rétention de la Cité à Paris.  Le 14 juillet, elle refusait d’embarquer. Une semaine plus tard, désespérée, elle faisait une tentative de suicide, s’ouvrant les veines du poignet. Conduite en urgence à l’hôpital, elle était sauvée, soignée et… immédiatement ramenée au CRA.

Des faits qui soulèvent l’indignation, il faut s’en féliciter. Un mini rassemblement de protestation de militants RESF le 22 juillet, deux lettres ouvertes du cinéaste Laurent Cantet au ministre de l’Intérieur et au président de la République publiées par Médiapart, une dépêche de l’AFP et plusieurs articles de presse conduisaient les cabinets de l’Élysée et de l’intérieur qui suivaient l’affaire à libérer  Huiling CAO le 24 juillet. Elle avait perdu 8 kilos.

Une mesure certes humanitaire mais au rabais… dès le lendemain de sa sortie, Huiling CAO était assignée à résidence et astreinte à pointer deux fois par  semaine au commissariat avec, à chaque fois, le risque d’être arrêtée et conduite à l’avion.

Il était évidemment hors de question, de la laisser se rendre seule au commissariat. Elle y a été systématiquement accompagnée par des militants RESF mais aussi par le maire de Bagnolet Tony di Martino et le conseiller régional Taylan Coskun, produisant un certain étonnement chez les policiers voire la sympathie de certains d’entre eux au récit de ce qu’on fait subir à cette jeune femme et à sa famille.

La décision, signée du préfet du 93 mais évidemment prise plus haut, était immédiatement attaquée devant le Tribunal administratif de Montreuil par Me Catherine Herrero, avocate de Huiling CAO.

L’audience a eu lieu le 10 août. Son compagnon et un ami de la famille ainsi que des militant(e)s RESF étaient présents. Une dizaine de soutiens… pas si mal, un jeudi 10 août à 9h30 du matin…

Me Herrero plaidait avec éloquence, soulignant que le signataire de l’assignation à résidence avait négligé d’attester de sa compétence à le faire, que ses droits n’avaient pas été communiqués à Huiling CAO et surtout que la réalité de sa situation n’avait pas été prise en compte.

En réalité, la décision du juge reprend, parfois au mot près, l’argumentaire de l’avocate tant les faits sont scandaleux et la décision celle de bureaucrates qui, pour leur confort moral, refusent d’en mesurer les effets humainement dévastateurs. Après l’avocate, le magistrat relève que Huiling a été placée en rétention alors qu’elle était enceinte de quatre mois et que son assignation à résidence pour 45 jours après presque un mois de rétention induit que  l’expulsion d’une femme enceinte de cinq ou six mois ne pose aucun problème éthique ni au président de la République, ni au ministre de l’intérieur ni à leurs subordonnés. Le fait que le compagnon de Huiling n'ait pas, lui aussi, été assigné à résidence signifie que l’état n’envisage pas son expulsion à court terme. Autrement dit, la perspective de rendre quasi orpheline une gamine de 9 ans en expulsant sa mère en Chine et de rendre un enfant à naître quasi orphelin de père en le laissant en France est conforme aux grandes valeurs dont monsieur Macron se réclame verbalement si souvent.

La conclusion s’imposait : l’assignation à résidence de Huiling CAO est levée et donc son obligation de pointer au commissariat. La préfecture du 93 a l’obligation de réétudier son dossier dans un délai de deux mois et, en attendant, de lui délivrer une autorisation de séjour provisoire. Enfin, une somme de 1000 Euros est versée à Huiling Cao pour couvrir ses frais d’avocat.

Au-delà de la situation de Huiling CAO et de sa famille, reste le plus important : la reconnaissance par la justice du caractère inhumain de la politique mise en œuvre par ce président et ce gouvernement. Même camouflée derrière  les discours grandiloquents du président, elle doit être dénoncée et combattue autant que celles de Sarkozy, Hortefeux ou Valls.

Richard Moyon »

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 09:26
Racisme anti-asiatique – en Seine Saint-Denis - : suites

Pour information, lu dans le parisien.fr sous la plume de Florent Niget le 7 août 2017 :

« Hommage à Zhang Chaolin à Aubervilliers : «Beaucoup de racisme contre nous»


Un an après la mort d’un couturier chinois, quelques dizaines de membres de la communauté asiatique se sont rassemblées sur le lieu de son agression pour lui rendre hommage.

Sous la plaque posée en octobre dernier en la mémoire de Chaolin Zhang, un grand portrait a été placé au milieu des fleurs et des bougies. Un an jour pour jour après l'agression mortellr dont a été victime à Aubervilliers le couturier chinois, père de famille de 49 ans, un rassemblement silencieux était organisé ce lundi après-midi sur les lieux du drame, rue des Ecoles.

 

La sœur et l’épouse de Chaolin Zhang sont venues se recueillir, comme quelques dizaines de personnes. Et se souvenir. Grièvement blessé le 7 août 2016 par trois jeunes repartis avec son sac à dos (NDLR : les auteurs présumés, qui ont avoué leur crime, seront bientôt jugés), Chaolin Zhang était décédé à l’hôpital cinq jours plus tard des suites d’une hémorragie cérébrale. La communauté chinoise avait manifesté à Paris, appelant les pouvoirs publics « à prendre conscience de la montée d'un racisme anti-asiatique », rappelle le comité Sécurité pour tous, créé juste après le drame et à l’initiative du rassemblement de ce lundi.

Un an plus tard, le quotidien a-t-il changé pour les membres de la communauté chinoise ? Des habitants de Seine-Saint-Denis témoignent.

 

John Chen, 27 ans, Aubervilliers : « On sent beaucoup de racisme contre nous, y compris envers les enfants : à l’école, on les appelle les « Chinetoques ». J’habite rue des cités et dans mon quartier, on interpelle les femmes en disant « Chinoise, Chinoise ! ». Elles ont peur. Autour de moi, j’entends régulièrement parler d’agression : cela m’est arrivé, c’est arrivé à mon père, à ma mère… Plusieurs fois, elle s’est fait arracher le sachet de nourriture qu’elle prend avec elle le matin pour aller au boulot. Par des gens à scooter : vous imaginez ? Le jour, la nuit, on n’est jamais tranquilles. Quand on sort, si on ose le faire, on essaie de le faire en petit groupe. La plupart de mes voisins ont quitté Aubervilliers ces derniers mois, pour déménager en France ou même rentrer en Chine. J’ai aussi l’intention de revendre mon appartement. Ça ne peut plus continuer, nous voulons pouvoir vivre librement. Il faut encore plus de moyens policiers, des caméras. Et arrêter de croire que les Chinois transportent sur eux des petites fortunes en liquide : on vit à la française, ici, avec des cartes bleues. Ces préjugés m’agacent. »

 

Jian, 40 ans, Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) : « J’habitais dans ce quartier mais j’ai déménagé récemment. Je vivais dans la peur et la méfiance. C’était l’angoisse, d’autant que j’ai deux enfants en bas âge. Dans la rue, je devais constamment regarder autour de moi pour voir si quelqu’un me suivait ou m’attendait. Je touche du bois, je n’ai jamais été agressé physiquement. Mais les insultes, oui, souvent. Depuis l’agression de M. Zhang, la situation a peu changé. La France a beaucoup de problèmes et nous, les Chinois, on est une communauté plutôt discrète, trop discrète… On veut juste pouvoir travailler et gagner notre vie tranquillement. Je me suis engagé dans une association pour aider les victimes d’agressions : on les aide à aller à l’hôpital, à porter plainte. Les Chinois ne le font pas assez. Parce qu’ils maîtrisent mal le français, et parce qu’il faut attendre de longues heures au commissariat, pour qu’à la fin, souvent, ça ne donne rien. »

 

Rui Wang, 30 ans, Pantin : « Récemment, je me suis retrouvé à traverser tard le soir un quartier de Pantin, où j’habite, et je n’osais même pas sortir mon téléphone. Les Asiatiques représentent une proie facile. Alors je ne prends pas de sac, et je recommande à mes proches d’éviter d’en porter aussi. Bien surveiller ses affaires, se promener à plusieurs : il faut être vigilant tous les jours, c’est grave d’en arriver là ! Mais je refuse de partir et de quitter Pantin car c’est une ville que j’aime. C’est là où j’ai grandi. Dans mon quartier, on est relativement épargnés mais dans d’autres, comme aux Quatre-Chemins, c’est insupportable. »»

 

Et, toujours dans leparisien.fr, la veille, le 6 juillet :

« Aubervilliers : un rassemblement un an après la mort du couturier chinois


Aubervilliers : un rassemblement un an après la mort du couturier chinois

Il est devenu le symbole des agressions subies presque au quotidien par la communauté asiatique de Seine-Saint-Denis. Il y a un an, jour pour jour, Chaolin Zhang était violemment agressé par trois jeunes (lire encadré) au niveau du 59, rue des Ecoles aux Quatre-Chemins, un quartier d’Aubervilliers abritant de nombreux grossistes chinois. Tombé par terre suite à un coup au sternum, ce couturier de 49 ans, père de deux enfants, était décédé d’une hémorragie cérébrale cinq jours plus tard dans un hôpital parisien. Un de ses amis, qui rentrait du travail avec lui avait également été blessé, écopant de 5 jours d’interruption totale de travail. Leurs agresseurs leur avaient dérobé leurs sacs à dos.

Pour lui rendre hommage, le comité Sécurité pour tous, créé juste après le drame, organise un rassemblement sur les lieux de l’agression, ce lundi après-midi entre 16 heures et 19 heures. Une occasion de montrer qu’il continue son combat. « Car un an après, de nombreuses promesses n’ont pas été tenues », regrette Tamara Lui, une des membres du comité, qui a mis en lumière les nombreuses agressions dont est régulièrement victime la communauté chinoise, fortement implantée dans la commune. Les agresseurs visent particulièrement les grossistes qu’ils imaginent porter leur fond de caisse sur eux.

« Nous avions demandé le renforcement de la présence policière, mais sur le terrain, nous avons du mal à voir la différence », souligne Tamara, qui travaille à Aubervilliers. 23 policiers ont tout de même été nommés en renfortt dans la commune de 82 000 habitants en novembre dernier. Le comité souhaitait également que des caméras de surveillance soient ajoutées dans les quartiers les plus sensibles, « il y a des choses de prévu, mais rien n’a été fait pour l’instant », décrit Tamara Lui. Les agressions continuent, la dernière datant même de vendredi. « Un couple s’est fait agresser à l’intérieur de son véhicule aux Quatre-Chemins », raconte-t-elle.

Malgré tout, les choses s’améliorent… doucement. « Les Asiatiques ont pris conscience du problème et s’organisent en se déplaçant à plusieurs s’ils rentrent tard du travail par exemple. Du coup, il y a un peu moins d’attaques. Nous essayons aussi de les inciter à porter davantage plainte, car s’ils ne disent rien, nous ne pouvons pas avoir un vrai regard sur le nombre d’agressions. Or, nous en avons besoin pour améliorer la situation. »

 

Deux procès distincts pour les agresseurs présumés

Ils avaient été identifiés grâce à des caméras de surveillance et interpellés le 29 août, soit plus de trois semaines après les faits. Trois jeunes ont été mis en examen pour « vol avec violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner » dans l’agression qui a coûté la vie à Chaolin Zhang. La circonstance aggravante de racisme a finalement été retenue. « Les pouvoirs publics ont pris conscience de la montée

d’un racisme anti-asiatique », s’est félicité le comité Sécurité pour tous, créé juste après le drame. Agés de 15, 17 et 19 ans au moment des faits, les auteurs présumés, qui ont avoué leur crime, seront jugés devant deux juridictions distinctes. Le jeune de 15 ans sera présenté au tribunal pour enfants de Bobigny. Son procès pourrait avoir lieu à la rentrée.

Quant à ses deux complices, ils comparaîtront devant la cour d’assises des mineurs (NDLR : malgré la majorité de l’un d’eux, la justice a préféré les juger ensemble) et encourent jusqu’à trente ans de prison. Leur audience aura lieu dans les deux prochaines années.

Hélène Haus - leparisien.fr »

  leparisien.fr »

 

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 17:55
Les Baras dans Le Parisien

Lu dans leparisien.fr du 27 juillet 2017 :

« Seine Saint-Denis : Les « Baras » réclament des papiers pour travailler

Depuis leur expulsion du local rue Alazard à Bagnolet, les « Baras », des sans-papiers africains arrivés en France depuis 2013, squattent sous le pont de l’autoroute A3, porte de Bagnolet. Ils espèrent retrouver un jour une situation stable.

En 2013, ils étaient arrivés en France plein d’espoir. Les « Baras », un nom qui pour eux signifie « travailleurs », sont aujourd’hui toujours contraints de squatter où ils le peuvent. Ils ont d’abord occupé (C'est aussi le nom de la rue de Montreuil où se trouve le foyer malien - surpeuplé -, où ils étaient arrivés en 2012. Ndlr) un local à Montreuil avant d’en être expulsés. Ils se sont alors installés (après un séjour dans l'immeuble de bureaux vide Emerson, avenue Gallieni, d'où ils avaient été expulsés en 2014. Ndlr) dans un bâtiment vide rue Alazard à Bagnolet. Le 29 juin dernier, ils en ont également été expulsés par les forces de l’ordre.

Actuellement repliés sous le pont de l’autoroute A3, ils sont entre 100 et 200 à attendre un signe de leur régularisation pour pouvoir reprendre un travail (Un grand nombre d'entre eux travaillent. Ndlr). Principalement d’origine malienne, camerounaise ou ivoirienne, ces « Baras » vivaient en Lybie.

Contraints de fuir ce pays, ils sont arrivés en France. « Depuis, on lutte pour avoir un logement et des papiers » explique Bagayoko, porte-parole du collectif. Les « Baras » reçoivent l’aide bénévole de leurs anciens voisins de la rue Alazard et de riverains qui leur apportent de quoi manger ou du matériel.

« On nous demande de justifier un travail avec des fiches de paye »Boubakar Keita, d’origine malienne

« Ici, nous sommes tous capables de travailler, mais sans papiers c’est impossible », explique Boubakar Keita. D’origine malienne, Boubakar s’était installé en Lybie où il exerçait le métier de boulanger. Là-bas, il avait tout : « Une maison, un travail. J’ai tout quitté. En France, je pensais que je pourrais recommencer facilement. Malheureusement, ça ne se passe pas comme ça ».

En quittant la Lybie, il est d’abord passé par l’Italie. L’apprentissage de la langue ne lui a pas permis de s’y intégrer. « C’était mieux pour moi de venir en France, au Mali on parle français. Je n’avais pas à tout réapprendre » explique-t-il. Maîtriser la langue et avoir une formation n’a pas suffi. « On nous demande de justifier un travail avec des fiches de paye, mais on ne peut pas leur en donner si on ne peut pas travailler ». Pour reprendre son métier ou pour n’importe quel travail légal, « il faut que l’on soit régularisé ».

 

« J’ai toujours considéré la France comme mon pays de rêve », raconte à son tour Amagana Guindo. Egalement malien et installé en Lybie avant de fuir, il est arrivé en France après un passage par l’Espagne. « Je travaillais comme ouvrier en Lybie, comme tout le monde ici je suis prêt à travailler à nouveau pour pouvoir vraiment m’intégrer », explique-t-il.

S’il n’en a pas la nationalité, Amagana Guindo se sent français. « Je parle français, le Mali était une colonie française, les Français y sont accueillis quand ils viennent, c’est comme si on était de la même famille. Je n’ai peut-être pas le physique mais j’ai le cœur français. Pour moi la France était le seul pays où je pensais pouvoir me sentir chez moi ».

Amagana Guindo ne manque pas de le rappeler : « notre communauté est jeune, nous avons tous des capacités pour travailler comme tout le monde. Nous ne sommes pas venus ici pour détruire le pays, mais pour y être actif, avoir un logement et être un citoyen comme les autres ».

  leparisien.fr »

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 17:25
Le drame des sans papiers ; Madame Cao menacée d'expulsion

Un article du Parisien rend compte
- de la situation dramatique de Madame Cao, mère de famille enceinte, qui a fait une tentative de suicide en camp de rétention et qui, maintenant risque l’expulsion vers la Chine
- et de l'action de soutien du Réseau Éducation Sans Frontières de Bagnolet.

L'article du parisien.fr du 25 juillet 2017

« Huiling Cao, mère de famille enceinte, risque l’expulsion vers la Chine

La jeune maman de Bagnolet (Seine-Saint-Denis) a fait une tentative de suicide alors qu’elle était enfermée en centre de rétention. La préfecture a décidé exceptionnellement de la libérer. Mais elle reste sous la menace d’une expulsion.

Huiling Cao habite avec son mari et sa fille dans un studio à Bagnolet (Seine-Saint-Denis). Elle a 32 ans mais paraît plus jeune. Petite et frêle malgré sa grossesse de 4 mois, elle pesait 49 kilos lors de son hospitalisation, le vendredi 21 juillet. Ce matin-là, elle a tenté de s’ouvrir les veines alors qu’elle était détenu au centre de rétention administrative (CRA) de l’Île de la Cité. Lundi soir, elle a été libérée sur décision de la préfecture.

 

Soumise à une obligation de quitter le territoire français (OQTF) suite au refus de sa demande d’asile, elle a été arrêtée à son travail le 28 juin. A sa mise en rétention, elle pesait près de 10 kilos de plus. Elle explique qu’elle y dormait et mangeait «à peine», noyée dans la foule des sans-papiers, confrontée à des policiers «impolis, disant ‘non’ d’emblée à n’importe quelle demande». Elle livre quelques souvenirs de sa voix juvénile : «un jour, je voulais aller à l’infirmerie. Les policiers m’ont empêchée d’y rester».

 
Une lettre ouverte à Emmanuel Macron

Encore «très faible», Huiling se plaint toujours de douleurs à la tête et au ventre. La jeune femme a déjà échappé à une tentative d’expulsion : la police l’a conduite à l’aéroport de Roissy le 14 juillet, «en même temps que le défilé national», commente Isabelle Coursin, militante de Réseau Education Sans Frontières (RESF). Après plusieurs heures au terminal de l’aéroport, Huilin a refusé d’embarquer. Mais la loi ne lui laissera plus ce choix en cas de deuxième tentative d’expulsion.

 

A entendre Richard Moyon, membre fondateur de RESF, «la deuxième expulsion est parfois très violente. On peut lui passer des menottes ou la bâillonner». Et, selon l’association, pas sûr que la grossesse de Huiling vaille immunité : «son état physique peut freiner les autorités mais en même temps, elles ont bien osé tenter de la mettre dans un avion une fois...», s’inquiète Isabelle Coursin. Le conjoint d’Isabelle Coursin, le cinéaste Laurent Cantet, a écrit une lettre ouverte à Emmanuel Macron publiée dans le Club Mediapart, le samedi 22 juillet, pour évoquer le cas de la jeune chinoise et sa famille.

 

Le regard de Huiling se teinte d’inquiétude lorsqu’elle ouvre le dossier qui abrite ses documents juridiques. Depuis sa sortie, elle est assignée à résidence pour 45 jours et doit se rendre au commissariat tous les mercredis et samedis. «On peut m’embarquer n’importe quand», glisse-t-elle sous l’oeil attentif de Richard Moyon, qui sait que «chaque pointage présente le danger d’une arrestation».

 

En ce moment, la famille profite de ses retrouvailles avec prudence. Le mari de Huiling Cao est aussi sous l’obligation de quitter le territoire mais n’a pas été arrêté à ce jour. A ses côtés, la petite fille de 8 ans affiche un sourire timide. Scolarisée en CE2 dans une école de Bagnolet, elle est «arrivée première de sa classe à un examen». A travers la voix de Richard Moyon, les soutiens de Huilin Cao craignent «la séparation irrévocable d’une famille» : d’un côté le père et la fille, de l’autre, la mère et sa deuxième petite qui naîtra à l’automne.

Clara Martot – leparisien.fr »

Pierre Mathon

 

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 16:04
RESF : permanence bagnoletaise mercredi 28 juin de 17h à 19h à la mairie

La dernière permanence bagnoletaise du Réseau Éducation Sans Frontières de l'année scolaire aura lieu le mercredi 28 juin de 17h à 19h à la mairie.

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 15:04
RESF s'occupe aussi des jeunes lycéenNEs d'Hénaff


Le Réseau Éducation Sans Frontières de Bagnolet a commencé un travail auprés de lycéenNEs du lycée Eugène Hénaff. Une grande partie des jeunes concernéEs sont des jeunes majeurEs.

Il y a « du pain sur la planche ».

 

À suivre.

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 19:43
Permanence RESF Bagnolet ce samedi matin



La prochaine permanence du Réseau Éducation Sans Frontières de Bagnolet aura lieu le samedi 10 juin de 10h à 12h à la mairie.

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 19:07
RESF 93 appelle à un rassemblement ce mercredi 7 juin

Le Réseau Éducation sans Frontières de Seine-Saint-Denis appelle à un rassemblement devant la Préfecture de Bobigny le mercredi 7 juin à 14 h 30 :

« 3 juin 2017 / Communiqué de presse du Réseau Education Sans Frontières

 

Dépôts de dossier, renouvellements de titres, naturalisations...

La préfecture numérise ses procédures,

les étrangers trinquent !

 

Toutes les relations entre les étrangers et les services de l'Etat passent désormais exclusivement par des procédures internet (prises de rendez-vous pour les dépôts de dossier, les renouvellements de titre, l'accès à la nationalité , etc).

 

Comme par magie, les files d'attente ont partiellement disparu. Mais la situation des étrangers, elle s'est aggravée, sans que cela émeuve désormais l'opinion et les médias.

 

Pages internet le plus souvent inaccessibles, refus de dossiers, délais de plusieurs mois pour les RV, puis pour le traitement des dossiers... Ces procédures révèlent la volonté de limiter l'accès au service public et le mépris de fait des droits des étrangers :

        Trouver la page rendez-vous ouverte avec des rendez-vous disponibles relève de la course de fond ou de la loterie : il faut parfois plusieurs semaines pour obtenir le RV attendu, et celui-ci est de plus en plus déporté dans le temps.

        En ce qui concerne l'admission exceptionnelle au séjour, un système de double rendez-vous (« pré-accueil » puis nouveau RV éventuel pour le dépôt de dossier proprement dit) institue un double contrôle bien inutile et provoque des refus de dossiers en toute illégalité. Sans examen de leur dossier et sans réponse écrite, des personnes sont privées de toute possibilité de recours.

        Le délai d'examen des dossiers est démesuré : 4 mois pour un pré-accueil + 4 mois pour un dépôt de dossier et souvent plus de 4 mois encore pour la décision = les procédures s’étalent actuellement sur plus d’un an...

        Même pour les renouvellements de titre, les services de l'Etat ne tiennent plus les délais : il faudrait presque demander le titre suivant dès qu'on a obtenu le précédent, sous peine de rester de longues semaines sans titre de séjour et risquer par exemple de perdre son emploi.

 

Pour réclamer un accueil décent

et la régularisation de toutes et tous,

 

RESF 93 organise un rassemblement

le mercredi 7 juin 2017 à 14h 30

Devant la préfecture Esplanade Jean Moulin à Bobigny

 

Contact : resf93@gmail.com / 06 89 30 86 15 »

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 17:59
Permanence RESF Bagnolet samedi 6 mai le matin

La prochaine permanence du Réseau Èducation Sans Frontières de Bagnolet aura lieu ce samedi 6 mai de 10h à 12h à la mairie.

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 09:12
Prochaine permanence de RESF Bagnolet samedi matin 22 avril en mairie

La prochaine permanence du Réseau Éducation Sans Frontières aura lieu le samedi 22 avril de 10h à 12h à la mairie. 

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