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  • : Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet
  • : Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
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L'éditorial du blog

planete_bleur_belle_fond_vert.jpg                                                           

Ce blog «Bagnolet en Vert» est le blog d’Hélène Zanier, de Pierre Mathon et de leurs amiEs. Aujourd’hui militantEs associati -fs –ves (à « Bagnolet Ecologie » et Environnement 93, Jardins partagés, « l’Association des Bagnoletais contre la Dette », Romeurope, RESF, Russie-Libertés, Murs-À-Pêches, etc.), après avoir été élus (régionaux, municipaux) et responsables du parti Les Verts, nous entendons contribuer à l’avancée des idées et des projets écologistes.

Penser et agir, globalement et localement, telle est la devise de notre blog écolo,  Vert et ouvert, militant et d’éducation populaire, libre, bagnoletais, intercommunal et planétaire.

Hélène Zanier et Pierre Mathon

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En Vert et avec tous !

Vous pouvez compter sur 

Pierre MATHON
et toute l'équipe de
BAGNOLET EN VERT


* pour l’environnement et le développement durable, 
* pour la démocratie, la citoyenneté et la laïcité,
 
* pour la solidarité et l’égalité des droits, 
* pour l’école, l’éducation et la culture, 
* pour un urbanisme de qualité

 
En Vert et avec tous                                            

AGENDA

BONNE ANNEE 2015 !

 

Mardi 3 février à 20h30 conseil de quartier de la Dhuys à l'école Joliot-Curie

 

Mercredi 4 février à 19h atelier participatif sur la ZAC Benoit Hure : les espaces extérieurs  et l'occupation de la mairie historique

 

Jeudi 5 février 19h30 salle P et M Curie conseil de quartier des Malassis

 

PETITIONS

Réaction aux propos intégristes d'un élu de la majorité municipale de Bagnolet : pour le droit des femmes à disposer de leur corps

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_maire_de_Bagnolet_defense_du_droit_des_femmes_a_disposer_de_leur_corps/?sMpnibb

 

« Monsieur le Maire de Bagnolet: Nous vous appelons à créer une maison de quartier et citoyenne dans le quartier de la Dhuys»

http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Maire_de_Bagnolet_Nous_vous_appelons_a_creer_une_maison_de_quartier_et_citoyenne/?tUmsDgb

 

Pour que cesse l'acharnement juridique contre la confédération paysanne
 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-acharnement-conf-865.html

 



 

 

 

 

 

 

 


 

25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 15:43
« Carbone et forêts : La France veut couper plus et séquestrer moins… »

Communiqué de France Nature Envirinnement du 24 mars 2017 :

« Carbone et exploitation des forêts : La France veut couper plus et séquestrer moins… en toute discrétion !


Lors de la COP21, la France apparaissait en chef de file des pays engagés pour lutter contre le réchauffement climatique. Un peu plus d'un an plus tard, la position qu’elle s’apprête à porter lundi 27 mars à Bruxelles concernant un volet important de la politique d'atténuation du changement climatique, les forêts, pourrait constituer un revirement préoccupant. Analyse et propositions de FNE.

Les forêts constituent des puits de carbone indispensables. Chaque année, les forêts françaises absorbent ainsi l’équivalent de 12% des émissions de CO2 du pays, et sont les championnes sur terre (les océans faisant le même "travail" ailleurs) de la lutte naturelle contre le changement climatique.

En signant l'accord de Paris lors de la COP21 fin 2015, les Etats se sont engagés à préserver ou augmenter les puits de carbone. Cela inclut évidemment le puits de carbone forestier, qui provient de deux sources potentielles : la croissance des arbres et l'augmentation des surfaces forestières. Au niveau européen, la déclinaison de ces engagements se traduit par la révision du « Paquet Energie Climat 2030 », en cours de discussion. Et c’est là que la forêt intervient…

En quoi la politique forestière française pose problème vis-à-vis de la comptabilité carbone ?

Adoptée en juillet 2016, une proposition de la Commission européenne, permettant de décliner l’accord de Paris, contient l’engagement de réduire les émissions et augmenter la séquestration de CO2 dans un secteur jusqu'ici non concerné, appelé LULUCF (en français, l'utilisation des terres, les changements d'affectation des terres et la foresterie). Pour fixer ses objectifs, la Commission Européenne souhaite comparer le niveau d’exploitation future des forêts à ce qu’elle était sur la période 1990-2009. Cela n’arrange pas la France, qui, en adoptant son Programme National de la Forêt et du Bois (PNFB), prévoit d’’intensifier l’exploitation des forêtsdans les dix prochaines années. La conséquence, c’est que cela met en lumière la non préservation de son puits de carbone forestier, et ça fait un peu désordre...

Le tour de passe-passe arithmétique sorti du chapeau français !

Intensifier l’exploitation conduit mathématiquement à amoindrir le puits de carbone forestier. Face à cela, la France a eu l’idée de proposer un moyen pour que ça ne se voie pas, à défaut de revenir sur son objectif de récolte supplémentaire. Elle aurait tout aussi bien pu viser à renforcer le puits forestier par des mesures concrètes qui existent, mais susceptibles de ne pas plaire aux industriels.

Lors d’une réunion à Bruxelles qui se tiendra lundi 27 mars, la France s’apprête donc à proposer un « tour de magie climatique » : prendre en compte, non pas les chiffres de la période de référence commune à tous les pays européens, mais le niveau d’exploitation qu’elle vise dans le PNFB, pour ne pas risquer d’être prise en flagrant délit de non-respect de l’engagement international de maintenir ou augmenter les puits de carbone forestier.Nous avions déjà pointé l’incohérence possible entre les objectifs du PNFB et la lutte contre le changement climatique.

Pour Julie Marsaud, coordinatrice du Réseau Forêt de FNE et membre du Comité Spécialisé : « Europe et International » : « La France se trompe de combat. Il existe de nombreuses mesures envisageables pour contrebalancer les effets de l’exploitation forestière sur le climat : en s’engageant pour des forêts plus diversifiées, plus denses, en interdisant la mise à nu des sols et en valorisant l’utilisation de long terme des produits bois et l’économie circulaire, la France peut satisfaire ses engagements à tous les niveaux. Ce serait une faute de faire croire que l’intensification de l’exploitation des forêts est sans effet sur le climat. »

Pour Michel Dubromel, vice-président de FNE : « Plutôt que d’essayer de déroger à ses propres engagements, la France pourrait choisir la cohérence en revenant sur un objectif d’intensification qui n’engage qu’elle pour se conformer à un objectif climatique, qui engage le monde entier. »

 

Liens :

Communiqué du 11 février 2016 : Forêt et changement climatique : enrésiner les forêts feuillues, un remède pire que le mal

Communiqué du 19 octobre 2016 : Quelle transition écologique pour la forêt française ?

« Carbone et forêts : La France veut couper plus et séquestrer moins… »
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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 19:17
Contribuer à la déforestation ou la combattre ?



ChacunE d’entre nous souhaite lutter contre la déforestation. Voici ce que propose, ce 20 mars 2017, France Nature Environnement :

« 6 façons de lutter contre la déforestation sans bouger de chez soi

La déforestation, personne n’y est favorable. Pourtant, au quotidien, on y contribue sans en avoir conscience… ce qui veut dire qu’on peut aussi la combattre à notre niveau ! A l’occasion de la Journée Internationale des Forêts le 21 mars, nous faisons le point sur la déforestation et présentons des solutions à la portée de tous pour lutter contre ce fléau.

Une déforestation à plusieurs visages

Il existe des facteurs naturels de disparition des forêts, tels que la succession d’incendies ou de tempêtes, des attaques de parasites, la modification des pluies ou des vents… Un cas emblématique : le désert du Sahara était couvert de forêts il y a 6000 ans. Toutefois, en dehors de quelques exceptions de ce genre, la plupart des forêts dégradées redeviennent des forêts à plus ou moins long terme.

Les causes humaines de déforestation sont malheureusement d’une échelle et d’une intensité autrement plus élevées. Au premier rang, on trouve la conversion des forêts en champs cultivés (responsable de 73% de la déforestation), puis l’extension des villes (10%), la construction d’infrastructures telles que les barrages, les routes, etc. (10%) et l’extraction minière (7%) [1].

 

Déforestation en Malaisie (Photo : CEphoto, Uwe Aranas)

Étroitement liée à la croissance économique et démographique, la déforestation a sévi partout dans le monde au cours de l'Histoire. Si le phénomène est désormais inversé dans les régions tempérées où les forêts gagnent du terrain, ce sont actuellement les 3 principaux bassins tropicaux qui le subissent de plein fouet : l’Amazonie, le bassin du Congo et l’Asie du Sud Est.

En 2015, ce sont 7 millions d’hectares de forêts qui ont ainsi disparu. Bien qu’il reste alarmant, ce chiffre est en baisse par rapport à 1990 où la surface totale de forêts perdue cette année-là était de 16 millions d’hectares.

 

Augmentation (en vert) et diminution (en rouge) des surfaces forestières entre 1990 et 2015. Plus la couleur est prononcée, plus le rythme de gain ou de perte est élevé [1]

Une meilleure protection légale des forêts explique en partie cette tendance. La mise en œuvre de programmes de plantations y contribue également, bien que ces nouvelles forêts, jeunes et souvent peu diversifiées, ne soient pas équivalentes aux forêts perdues.

Nous avons besoin des forêts !

Les forêts, qui abritent 80 % de la biodiversité terrestre (encore davantage pour les forêts tropicales, principales victimes de la déforestation), sont indispensables au bien-être humain. Plus d’un milliard et demi de Terriens dépendent ainsi directement d’elles pour leur alimentation, leurs médicaments, leur logement ou la cuisson de leurs aliments [2].

 

Grandes consommatrices de CO2, les forêts sont également un de nos meilleurs atouts pour résister aux dérèglements climatiques. Les détruire, c’est provoquer le relargage de ce CO2 dans l’atmosphère. La déforestation est ainsi responsable de 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre…

La déforestation n’est pas une fatalité

Le phénomène de déforestation peut être inversé : c’est le cas dans les zones tempérées, où les forêts sont en expansion continue depuis plusieurs décennies. En France, les surfaces de forêt ont doublé en un siècle et demi, atteignant désormais plus de 16,5 millions d’hectares en métropole. Ceci s’explique par trois facteurs principaux : l’instauration d’une législation forestière protectrice dès 1847, conjuguée à des politiques de boisements volontaristes (protection des terrains de montagne et des dunes littorales notamment) et à l’expansion naturelle des forêts sur les terrains agricoles abandonnés.

À nous de jouer !

À l’échelle individuelle, on peut également agir pour combattre la déforestation, en appliquant 6 principes simples au quotidien

1. Vous aimez les objets en bois ? Achetez local !

Renseignez-vous sur le bois utilisé et sa provenance : privilégiez les espèces d’arbres locales et les circuits de proximité. Les distributeurs responsables « savent de quel bois sont faits leurs produits », ils sauront vous conseiller. Un bois qui voyage loin n’est pas bon pour le climat et les conditions d’exploitation des forêts sont plus difficiles à garantir.

2. La pâte à tartiner vous fait craquer ? Choisissez-la « sans huile de palme », ou encore meilleur, faites-la vous-même en testantnos délicieuses recettes !

À lui seul, le développement récent des cultures de palmiers à huile est en effet responsable de 20 % de la déforestation mondiale. En avoir conscience, ça pèse sur la digestion, n’est-ce pas ?


3. Passez au vélo pour aller moins souvent à la pompe !

Participer à la déforestation quand on prend sa voiture, le lien peut sembler incongru. Pourtant, les surfaces mises en culture pour fournir nos agrocarburants sont de grandes dévoreuses de forêts, et remplacent des cultures qui nous nourrissent. On ne peut pas toujours éviter de prendre sa voiture, mais si on y réfléchit, il y a bien des situations où c’est possible. Trouvez-en quelques-unes, vous ferez un geste pour les forêts et, au passage, pour votre santé aussi.


4. La viande, c’est votre dada ? Les viandes blanches, c’est très tendance en ce moment !

Être végétarien, végétalien ou carnivore, c’est un choix personnel qu’on se garde bien de commenter. Sachez toutefois que pour élever le bœuf qui finira dans votre assiette, il faut énormément de ressources (eau, nourriture). Ces dernières années, la culture du soja a explosé au Brésil au détriment de la forêt amazonienne. Ce soja parcourt des milliers de kilomètres pour arriver jusqu’en Europe, ce qui n’est bon ni pour les forêts, ni pour le climat. L’élevage d’un poulet nécessite vingt-huit fois moins de terres et onze fois moins d’eau que l’élevage d’un bœuf [3], alors levez une cuisse (de poulet, bien sûr) à la santé des forêts !


5. Vous souhaitez planter des arbres sans bouger de chez vous ? C’est possible, et vous pouvez même aller les voir pousser ultérieurement !

On peut s’adresser à des entreprises de l’économie sociale et solidaire qui s’engagent à planter des arbres en contrepartie des achats que l’on fait auprès d’elles, à travers l’initiative « 1% pour la planète » par exemple. Il est également possible d’abonder des financements participatifs dédiés à la forêt, comme le propose l’entreprise Reforest’Action en France. Dans ce cas, on vérifie que les projets sont bien réels, géolocalisés, et on peut en profiter pour aller visiter la forêt que l’on a parrainée !


6. Vous souhaitez développer l’innovation dans l’économie ?

Ça tombe bien, nous aussi, on adore l’économie circulaire ! Pour que notre consommation pèse moins sur la planète, les forêts et le climat, donnons une seconde vie à nos produits en nourrissant l’économie circulaire par le réemploi, la customisation, le troc, le recyclage. Ça booste la créativité, ça crée des emplois et c’est bon pour la planète. Pour vous inspirer, consultez nos idées déco, cadeaux et conso originales et les publications de France Nature Environnement pour des produits qui durent.

 

 

 

[2] Objectifs de Développement Durable de l’ONU (en particulier, l’Objectif 15 sur les forêts, la désertification et la biodiversité)

 

 

 

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 09:06
Sur la "compensation"

« France Nature Environnement » informe sur 2 décrets publiés ce 2 mars qui viennent préciser les modalités d’agrément des sites naturels de compensation :

«  La loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages est venue préciser et compléter la mise en œuvre de la séquence « éviter, réduire, compenser ». Son article 69 a notamment créé un nouvel outil : les sites naturels de compensation.

Ces sites sont des « opérations de restauration ou de développement d'éléments de biodiversité qui peuvent être mises en place par des personnes publiques ou privées afin de mettre en œuvre des mesures de compensation de manière à la fois anticipée et mutualisée ».

La loi précise que ces sites sont soumis à un agrément préalable de l'Etat, dont les modalités seront fixées par décret. En fait, ces modalités sont précisées par deux décrets publiés ce 2 mars 12017.

Le décret n° 2017-264 du 28 février 2017 soumet l’agrément à l’avis préalable du Conseil national de protection de la nature (CNPN), ce qui est une bonne chose. Il indique toutefois qu’une demande d’agrément est réputée acceptée après six mois de silence du ministre chargé de l’environnement. L’application de cette règle du « silence vaut acceptation » n’était pas prévue dans le projet de décret soumis à consultation du 8 au 30 novembre 2016. Son application à ce domaine de la compensation écologique nous paraît très critiquable.

Le décret n° 2017-265 du 28 février 2017 précise les modalités de délivrance de l’agrément et les obligations des sites naturels de compensation. Beaucoup mieux rédigé et organisé que le projet initial, ce décret vient poser quatre conditions à l’agrément des sites naturels de compensation :

  • les capacités de l’opérateur de compensation puisque celui-ci doit montrer qu’il a les connaissances techniques, les moyens financiers et la maîtrise foncière nécessaires ;

  • l’anticipation avec la réalisation des opérations de génie écologique appropriées avant la vente des unités de compensation, ces opérations venant compenser des atteintes identifiées dans une zone précisément définie ;

  • l’évaluation et le suivi puisque l’opérateur de compensation devra informé le ministère de l’environnement de l’efficacité des mesures et des ventes réalisées ;

  • la transparence du dispositif via un comité de suivi local et un rapportage annuel.

Le texte clarifie également les modalités de modification et de retrait de l’agrément.

La version définitive de ce décret répond donc à plusieurs de nos critiques sur le projet, notamment sur la mise en œuvre préalable des opérations du génie écologique et l’intervention du CNPN. Néanmoins, plusieurs points manquent à notre sens :

  • le rappel du critère de proximité posé à l’article L 163-1 du code de l’environnement ;

  • l’encadrement de la composition du comité de suivi local, celle-ci restant à la libre discrétion du préfet de région ;

  • la publicité des décisions dudit comité de suivi.

Par ailleurs, le sujet clé, à savoir le contenu de dossier de demande d’agrément, est renvoyé à un arrêté ministériel. France Nature Environnement surveillera bien évidemment le contenu de cet arrêté, dont nous attendons notamment des précisions sur les capacités de l’opérateur et l’anticipation des mesures.

Notons enfin que les sites naturels de compensation actuellement expérimentés sont réputés agréés, dans l’attente d’un agrément effectif. Les opérateurs de ces sites devront en faire la demande avant le 1er juillet 2019. »


À suivre. Mais il nous en faudra plus pour nous convaincre que cette « idée » de« compensation » n'est pas une arnaque de bétonneurs !

Pierre Mathon

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 09:20
Biodiversité et droits de l’homme : des liens évidents à renforcer

Ce jeudi 2 mars, France Nature Environnement nous informe :


«Biodiversité et droits de l’homme : des liens évidents à renforcer


John H. Knox, rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l'homme et l'environnement, a présenté ce 1er mars son rapport sur la relation entre les droits de l'homme et la biodiversité.

Le plein exercice des droits de l’homme, notamment des droits à la vie, à la santé, à l’alimentation et à l’eau, dépend des services rendus par les écosystèmes. Cela sonne aujourd’hui comme une évidence. Mais l’on oublie ou l’on ignore bien souvent que ces services sont tirés de la biodiversité.

De fait, dans le monde entier, la dégradation et à la destruction rapides que connaît la biodiversité ont de graves et vastes conséquences pour le bien-être humain.

C’est cette évidence que John H. Knox, rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l'homme et l'environnement, a développé dans son rapport sur les obligations relatives aux droits de l’homme qui se rapportent à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité.

Ce rapport fait suite à la consultation électronique qui s’est déroulée entre juillet et septembre 2016 et à laquelle notre fédération avait participé en versant une contribution de 5 pages.

Il rappelle notamment que la perte de biodiversité diminue la productivité et la stabilité de l'agriculture et de la pêche, détruit des sources potentielles de médicaments, augmente l'exposition à certaines maladies infectieuses et supprime les filtres naturels du cycle de l'eau, fragilisant le droit à l'eau.

Si cette perte de biodiversité affecte tout le monde, elle touche surtout les plus démunis, qui dépendent le plus de la nature pour leur vie matérielle et culturelle, estime également M. Knox.

Le rapporteur spécial conclut donc qu’aborder la question de la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité sous l’angle des droits de l’homme :

  • accroît la nécessité de protéger de toute urgence la biodiversité ;

  • contribue à promouvoir des politiques cohérentes et légitimes dans le domaine de la conservation et de l’utilisation durable de la biodiversité.

En retour, M. Knox invite les États à « admettre que les défenseurs de la biodiversité sont également des défenseurs des droits de l’homme ». Il conclut son rapport en exhortant les acteurs institutionnels, privés et associatifs à agir chacun à leur niveau. Il leur recommande notamment respectivement d’établir des cadres juridiques appropriés, de  respecter les principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et de partager les bonnes pratiques

Le rapporteur spécial présentera officiellement son rapport au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies le 7 mars 2017.

Nous espérons qu’il permettra de faire admettre et percoler l’approche fondamentalement humaniste qui anime les actions quotidiennes de France Nature Environnement et de ses associations en faveur de la nature et de l’environnement. »

 

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 11:24
Le 24 février, France Nature Environnement sur Natura 2000 en Europe :

« Natura 2000 : un rapport accablant qui doit faire réagir !

La cour des comptes européenne a publié ce mardi 21 février un rapport sur la mise en œuvre de Natura 2000, une des principales politiques européennes de préservation de la biodiversité. France Nature Environnement avait été auditionnée en octobre 2015.

Un outil innovant qui a échappé à une remise en cause

Instauré par la directive européenne dite « Habitats-Faune-Flore » de 1992, Natura 2000 est le nom d’un réseau écologique de sites naturels que les États membres doivent identifier et préserver. Ce réseau intègre aussi les zones identifiées au titre de la directive européenne dite « Oiseaux » de 1979. Fin 2016, la Commission européenne a renoncé à réviser ces directives, après les avoir évaluées et suite à une forte mobilisation citoyenne.

Des conclusions cinglantes : retards, mauvaise gestion et problèmes de financement

25 ans après le vote de la directive « Habitats-Faune-Flore », la cour des comptes européenne publie un rapport qui dresse un bilan sans concession. Les États membres ont pris du retard dans sa mise en œuvre et ont mal géré le réseau Natura 2000. La Commission européenne devrait intensifier ses efforts pour favoriser la diffusion et l'application de ses orientations et les mécanismes de financement européens ne sont pas suffisamment adaptés aux objectifs des sites Natura 2000.

Si la cour des comptes européenne reconnaît le « rôle majeur » de Natura 2000 dans la protection de la biodiversité, elle liste un certain nombre de problèmes et formule des recommandations tant pour la Commission européenne que pour les États membres car des « efforts supplémentaires sont nécessaires pour exploiter pleinement le potentiel du réseau Natura 2000 ».

Pour une meilleure coordination des services de l’État

La cour des comptes européenne relève que « les autorités [nationales et régionales] responsables de l'agriculture et des questions d'environnement devraient travailler en étroite collaboration » et que « Les services chargés de gérer le réseau devraient pouvoir accéder facilement aux informations utiles. ». La France est particulièrement citée par rapport à ce problème.

Les impacts sur le réseau Natura 2000 mal évalués

La cour des comptes européenne note que « l'évaluation des projets ayant une incidence sur les sites Natura 2000 n'a pas été effectuée de manière satisfaisante ». Elle confirme ainsi les alertes régulières de France Nature Environnement sur les dégradations des sites Natura 2000.

Des financements inadéquats

La Cour des comptes européenne constate que les dispositifs de financement européens ne sont pas adéquats, que les États membres les utilisent mal et, surtout, qu’il est impossible de réaliser une évaluation de leur utilisation.

Au-delà des recommandations de la cour des comptes européenne, cette situation milite pour l’instauration d’un fonds européen dédié à la biodiversité.

Face aux constats alarmants de la cour des compte européenne, France Nature Environnement soutient une mise en œuvre ambitieuse de Natura 2000 et demande au prochain gouvernement de faire de Natura 2000 une priorité des politiques de préservation de la biodiversité en mettant en œuvre les recommandations du rapport de la cours des comptes européenne et de celui des inspecteurs de l’Etat publié en 2016. »

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 17:42
Les jardins confrontés à des projets immobiliers se rencontrent ce dimanche 26 février

Une rencontre avec l'association Echanges est organisée par « Graine de jardins » ce dimanche 26 février après-midi sur les jardins confrontés à des projets d'urbanisme, ce qui est le cas malheureusement d'un grand nombre d'entre eux.

L'association Echanges gère le jardin de l'impasse Juif (Saint-Ouen) aujourd'hui en lutte pour rester sur le terrain qu'il occupe.

Cette rencontre sera l'occasion de faire part d'expériences et de réflexions sur ce sujet important. Les associations, les élues, sont conviEs à venir témoigner !

« 14h00 à 15h00 : Visite du jardin de l'impasse Juif. Accès par le 21 rue Emile Zola à Saint-Ouen. M° Porte de Saint-Ouen ou Garibaldi (ligne 13)

 

15h00 - 18h00 : Rencontre à la Maison de Quartier Pasteur située tout près du jardin, au 6 rue Pasteur.

* Retour sur plusieurs cas récents - Graine de Jardins

* Présentation de deux associations audoniennes, Echanges et la Bande à Guinot

* Echanges et débat »

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 18:41
FNE et le parc national « feuillus »

Communiqué du 16 février de France Nature Environnement :

« Parc national « feuillus » : l’État vise-t-il vraiment « l'excellence » ?

La Secrétaire d’État en charge de la Biodiversité a réalisé ce jeudi un déplacement concernant le projet de parc national « feuillus de plaine » situé entre la Bourgogne et la Champagne-Ardenne. Bientôt 10 ans après la genèse de ce projet lors du Grenelle de l’environnement, le mouvement France Nature Environnement a certaines inquiétudes sur son état d’avancement.

Une gouvernance très singulière

Pour définir les modalités de mise en œuvre de ce parc national, un groupement d’intérêt public a été créé ainsi que plusieurs groupes de travail. Cependant, Madame le préfet qui coordonne le projet, a décidé de piloter les groupes de travail sur la chasse, la forêt et l’agriculture. Elle s’oppose à la présence de représentants des associations de protection de la nature et de l’environnement (APNE) et à la transmission des informations issues des travaux de ces groupes.

La Secrétaire d’État en charge de la Biodiversité a indiqué que ce projet devait être construit « tous ensemble ». Les APNE attendent donc d’être pleinement associées pour apporter leurs propositions constructives.

Une absence troublante de règlementation

Chaque parc national possède notamment un « cœur », territoire où les activités humaines sont encadrées afin de mieux préserver notre patrimoine naturel car ce type de zone figure dans les catégories de protection les plus élevées en France[1]. La genèse du projet de parc national « feuillus de plaine » visait à identifier, au sein de ce cœur, une « réserve intégrale » d’au moins 3 000 ha d’un seul tenant. Cette réserve devait être un véritable havre de paix pour la biodiversité puisque ce type de réserve n'autorise quasiment que des études scientifiques.

Or en l’état de nos informations, il semble que beaucoup d’activités humaines impactantes (sylviculture et agriculture intensives, chasse, circulation motorisées, sports de nature, etc.) vont pouvoir se dérouler dans le cœur et même certaines dans la réserve intégrale. Une aberration qui va à l’encontre de la logique et des objectifs liés au statut de parc national.

Nous souhaitons aussi que le rôle ambigu de l’Office National des Forêts (ONF) soit éclairci. Nous demandons à l’État des engagements sur le haut niveau d’ambition de cette réglementation, notamment qu’il n’y ait plus aucune coupe d’arbres dans la réserve intégrale afin de se conformer à ce qui est attendu[2].

La Secrétaire d’État en charge de la Biodiversité a précisé qu’il fallait un certain degré d’ambition. Nous espérons donc des actes de la part de l’État.

Pour un cas exemplaire d’études in situ des effets du changement climatique

Nous demandons à l’État d’affirmer que ce parc national doit être un territoire témoin en libre évolution pour étudier le comportement de la forêt face au changement climatique. Ainsi, il répondrait aux objectifs du Programme National de la Forêt et du Bois[3] adopté le 8 février 2017 qui vise notamment à mieux comprendre et prévenir les impacts du changement climatique sur les peuplements forestiers. Le Parc national forestier a toute sa place pour atteindre cet objectif.

Michel DUBROMEL, vice-président de FNE, conclut : « le mouvement France Nature Environnement est très inquiet de l’état d’avancement du projet de parc national « feuillus de plaine ». Nous demandons à l’État de prendre des engagements pour garantir un haut niveau d’ambition pour ce projet en faveur de la biodiversité, digne d’un parc national qui pourrait devenir une référence au niveau international. France Nature Environnement est prête à soutenir un projet visant l'excellence mais nous attendons les actes de l'État.  ».


[1] Classe de protection 1.2 de la typologie internationale issue des Conférences ministérielles pour la protection des forêts (MCPFE), et catégorie II de la classification des aires protégées par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) : cf. Indicateur 4.9 (pp. 222-226) et Annexe 7, p. 340 in Maaf, IGN, 2016. Indicateurs de Gestion Durable des Forêts françaises métropolitaines, édition 2015, Résultats. Maaf-IGN, 343 p. ;
[2] Voir l’article L331-16 du code de l’environnement ;
[3] Suivre le lien ci-après - chapitre dédié au changement climatique indique (p. 22) - :Programme National de la Forêt et du Bois 2016-2026»

 

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 11:34
« Biodiversité : la France pointée du doigt »

France Nature Environnement le 9 février 2017 :

« Biodiversité : la France pointée du doigt

 

La Commission européenne (CE) vient de publier le bilan de la mise en œuvre de la politique environnementale de chaque pays de l’Union européenne. Le rapport concernant la France pointe du doigt des lacunes en matière de protection de la biodiversité.

Si, dans le rapport concernant la France, la Commission européenne note des initiatives et dispositifs intéressants concernant la biodiversité, notamment la Trame verte et bleue, elle souligne des problèmes que la France doit surmonter pour obtenir une politique de protection de la nature efficace.

La biodiversité toujours menacée

En France, seulement 22 % des types d’habitats d’intérêt communautaire et 28 % des espèces d’intérêt communautaire se trouvent dans un état de conservation favorable pour la période 2007-2013.

La Commission européenne relève que « les habitats côtiers, les zones humides et les écosystèmes liés à l’eau ainsi que les habitats liés à l'agriculture sont les principaux écosystèmes menacés. ».

L’agriculture en question, mais aussi d’autres politiques

Les pratiques agricoles, en particulier leur intensification, sont une des principales causes d’érosion de la biodiversité en France. Les difficultés à bien intégrer la biodiversité dans les politiques agricoles sont citées à plusieurs reprises dans le rapport de la Commission européenne.

D’autres politiques sectorielles comme la sylviculture, la planification des infrastructures, l’urbanisme et le tourisme sont mentionnées comme impactant la biodiversité.

Pour des financements appropriés notamment en faveur de Natura 2000

La Commission européenne constate les difficultés de la France à financer la politique Natura 2000 via les outils nationaux et européens. Par ailleurs, du fait de la décentralisation de la gestion des fonds européens aux Conseils régionaux, c’est le financement de toutes les politiques de conservation de la nature qui est aussi questionné, le rapport parlant « de défis et d’opportunités ».

La chasse aux oiseaux toujours problématique

La Commission européenne note aussi des problèmes concernant la chasse des oiseaux migrateurs : des pratiques illégales persistent, la chasse au-delà des périodes légales perdure et les contrôles par les services de l’État sont déficients.

A quand des mesures efficaces pour la biodiversité ?

Ce rapport pointe une nouvelle fois des constats connus que France Nature Environnement dénonce régulièrement. France Nature Environnement exhorte les candidats à l’élection présidentielle et aux élections législatives à proposer des mesures et des financements ambitieux et efficaces pour préserver notre patrimoine naturel.

Pour plus d’information : communication de la commission européenne du 06/02/17 »

 

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 20:08
« Longue vie à l’Agence française pour la biodiversité ! »

Communiqué de France Nature Environnement du 20 janvier 2017 :
« Longue vie à l’Agence française pour la biodiversité !

Créée le 1er janvier 2017, l’Agence française pour la biodiversité a tenu son premier Conseil d’administration ce jeudi 19 janvier 2017. Moment fort pour cette Agence que nos associations ont contribué à initier dès les années 2007-8 dans le cadre du « Grenelle de l’environnement ». Première étape également d’une longue route de travail (et de résistance à des forces contraires) pour amplifier les actions en faveur de la biodiversité.

L’Agence française pour la biodiversité (AFB) est le nouvel établissement public dédié à l’eau et à la biodiversité, dont nos associations attendent beaucoup dans les domaines de la connaissance, de la conservation et de l’éducation. Et qui ne pourra que monter en puissance avec l’intégration d'autres établissements publics concernés, l’augmentation des moyens financiers pour répondre aux besoins identifiés par les préfigurateurs, et une structuration soutenue dans toutes les régions françaises.

 

Comme ont pu le redire les Ministres Ségolène Royal et Barbara Pompili en introduction du Conseil d’administration du 19 janvier 2017, l’AFB a vocation à déployer et démultiplier les politiques publiques en faveur de la biodiversité et à encourager les acteurs privés comme publics à passer à l’action. Face aux enjeux, son président d’honneur, Hubert Reeves, a justement rappelé que sa création est plus que nécessaire et estimé qu’elle fait honneur à la France.

 

Nos associations ont rappelé que l’AFB sera en capacité de remplir pleinement son rôle en :

- venant effectivement en appui aux acteurs locaux, dont le monde associatif, sans se substituer à eux ;

- bénéficiant de moyens supplémentaires afin de couvrir les larges missions qui lui sont confiées par la loi pour la reconquête de la biodiversité, car celles-ci vont au-delà des missions portées par les structures intégrées ;

- s’appuyant sur un réseau d’Agences régionales de la biodiversité complet permettant à l’État et aux collectivités de travailler en bonne intelligence pour la biodiversité sur tout le territoire national.

     

    Cette première réunion du Conseil d’administration a vu la proposition par le Ministère de l’Environnement, de l’ancien ministre de l’Écologie, M. Philippe Martin, à la présidence de l’AFB validée à la majorité. Le prochain CA, prévu vers le 15 février, devrait valider les premières initiatives de l’AFB pour 2017, qui accorderont une part importante à la mobilisation citoyenne et à la reconquête de la biodiversité marine.

     

    Les premières bases sont donc posées. Beaucoup de chemin reste à accomplir pour que l’AFB soit opérationnelle et efficiente. Nos structures entendent y contribuer avec intérêt et exigence. »

     

     

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    17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 12:33
    Les dirigeants chasseurs contre la biodiversité

    Le communiqué du 12 janvier 2017 de « France Nature Environnement », « Humanité et biodiversité », la « LPO », « Agir pour la biodiversité », « Surfrider » et « WWF » :

    « Tentant à nouveau d’affaiblir l’Agence française pour la biodiversité, l’ONCFS se tire une balle dans le pied

    Réuni exceptionnellement ce 11 janvier sur convocation de son Président, également Président de la Fédération des chasseurs de Gironde, le Conseil d’administration de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a voté une motion demandant au Président de la République de suspendre les travaux de mutualisation engagés dans les départements entre les services de l’Office et ceux de la nouvelle Agence française pour la biodiversité (AFB). À quelques jours de la première réunion du Conseil d’administration de l’AFB, dans lequel l’ONCFS est amené à siéger, nous nous étonnons de cette prise de position.

    Après avoir essayé d’empêcher la création de l’AFB, après avoir obtenu directement de la part du Président de la République que l’ONCFS n’en fasse pas partie, après avoir essayé de lui enlever ses compétences de police lors des débats parlementaires, le lobby cynégétique poursuit son travail de sape contre l’AFB. La main sur le cœur, les chasseurs majoritaires au Conseil d’administration de l’ONCFS(1), expliquaient jusqu’à présent combien il était justifié de maintenir l’Office en dehors de l’Agence, et de développer la mutualisation. Maintenant qu’ils ont obtenu gain de cause, ils refusent tout bonnement la mutualisation prévue par le législateur !

    Car cette mutualisation est inscrite dans la loi n°2016-1087 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Elle apparaît en effet comme une opportunité de mieux coordonner et de renforcer à terme la police de l’environnement. Évidemment, un tel processus demande du temps. Sur la base d’un rapport détaillé du Conseil général de l’environnement et du développement durable, des travaux de concertation ont été engagés dès l’automne 2016 afin de créer progressivement (en deux à trois ans) des unités de travail communes.

    Même si les objectifs des deux établissements publics diffèrent, ils assurent tous les deux des missions de connaissance et de surveillance environnementale du territoire à l’échelle de la France. Le renforcement de la collaboration entre les services départementaux des deux établissements publics à vocation nationale sur le champ de la surveillance environnementale, doit permettre de gagner en efficacité et en permanence.

    La motion du Conseil d’administration de l’ONCFS tente d’entraver cette dynamique, critiquant ouvertement au passage le ministère de l’Écologie. Un tel positionnement de la part d’un établissement public sous co-tutelle de ce ministère est totalement inédit et injustifiable. Un établissement public en charge de questions de biodiversité et d'activités régaliennes (la police) qui contredit ouvertement la Ministre de l'Écologie, on n'avait pas encore vu ! L’ONCFS se voit instrumentalisé à quelques mois des élections présidentielles.

    Le Président de la République a fait le choix politique de laisser l’ONCFS hors de l’AFB, lui préférant un partenariat entre les deux organismes, maintes fois rappelé et défendu lors des débats parlementaires sur la loi pour la reconquête de la biodiversité.

    Nos organisations, qui soutenant la création de l’AFB ont milité pour l’intégration de l’ONCFS en son sein, dénoncent les intentions d’une telle motion. Elles attendent de la part du gouvernement qu’il assume son choix et tienne des objectifs cohérents en matière d’organisation de protection de la nature et de la biodiversité, en ignorant cette motion surréaliste du Conseil d’administration de l’ONCFS et en rappelant ses responsables au respect des lois de la République.

     

    (1) Le CA de l’ONCFS est actuellement composé de 4 représentants de l’État, 7 Présidents de fédérations départementales des chasseurs, 2 Présidents d’associations de chasse spécialisée, 2 personnalités qualifiées dans le domaine de la chasse (des chasseurs), 2 représentants d’organisations professionnelles agricoles et forestières (dont l’un au moins est chasseur), 1 représentant d’organisation de propriétaires ruraux, 2 représentants d’organismes de protection de la nature (la LPO et FNE), 2 représentants du personnel. »

     

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