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  • : Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet
  • : Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
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L'éditorial du blog

planete_bleur_belle_fond_vert.jpg                                                           

Ce blog «Bagnolet en Vert» est le blog d’Hélène Zanier, de Pierre Mathon et de leurs amiEs. Aujourd’hui militantEs associati -fs –ves (à « Bagnolet Ecologie » et Environnement 93, Jardins partagés, « l’Association des Bagnoletais contre la Dette », Romeurope, RESF, Russie-Libertés, Murs-À-Pêches, etc.), après avoir été élus (régionaux, municipaux) et responsables du parti Les Verts, nous entendons contribuer à l’avancée des idées et des projets écologistes.

Penser et agir, globalement et localement, telle est la devise de notre blog écolo,  Vert et ouvert, militant et d’éducation populaire, libre, bagnoletais, intercommunal et planétaire.

Hélène Zanier et Pierre Mathon

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En Vert et avec tous !

Vous pouvez compter sur 

Pierre MATHON
et toute l'équipe de
BAGNOLET EN VERT


* pour l’environnement et le développement durable, 
* pour la démocratie, la citoyenneté et la laïcité,
 
* pour la solidarité et l’égalité des droits, 
* pour l’école, l’éducation et la culture, 
* pour un urbanisme de qualité

 
En Vert et avec tous                                            

AGENDA

BONNE ANNEE 2015 !

 

Mardi 3 février à 20h30 conseil de quartier de la Dhuys à l'école Joliot-Curie

 

Mercredi 4 février à 19h atelier participatif sur la ZAC Benoit Hure : les espaces extérieurs  et l'occupation de la mairie historique

 

Jeudi 5 février 19h30 salle P et M Curie conseil de quartier des Malassis

 

PETITIONS

Réaction aux propos intégristes d'un élu de la majorité municipale de Bagnolet : pour le droit des femmes à disposer de leur corps

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_maire_de_Bagnolet_defense_du_droit_des_femmes_a_disposer_de_leur_corps/?sMpnibb

 

« Monsieur le Maire de Bagnolet: Nous vous appelons à créer une maison de quartier et citoyenne dans le quartier de la Dhuys»

http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Maire_de_Bagnolet_Nous_vous_appelons_a_creer_une_maison_de_quartier_et_citoyenne/?tUmsDgb

 

Pour que cesse l'acharnement juridique contre la confédération paysanne
 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-acharnement-conf-865.html

 



 

 

 

 

 

 

 


 

9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 08:07
FNE : l'absurdité de l'industrie de l'eau en bouteilles

FNE nous informe sur l'absurdité de l'industrie de l'eau en bouteilles, le 7 août :

 

« L'absurdité des bouteilles d'eau en plastique résumée en une infographie

300 fois plus chères, considérées comme moins bonne au goût que l'eau du robinet, énergivores, fortes productrices de déchets… Les bouteilles d'eau en plastique accumulent les non-sens.

Le site Trade-machine a très bien résumé cette aberration en une infographie. Pour la mettre en lumière,

France Nature Environnement vous invite à faire comme nous : la lire et la partager sans modération.


http://www.fne.asso.fr/actualites/labsurdit%C3%A9-des-bouteilles-deau-en-plastique-r%C3%A9sum%C3%A9e-en-une-infographie »

FNE : l'absurdité de l'industrie de l'eau en bouteilles
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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 11:29
FNE : « Un été à court d'eau : cessons les dérogations ! »

Un communiqué du mercredi 26 juillet de France Nature Environnement :

« Un été à court d'eau : cessons les dérogations !

L’été 2017 va être chaud ; les réserves d’eau sont historiquement basses. Pour garantir l’approvisionnement en eau potable et protéger les milieux aquatiques, les préfets ont la responsabilité de limiter les divers usages de l’eau. Ce système est censé préserver les utilisations prioritaires en cas de crise : eau potable, santé, sécurité civile, le tout dans des conditions garantissant la préservation des écosystèmes aquatiques. Mais ce système de gestion prévoit des dérogations dont les effets peuvent être désastreux. France Nature Environnement demande la remise en question de ces dérogations aux mesures de restriction.

Seuils critiques : des limites infranchissables franchies

Le système des arrêtés préfectoraux fixe différents niveaux de restrictions d’usage, en fonction de l’intensité de la menace qui pèse sur la ressource en eau. Ces restrictions s’appliquent à tous : citoyens, collectivités, agriculteurs et industriels. Pomper plus d’eau détruirait les écosystèmes et menacerait l’approvisionnement en eau potable des populations ? Peu importe. Certains préfets autorisent à dépasser ces seuils critiques au moyen de dérogations accordées à différentes catégories d’utilisateurs. Alors que ces seuils, définis à partir de bases scientifiques et de façon concertée sur le territoire, devraient être de véritables lignes rouges, elles sont aujourd’hui systématiquement franchies.

Sécheresse : toutes les régions sont concernées

  • Risque de pénurie en eau potable en Bretagne cet automne

L’hiver dernier en Bretagne, le faible taux de pluie n’a pas suffi à remplir les nappes d’eau souterraines, qui servent à alimenter les cours d’eau en période estivale. Ceux-ci connaissent par conséquent des débits anormalement faibles depuis plusieurs mois déjà. Les dérogations de prélèvements sur des cours d'eau déjà en dessous du débit d'étage1], accordées dans plusieurs départements, viennent empirer la situation, mettant ainsi en péril le bon fonctionnement de l'écosystème aquatique. Un constat qui laisse présager des situations dramatiques dans les semaines à venir, avec un risque de pénurie d’eau potable à l’automne prochain en cas d’absence de « pluies efficaces » suffisantes d’ici-là.

  • Coupures d’eau potable en Charente-Maritime possibles avant la fin du mois de juillet

Déjà fortement sollicités lors des grands week-ends de mai, les réservoirs qui réalimentent le fleuve Charente afin de prélever l’eau pour la distribution en eau potable étaient à moitié vides au mois de juin. Avec l’arrivée des touristes, la consommation d’eau potable double en été dans le département (de 40 000 m3/jour à 80 000 m3/jour, avec des pointes à 170 voire 200 000 m3/jour entre le 14 juillet et le 15 août). S’il ne pleut pas abondamment, les réserves risquent d’être épuisées dès fin juillet, laissant présager des coupures d’eau potable !

  • La biodiversité aquatique malmenée en Rhône-Alpes

En Rhône-Alpes le niveau des nappes actuel est comparable à celui enregistré lors de la grande sécheresse de 1976, fin août. Et nous ne sommes que mi-juillet… Ce faible taux de remplissage est dû à la sécheresse hivernale : la région n’a connu aucune pluie importante depuis le début de l’automne 2016. Les épisodes pluvieux du début de l’été, même s’ils apportent quelques améliorations temporaires, ne seront pas suffisants pour épargner la biodiversité aquatique, très sensible à la température de l’eau et à la faiblesse des débits. Le département de l’Isère vient de passer en alerte et le nombre d’arrêtés sécheresse en cours augmente de jour en jour.

Système dérogatoire : symptôme d’une gestion de l’eau problématique

Alors que toutes les régions sont touchées par la sécheresse et que de nombreuses régions font face à des situations inhabituelles et alarmantes, la gestion de l’eau doit évoluer. C’est pourquoi France Nature Environnement appelle à une remise en question profonde des systèmes dérogatoires. Mais au-delà de cette problématique d’urgence, c’est l’ensemble du modèle qui doit être repensé. Le béton envahit nos sols ; les systèmes agricoles conventionnels leur ont fait perdre vie et structure ; les haies, bosquets, talus sont détruits. Ainsi, l’eau ruisselle, inonde, détruit, mais ne s’infiltre plus : il est urgent de protéger les sols de l’imperméabilisation.

Alors quel modèle pour l’avenir ? L’évolution du modèle actuel n’est pas suffisante pour répondre aux enjeux du partage de l’eau. Il est temps de se tourner vers une agriculture respectant les principes de l’agroécologie et d’adopter une véritable politique de protection de nos sols. Pour Jean-Claude Bevillard, pilote du réseau Agriculture de France Nature Environnement : « Il est urgent de réagir. Chaque mois en France, l’équivalent de 6400 terrains de foot sont bétonnés ; les sols agricoles ne retiennent plus suffisamment l’eau et ne lui permettent plus de s’infiltrer. A cause de ces phénomènes, les nappes se rechargent mal : c’est l’ensemble du cycle de l’eau qui est en péril. »

Pour Marc Saumureau, pilote du réseau Eau à France Nature Environnement : « Ce système dérogatoire est injustifiable. Quand tout le monde est d’accord pour dire que des pompages supplémentaires seraient dangereux, il est inconcevable qu’un préfet puisse continuer à distribuer des dérogations pour permettre d’aller au-delà de ce que les milieux peuvent tolérer. D’ici la fin de l’été, en plus des menaces sur les écosystèmes aquatiques qui vont être à sec, c’est même l’eau du robinet qui pourrait venir à manquer dans certains territoires. »

Préservation de la ressource : chacun peut agir

Des changements de pratiques doivent être mis en place à tous les niveaux : des systèmes agricoles adaptés aux conditions climatiques locales et moins gourmands en eau, des filières industrielles optimisées pour réduire la consommation en eau, la récupération d’eau de pluie et le recyclage pour l’arrosage et le nettoyage dans les collectivités... Il est par ailleurs essentiel de conserver et restaurer les milieux aquatiques et les zones humides dont le rôle est indispensable dans le cycle de l’eau.


[1] Débit d’étiage : débit moyen le plus bas d’un cours d’eau »

 

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 17:13
Bornes à incendie : sécurité iet comportements irresponsables

Le fait d'ouvrir les bornes à incendie a, en plus du coût que cela représente, de graves conséquences en terme de sécurité incendie.

Lu dans
leparisien.fr du 23 juillet ;

« En Seine-Saint-Denis, des pompiers «perdent 15 minutes à cause de bornes à incendie défectueuses»

Les pompiers de Paris ont tardé à trouver une bouche à incendie opérationnelle pour maîtriser les flammes qui ravageaient, dans la nuit de samedi à dimanche, un immeuble du quartier Pont-Blanc, à Sevran (Seine-Saint-Denis). La faute à l’ouverture sauvage des bornes selon eux.

Ce n’est pas faute de l’avoir dit et répété. L’ouverture sauvage de bouches à incendie peut entraîner une rupture de l’alimentation en eau. Les sapeurs-pompiers de Paris en ont fait l’amère expérience dans la nuit de samedi à dimanche lors d’un feu d’habitation allée des Erables dans le quartier du Pont-Blanc à Sevran

 

Les soldats du feu sont alertés pour circonscrire le sinistre qui s’est déclaré vers 5 heures du matin au troisième étage d’un petit immeuble qui en compte quatre. «On a essayé de se raccorder à deux bouches à incendie défectueuses, déplore le lieutenant Yannick Pagnot. C’est la répercussion du phénomène d’ouverture volontaire», avance le chef des opérations. Un phénomène vivement dénoncé par de nombreuses communes du département durant les fortes chaleurs du début du mois de juin.

 

 

Les camions ont dû se brancher à une troisième borne située à plusieurs dizaines de mètres du bâtiment en flammes. «On a perdu 15 minutes dans le délai d’intervention», estime Yannick Pagnot, alors que le feu se propageait à l’arrière de l’immeuble et à la toiture, qui s’est partiellement effondrée : un temps précieux qui aurait pu avoir de graves conséquences si tous les habitants, une cinquantaine, n’avaient pas évacué l’immeuble dès le départ, aidés notamment par des jeunes du quartier.

 

Cinq appartements au total ont été détruits ou partiellement endommagés. Par miracle, aucun blessé n’est à déplorer. Pas moins de 86 pompiers ont lutté pendant plus de trois heures contre les flammes. L’un d’eux, légèrement brûlé au niveau du cou, a été pris en charge sur place par ses collègues.

 

Au petit matin, les habitants se sont réfugiés à la maison de quartier, ouverte par la mairie, pour partager un café : un petit moment de réconfort après de longues heures d’attente et d’angoisse. Mais reste encore à régler l’épineuse question du relogement pour certains locataires.

 

«Nos souvenirs sont partis en fumée»

Elodie, une mère de famille, figure parmi les rescapés du sinistre. Elle habite au 3e étage dans l’immeuble mitoyen à celui qui a pris feu. «Je suis sortie avec mes cinq enfants. Heureusement car leur chambre a été totalement brûlée. On venait d’emménager au mois de juin, on finissait juste de le meubler. Nos souvenirs sont partis en fumée en quelques minutes», soupire Elodie, les yeux rougis par les larmes et les traits tirés par la fatigue.

Le bailleur Logirep étudie des solutions de relogement au sein de son parc social pour Elodie et les autres sinistrés. Pour leur apporter du réconfort, les habitants du quartier du Pont-Blanc ont préparé au petit matin des gâteaux et un couscous pour le midi.

Le dévouement des jeunes du quartier est aussi à saluer, dont celui d’Anis, 20 ans. «On se trouvait dans l’immeuble d’à côté et on a senti une odeur de brûlé. Avec mes copains on s’est habillés, on est sortis et on a vu les flammes». Anis est entré dans l’immeuble incendié pour aller sonner à toutes les portes. «On a dit aux gens de descendre, ça commençait à être vraiment chaud», commente le jeune homme.

 

  leparisien.fr »

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 16:26
Réunion "eau" à Est Ensemble : la suite du compte-rendu de la coordination Ile de France
(...)

«
 Décider avec les habitant-es

L’animateur demande ensuite à Jean-Claude Oliva s’il est prêt à se ranger à l’avis des habitant-es. Réponse positive et confiante du Directeur de la Coordination qui relève l’intérêt suscité par la gestion de l’eau, manifeste par la participation nombreuse d’élus et de citoyens à cette rencontre un …7 juillet! Il faut maintenant informer la population, en lui donnant les deux points de vue de façon équitable, engager un véritable débat et  le conclure par une consultation, quelque soit sa forme.

Dans le même sens, Olivier Taravella, maire-adjoint chargé des finances à Bagnolet et co-président du groupe socialiste, souhaite qu’Est Ensemble prenne le temps de la concertation et n’adhère pas au SEDIF avant que soit mené le débat. Le vœu adopté par le conseil municipal de Bagnolet le 30 juin demande à Est Ensemble de ne pas ré-adhérer au SEDIF et d’engager une concertation approfondie avec les habitants, leur consultation (sous toute forme) et le cas échéant, la mise en place de la régie publique. Au cas où Est Ensemble refuserait d’adopter cette position, il demande d’exclure Bagnolet du transfert de compétences au SEDIF afin que la commune puisse librement disposer du choix du mode de gestion.

Une fois sorti du SEDIF,  l’établissement public territorial (EPT) assurera la continuité de gestion du contrat avec Veolia jusqu’en 2022 et l’ensemble des villes ou une partie des villes auront alors ensemble cinq années pour réfléchir sereinement, sans pression, cinq années pour inventer, travailler et mettre en place une structure publique.

Un point de vue partagé par Kader Chibane, vice-président de Plaine commune et président du groupe des élus EELV de Saint-Denis qui note que la sortie du SEDIF, n’est pas irréversible. On pourrait imaginer y revenir plus tard, si la piste de la régie publique s’avérait infructueuse. Par contre, l’adhésion au SEDIF est irréversible. Si la sortie du SEDIF est possible en théorie à tout moment, elle est pratiquement et politiquement impossible, car il faut l’approbation d’une majorité qualifiée des deux tiers des membres du SEDIF pour en sortir ! On ne pourra pas en sortir en 2022, échéance de fin du contrat entre le SEDIF et Veolia, c’est un leurre repris par ceux qui ne veulent pas sortir du SEDIF.

Assumer un choix politique

Riva Gherchanoc, maire-adjointe France Insoumise de Montreuil et conseillère territoriale, distingue le choix politique de l’eau bien commun et les modalités pratiques de la mise en place d’une régie publique. Les obstacles ou les débats techniques ne doivent pas empêcher d’avancer. Après le premier pas, la sortie du SEDIF, le second, la création d’une régie publique la plus large possible, il s’agira dans un second temps de trouver les solutions techniques les plus avantageuses concernant l’approvisionnement avec les différents producteurs d’eau potable présents sur le territoire (SEDIF et Eau de Paris).

A contrario, Bruno Marielle, conseiller municipal socialiste de Montreuil, dénonce l’idéologisation et la politisation du débat et prétend défendre l’intérêt des habitant-es en agitant des chiffres fantaisistes sur des augmentations de tarif liées au passage en régie. Il essaie de faire peur aux élu-es qui se rendraient ainsi responsables de hausses insupportables pour la population. Ce faisant, il oublie  ce que coûte la délégation de la gestion de l’eau à une multinationale. Par exemple, en 20 ans une famille montreuilloise de quatre personnes débourse 3000 euros de plus qu’une famille parisienne équivalente!

Le comble de la langue de bois est atteint par Karina Kellner, vice-présidente du SEDIF, (*) qui vante l’engagement pro-régie des élus communistes au moment du renouvellement de la délégation de service public (DSP) en 2008; un engagement qui n’avait malheureusement pas été suivi d’effet puisqu’une bonne partie d’entre eux avaient voté, à bulletin secret, la continuation de la DSP! Selon elle, le principal problème, serait la réforme territoriale qui éloigne les élu-es des citoyen-nes ; une nouvelle réforme territoriale pourrait transférer la compétence eau à la métropole du Grand Paris et dans ce cas, il vaudrait mieux rester au SEDIF pour pouvoir compter.

Un argument jugé incompréhensible par Léo Landau de la Coordination Eau Île-de-France, car dans la situation actuelle, c’est le SEDIF qui est hors de contrôle des citoyen-nes et c’est la sortie de certaines villes qui va permettre aux collectivités de retrouver leur souveraineté.

Taylan Coskun, conseiller régional PCF du 93, reprend la proposition d’un service public national de l’eau pour mieux écarter toute avancée vers une appropriation publique, ici et maintenant…

De nombreux autres intervenant-es font monter la pression en faveur de la gestion publique, Pierre Sardou, conseiller  municipal (Ensemble) de Bagnolet et conseiller territorial, Daniel Bernard, conseiller municipal (France insoumise) de Bagnolet, Nadia Azoug, conseillère municipale EELV de Pantin, Gilles Sarfati de la Coordination Eau Île-de-France, habitant à Pantin, Colette du groupe A gauche autrement au Pré Saint Gervais…

En conclusion, Gérard Cosme se félicite de ce moment d’échanges et promet de le poursuivre de façon plus large avant la décision du conseil territorial.

Une Assemblée Générale des élu-es et de citoyen-nes engagé-es en faveur de la gestion publique de l’eau dans les trois territoires (Grand Orly-Seine-Bièvre, Est Ensemble et Plaine Commune)  aura lieu le vendredi 8 septembre à 19h à Bagnolet (salle du conseil municipal). Il s’agira de faire le point de la situation dans chacun des trois territoires et de développer la dynamique citoyenne pour l’emporter, en prenant des initiatives communes.


Le ring, ça fait vraiment peur!

Il faut s’attendre à de mauvaises surprises en terme tarifaire dans les prochaines années au SEDIF !

En effet, le SEDIF nous fait un nouveau film, le ring, et ça fait vraiment peur ! M. Santini lance ce projet de « ring », c’est-à-dire d’interconnexion généralisée des réseaux en Île-de-France. Or  le « ring » existe déjà en Seine et Marne. En effet, dans ce département certaines sources sont devenus impropres à la consommation (nitrates, pesticides). Elles sont donc interconnectées à d’autres sources de meilleure qualité. Résultat : une eau de qualité médiocre pour tous. Et des coûts de réseaux qui explosent. Aucun intérêt pour les usagers.

 Ce projet est chiffré pour l’Île-de-France à 500 millions d’euros selon le SEDIF (et sans doute à bien davantage en réalité) qui vont gonfler la facture d’eau des usagers.


(*) Elle a été directrice de cabinet du président du SIAAP, Maurice Ouzoulias (récemment entendu par le parquet financier national), directrice de publication de l’Élu d’aujourd’hui, un magazine confidentiel qui bénéficie chaque année de nombreux publi-reportages de Veolia, Suez et la Saur, puis présidente du centre de formation des élus communistes et tout récemment promue vice-présidente du SEDIF, en récompense de ses bons et loyaux services. Elle est au cœur des relations contre-nature qu’entretient l’appareil du PCF avec les multinationales de l’eau . »

 

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 16:17
Réunion « eau » à Est Ensemble » : le compte-rendu de la Coordination Ile de France

Lu sur le blog de la coordination Eau Ile de France, un compte-rendu plus complet que le nôtre de la réunion sur la gestion de l'eau, organisée le 7 juillet par Est Ensemble :

« BATAILLES POUR UNE GESTION PUBLIQUEMOUVEMENT CITOYEN

LA PRESSION CITOYENNE MONTE

9 JUILLET 2017 ADMIN LAISSER UN COMMENTAIRE


 

Plusieurs dizaines d’élu-es et de citoyen-nes d’Est Ensemble, de Plaine Commune et même d’autres territoires métropolitains ont participé -à l’initiative de l’appel pour un service public local de l’eau dans l’ouest du 93–  à une rencontre  sur la gestion de l’eau organisée par Est Ensemble, vendredi 7 juillet. Le prochain RDV de cette vague citoyenne pour l’eau publique sera le vendredi 8 septembre à 19h à Bagnolet. Voici un compte-rendu détaillé qui ne peut cependant pas restituer toute la richesse et la diversité des interventions. N’hésitez pas à nous faire parvenir vos réflexions et vos contributions!

Cela devait être une rencontre du groupe de réflexion « sur l’avenir du service public de l’eau à Est Ensemble et dans le Grand Paris », cela s’est transformé en une agora avec la participation de nombreu-ses élu-es et citoyen-nes de la Seine Saint-Denis, sous l’œil à la fois débonnaire et un peu inquiet du Président du territoire, Gérard Cosme. Certes le progrès est incontestable par rapport à l’époque où les citoyen-nes étaient accueillis par des vigiles et empêchés d’assister aux débats du Conseil d’agglo. La Coordination Eau Île-de-France était cette fois invitée à s’exprimer à part entière dans une table ronde mais son expression ainsi que celle des nombreu-ses élu-es et citoyen-nes présent-es était très limitée par le temps. D’où une certaine frustration: beaucoup de questions ont été posées mais le débat n’a pas vraiment pu s’engager sur les questions les plus importantes. La présence surprise de M. Santini montre la fébrilité qui règne au Syndicat des eaux d’Île-de-France (SEDIF) à l’approche de l’échéance du 31 décembre 2017 qui pourrait voir le départ de  certaines viles et constituerait un désaveu cinglant pour  cet organisme. Gérard Cosme a conclu la soirée en assurant que le débat aurait lieu avant toute décision du conseil territorial, dont acte. Mais nous serons vigilants sur les conditions du débat. Nous avons fait preuve de courtoisie républicaine ( à l’opposé de M. Santini qui a  refusé de serrer la main du Directeur de la Coordination Eau Île-de-France, affichant ainsi son mépris habituel pour les usagers-citoyens), mais nous veillerons à ce que les conditions du débat permettent l’expression à égalité des tenants de la gestion publique, ce qui n’a pas été le cas jusqu’à présent.


Le contexte métropolitain

Les premières interventions sur « le contexte métropolitain« , effectuées par des représentants de l’Agence de l’eau Seine Normandie et de la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie, intéressantes en soi, ont apporté peu d’éléments au débat  de la soirée. Elles ont été suivies par deux interventions sur la sécurisation de la production métropolitaine d’eau potable, l’une du SEDIF, l’autre de la ville de Paris. Le SEDIF voulait prouver que gestion publique ou privée pourraient se concilier dans une mutualisation des réseaux, le coûteux projet de « ring » (voir encadré plus bas). La ville de Paris a insisté sur le fait que les relations entre opérateurs pour se prêter mutuellement assistance en cas de défaillance majeure n’étaient pas nouvelles…

Économiser l’eau?
Ce débat a rebondi plus tard dans la soirée; Daniel Marcovitch, un ancien élu parisien qui n’a visiblement pas digéré la remunicipalisation de l’eau à Paris, a demandé si Eau de Paris, pourrait approvisionner en eau potable tout le territoire d’Est Ensemble… Serge Ferreti, un professionnel des économies d’énergie, habitant à Pantin, a ouvert une piste de réflexion originale sur les économies d’eau potable qui pourraient être réalisées dans les prochaines années, évoquant une réduction de la consommation de 75%. Un chiffre qui peut sembler fou, mais depuis  vingt-cinq ans, la consommation d’eau potable baisse déjà de 1 à 2% par an dans les grandes villes, sans effort particulier des pouvoirs publics et des opérateurs dans cette direction. A l’exception d’Eau de Paris qui soutient des actions des associations (écolo, c’est économe, installation de kits économiseurs d’eau, etc.) en faveur de la réduction de la consommation. Les chiffres donnés par les experts du SEDIF et de la ville de Paris font réfléchir aussi: la capacité de production journalière des deux opérateurs est de 3,7 millions de m3/jour. La consommation moyenne journalière est de 1,9 millions de m3/jour, soit la moitié de la capacité de production; la consommation maximale est de 2,7 millions de m3/jour, ce qui laisse une marge énorme! Le SEDIF, note le récent rapport de la cour des comptes a « un appareil productif aux capacités excédentaires permettant de traiter les eaux de surface exclusivement« , c’est à dire les eaux les plus polluées.  C’est une des raisons de la cherté de ces tarifs pour les usagers et de son peu d’empressement à économiser l’eau. Ceci explique qu’au SEDIF, on préfère vendre de l’eau potable aux collectivités pour nettoyer la voirie (alors qu’à Paris, on fait le choix plus écologique d’utiliser de l’eau brute).
L’éternel retour de l’étude de 2013

Est Ensemble comptait présenter (pour la troisième fois) une étude réalisée en 2013 par le groupe Espelia qui a décliné l’invitation. C’est donc Nicolas Londinsky, directeur de l’eau et de l’assainissement d’Est Ensemble qui en a présenté les grandes lignes.

Voir ici la présentation complète de l’étude de 2013

Plusieurs scénarios y sont étudiés, d’un approvisionnement 100% SEDIF à un approvisionnement 100% Eau de Paris, en passant par des solutions intermédiaires. Les tarifs de l’eau (valeur 2024) pour les usagers se tiennent dans un mouchoir de poche (lire page 30): 14 centimes d’euros d’écart pour des prix compris entre 1,95 € et 2,07 €/m3. La prolongation des tarifs actuels du SEDIF se situe dans la même fourchette. Un écart d’autant plus négligeable que l’incertitude sur les résultats est près de deux fois supérieure !

Beaucoup de temps et d’argent (des dizaines de milliers d’euros) ont été dépensés par Est Ensemble pour en arriver à cette évidence : le tarif ne permet pas de trancher le choix entre régie publique et délégation au privé. C’est d’abord un choix politique qu’il faut faire en faveur de la gestion publique, comme le montrera Riva Gherchanoc, maire adjointe France insoumise de Montreuil.  L’étude réalisée montre cependant  que la régie est un peu plus compétitive que la délégation de service public. En réalité, l’écart en faveur de la régie est beaucoup plus important.

En effet, la durée des amortissements (lire p 31) choisie dans l’étude est de douze ans. Ce qui implique des tarifs élevés  pour les prochaines années qui flirtent avec les tarifs du SEDIF. Or il s’agit d’une opération patrimoniale. Pourquoi ne pas prévoir des amortissements sur 24 ans ou sur 36 ans, si ce n’est pour augmenter artificiellement l’estimation des tarifs en régie publique?

Autre hypothèse défavorable à la régie, l’étude prévoit que les coûts de déconnexion des réseaux seraient pris en charge uniquement par Est Ensemble. Ce qui doit faire l’objet de négociations avec le SEDIF: il n’y a aucune raison que dans une séparation toutes les charges reviennent à un seul des partenaires!

SEDIF ou non, c’est la question à trancher!

La dernière partie de la soirée a été consacrée au choix à effectuer maintenant et, en particulier, à l’adhésion ou non au SEDIF. Elle a été introduite respectivement par André Santini, Président du SEDIF, puis par Jean-Claude Oliva, Directeur de la Coordination Eau Île-de-France, avant de laisser place à une vingtaine d’interventions des élu-es et citoyen-nes.

L’animateur de la soirée a tout d’abord demandé à M. Santini des  explications sur l’avis récent de la chambre régionale des comptes qui critique la gestion du SEDIF. Lire ici la synthèse du rapport de la chambre régionale des comptes.  M. Santini a opposé un déni total, voulant voir dans le rapport un satisfecit décerné au SEDIF et  dénonçant « les mensonges de la Coordination Eau Île-de-France« .

Pourtant rappellera plus tard Jean-Claude Oliva, Le Figaro a titré « Les coûts de gestion de Veolia en Île-de-France épinglés » et Les Échos « La chambre régionale des comptes critique la gestion de Veolia eau Île-de-France ». Ce n’est pas nous qui l’avons inventé!

C’est la chambre régionale des comptes qui le dit : le SEDIF dérape !

« La chambre constate que la rémunération de Vedif (Veolia eau Île-de-France) s’éloigne d’année en année de l’équilibre économique qui a présidé à la signature du contrat entre les parties en 2010 (…) Ainsi, selon le compte prévisionnel annexé à la convention, la rémunération du délégataire aurait dû se maintenir en moyenne en-dessous de 7 M€ par an, soit moins de 0,03 € par m3. Entre 2011 et 2015, cette rémunération s’est avérée bien supérieure aux prévisions, dépassant les 20 M€ par an à partir de 2014.

Par ailleurs, la rémunération du délégataire telle qu’elle est définie contractuellement n’est pas la seule source de revenu du groupe Veolia. En particulier, il perçoit au surplus chaque année des frais de siège à hauteur de 7 M€, soit 0,03 € par m3, sans produire de justificatif.

En outre, depuis 2014, le groupe Veolia reçoit également le bénéfice du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Comme la réglementation le permet, il n’a pas été tenu compte de cet avantage dans les formules d’actualisation du prix de l’eau. Cette baisse de charge n’a donc pas eu d’impact positif sur le prix de l’eau et Veolia a perçu pour la seule année 2015 une recette supplémentaire de l’ordre de 3 M€, qui n’apparait dans aucun document financier entre le Sedif et son délégataire.

Enfin, les prestations pour plus de 12 M€ par an, confiées à ses filiales, constituent également des recettes pour le groupe Veolia ainsi que les avantages associés à la gestion de la trésorerie grâce à des contrats de cash-poolin (gestion centralisée de trésorerie».

Le SEDIF ne contrôle pas Veolia, c’est Veolia qui contrôle le SEDIF !

Comme en 2008, après la mise en évidence de surfacturations massives au profit de Veolia, rappelle Jean-Claude Oliva, le SEDIF promet une nouvelle fois de se réformer. On voit pourtant  ce que cela a donné dans un passé récent. Le SEDIF est incapable de contrôler réellement son délégataire et les rémunérations de Veolia explosent !

Les 0,10€ de baisse des tarifs, consentis début 2017 par le SEDIF, sont destinés à faire passer la pilule amère de la ré-adhésion : ne nous laissons pas tromper !

La preuve par les coupures d’eau

De la même façon, le SEDIF a été incapable d’imposer à Veolia l’arrêt des coupures d’eau et des réductions de débit pour impayés qui sont illégales, malgré les déclarations lénifiantes de son président M. Santini. La Seine Saint-Denis est l’un des départements les plus touchés par les coupures d’eau. Pour notre part, nous avons du intervenir dans une quarantaine de cas qui ont été portés à notre connaissance (mais combien ne l’ont pas été ?) Avec le soutien du Président d’Est Ensemble, M Cosme, que nous remercions. Mais ne serait-il pas plus simple d’avoir un opérateur qui respecte la loi ?

Là encore, M. Santini affirme qu’il n’y a pas de coupures d’eau au SEDIF et rappelle le dispositif mis en place, une « convention sociale » indigente que nous avons dénoncé en septembre 2016. Il sera démenti de la salle, notamment par Emmanuel Poilane, Directeur de la Fondation Danielle Mitterrand France Libertés et par plusieurs élus. Gérard Cosme, Président d’Est Ensemble, redira dans ses conclusions sa préoccupation pour les coupures d’eau qui subsistent encore.

Écouter le reportage sur les coupures d’eau en Seine Saint-Denis sur France Bleu le dimanche 2 juillet avec Sylvie Badoux, maire adjointe (PCF) de Bondy et vice-présidente d’Est Ensemble.



(à suivre)

 

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 17:05
La gestion de l'eau par Véolia épinglée par la chambre régionale des comptes

Lu sur le blog de la Coordination eau ile de france ce 30 juin au sujet de l'appréciation de la chambre régionale des comptes au sujet de la gestion de l'eau par Véolia en Ile-de-France. En complément de notre compte-rendu de la réunion du 7 juillet à Est Ensemble :

MULTINATIONALES, LA LOI DE L'ARGENT

LES COÛTS DE GESTION DE VEOLIA EN ILE-DE-FRANCE ÉPINGLÉS

30 JUIN 2017 

Une information du Figaro… à savourer! Même si nous ne sommes pas tout à fait d’accord avec les conclusions de l’article…  Cela confirme la nécessité de sortir du SEDIF (syndicat des eaux d’Île-de-France), in-désamorçable pompe à fric de Veolia.

« Les coûts liés à la délégation du service de gestion de l’eau à Veolia dans 150 communes d’Ile-de-France ont dérapé ces dernières années, a critiqué ce jeudi dans un rapport la Chambre régionale des comptes d’Ile-de-France. L’approvisionnement en eau potable et l’assainissement dans 150 communes d’Ile-de-France, représentant plus de 4 millions d’usagers, sont gérés par le Sedif, qui a délégué ce service à Veolia (ex-Compagnie générale des eaux) depuis 1923.

Or, ces dernières années, la Chambre note que la « rémunération principale » de Veolia est passée de 7 millions d’euros en 2011 à plus de 20 millions d’euros à partir de 2014, et que cette rémunération « s’éloigne d’année en année de l’équilibre économique » défini en 2010, à savoir un maximum de 7 millions d’euros. « Les coûts liés à la délégation ont eu tendance à déraper », insiste le rapport, dont une synthèse a été publiée sur Internet. Veolia perçoit également des « frais de siège » de 7 millions d’euros par an « qui n’ont pas été justifiés », des prestations évaluées à plus de 12 millions d’euros par an pour des services dont les marges potentielles n’ont pas été prises en compte.

Autre élément: Veolia n’a pas intégré dans l’actualisation du prix de l’eau les baisses de charges dont il a bénéficié grâce au crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Avec à la clé, une recette supplémentaire « de l’ordre de 3 millions d’euros » en 2015 par exemple pour le groupe.

La situation s’est quelque peu améliorée depuis le début de l’année, constate toutefois la Chambre, car le Sedif a renégocié le contrat qui le lie à Veolia, obtenant une réduction de 10 centimes par m3 sur la part du prix de l’eau dédiée à l’eau potable, soit 4 millions d’euros par an en moins à payer pour les usagers. Au premier janvier 2017, le tarif de l’eau (eau potable et assainissement) s’élève à 4,24 euros par m3 dans les communes gérées par le Sedif, contre 3,50 euros pour la régie publique Eau de Paris et 4,11 euros pour le Syndicat des eaux de la presqu’île de Gennevilliers, géré lui aussi en délégation de service public par Suez.

Ces différences s’expliquent toutefois, selon la Chambre, par des coûts structurels plus importants pour le Sedif (réseau plus étalé, canalisations enterrées, choix innovants dans les équipements). »

 

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 20:22
Eau, réunion du 7 juillet à Est Ensemble

Bon, je ne sais pas ce qu'en pense la Coordination Eau Ile de France, mais voici quelques conclusions que je tire de la réunion du 7 juillet organisée par Est Ensemble sur la gestion de l'eau:

1- La réunion a eu le mérite d'exister. Elle a notamment permis l'expression de personnes, favorables à la mise en régie publique de l'eau à Est Ensemble et sur les territoires d'autres Établissements Publics Territoriaux du Grand Paris.

2-Au vu des interventions échangées, cela semble bien de se saisir du créneau légal (avant le 31 décembre 2017)et de quitter le Sédif pour travailler sérieusement à une solution publique, solide, notamment du point de vue technique avec « Eaux de Paris ».

3- La tendance (écologique !) n'est pas à l'augmentation de la consommation de l'eau potable mais à sa maîtise. L'eau potable actuellement gaspillée pour laver les rues, arroser les pelouses et assurer la sécurité incendie ; nous avons une marge de 75 % …) de réduction. Cette perspective qui doit être intégrée et préparée change la donne par rapport aux caculs technocratiques de celles et ceux qui n'ont pour intérêt que plus on consomme, plus on paye.

4- Je remercie Santini (je le lui ai d'ailleurs dit lorsqu'il esr sorti …) pour sa contribution – involontaire - à la mise en place d'une régie publique de l'eau : comment peut-on être aussi grossier, agressif et menteur ?

5- La conclusion de Gérard Cosme, président d'Est Ensemble, n'a pas permis de savoir quel était sa conviction en la matière, même si Christian Lagrange, son vice-président s'est « trahi » en se réclamant du Sédif, alors qu'il était censé intervenir comme vice-président d'Est Ensemble, chargé de l'eau.

À suivre.

Pierre Mathon

Eau, réunion du 7 juillet à Est Ensemble
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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 16:08
À propos de l'ouverture des bouches d'eau à incendie en période de canicule

Les «geysers sauvages» ne sont pas que risqués. Ils sont anti-écologiques et gaspilleurs d'eau. Ils pèsent dans la facture d'eau des collectivités et des contribuables.

En cette période de canicule, un millier d'ouvertures sauvages ont été recensées à Paris, en Seine-Saint-Denis, dans les Hauts-de-Seine et dans le Val-de-Marne. Cette pratique, venue des États-Unis, est fortement critiquée car dangereuse. Mais outre le risque provoqué par ces «street pooling», comme cela est nommé outre-Atlantique, ce phénomène a un coût à la fois économique et écologique.

Cela nous a coûté, à nous, « cochons de payants », 2,4 millions d'euros pour 4 semaines en Ile de France.
 

Plusieurs mairies vont demander à l'État de débloquer des fonds pour financer des systèmes de sécurité.

Bon, il est clair que les pouvoirs
publics devraient envoyer des éducateurs, qui s'ils sont indispensables, ne suffisent plus malheureusement ET des policiers pour faire respecter la loi ... Cela n'empêche pas de se battre (collectivement) pour que des solutions de rafraîchissement soient trouvées dans nos villes trop denses et trop dépourvues d'eau et d'arbres.

À lire aussi :
-
http://mobile.lemonde.fr/planete/article/2017/06/22/les-geysers-sauvages-par-temps-de-canicule-un-jeu-dangereux_5149696_3244.html

-
https://paris-luttes.info/polemique-des-bouches-d-incendie-8394

- https://vimeo.com/176753304?ref=fb-share

- http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/orly-il-veut-empecher-des-jeunes-une-bouche-incendie-il-recois-un-coup-de-cle-molette-streetpooling-video

Pierre Mathon

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 14:14
Vers la gestion publique de l'eau à Bagnolet ?

Nous vous avions signalé dans notre article consacré au bulletin de propagande municipale une tribune des éluEs ps qui dit assez clairement la volonté de la municipalité de Bagnolet de s'engager en faveur de la régie publique. C'est un point d'appui pour celles et ceux – dont nous sommes - qui luttent pour que la gestion de l'eau soit publique.

Nous pouvons également nous appuyer sur des études techniques.

Il faudra une volonté politique forte et sans faille des éluEs et la coordination Eau Ile-de-France appelle les citoyens à se manifester.

La Coordination Eau Ile-de-France souligne qu'il faut obtenir du territoire Est Ensemble qu'il laisse Bagnolet sortir du SEDIF pour mettre en place sa régie publique avec « Eaux de Paris ». 


D'ores et déjà, une réunion à ce sujet est prévue à Est Ensemble le 7 juillet à laquelle la Coordination Eau Ile-de-France appelle les citoyrnNEs à se rendre nombreux pour montrer le soutien des citoyens à la gestion publique.

Pierre Mathon

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 19:55
Et si Bagnolet passait à la gestion publique de l'eau ?

Lu sur le blog de la Coordination Eau Ile de France, ce 4 juin :
 

 

«BATAILLES POUR UNE GESTION PUBLIQUE

 

BAGNOLET ÉTUDIE LE PASSAGE À UNE GESTION PUBLIQUE DE L’EAU

 

La réflexion et le débat sont bien lancés à Bagnolet pour le passage à une gestion publique.  Après un vœu en faveur de la gestion publique adopté par le conseil municipal du 29 mars,  le conseil municipal a reçu Célia Blauel, Présidente d’Eau de Paris, pour présenter la gestion publique de l’eau à Paris. A la suite de cette réunion, le Maire de Bagnolet a demandé à Eau de Paris de réaliser une étude de faisabilité pour une  gestion publique à Bagnolet, approvisionnée par la régie publique parisienne. Ci-dessous un article d’Elsa Marnette dans le Parisien du 4 juin, suivi de notre commentaire…

"A Paris, l’eau, gérée en régie publique, revient à 3,54 € le m3. Sur le territoire d’Est Ensemble, où le Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif) délègue cette compétence à Veolia, le m3 s’élève à 4,27 €. Cette différence de coût pousse la ville de Bagnolet à rouvrir le débat sur une sortie du Sedif, rendue possible par la loi sur la nouvelle organisation territoriale de la République (Notre). Le débat avait déjà été houleux, lors de la précédente décision de réadhérer au Sedif, en 2010.

Jean-Claude Oliva, élu d’opposition (EELV) à Bagnolet et directeur de la Coordination Eau Ile-de-France, a récemment soumis un vœu en ce sens, approuvé lors du dernier conseil municipal. Depuis, la ville a demandé à Eau de Paris de réaliser une étude de faisabilité pour un rapprochement de Bagnolet avec la capitale. Un groupe de travail, « transpartisan », a également été créé.

Le calendrier est serré puisqu’il faut qu’Est Ensemble se décide avant le 31 décembre. « Nous avons une opportunité historique, souligne le maire (PS) Tony di Martino. La gestion publique est censée être moins chère, il n’y a pas de prestataire privé, pas d’actionnariat, pas de surplus de coût. Il n’y aurait plus de coupures d’eau abusives et illégales, la collectivité n’a aucune raison de couper l’eau. Mais il faut mettre en regard le montant des investissements. »

C’est là que le sujet pourrait achopper : une récente étude commandée par Est Ensemble montre qu’il s’élèverait à 137 M€, rien que pour préparer les réseaux du territoire à faire circuler le précieux liquide d’Eau de Paris. Et ces travaux se répercuteraient sur la facture des usagers puisqu’un principe dit que « l’eau paie l’eau. Le budget annexe doit être à l’équilibre, assure l’adjoint (PS) aux finances Olivier Taravella. Si ça représente 15 centimes de plus au mètre cube sur vingt ans, ça va poser la question de la soutenabilité du projet. »

A noter que cette décision doit être prise à l’échelle d’Est Ensemble : « Bagnolet n’est pas dans une logique sécessionniste mais on peut avoir un rôle d’aiguillon, souligne-t-on dans l’entourage du maire. Il y a une possibilité juridique qui s’ouvre, c’est l’occasion d’aller au bout de la réflexion. »

Selon le vice-président chargé de l’eau et de l’assainissement au territoire, « ce n’est pas juridiquement impossible » de laisser une ville partir seule. « Mais il faut bien réfléchir à la gouvernance, aux conséquences financières, juridiques et sociales, souligne Christian Lagrange. Le débat est partout mais il n’a pas l’acuité qu’il a à Bagnolet. »

Illustration à Montreuil : le premier adjoint Ibrahim Dufriche s’est récemment fendu d’un courrier public au maire PCF lui demandant de se positionner sur le sujet. « Le débat n’a pas encore été ouvert, le maire consultera toutes les formations politiques », répond-on dans l’entourage de Patrice Bessac."

Notre commentaire

L’étude à laquelle il est fait référence dans l’article date de 2013. Elle part d’hypothèses très défavorables à la gestion publique, comme la reconnu récemment un représentant d’Espelia, le bureau d’études qui l’a réalisée.

Les 137 millions d’euros d’investissements concernent la déconnexion de tout le territoire Est Ensemble (et pas de la seule ville de Bagnolet) du SEDIF. Ce résultat est obtenu avec l’hypothèse contestable que le coût total de la déconnexion devrait être payer par Est Ensemble.  En réalité, cela devrait être l’objet d’une négociation avec le SEDIF.

L’augmentation de 14 centimes par m3  prévue selon l’étude en régie publique cumule une autre hypothèse contestable : celle d’un remboursement de l’investissement en 12 ans, une durée extrêmement courte pour ce genre d’investissements patrimoniaux; il faudrait plutôt compter 30 à 40 ans. Ceci dit, c’est également la hausse prévue en continuant avec le SEDIF. Autant dire que dans le pire des cas, le passage en régie reviendrait au même tarif que la gestion privée avce le SEDIF et Veolia. Et très probablement beaucoup moins cher!

 

Voir nos analyses détaillées (avec lien vers l’étude présentée en décembre 2013))

 

Est Ensemble: la gestion publique enfin à l’ordre du jour?

 

Est Ensemble: assez tergiversé, la régie maintenant! »

 

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