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Présentation

  • : Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet
  • : Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
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L'éditorial du blog

planete_bleur_belle_fond_vert.jpg                                                           

Ce blog «Bagnolet en Vert» est le blog d’Hélène Zanier, de Pierre Mathon et de leurs amiEs. Aujourd’hui militantEs associati -fs –ves (à « Bagnolet Ecologie » et Environnement 93, Jardins partagés, « l’Association des Bagnoletais contre la Dette », Romeurope, RESF, Russie-Libertés, Murs-À-Pêches, etc.), après avoir été élus (régionaux, municipaux) et responsables du parti Les Verts, nous entendons contribuer à l’avancée des idées et des projets écologistes.

Penser et agir, globalement et localement, telle est la devise de notre blog écolo,  Vert et ouvert, militant et d’éducation populaire, libre, bagnoletais, intercommunal et planétaire.

Hélène Zanier et Pierre Mathon

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En Vert et avec tous !

Vous pouvez compter sur 

Pierre MATHON
et toute l'équipe de
BAGNOLET EN VERT


* pour l’environnement et le développement durable, 
* pour la démocratie, la citoyenneté et la laïcité,
 
* pour la solidarité et l’égalité des droits, 
* pour l’école, l’éducation et la culture, 
* pour un urbanisme de qualité

 
En Vert et avec tous                                            

AGENDA

BONNE ANNEE 2015 !

 

Mardi 3 février à 20h30 conseil de quartier de la Dhuys à l'école Joliot-Curie

 

Mercredi 4 février à 19h atelier participatif sur la ZAC Benoit Hure : les espaces extérieurs  et l'occupation de la mairie historique

 

Jeudi 5 février 19h30 salle P et M Curie conseil de quartier des Malassis

 

PETITIONS

Réaction aux propos intégristes d'un élu de la majorité municipale de Bagnolet : pour le droit des femmes à disposer de leur corps

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_maire_de_Bagnolet_defense_du_droit_des_femmes_a_disposer_de_leur_corps/?sMpnibb

 

« Monsieur le Maire de Bagnolet: Nous vous appelons à créer une maison de quartier et citoyenne dans le quartier de la Dhuys»

http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Maire_de_Bagnolet_Nous_vous_appelons_a_creer_une_maison_de_quartier_et_citoyenne/?tUmsDgb

 

Pour que cesse l'acharnement juridique contre la confédération paysanne
 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-acharnement-conf-865.html

 



 

 

 

 

 

 

 


 

22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 10:14
Manouchian, l'affiche rouge il y a 73 ans

Nous empruntons de FB à Alain Jakubovicz le texte suivant … et à Dominique Bellot la vidéo suivante :

« 21 février 1944 : le Groupe Manouchian, mort pour la France

Le 21 février 1944, 23 hommes du Groupe Manouchian sont exécutés par les Nazis dans la clairière de la forteresse du Mont-Valérien. Les plus jeunes avaient 18 ans. Ils étaient espagnols, roumains, italiens, hongrois, polonais, arméniens, français. Beaucoup d’entre eux étaient juifs. Une affiche, devenue célèbre sous le nom d’Affiche Rouge, avait annoncé le drame dans toute la France, la propagande hitlérienne ayant voulu discréditer la Résistance au motif que ces noms et ces visages « pas très français » étaient susceptibles de créer de l’antipathie parmi la population. Ce fut l’inverse qui fut produit, faisant d'eux des martyrs et des modèles.

Le leader de ce groupe s’appelait Missak Manouchian. Il était arménien. Il s’était réfugié en France après le génocide perpétré par les troupes ottomanes et qui l’avait fait orphelin, en 1915, alors qu’il n’avait que 9 ans. Pour lui et ses camarades, la France n’était pas seulement un havre mais une idée, une belle idée pour laquelle ils sont morts. Pour eux, la France était même un idéal, le pays des Lumières et de 1789, le pays qui fait la guerre aux ennemis de la Liberté.

Au matin du 21 février 1944, dans une cellule de la prison de Fresnes, Missak Manouchian prend une dernière fois la plume. Il écrit ses derniers mots à Mélinée, son épouse :

"Je m'étais engagé dans l'Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n'ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu'il méritera comme châtiment et comme récompense. Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous… »

Que ceux qui aujourd’hui font campagne contre l’accueil des réfugiés dans notre pays mesurent combien ils tournent le dos à notre Histoire et renient ce que nous sommes.

Missak Manouchian et ses amis, pour l’éternité, sont le visage de la France. »

Et :

« https://www.youtube.com/watch?v=6HLB_EVtJK4 »

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 18:04
Il y a 85 ans le presse-purée est inventé … à Bagnolet

Un article du 18 février 2017de paristribune.info :

« 16 février 1932 : le brevet du presse-purée est déposé par le futur fondateur de Moulinex

En France, le presse-purée est inventé à Bagnolet, Seine-Saint-Denis (93).

L’invention du presse-légumes date en France de 1932… et en Belgique de… 1928. Il est possible que des idées soient dans l’air et qu’elles naissent à peu près à la même période dans deux pays voisins.

Presse-purée pour faire une purée lisse sans grumeaux

En France

16 février 1932 : le brevet du presse-purée est déposé par son inventeur, Jean Mantelet, petit industriel à Bagnolet en Seine-Saint-Denis, Ile-de-France, après avoir voulu rendre service à sa femme. Son appareil à manivelle obtient un prix au concours Lépine avant de connaître le succès. Il crée l’entreprise Moulin Légumes. Il motorise les appareils à manivelle et lance d’autres appareils électroménagers dont le moulin à café électrique sous la marque « Moulin X » qui devient Moulinex. A l’étroit à Bagnolet, il délocalise l’entreprise à Alençon en Normandie.

La production s’arrête deux ans pendant la guerre de 1942 à 1944 et elle reprend en équipant l’armée américaine. La production atteint 30.000 appareils par jour en 1951. En 1952, Moulinex vend une centaine de millions d’appareils électroménagers dans le monde.  Jean Mantelet fonde une école d’enseignement technique en 1961 pour former ses propres techniciens. Côté en bourse en 1969, Moulinex est le fabricant n°1 du petit électroménager en France et contrôlant 85 % du marché dans les années 1970. 80.000 appareils sont fabriqués par jour par environ 11.400 salariés en 1976, répartis dans 12 usines en France et aussi 11 sites à l’étranger. En 1988, Jean Mantelet cède 28 % du capital aux employés. Il disparaît en 1991. En 2001, Moulinex dépose le bilan. La marque a été rachetée par SEB.

En Belgique

Jean Mantelet n’est pas le seul à avoir inventé un presse-légumes. Dans son édition du lundi 28 janvier 1991, le journal belge Le Soir rappelle, quelques jours après le décès de Jean Mantelet, que le brevet d’invention d’une « passoire d’action rapide pour légumes et autres comestibles » date d’un arrêté ministériel belge du 31 mars 1928 :

« Le presse-purée était commercialisé en Belgique depuis 1928, grâce à Victor Simon, décédé en 1972, et Mantelet ne gagna un procès français qu’en apportant quelques modifications de détail au « passe-vite » des Établissements Simon et Denis, qui subsistèrent jusqu’à ce que, en 1978, ces établissements d’ustensiles ménagers, dont le siège était sis aux 5-6, avenue du Centenaire, à Carnières, furent déclarés en faillite » écrivait le quotidien belge.

Sources : Alençon de A à Z, Le Soir et www.paristribune.info»

Bref, en réalité belge (preum's !) et inventé en 1928, le presse-purée « libère la femme » (selon Moulinex, version sexisto-capitaliste du féminisme) …

Pierre Mathon

Il y a 85 ans le presse-purée est inventé … à Bagnolet
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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 08:38
Juin 1934 : quand les Nazis allemands remettaient les pendules à l'heure …

Bon, si nous sommes amenés à parler de « la nuit des longs couteaux » ce n'est pas en raison d'un quelconque « anniversaire », ce massacre des SA par les SS s'étant déroulé en juin 1934, (un an après la prise du pouvoir par les nazis par les élections …), mais pour attirer l'attention d'un certain nombre de personnes qui se laissent prendre aux paroles de Marine Lepen-Philippot.

Les fascistes prennent le pouvoir en flattant le peuple, mais l'important est ce qui se passe après, quand on en vient aux choses sérieuses.

Certes la situation actuelle n'est pas exactement celle d'avant-guerre, pas exactement, mais bon … En tout cas pour celles et ceux qui croient aux discours du F Haine, il y a lieu de méditer ce précédent historique ...

Pierre Mathon

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 12:08
Ah « le petit vin clairet de Bagnolet » !

« C'est le meilleur vin d'la terre » …

Affiche !


Et chanson !
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8800830f


Pierre Mathon

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 10:33
La "plaque" posée par nous le 11 novembre 2009 en l'honneur d'Henri Harduin rue Allazard

La "plaque" posée par nous le 11 novembre 2009 en l'honneur d'Henri Harduin rue Allazard

Bon, cette année a vu – enfin - l'hommage de Bagnolet au Bagnoletais Henri Herduin, ce poilu-lieutenant qui avait simplement voulu faire souffler ses soldats survivants avant de repartir à l'assaut, ce qui lui valu d'être fusillé sur ordre des généraux, responsables de la boucherie de Verdun.

Depuis le temps que nous réclamions cette reconnaissance !
Exemple, en novembre 2009 : http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/article-le-bagnoletais-henri-herduin-et-le-lilasien-pierre-millant-poilus-de-14-18-et-fusilles-pour-l-exemple-39202507.html


D'autant qu'aujourd'hui il est plus que jamais nécessaire de faire comprendre aux jeunes générations l'absurdité de ce que fut cette boucherie de 1914-1918 où les jeunes Français étaient partis pourfendre en quelques jours l'Allemand « à Berlin, à Berlin » (c'est parti comme en 14, dit une expression populaire) pour finir plus de 4 ans après avec 18,6 millions de morts (civils et militaires).

Anatole France disait : « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels ».

Aujourd'hui, cela fait plus de 70 ans qu'Allemands et Français vivent en paix.

Pendant que j'y suis et que nous fêtons le 10e anniversaire du blog « Bagnolet en Vert », voici - parmi les nombreux articles consacrés à la guerre de 14-18 -, celui du 11 novembre 2012 :
http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/article-11-novembre-2012-ma-guerre-de-1914-1918-112335538.html


Pierre Mathon

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 19:28
Les fusillés de Châteaubriant et l'entrée en résistance officielle du pcf, polémique historique

 

 

Suite au discours prononcé par le député ps Razzy Hammadi, dans lequel il disait entre autres, que le pcf était entré en résistance au moment de l'invasion de l'URSS par les armées nazies,  lors de la cérémonie bagnoletaise en mémoire des fusillés de Chateaubriant et de la polémique qui a suivi *,  nous publions ci-dessous un article paru sur le site de la revue d'histoire "Hérodote" :
 

 

"22 octobre 1941

Exécution de 27 otages dont Guy Môquet

 

Le mercredi 22 octobre 1941, à Châteaubriant, en Bretagne, les Allemands fusillent 27 détenus (dont Guy Môquet) en riposte à l'assassinat du commandant allemand de Nantes, le Feldkommandant Fritz Holtz.

Celui-ci a été abattu deux jours plus tôt, le 20 octobre, en plein centre de Nantes, par un militant communiste, Gilbert Brustlein, qui a aussi participé les jours précédents au déraillement d'un train de permissionnaires allemands. Le 21 octobre, à Bordeaux, c'était au tour d'un conseiller militaire allemand, Hans Reimers, d'être abattu par un autre résistant communiste, Pierre Rebière.

Compromission de Vichy

Les auteurs de ces attentats ont agi sur ordre du parti communiste clandestin, entré en résistance après l'invasion de l'URSS par la Wehrmacht le 22 juin 1941. Sans succès, les Allemands offrent 15 millions de francs à toute personne qui leur fournirait des renseignements sur eux.

À l'hôtel Majestic de Paris, le général Otto von Stülpnagel, chef de l'administration militaire d'occupation, décide aussitôt de faire exécuter 50 otages pour l'attentat de Nantes et autant pour celui de Bordeaux en application de l'ordonnance du 28 septembre, dite "code des otages".

Le général, qui a déjà fait exécuter 15 otages le mois précédent, choisit 27 noms sur une liste de 61 détenus du camp d'internement de Choisel-Châteaubriant. La liste lui a été fournie par les services du secrétaire d'État à l'Intérieur Pierre Pucheu, collaborateur du maréchal Pétain à Vichy. Pierre Pucheu lui-même aurait fait un pré-tri en sélectionnant les internés communistes jugés par lui «particulièrement dangereux» !

Notons que Pierre Pucheu sera condamné à mort et fusillé à Alger le 26 octobre 1943 par le gouvernement provisoire du général de Gaulle, en raison de sa collaboration avec l'ennemi. Notons aussi que le maréchal Pétain, révulsé par l'affaire, propose d'aller lui-même se livrer en échange des otages mais il en est promptement dissuadé par son entourage. Il se contente de recommander aux Français de dénoncer les meurtriers et interdit aux préfets de participer dorénavant à l'établissement des listes d'otages.

Drame dans la carrière

Le 22 octobre, en début d'après-midi, les gardes allemands assistés d'un lieutenant français procèdent à l'appel des otages dans les baraques du camp de Choisel-Châteaubriant.

Les futures victimes ont 30 minutes pour écrire une dernière lettre à leurs proches. Après quoi, chantant la Marseillaise avec leurs camarades de détention, ils montent dans les camions qui vont les transporter à la carrière de la Sablière, à deux kilomètres du camp.

Ils refusent de se faire bander les yeux. Face aux 90 SS du peloton d'exécution, 9 poteaux. Trois salves. Les victimes meurent en chantant jusqu'au bout la Marseillaise. Parmi elles, des militants connus comme Jean-Pierre Timbaud et Charles Michels, d'autres qui le sont moins, comme Huynh Khuong An (29 ans), professeur de français d'origine vietnamienne, et Guy Môquet (17 ans).

Guy Môquet, récupéré par la propagande

Le père de Guy Môquet, député communiste, a été interné en octobre 1939 en Algérie en raison de son soutien au pacte Hitler-Staline.

Son fils, élève au lycée Carnot, à Paris, s'engage activement dans les Jeunesses communistes. Pendant l'Occupation, durant l'été 1940, il distribue des tracts qui dénoncent le régime parlementaire d'avant-guerre : « Des magnats d'industrie (Schneider, de Wendel, Michelin, Mercier [...]), tous, qu'ils soient juifs, catholiques, protestants ou francs-maçons, par esprit de lucre, par haine de la classe ouvrière, ont trahi notre pays et l'ont contraint à subir l'occupation étrangère».

Il est arrêté le 13 octobre 1940 lors d'une distribution de tracts à la Gare de l'Est par trois policiers français dans le cadre du décret-loi Daladier du 26 septembre 1939 interdisant la propagande communiste contre l'effort de guerre (juste après l'ouverture des hostilités contre l'Allemagne).

Dans les années qui vont suivre, le Parti communiste exploitera la mort de l'innocent Guy Môquet et de ses camarades pour faire oublier son retard à s'engager dans le combat contre l'occupant.

Cette récupération laisse dans l'oubli nombre de jeunes Français de toutes obédiences qui sont tombés les armes à la main dès les premiers mois de l'Occupation. La mémoire est due à toutes les victimes.



G
uy Môquet, mort pour la France à 17 ans

L'Histoire retient du jeune otage Guy Môquet la poignante lettre ci-dessous, écrite en prison avant son exécution.

C'est une lettre intime, de piété filiale, sans contenu politique, comme en ont écrit de nombreux jeunes Français fusillés pour avoir résisté les armes à la main à l'occupation allemande.

Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable, je ne peux le faire hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l'escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.

Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.

17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.

Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon coeur d'enfant. Courage !

Votre Guy qui vous aime.
Guy
Dernières pensées : vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !

 

Gaullistes et résistants

Pour faire le compte, Otto von Stülpnagel ordonne de fusiller également le même jour 16 otages nantais sur le champ de tir du Bêle, près de Nantes, et 5 otages au mont Valérien, près de Paris.

Parmi eux, d'authentiques résistants : André Le Moal (17 ans) et d'autres gaullistes de vingt ans ou moins (Jean-Pierre Glou, Frédéric Creusé, Jean Grolleau, Jean Platiau, Maurice Allano...) dont les noms ont été oubliés. En tout sont fusillés 31 communistes et 17 non-communistes, y compris les martyrs de Châteaubriant.

En répression de l'attentat de Bordeaux, le commandant militaire allemand ordonne par ailleurs d'exécuter 51 détenus bordelais. Ces derniers sont fusillés les 23 et 24 octobre au camp de Souges, près de la métropole aquitaine."

André Larané.


http://elus-crc.over-blog.com/2016/10/razzy-hammadi-pietine-la-memoire-de-chateaubriant-et-de-la-resistance.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail
 
Les fusillés de Châteaubriant et l'entrée en résistance officielle du pcf, polémique historique
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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 08:08
27 octobre 1936, le bataillon Garibaldi est créé

Le 27 octobre 1936 – il y a tout juste 80 ans - a été créée la légion italienne qui s'engageait dans la guerre d'Espagne aux côtés des anti-fascistes espagnols.
Bagnolet, qui fut une ville très peuplée par l'immigration italienne avant-guerre était au 1er rang.

Autres temps, de nouveaux fascismes sont apparus.

Ainsi, le père de mon épouse, immigré italien dans la région de Marseille au début du siècle, dans les années 30, s'y est engagé et que, durant sa vie bagnoletaise, au sortir de ses séjours en camps de concentration français, et de la Résistance, Pompéo Zanier a continué à fréquenter les Garibaldiens de notre ville. Respect.

Un texte de l'encyclopédie Wikipedia :


"Anti-fascistes italiens dans la guerre d'Espagne


 

La Légion italienne est née le 27 octobre 1936, par un accord signé à Paris entre les républicains, les socialistes et les communistes italiens 1. En avril 1937, elle est devenue la Brigade Garibaldi. Depuis le début il avait le commandant républicain Randolfo Pacciardi et les commissaires politiques Antonio Roasio, Luigi Longo (communistes) et Amedeo Azzi (socialiste). Il faisait partie de la XII Brigade Internationale avec le bataillon André Marty et le bataillon Dimitrov. Il subit son baptême du feu le 13 novembre 1936, au Cerro de los Angeles dans la défense de Madrid, et combat à la Cité Universitaire, au Pozuelo, à Mirabueno, à Majadahonda, à l'Arganda et àJarama. Pendant la bataille de Jarama, Pacciardi est blessé et à Guadalajaravle commandement du bataillon est donné a Ilio Barontini. Pacciardi reprènd le commandement à Huesca et à Villanueva del Pardillo.

À la fin d'avril 1937 le bataillon est dissous pour former la brigade Garibaldi, créée officiellement le 1er mai. La brigade est renforcé par l'arrivée des soldats du bataillon Dimitrov et des groupes d'Italiens d'autres formations et de nombreux nouveaux bénévoles qui continuent à affluer en Espagne. La brigade Garibaldi demeure une partie de la Brigade XII International, sous la direction de Randolfo Pacciardi jusqu'en août 1937 ; elle se composait de quatre bataillons. » Elle a copté cinq commandants jusqu'à sa dissolution le 24 septembre 1938.

Le rôle le plus éminent que le bataillon (et, successivement, la brigade) a joué, fut dans la bataille de Guadalajara et lors d'autres opérations dans l'actuelle Communauté de Madrid et des parties de l'Aragon."

Pierre Mathon

 

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 09:10
La répression sanglante des Algériens du 17 octobre 1961



Il y a 55 ans, le 17 octobre 1961, la police française dirigée par Papon avec le soutien du Général De Gaulle, a réprimé dans le sang les Algériens qui manifestaient pour l'indépendance de leur pays.

Nous attendons encore la reconnaissance officielle nationale de cette répression sauvage. Pourtant, on a vu le président de la république rendre un hommage vibrant aux Harkis, alors que s'il était justifié de les reconnaître comme victimes, c'était autre chose que d'en faire des héros ...

Depuis quelques années, Bagnolet s'honore d'être une des rares communes françaises à commémorer le 17 octobre 1961. Ce sera encore le cas aujourd'hui (place du 17 octobre 1961 à 18 H) Bon, on se demande quand même ce que vient faire dans cette cérémonie un représentant d'un autre Etat (algérien en l'occurrence), Di Martino marchant en cela dans les pas d'Everbecq ...

L'article (à débattre) de la revue d'histoire Hérodote.fr : https://www.herodote.net/17_octobre_1961-evenement-19611017.php

Pierre Mathon

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 14:53
Il y a 950 ans, le 14 octobre 1066, la bataille d'Hastings (la BD de Bayeux)

Histoire / Et l'Angleterre fut créée. Hérodote.fr raconte :
 

"Le 14 octobre 1066, une petite armée féodale à peine débarquée en Angleterre bat les troupes du roi en titre. La victoire à Hastings du duc de Normandie Guillaume le Bâtard marque la naissance de l'Angleterre moderne.

Le vainqueur descend de Rollon, un chef viking qui s'est établi 150 ans plus tôt à l'embouchure de la Seine.

Guillaume, un bâtard formé à la dure
À la mort du roi anglais Édouard le Confesseur les seigneurs anglo-saxons élisent Harold pour lui succéder. Mais le duc de Normandie prétend que la couronne d'Angleterre lui a été promise par le défunt roi qui était aussi son oncle. C'est ainsi qu'il débarque sur l'île avec 4 à 6.000 hommes.

Harold arrive à sa rencontre avec une infanterie réputée mais qui sort fourbue d'une bataille contre des Norvégiens.

Après un début de combat indécis, les Normands prennent le dessus grâce à leur cavalerie. Harold est blessé à l'oeil par la flèche d'un archer normand. Sa mort entraîne la dispersion de ses troupes et la victoire définitive de Guillaume.

À Bayeux, en Normandie, on peut voir la célèbre tapisserie dite «de la reine Mathilde», du nom de l'épouse de Guillaume. Elle raconte l'histoire de la Conquête sur 70 mètres de long.

Cette tapisserie a été commandée à des artisans saxons par l'évêque de Bayeux, Otton de Conteville, pour orner le choeur de sa cathédrale. C'est la première bande dessinée connue.

Un réformateur hardi
Guillaume est couronné roi d'Angleterre à l'abbaye de Westminster, à Londres, le jour de Noël 1066. Mathilde est à son tour couronnée deux ans plus tard.

Le souverain modernise l'administration du pays. Il partage aussi entre ses vassaux les seigneuries anglaises, éliminant de la sorte la noblesse issue des précédents envahisseurs, les Angles et les Saxons.

Les Normands introduisent par ailleurs leur langue d'adoption, le français. De là le très grand nombre de mots et de racines que possèdent en commun l'anglais et le français modernes."

 

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 21:39
Le palais de la Moneda ce 11 septembre 1973
Le palais de la Moneda ce 11 septembre 1973

Le 11 septembre 1973, il y a 43 ans, le coup d’Etat militaire d’A. Pinochet renversait le gouvernement d’unité populaire chilien. La place de la mairie de Bagnolet porte en hommage, le nom de Savador Allende.
Un article d’hérodote.net
:

« 11 septembre 1973

Mort tragique de Salvador Allende

Le 11 septembre 1973, au Chili, le gouvernement d'Unité Populaire est renversé dans des conditions dramatiques. Le président socialiste Salvador Allende &lu trois ans plus tôt, est conduit au suicide.

C'est pour ce pays prospère de dix millions d'habitants la fin d'une pratique démocratique vieille de plusieurs décennies qui lui a valu le surnom autrefois élogieux de «Prusse de l'Amérique du sud» ou encore de «Suisse de l'Amérique du Sud».

André Larané

L'armée s'insurge

Salvador Allende est le premier marxiste latino-américain élu démocratiquement. Il ne doit cependant son élection à la présidence le 4 septembre 1970, qu'à la division de ses adversaires.

À la tête d'une coalition hétéroclite qui va des radicaux centristes à l'extrême-gauche révolutionnaire et violente, il voit se dresser en face de lui une droite qui réunit la bourgeoisie mais aussi une fraction des ouvriers victimes des désordres économiques.

En avril 1973, les étudiants de l'Université catholique de Santiago applaudissent les grévistes de la grande mine de cuivre d'El Teniente ! Plus grave encore, le 29 juin 1973, un groupe d'officiers tente de se mutiner à la tête du principal régiment de blindés de Santiago.

Le 23 août 1973, humilié et découragé, le général Carlos Prats, fidèle soutien du gouvernement, remet sa démission et Salvado Allende appelle Augusto Pinochet (58 ans) à le remplacer à la tête de l'armée de terre. Le président ne voit plus d'autre issue que dans un référendum mais on ne lui laissera pas le temps de l'organiser.

À peine deux semaines plus tard, les commandants de l'armée de l'air et de la marine décident de mettre un terme par la force à l'expérience socialiste. Non sans peine, le 9 septembre, ils persuadent le général Pinochet de se joindre à la junte.

C'est ainsi que, le matin du 11 septembre 1973, des unités de la marine neutralisent le port de Valparaiso. Peu après, à Santiago-du-Chili, les soldats investissent le palais présidentiel de La Moneda, construit en 1806.

Vers midi, l'aviation bombarde le palais et les soldats y pénètrent enfin.

Après une allocution désespérée à la radio, le président demande à ses défenseurs de quitter les lieux. Resté seul, il se suicide d'une rafale de mitraillette. Il a 65 ans.

La junte militaire proclame l'état de siège dans tout le pays et dissout les partis. Dans les jours qui suivent, 45.000 personnes suspectes de sympathies marxistes sont raflées et concentrées dans le sinistre stade de Santiago (*).

Trois mille d'entre elles disparaissent tragiquement dans les geôles militaires ; beaucoup sont torturées avant d'être exécutées de diverses façons comme d'être lâchées du haut d'un avion dans l'océan !

200.000 Chiliens se sentant menacés prennent les chemins de l'exil.

Ce déchaînement de violence sadique vaudra un quart de siècle plus tard une inculpation de crime contre l'humanité à Augusto Pinochet.

La dictature en marche

Contre toute attente, le commandant de l'armée de terre a réussi à prendre l'ascendant sur ses homologues de l'air et de la marine. Animé par une immense soif de revanche, il utilise la violence pour asseoir son pouvoir sur le pays.

Après avoir laissé pendant quelques jours les militaires se défouler, il confie la police politique à un organisme à sa dévotion, la DINA (Dirección de Inteligencia Nacional). Celle-ci, dans les années suivantes, va méticuleusement traquer les opposants, au Chili et à l'étranger.

Le 30 septembre 1974, le général Carlos Prats et son épouse sont tués dans un attentat à la voiture piégée à Buenos Aires. Deux ans plus tard, le 21 septembre 1976, à Washington, c'est le tour d'Orlando Letelier, économiste et ministre des Affaires étrangères de Salvador Allende.

En attendant, le nouveau président de la République appelle à ses côtés de jeunes économistes diplômés de l'Université de Chicago, les «Chicago Boys», pour remettre l'économie sur ses pieds. Ils vont y réussir en appliquant à la lettre les recettes libérales de l'économiste américain Milton Friedman.

Les entreprises nationalisées par les présidents précédents sont restituées à leurs anciens propriétaires cependant que sont privatisées de grandes entreprises publiques comme l'Entreprise nationale d'électricité. Le contrôle des prix est aboli, les barrières douanières abaissées, les investissements étrangers encouragés.

La croissance économique ne tarde pas à s'accélérer mais c'est au prix d'une extrême aggravation des inégalités et de la pauvreté.

En 1980, Augusto Pinochet, soucieux de légitimer son pouvoir, appelle ses concitoyens à ratifier par plébiscite une nouvelle Constitution.

Le 5 octobre 1988, enfin, le «chef suprême de la Nation» met son pouvoir en jeu à l'occasion d'un référendum. Cette fois, l’URSS étant à l’agonie, il n'est plus d'aucune utilité pour Washington, qui n'a plus à craindre les menées soviétiques en Amérique latine. 54% des Chiliens se prononcent contre la prolongation du mandat de Pinochet.

Fin de règne

Augusto Pinochet quitte donc la présidence de la République le 11 mars 1990... tout en conservant huit ans encore le commandement de l'armée de terre ! Lentement, le Chili sort de la dictature et renoue avec ses traditions démocratiques.

Sénateur à vie, l'ancien dictateur est arrêté le 16 octobre 1998, lors d'un voyage à Londres, suite à une poursuite engagée par le juge espagnol Baltazar Garzon pour crime contre l'humanité. Il regagne le Chili après 503 jours de détention.

Il meurt le 10 décembre 2006, richissime mais honni par la plupart de ses concitoyens... Pendant ce temps, à La Havane (Cuba), un autre dictateur (Fidel Castro) arrive paisiblement au terme d'un demi-siècle de pouvoir ininterrompu.

Le Plan Condor

Le coup d'État de Pinochet, au Chili, coïncide avec un spectaculaire recul de la démocratie en Amérique du Sud. Des dictatures militaires prospèrent aussi au Brésil, en Bolivie, au Paraguay, en Uruguay, en Argentine…

Elles bénéficient du discret soutien des États-Unis, qui se remettent mal de leur échec au Vietnam et sont effrayés par les émules de Fidel Castro et Mao Zedong (Montoneros en Argentine, Tupamaros en Uruguay, Sentier lumineux au Pérou, FARCen Colombie…).

Dans le cadre d'un Plan Condor, les polices secrètes de ces régimes dictatoriaux coopèrent pour éliminer leurs opposants. Mais après le scandaleux attentat contre Orlando Letelier, le président américain Jimmy Carter leur retire son soutien. L'existence du Plan Condor a été révélée en 1992 par l'ouverture des archives du dictateur paraguyen Alfredo Stroessner

Publié ou mis à jour le : 2016-09-08 »

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Published by Bagnolet en Vert - dans Histoire
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