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Présentation

  • : Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet
  • : Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
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L'éditorial du blog

planete_bleur_belle_fond_vert.jpg                                                           

Ce blog «Bagnolet en Vert» est le blog d’Hélène Zanier, de Pierre Mathon et de leurs amiEs. Aujourd’hui militantEs associati -fs –ves (à « Bagnolet Ecologie » et Environnement 93, Jardins partagés, « l’Association des Bagnoletais contre la Dette », Romeurope, RESF, Russie-Libertés, Murs-À-Pêches, etc.), après avoir été élus (régionaux, municipaux) et responsables du parti Les Verts, nous entendons contribuer à l’avancée des idées et des projets écologistes.

Penser et agir, globalement et localement, telle est la devise de notre blog écolo,  Vert et ouvert, militant et d’éducation populaire, libre, bagnoletais, intercommunal et planétaire.

Hélène Zanier et Pierre Mathon

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En Vert et avec tous !

Vous pouvez compter sur 

Pierre MATHON
et toute l'équipe de
BAGNOLET EN VERT


* pour l’environnement et le développement durable, 
* pour la démocratie, la citoyenneté et la laïcité,
 
* pour la solidarité et l’égalité des droits, 
* pour l’école, l’éducation et la culture, 
* pour un urbanisme de qualité

 
En Vert et avec tous                                            

AGENDA

BONNE ANNEE 2015 !

 

Mardi 3 février à 20h30 conseil de quartier de la Dhuys à l'école Joliot-Curie

 

Mercredi 4 février à 19h atelier participatif sur la ZAC Benoit Hure : les espaces extérieurs  et l'occupation de la mairie historique

 

Jeudi 5 février 19h30 salle P et M Curie conseil de quartier des Malassis

 

PETITIONS

Réaction aux propos intégristes d'un élu de la majorité municipale de Bagnolet : pour le droit des femmes à disposer de leur corps

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_maire_de_Bagnolet_defense_du_droit_des_femmes_a_disposer_de_leur_corps/?sMpnibb

 

« Monsieur le Maire de Bagnolet: Nous vous appelons à créer une maison de quartier et citoyenne dans le quartier de la Dhuys»

http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Maire_de_Bagnolet_Nous_vous_appelons_a_creer_une_maison_de_quartier_et_citoyenne/?tUmsDgb

 

Pour que cesse l'acharnement juridique contre la confédération paysanne
 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-acharnement-conf-865.html

 



 

 

 

 

 

 

 


 

13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 12:19
Sur le nouveau vélib' en banlieue à partir du 1er janvier 2018

Pour info sur le nouveau vélib', un article du parisien.fr : une pub pour « le Grand Paris » qui ne signale le prix à payer par les communes (toutes, y compris celles qui ne payaient rien) qu'à la fin, incidemment et encore de façon inprécise ...

« Le nouveau Vélib’ part à la conquête de la banlieue

Jean-Gabriel Bontinck - 12 juillet 2017, 

Le nouveau vélo en libre-service parisien, qui doit entrer en service en 2018, se fera à l’échelle du Grand Paris. En plus de Paris, 51 communes ont adhéré au syndicat mixte Vélib’ Métropole. Mais certaines villes, comme Saint-Ouen, font encore défaut.

La révolution Vélib' se précise. Après le choix d’un nouveau vélo et d’un nouvel exploitant (Smoovengo remplacera JC Decaux le 1er janvier 2018), le célèbre vélo en libre-service s’apprête aussi à franchir (un peu plus) le périphérique. Le système actuel autorise Vélib' à s’étendre uniquement dans un périmètre limité à 1,5 km au-delà des frontières de Paris. 30 communes de première couronne disposent déjà de stations de vélo (environ 180 sur les 1 200 du Vélib’ parisien).


200 stations en 20 communes de plus

En 2018, le nouveau Vélib’, lui, ira encore plus loin. D’ici mars 2018, il y aura 1400 stations, soit environ 200 de plus, essentiellement dans une vingtaine de nouvelles villes de banlieues (voir notre carte). Désormais, le service est géré par le Syndicat mixte Vélib’ Métropole, qui regroupe les communes adhérentes, moyennant une contribution financière, comme pour le système Autolib’. Vélib’n’est en effet plus financé par le marché publicitaire parisien, comme c’était le cas depuis dix ans. Au départ réticentes à mettre la main au portefeuille, les villes de banlieue commencent à rejoindre le mouvement.

Il faut dire que le calendrier s’accélère. A partir du 1er octobre, JC Decaux commencera à démonter les stations actuelles. En parallèle, Smoovengo installera les siennes. Il faudra notamment raccorder les potelets d’attaches des vélos à électricité. Les nouveaux Vélib' seront en effet connectés, et, pour 30 % d’entre eux, à assistance électrique. Un travail fastidieux qui doit être planifié quelques semaines à l’avance.

C’est pourquoi le syndicat mixte avait demandé aux communes désireuses d’avoir les nouveaux Vélib’ d’adhérer, via un vote de leur conseil municipal, avant le 30 juin. Le syndicat mixte va ainsi se prononcer ce mercredi sur l’adhésion de 14 nouvelles collectivités qui ont délibéré récemment. Une vingtaine avait déjà rejoint le groupement ces derniers mois, comme l’indique notre carte.

Certaines ont un peu tardé. Pantin (93), Puteaux (92) ou Charenton (94), qui disposent déjà de stations, n’ont ainsi voté que le 30 juin. Leur adhésion formelle au syndicat mixte ne pourra être enregistrée qu’à la rentrée, ce qui risque de retarder l’installation des nouvelles stations. « Nous aurons toutes nos stations, en même plus qu’avant », rassure Bertrand Kern, maire PS de Pantin (13 stations Vélib’ actuellement), qui reconnaît que, après un temps d’interrogations, l’aide financière de la Métropole du Grand Paris (MGP) l’a incité à franchir le pas.


Une aide de 10 000 € par station

Patrick Ollier, président LR de la MGP, a en effet montré l’exemple en faisant adhérer Rueil-Malmaison, la commune dont il est maire, au nouveau Vélib’ (six stations sont prévues). Il a surtout instauré un fonds métropolitain de 4 M€, à raison de 10 000 € par station, pour aider les communes à s’équiper. Cette aide ne sera versée que s’il existe une « continuité territoriale » entre les communes desservies par Vélib’. Ce qui n’a pas empêché des villes de seconde couronne d’adhérer, comme Aulnay-sous-Bois (93) ou même Juvisy-sur-Orge (91), pour étudier une future implantation.

Le syndicat mixte table sur 1600 stations d’ici deux ans. A terme, l’objectif est d’intégrer les 131 communes de la MGP. « Je sens de l’enthousiasme de la part des villes, surtout proches de Paris, pour ce service. Je tiens à saluer Anne Hidalgo qui est intervenue pour rassurer les maires de banlieue », insiste Patrick Ollier.


Saint-Ouen fait de la résistance

Malgré cela, Saint-Ouen, qui compte actuellement 11 stations, n’a toujours pas voté son adhésion. Le maire (UDI), William Delannoy, l’assume : il ne veut pas mettre la main à la poche. « Les 11 stations coûteraient 110 000 € par an, et cela pourrait monter à 200 000 € avec les nouvelles. Je suis maire de la 3e ville la plus endettée de France et j’ai déjà augmenté de 45 % les impôts », se défend-il. Il renvoie la balle dans le camp de Plaine Commune, le territoire auquel il appartient. « Ils ont la compétence voirie sur Saint-Ouen et perçoivent les recettes, pourquoi ce serait à Saint-Ouen de payer le Vélib’ ? », dénonce-t-il. Un bras de fer qui risque bien de priver les habitants de Vélib' en 2018.

  leparisien.fr »

Photo : « le futur vélib’ parisien du consortium Smoovengo.
Il remplacera le Vélib’Decaux en 2018. Il aura aussi la particularité d’être présent dans une vingtaine de villes supplémentaires. 
(DR.) » 

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 13:58
FNE et le train à grande vitesse Tours-Bordeaux

Un communiqué du 28 juin de France Nature Environnement :

« LGV Tours-Bordeaux : une mise en service entachée de casseroles environnementales

Après des années de travaux, la mise en service de la LGV Tours-Bordeaux est prévue le 2 juillet prochain. Ce chantier a été achevé à grande vitesse, en temps et en heure. Mais est-il aussi irréprochable sur le plan environnemental, que ce qu’indique la communication du groupement d’entreprises COSEA, piloté par Vinci Constructions ? France Nature Environnement assigne en justice aujourd’hui les sociétés COSEA et DTP (l’un de ses sous-traitants) pour de nombreuses atteintes à l’environnement résultant de graves défauts de maitrise lors du chantier. La Fédération dénonce aussi un retard important dans la réalisation des mesures devant compenser les atteintes environnementales non évitables. En 2017, l’économie impose toujours sa loi sauvage à notre patrimoine naturel !

Des infractions à l'environnement… sur toute la ligne

Pour effectuer des travaux, chaque constructeur a des obligations réglementaires qui visent à maintenir la qualité des milieux naturels, constituant des habitats d’espèces animales et végétales qui vivent sur les lieux. Chargées de la construction de la LGV Tours-Bordeaux, les sociétés COSEA et DTP, filiales de Vinci et Bouygues Construction, ont donc reçu en 2012 des consignes précises en matière d’eau, d’espèces et de forêts. De nombreuses infractions ont cependant été observées.

En Indre-et-Loire, COSEA et DTP ont rejeté dans les rivières des eaux polluées sans les assainir, alors que des dispositifs efficaces devaient être mis en place dès le début du chantier. Après une première sanction devant le juge pénal qui soulignait qu’elles « ne pouvaient ignorer les enjeux et l’impact environnemental de leur carence », France Nature Environnement et la SEPANT assignent ces sociétés en réparation devant le TGI de Nanterre pour ces multiples carences environnementales.

Malgré ce qu’affirmait le directeur environnement et développement de LISEA en mars dernier, il ne s’agit pas d’un cas isolé. En Charente notamment, les services de l’ONEMA constataient en 2014 des pollutions de rivières. En 2015, les sociétés ont reconnu leur culpabilité en acceptant la transaction pénale proposée par le préfet. « Si elles ont pu éviter un procès par cette procédure plus discrète, il n’en demeure pas moins que les faits de pollution se sont succédés durant les travaux. En Gironde également, de multiples infractions environnementales ont été commises et le parquet de Libourne n’a pas classé l’affaire », indique Anne ROQUES, juriste à France Nature Environnement.

Des compensations environnementales qui ne seront pas prêtes à temps

Le droit français est clair : si des opérations d’aménagement portent atteinte aux milieux et aux espèces, les impacts doivent être évités, réduits ou compensés. Ici, 223 espèces et 14 sites Natura 2000 sont touchés par les travaux, entraînant un important programme de compensation qui ne peut être bafoué pour faire des économies. Or, selon LISEA, seules 43 % de surfaces compensatoires environnementales seraient aujourd’hui validées par l’Etat, alors que la mise en œuvre des mesures compensatoires devait être terminée au 1er juillet 2017. De nouvelles infractions en perspective, constatables dès la semaine prochaine… »

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 15:15
Chantiers Cogédim avenue Gambetta, pétons , vélos et arbres : « Bagnolet Écologie » relance le maire

L'association Bagnolet Écologie, adhérente à France Nature Environnement a relancé ce 16 juin 2017 l'actuel maire de Bagnolet (avec copies aux adjointEs-aux-maires à la voirie et à l'environnement, ainsi qu'au Directeur général des services) au sujet des passages pi étons, cyclistes et arbres des chantiers Cogédim avenue Gambetta :

« Vous n'avez pas répondu à notre courrier du 2 juin dernier, même si nous avons constaté que sur l'un des côtés (le côté des numéros impairs) une solution avait été trouvée pour permettre le passage des piétons.

Restent nos questions
- sur le passage des piétons côté des numéros pairs,
-
sur les arbres, malheureusement abattus : maintenant, par la force des choses, ne se pose plus que la question de leur replantation : quand exactement et quels types d'arbres ?
-
sur la piste cyclable, interrompue des 2 côtés ».



 

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    2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 19:29
    Arbres abattus et piétons en danger, avenue Gambetta : « Bagnolet Écologie » écrit au maire

    Concernant les chantiers Cogédim situés l'un en face de l'autre avenue Gambetta, l'association Bagnolet Écologie vient d'écrire au maire de Bagnolet, (avec copie aux adjointEs au maire aux espaces verts et à la voirie, ainsi qu'au directeur des services) :

    « Nous souhaitons attirer votre attention sur les 2 chantiers cogédim des 57 et 62 avenue Gambetta.

    D'une part, ils ont été l'
    occasion de la destruction de deux arbres d'alignement, dont nous souhaitons – à défaut d'avoir pu l'empêcher, faute d'en avoir été prévenuEs au préalable - connaître vos intentions quant à leur replantation, une fois les travaux terminés.

    D'autre part, nous souhaitons
    savoir comment vous comptez mettre fin au gymkhana et à la mise en danger des piétons causés par l'organisation de la voirie que vous avez autorisée au bénéfice de Cogédim? »

    Cette demande qui faisait suite à une dénoncation de la situation sur le blog de bic, puis sur le blog Bagnolet en Vert, puis une lettre ouverte de Rosalind fay était d'autant plus importante que ce trajet concerne de nombreux enfants qui se rendent du centre ville à l'école Joliot-Curie.

    DERNIÈRE HEURE : nous avons constaté ce vendredi 3 juin qu'un nouveau passage piéton avaiit été fait par l'entreprise chargée du chantier côté des numéros impairs de l'avenue Gambetta : l'affaire est donc solutionnée pour les pétons à d éfaut de l'être pour les cyclistes et en attendant que les arbres abattus soient replantés ...

    Pierre Mathon


     

      Aujourd'hui, l'aberration est réparée

      Aujourd'hui, l'aberration est réparée

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      1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 11:24
      Complément de Rosalind Fay à sa lettre ouverte :

      « Cher Merouan,

       

      Je te remercie de ta lettre en réponse à la mienne (lettre ouverte n° 21).  Je tiens à rectifier quelques malentendus ou inexactitudes:

       

      -  je ne fais jamais allusion... ("...toutes les allusions dont  je fais l'objet dans ton écrit".) Je suis sincère, franche, et directe. Je disles choses; je ne fais pas allusion....

       

      -  je n'ai pas prétendu que tu ne marches jamais à pied dans la ville.  Très exactement j'ai écrit, "les élus ne se promènentprobablement jamais à pied."  Je ne trouvais pas d'autre explication pour qu'on n'intervienne pas pour sécuriser d'urgence le carrefour Avenue Gambetta/Adélaïde Lahaye et les deux cotés d'Avenue Gambetta accaparés par des chantiers d'entreprises privées.  J'apprends par ta lettre, et je t'en remercie, que vous êtes intervenus par rapport aux entreprises, sans effet.  C'est effarant.  C'est un endroit extrêmement dangereux. Faut-il attendre qu'il y ait un accident grave à cet endroit avant de pouvoir agir?

       

      - l'impunité des entreprises privées est tout de même inquiétante et incompréhensible; tu m'informes de tes efforts et des efforts de tes services mais la bagnoletaise de base que je suis ne peux que constater les nuisances. Pourquoi ne pas informer tous les bagnoletais en mettant à jour et en rendant "vivant" le site internet de la Ville?

       

      - toute ta biographie (enfant de la ville ...) est sympathique, mais hors sujet.  Je m'adresse au Maire Adjoint, responsable de la Voirie.  Que je te traiterais comme "élu parachuté issu d'une certaine bourgeoisie"  se relève de la plus haute fantaisie.  Il n'y absolument rien de tel ni dans mes intentions, ni dans mes propos. Il n'y a pas "d'invective" non plus.  

       

      - il est temps d'assumer le présent. Les bagnoletais ne peuvent plus entendre "que la ville a été délaissée pendant de trop longues années..."

       

      - concernant la rue Francisco Ferrer, il s'agit bien de l'espace public : le trottoir a été rendu inaccessible et les individus travaillant sur ce chantier ont installé un grillage sur la voie publique tout simplement pour réserver des places pour leur parking personnel. Cela n'a aucun rapport avec les besoins techniques du chantier. Je continue de penser que la ville peut intervenir, au moins pour verbaliser ces voitures

       

      - la situation des SVP absents en grand nombre dépasse mon entendement. Bon courage. 

       

      - tu as mal lu ma lettre; je ne fais pas "hommage" au B.I.C.  Je partage uniquement leur inquiétude par rapport à cet endroit précis (Avenue Gambetta) qu'ils ont exprimée en même temps que moi. Je suis d'accord que des attaques personnelles sont condamnables et inefficaces. En revanche j'ai rendu un mini hommage au blog Bagnolet en Vert qui reste un outil d'information indispensable pour les bagnoletais. 

       

      Bonne journée,

      Amitiés,

      Rosalind »

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      25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 09:55
      Bagnolet-Gambetta : quand le maire actuel joue le promoteur contre les piétons

      Nous publions, photos à l'appui le coup de gueule de Bic (sur sa page facebook) contre l'autorisation donnée à Cogédim par le maire actuel d'installer 2 chantiers (l'un en face de l'autre aux numéros 57 et 62 de l'avenue Gambetta, un véritable « coupe-gorge ». Ajoutons à ce mépris des droits des piétons le fait qu'un arbre a été coupé devant le 57 et la coupe sera pleine !

      « Coupe-gorge : une nouvelle attraction avenue Gambetta ?


       

      Mais qui a pu accorder une autorisation aussi dingue ? Voilà deux chantiers en vis-à-vis, à deux pas de la mairie avenue Gambetta, et qui tous deux bouffent littéralement le trottoir… Plus aucun espace pour le piéton. Ni de part, ni d’autre. Ni sur l’un, ni sur l’autre trottoir. Au piéton qui veut marcher, il ne reste que la chaussée où il avance à ses risques et périls… À côté du trafic, autobus et voitures mêlés… Et ça peut durer ! Mais peut-être s’agit-il d’un nouveau jeu de prévention routière, imaginé par un adjoint à la voirie trop zélé ? Grâce à lui, le ou la Bagnoletais-e joue sa peau avenue Gambetta. Sauf qu’ll ne trouve pas ça drôle du tout, le piéton !

      Y-a-t-il un adjoint à la voirie dans cette ville ? Où est-il parti en week-end pour l’ascension ? Faudra-t-il qu’un accident arrive avenue Gambetta pour qu’il revienne. Car le pire peut y arriver à tout moment…

      Imaginez plutôt : depuis quelques jours, allez emprunter le parcours d’un piéton qui marche le long de l’avenue Gambetta. Et ils sont nombreux.

      Pas de chance, vous tomberez sur le chantier de l’ancienne fabrique de cloche, en bas des escaliers de la rue Diderot (Danton. Ndlr). Oui, ce chantier mord franchement sur le trottoir. Jusqu’à l’avaler, le trottoir ! Plus de trottoir ! Voilà le piéton obligé de traverser et d’emprunter des passages peints en jaune.

      Bonne mère, la ville ! Elle a tracé de sa jolie peinture jaune un passage provisoire sur la chaussée de l’avenue.

      Désolé le piéton, qu’elle lui dit, la ville, …tu dois prendre en face. Déjà, neuf piétons sur dix, ne suivent pas le message et longent les palissades de chantier…

      Oui, mais ce n’est pas fini. Le danger est aussi juste en face, sur le chantier de l’usine. Lui aussi mord sur le trottoir. Avalé le trottoir. Pas de chance, les deux chantiers sont en face l’un de l’autre. Et là aussi, la ville impose au piéton de traverser.

      Toujours bonne mère, la ville ! Elle a aménagé un autre passage provisoire… Avec la même jolie peinture jaune !


      Fait pas bon marcher par ces temps de chantiers à Bagnolet…

       

      Désolé le piéton ! Tu gênes ! Qu’est-ce que tu fous sur l’avenue Gambetta, pendant que les promoteurs remplissent leur camion et leur… Tu gênes, on te dit. Et si ça ne te plaît pas, tu n’as qu’à jouer à saute-mouton avec les passages provisoires, tout beaux, tout jaunes ! C’est cadeau, lui dit la ville…

      Bonne mère, la ville… Elle a juste oublié qu’il y avait encore des piétons sur ses trottoirs. Pas que des promoteurs…. Ou bien c’est l’adjoint à la voirie, voulant bien faire, qui a eu l’idée d’aménager un parcours d’aventure. Sauf qu’en matière de circulation douce, il a mis en place un joli coupe-gorge ! »

       

      Bagnolet-Gambetta : quand le maire actuel joue le promoteur contre les piétons
      Bagnolet-Gambetta : quand le maire actuel joue le promoteur contre les piétons
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      5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 19:51
      La station de la rue des Champeaux près du métro Gallieni à Bagnolet

      La station de la rue des Champeaux près du métro Gallieni à Bagnolet

      Le Monde.fr du 4 mai nous informe que « Le tribunal administratif de Paris a confirmé, jeudi 4 mai, l’attribution du marché des Vélib’ parisiens au groupement Smoovengo, rejetant le recours en référé du groupe JCDecaux pour empêcher la perte de ce contrat emblématique. L’entreprise a dès lors décidé de saisir le Conseil d’Etat.

      Les trois juges ont notamment estimé que l’appel d’offres remporté par Smoovengo en avril ne devait pas « prévoir expressément (...) la reprise des salariés » actuellement employés par Cyclocity France, filiale de JCDecaux, selon une décision publiée sur le site Internet du tribunal.

      Reprise des effectifs

      Les magistrats ajoutent cependant que la reprise de ces effectifs (315 personnes actuellement) sera « une obligation légale » pour Smoovengo « si les conditions sont réunies à la date du transfert de l’activité », prévu le 1er janvier 2018.

      Le tribunal a également réfuté le conflit d’intérêts dénoncé par JCDecaux en raison de l’intervention du frère du patron de Smoove (société mandataire du groupement Smoovengo) dans l’élaboration du cahier des charges. Son « implication personnelle limitée (...) ne lui a pas permis d’influencer l’issue de la procédure », tranchent les juges.

      Cette décision autorise la signature du contrat attribué le 12 avril à Smoovengo par le syndicat mixte Autolib’ et Velib’ Métropole, qui regroupe Paris et une centaine de communes partenaires. Estimé à 600 millions d’euros sur quinze ans, ce marché des vélos en libre-service parisiens était détenu par JCDecaux depuis 2007. »

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      28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 12:52
      Quand la Fédération des Usagers de la Bicyclclette « parle vélo » aux candidatEs

      Un communiqué du 20 avril 2017 de France Nature Environnement ;

      « Françaises, Français, en cette année électorale "Parlons Vélo" avec les candidats !


      A quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, la FUB et ses partenaires mobilisent les Français et demandent aux candidats de se prononcer sur leur stratégie vélo. Le site web dédié « Parlons Vélo » rappelle les leviers pour développer la solution vélo, informe du programme cyclable des onze candidats. Une campagne neutre et transparente pour parler sérieusement vélo, car la France en a besoin !

      Les candidats à l’élection présidentielle se préparent à relever les défi s auxquels la France est confrontée. Nos concitoyens vivent chaque jour les implications concrètes de ces enjeux nationaux : coût de la mobilité qui grève le pouvoir d’achat, sédentarité et pollution qui affectent la santé et le bien-être, étalement urbain qui déstructure les territoires et tue le petit commerce, difficulté d’accès à l’emploi faute de systèmes de mobilité plus inclusifs. Nos pratiques de transports et de mobilité sont aussi la première source d’émissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique global.

      Pour répondre à ces enjeux, nous souhaitons attirer l’attention des candidats sur un levier encore largement sous-exploité en France : les modes actifs et particulièrement le vélo. Si plusieurs de nos voisins européens[1] ont une stratégie nationale pour le développement de l’usage du vélo, ce n’est pas un hasard. Qu’il s’agisse de santé, de tourisme, d’économie, d’environnement ou de cadre de vie, le vélo est selon eux une réponse effi cace et peu coûteuse pour moderniser leur pays et améliorer le quotidien des citoyens.

      Parce que la France est historiquement un pays du vélo, qu’il concerne déjà une part significative des déplacements de nos concitoyens[2] et que 3 Français sur 10 sont prêts à l’utiliser immédiatement pour leurs déplacements quotidiens[3], il est indispensable que la prochaine mandature ait une stratégie pour le vélo.

      De manière transverse, les acteurs du secteur ont élaboré une dizaine de propositions pour que demain, davantage de nos concitoyens puissent accéder à la solution vélo. Ces dix propositions sont organisées autour de trois axes :

      • Doter la France d’un Budget National Vélo, qui permette de voir émerger des territoires cyclables, vitrine d’une mobilité durable réinventée à la française ;

      • Créer une culture vélo dès le plus jeune âge, en généralisant notamment l’apprentissage de la mobilité à vélo dès l’école primaire ;

      • Intégrer pleinement le vélo dans la fiscalité verte, avec des aides à l’achat, des aides à la réparation et une Indemnité Kilométrique Vélo (IKV) déplafonnée et généralisée à tous les actifs.

      Il est important de faire connaître aux électeurs la position des candidats à l’égard de ces propositions. La FUB lance Parlons Vélo, un site web dédié qui rappelle les dix propositions et recense les engagements des candidats.

      Ainsi, le site www.parlons-velo.fr permet à tout citoyen :

      • de prendre connaissance détaillée des 10 propositions pour une France cyclable ;

      • de signer une pétition en faveur de celles-ci ;

      • d’informer sur la prise de position des onze candidats, l’internaute trouvant également le mode d’emploi pour les inciter à répondre ;

      • de rejoindre la campagne Parlons Vélo

      Cette campagne est strictement non partisane et nous nous engageons à appliquer un principe de stricte neutralité et de transparence dans le traitement des réponses des différents candidats.

      Dans le même élan, la FUB et ses partenaires demanderont à tous les candidats aux législatives de se positionner par rapport à ces propositions. Pour ce faire, toutes les volontés locales permettant de relayer le message sur le potentiel du vélo sont les bienvenues : un hors-série du magazine Vélocité (pdf à télécharger : https://goo.gl/c0l0sh) permet à tout cycliste de devenir facilement un ambassadeur du vélo.

      Notes :

      [1] Par exemple l’Allemagne : https://nationaler-radverkehrsplan.de/en

      [2] D’après l’INSEE, 2% des trajets domicile-travail sont effectués à vélo en 2015 : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2557426

      [3] Étude réalisée en 2011 par MTI Conseil et la Sofres à la demande du Club des villes et territoires cyclables et de la Coordination interministérielle pour le développement de l’usage du vélo (ministère de l’Ecologie) : http://www.villes-cyclables.org/default.asp?mode=dossiers-chiffres-cles&id=5299 »

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      15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 21:26
      De quelques conséquences des changements à intervenir pour Vélib' en 2018

      Au delà de la situation locale concernant les vélib's, il n'est pas inintéressant de se pencher sur le devenir global des vélib's. En effet, ce 12 avril, le syndicat mixte Autolib' et Vélib' Metropole, qui regroupe Paris et une centaine de communes partenaires a informé que le marché des vélos en libre service Vélib', qui avait été obtenu par la société JCDecaux depuis dix ans, avait été attribué au consortium franco-espagnol Smoovengo pour la période 2018-2032 (pour 600 millions d'euros TTC).


      Le système Vélib', actuellement composé de 1.800 stations et plus de 20.000 vélos, et attribué en 2007 pour la première fois à JCDecaux, fait l'objet d'un renouvellement de marché qui entrera en vigueur en janvier 2018, pour 15 ans. Élargi à la Métropole du Grand Paris, il proposera alors des vélos plus légers, plus solides et avec un tiers de vélos électriques.

      Ce choix a donc été entériné par un vote des adhérents du syndicat ce 12 avril.

      Le géant français de l'affichage publicitaire JCDecaux, qui était associé à la SNCF et la RATP, a annoncé le 11 avril avoir déposé un recours en référé auprès du tribunal administratif s pour contester l'attribution du marché à Smoovengo.

      Aspect social et non secondaire de la question, les salariés de Cyclocity manifestent pour que toutes les parties prenantes au renouvellement du marché s'engagent à garder, ou à inciter à garder, l'effectif actuel. De leur côté, Autolib' et Vélib' Métropole ainsi que l'exécutif parisien ont affirmé à plusieurs reprises qu'ils seraient « attentifs à ce qu'aucun salarié ne reste sur le carreau ».

      Le remplacement du matériel s'effectuerait en quelques semaines pendant l'hiver 2017-2018.

      Pour cette fois -ce qui est une bonne chose – l'aspect vélo a été déconnecté de l'aspect pub, lmais es choses ne sont pas si simples. Comme le montre l'aricle de Télérama, ci-dessous. De plus - nous l'avons déjà vu au sujet de Bagnolet - les collectivités territoriales pour lesquelles le service « vélib' » était gratuit, seront mises à contribution et le prix payé par les usagers sera augmenté.

      Voici
      deux articles qui complètent nos premieres observations, l'un de Télérama et l'autre de Libération, consacrés aux conséquences du choix de Smoove pour le vélib' parisien à partir de 2018.

      L' article du 13 avril de Sébastien Porte dans Télérama.FR : 

      « Vélib', de JCDecaux à Smoove : quelles conséquences pour les Parisiens ?

      Changement de braquet sur les vélos en libre-service : avec l'arrivée de Smoove en 2018 et le départ de JCDecaux, Paris opte pour un modèle économique qui sera plus coûteux pour les usagers.

      Le dessin a circulé des années sur les tracts des collectifs antipub : un cycliste qui alimente un panneau publicitaire en pédalant sur un Vélib'. L'illustration visait à dénoncer ce régime très spécial qui, à Paris, depuis 2007, liait ces deux activités a priori antinomiques au plan environnemental : la gestion des vélos en libre-service et l'affichage publicitaire sur mobilier urbain. La première – qui s'est révélée à l'usage être un gouffre financier – avait alors été confiée par la Mairie à la multinationale JCDecaux en échange de juteux contrats réalisés dans le cadre de la seconde.

      Métropoliser le réseau Vélib'

      Or, désormais, la courroie de transmission entre ces deux marchés est coupée. Coupée par le choix de « métropoliser » le réseau Vélib', c'est-à-dire de l'étendre plus largement aux communes périphériques de la capitale. Coupée aussi par le choix du nouveau prestataire, dont le nom a été validé hier par le syndicat mixte Vélib' Métropole, après avoir fuité dans la presse il y a trois semaines : à partir de la fin de l'année, et jusqu'en 2033, c'est bien la société Smoove, associée au gestionnaire de parkings Indigo (ex-Vinci) et à l'équipementier Mobivia (ex-Norauto), qui sera chargée d'équiper et de faire fonctionner le réseau de vélos (aujourd'hui au nombre de 20 000) et de stations (1 200), avec son propre matériel et son propre procédé d'accrochage.

       

        Une bonne nouvelle, donc, en apparence, pour les militants inquiets de la confusion des genres en matière de marchés publicitaires. Mais aussi une victoire de David contre Goliath qui montre que la suprématie du géant Decaux n'est pas assurée partout. Le leader mondial de l'affichage (3,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires) vient en effet de se faire damer le pion par une jeune pousse de Montpellier (6 millions d'euros de CA), plus jeune que le service Velib' lui-même (elle est née en 2008), mais néanmoins déjà présente dans 26 villes dans le monde (Valence, Strasbourg, Helsinki, Moscou, Astana, Vancouver...). Et par la même occasion, il perd une vitrine précieuse pour son business.

        Finies les grosses bécanes grises 

        Pour les usagers, quelles conséquences au quotidien ? Du matériel plus léger, plus maniable. Des côtes plus faciles à gravir, grâce aux vélos à assistance électrique qui devraient composer un tiers de l'écurie. Finies les grosses bécanes grises qu'il faut soulever à grand effort pour franchir les trottoirs, les suées qui montent au visage lorsqu'on arrive à Gambetta ou aux Abbesses. Fini aussi le stress au moment de ramener sa monture au bercail ; un mécanisme de verrouillage de la fourche permettra de reposer son vélo dans n'importe quelle station, même lorsque celle-ci est pleine.

         

          Côté financier, les coûts liés au vandalisme devraient également être réduits pour le nouvel exploitant. Car si Smoove a raflé la mise, c'est grâce aux parades technologiques qu'il a développées contre la casse et le vol : un système de cadenas par blocage de la fourche, des boîtiers de géolocalisation sur tous les vélos... Des solutions a priori plus efficaces que le système d'attache de « Vélib1 », qu'un casseur déterminé peut aisément terrasser en exerçant dessus un mouvement répété en avant et en arrière. Ce qui génère des coûts d'entretien exorbitants (un économiste les a chiffrés à 4 000 euros par vélo et par an, dont un tiers de frais de réparation).

           

          Cela suffira-t-il à maintenir les tarifs d'utilisation à leur niveau actuel ? « Ce n'est pas parce qu'on a dissocié les contrats [de la publicité et des Vélib'] que l'argent n'existe plus », rappelle David Belliard, co-président du groupe écologiste à la mairie de Paris, qui imagine un modèle économique comparable à celui des transports en commun, où « le ticket de métro est subventionné ».
          « Notre volonté, c'est de continuer à financer Vélib' pour que les prix n'augmentent pas et que l'abonnement puisse rester autour de 30 euros par an. On ne peut pas limiter la place de la voiture en ville sans proposer en contrepartie un service optimal sur les modes de transport doux, comme le vélo », observe logiquement l'élu. La solution pour subventionner l'accès à Vélib' pourrait donc consister, par exemple, à puiser dans les recettes publicitaires que Decaux va continuer de verser à la Ville, en vertu du contrat qui a été renouvelé fin mars. Soit une manne de 30 millions d'euros par an, l'équivalent de 100 euros par abonné Vélib'.

          Qui va payer ?

          Or, et c'est là que le bât blesse, la métropole devrait jouer sur d'autres leviers pour faire payer le très coûteux renouvellement du parc Vélib'. D'après une information révélée hier par Le Parisien, la grille tarifaire présentée dans le cahier des charges de l'appel l'offre remporté par Smoove prévoit une augmentation des tarifs de 29 euros à 35 ou 39 euros pour l'abonnement annuel de base, et même 99 euros pour un accès aux vélos électriques (VAE). Quant au prix des trajets, il devrait passer de 1 euro la demi-heure à 1 euro le quart d'heure (2 euros pour les VAE) au-delà de la demi-heure gratuite. Une augmentation que, pour l'heure, la Mairie de Paris n'a pas encore confirmée. « La vraie grille tarifaire sera travaillée cet été par le conseil syndical », indique-t-on au cabinet d'Anne Hidalgo, qui précise que les tarifs sociaux seront maintenus, tout en rappelant que « les tarifs Vélib' n'ont pas augmenté depuis 2007 ».
           

          Garer son “Bonitos” à la station “Monoprix” ?

          Plus subtil, la Mairie pourrait aussi être tentée d'aller chercher des recettes dans une forme de publicité nouvelle, plus sournoise et plus prégnante encore que celle qui se déploie sur les sucettes de Decaux : le naming. Comprendre cette perversion du langage qui consiste à rebaptiser un lieu ou un équipement public du nom d'une marque (un groupe hôtelier pour la salle de Paris-Bercy, une entreprise de télécom pour le Vélodrome de Marseille...). Perversion qui, peu à peu, transforme notre conversation de citadins en un spot de pub permanent. D'après le groupe écologiste de Paris, cette solution avait été un temps envisagée pour renommer le système Vélib' dans son ensemble, et pourrait finalement être retenue pour certaines stations. Au lieu de s'appeler « Bizot », « Rambuteau » ou « Quai de l'Horloge », ces stations porteraient alors le nom d'un commerce situé à proximité. Pour aller voir la finale du tournoi de Spring-Gum au stade Olida, il faudra garer son Bonitos à la station Monoprix... Du côté de l'Hôtel de Ville, on assure que la piste du naming a totalement été écartée. « La seule marge de manoeuvre qu'on peut imaginer [pour insérer de la publicité], ce sont les écrans situés sur les bornes des stations », concède toutefois le cabinet de la Maire.

           

            Enfin, autre signe d'inquiétude : le contrat que vient de signer Decaux avec la Ville prévoit l'installation d'écrans numériques diffusant de l'information municipale et de la publicité à hauteur de 15% des supports présents en surface. Un type de dispositifs particulièrement agressifs visuellement qui, jusqu'à présent, n'avaient été déployés que dans le métro et les gares.
            Et qui, quoiqu'en dise la Mairie, apparaissent en contradiction avec le règlement local de publicité de Paris. Celui-ci stipule en effet, dans son article P4.1.1, que 
            "la publicité lumineuse, notamment les écrans, est interdite, à l’exception des dispositifs installés sur les toitures-terrasses". Un recours a été adressé à la Préfecture de Police par le groupe écologiste quant à la légalité de ce contrat. Bref, à Paris, la pub est peut-être sortie par la grande porte à bicyclette. Mais, comme le chien Droopy du dessin animé, elle revient par les fenêtres. »

            L'article de Sibylle Vincendon dans Libération.FR du 14 avril 2017 :

            « En cinq questions, les conséquences du changement d’exploitant pour le système de vélos en libre-service de Paris, le plus gros de France.

             

              Le 3 avril, le leader du mobilier urbain JCDecaux a perdu le renouvellement du contrat d’exploitation des vélos en libre-service de l’agglomération parisienne au profit d’une start-up montpelliéraine, Smoove. Que va-t-il se passer ?


              Que vont devenir les vélos ?

              Les bicyclettes sont la propriété de la société JCDecaux. Avec la fin du contrat, les 18 000 engins qui circulent dans Paris retourneront chez leur propriétaire qui pourra choisir de les envoyer à la casse ou de les recycler dans les autres réseaux de vélos en libre-service qu’il exploite. A Lyon, par exemple, les Vélo’v exploités par JCDecaux, sont les frères jumeaux du modèle parisien. Les Vélib ont été conçus par les cycles Lapierre et sont fabriqués en Hongrie. Une grande vente sur Leboncoin ? Pas sûr.

              Devra-t-on cesser de les appeler Vélib ?

              Probablement pas car le nom appartient la ville de Paris qui l’a déposé dans toutes les classes de produits. Donc, pas de bouleversement dans le vocabulaire courant. On pourra continuer à dire : «Je vais prendre un Vélib», sans avoir l’air de se tromper d’époque. D’après l’agence Nomen, qui a trouvé cette riche dénomination, les dérives «vélibeur»«vélibiste»«vélibertin» et autre «vélibataire» sont recensées dans le Dictionnaire du Vélib, d’Anne Abeillé, qui reste d’actualité. Pas la peine non plus d’espérer revendre comme objets de collection les mugs, sets de tables, plateaux, boxers slips, chariots à courses et autres gadgets Vélib qui seront toujours en vente.

              Que se passera-t-il pour les abonnés ?

              Du côté des formalités, en principe, rien. Le fichier des 300 000 abonnés est supposé migrer sans anicroche d’un exploitant à l’autre. Pour les tarifs en revanche, il va y avoir un bougé. Le système n’étant plus financé par la ressource publicitaire, le nouveau preneur, Smoove, devra trouver un nouveau modèle économique. L’intéressant prix de 29 euros par an pourrait passer à 35 ou 39 euros selon le Parisien. Mais tout cela sera plus clair quand les élus auront signé le contrat d’attribution. Cela aurait dû être fait le 12 avril, mais sera retardé d’au moins trois semaines en raison d’un recours du perdant JCDecaux.

              Que se passera-t-il sur les trottoirs ?

              Faire et défaire, c’est toujours travailler, disait-on. JCDecaux déboulonnera ses bornes et ses arceaux, qui lui appartiennent, tandis que Smoove viendra planter son dispositif sur les mêmes emplacements. Le tout dans un double mouvement supposé empêcher toute interruption du service. C’est ce qu’on appelle «tuiler» les chantiers. Le contrat prévoit le remplacement de 50 % des stations au 1er janvier 2018 et 100 % au 31 mars.

              Le vélo sera-t-il moins moche ?

              A en juger par les photos des modèles circulant dans les villes que Smoove a déjà conquises, l’engin a un cadre moins lourdaud que son prédécesseur et on sait qu’il aura un poids un peu plus léger (20 kilos contre 22). On espère que le choix de la couleur sera plus inspiré que le gris anti-salissures des Vélib d’aujourd’hui. Demander leur avis aux habitants du Grand Paris ? »

              À suivre.

              Pierre Mathon

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              2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 15:50
              Bagnolet, vélib' : changement de conditions fin 2017

              Bagnolet, vélib' : changement de conditions fin 2017

              L'adhésion de Bagnolet au syndicat intercommunal de gestion « Vélib'2 » était le dernier point à l'ordre du jour du conseil municipal du 29 mars 2017. La municipalité qui a remis « sur table » un dossier (notice + projet de délibération) écrit au dernier moment, navigue à vue. À sa décharge, il faut dire que les positions de la Ville de Paris et de la Métropole du Grand Paris sont évolutives, voire nébuleuses.

              Tout ce que l'on sait, c'est que les communes devront payer (alors que c'était gratuit) et qu'il y aura moins de stations, parce que cela fait des coûts de gestion en moins.

              Une autre question se pose concernant éautolib' »

              Nous reparlerons d'autolib' et de vélib'.

              Mais voici, déjà, pour votre information, la note municipale remise sur table ce 29 mars :

              « Direction de la Voirie. Déplacements et Espaces Publics – Adhésion au syndicat de gestion Velib'2


              Le 28 janvier 2016, la Commune a délibéré favorablement pour la création d'un syndicat mixte ouvert dénommé « Syndicat d'Etudes Velib, Métropole » dont l'objet était l'étude confiée à l'Atelier Parisien d'Urbanisme, et la définition du futur service Vélb dont le contrat vient à échéance fin 2017.

               

              Rappel du contexte

              La mise en œuvre des actions du Plan de Déplacements Urbains d'Ile-de-France repose sur l'ensemble des acteurs franciliens de la mobilité. Pour obtenir un équilibre durable entre les besoins de mobilité des personnes, la protection de l'environnement et de la santé ainsi que la préservation de la qualité de vie, le Plan Local de Déplacements d'Est Ensemble fixe des objectifs ambitieux dont celui de contribuer au report modal en faveur du vélo avec une croissance de 5 % en 5 ans.

              La Ville et Est Ensemble portent donc un intérêt tout particulier au développement de la pratique cyclable sur leur territoire. La Commune a affirmé à maintes reprises sa volonté de développer l'usage du vélo dont la pratique participe aussi bien à la protection de l'environnement et à l'amélioration de la santé, qu'à une diversification des modes de déplacements offerts aux habitants et ce dans un contexte territorial où la baisse de la pollution devient un enjeu majeur pour nos populations.

              Avec la fin du contrat actuel, un nouveau cadre géographique et un nouveau modèle peuvent être définis. C'est une opportunité de contribuer au développement de ce service dont la portée territoriale et métropolitaine est indéniable.

              Toutefois, dans le nouveau contrat les stations seront doubles (35 bornes) ce qui entraînera forcément une diminution du nombre de places de stationnement.

              Une note de débat au Bureau territorial du 15 décembre 2016

              Cette note pointe les enjeux techniques et financiers pour les Villes et le territoire et alerte sur l'impossibilité pour les collectivités de prendre en charge les coûts très élevés du service et sur la nécessité de trouver des financements extérieurs.

              Le montant exact n'est pas encore arrêté mais les informations données par le Syndicat évaluent le coût entre 20 000€ à 30 000€/station/an. Ce montant a été calculé sur le nombre existant de stations. Il correspond à un reste à charge pour les villes, qui participe à l'équilibre du budget de la régie, au même titre que la contribution de la Métropole du Grand Paris, estimée à 10 000€/an/station, et que les tarifs payés par les usagers. Ce reste à charge correspond à une somme globalisée qui contribue à couvrir plusieurs postes de dépenses (investissement, exploitation, lutte contre le vandalisme, frais de gestion etc.).

              Si la commune décide de diminuer son nombre de stations, cela changerait les participations financières et un risque de voir augmenter le coût annuel de chaque station.

              La note précise également les éléments de débats et formule quatre hypothèses :

              Hypothèse 1 : Est Ensemble prend la compétence, adhère au syndicat et finance ce qui entraîne une modification statutaire avec supplément du FFCT.

              Hypothèse 2 : Partage de la compétence entre Est Ensemble et les villes, adhésion des villes et de l'EPT et financement 50/50 avec interrogation juridique au regard du principe d'exclusivité.

              Hypothèse 3 : les Villes prennent la compétence, adhèrent et financent avec un coût pour Bagnolet situé entre 180 000 et 270 000 € par an pour les neuf stations existantes.

              Hypothèse 4 : La Métropole prend la compétence vélo en libre service Vélib'

              Il semble que la solution la plus équilibré territorialement soit l'hypothèse 2.

              Pour qu'Est Ensemble puisse adhérer au syndicat, il y aura obligatoirement une modification des statuts (entre cinq et six mois de délais). Cette solution a l'avantage de faire jouer la solidarité financière entre les neuf villes de l'EPT et cela dans un périmètre territorial pertinent. Toutefois, le fait que ce soit Est Ensemble qui adhère au syndicat au lieu lieu des 9 communes actuelles supprime les 9 voix pour n'en faire qu'une.

              L'hypothèse 4 qui pourrait être une solution et dont le périmètre territorial semblerait le plus logique, comporte trop d'incertitudes quant au devenir de la MGP.

              En 2017, le coût du service devrait être très faible et sera avancé par la ville de Paris qui prévoit une régularisation financière avec les collectivités en 2018.

              C'est donc à partir de 2018 que les collectivités adhérentes auront à prendre en charge les coûts (69 % pour Paris et 31 % pour les communes).

              Paris engage engage actuellement une recherche de financement extérieur (notamment via la Métropole du Grand Paris) afin d'obtenir une réduction du coût pour les collectivités.

              Le groupe de travail réunissant le vice-président en charge des déplacements et des mobilités et les adjoints au maire proposent eux d'envoyer un courrier cosigné par le président d'Est Ensemble et les Maires actuellement concernés, à la président du syndicat Vélib'Métropole pour l'alerter des difficultés de nos villes à prendre en charge des coûts trop élevés.

              Au regard des éléments de débats, il a été proposé au bureau municipal de 9 janvier 2017 

              - D'adhérer au syndicat Autolib/Vélib avant le 31 mars 2017 tout en continuant par tous les moyens à baisser les coûts pour la ville.

              - De regarder et d'évaluer la possibilité de réduire le nombre de stations (neuf à Bagnolet) en sachant que la ville de Romainville souhaite intégrer le dispositif et que cela peut avoir un impact notamment sur le Plateau.

              - D'autoriser le Maire à cosigner avec le Président d'Est Ensemble le courrier à l'attention de la Présidente du Syndicat.

              - D'informer le Président le Président d'Est Ensemble de la position des élus de Bagnolet.

              Celui-ci a décidé de ne pas valider dans l'attente de :

              - Définir une stratégie commune avec Est Ensemble et les villes du territoire afin d'écrire au Président du Syndicat et négocier à la baisse le coût des stations.

              - Proposer le financement de stations par le mécénat ou le sponsoring. En effet, le comité syndicat lors de sa séance du 6 mars a listé 3 postes de recettes complémentaires possibles dont le produit sera à partager entre le syndicat et la commune :

              * le nommage

              * le parrainage d'évènements

              * le financement par tiers dans le cadre de conventions particulières.

              La commune a reçu un courrier de la Métropole du Grand Paris daté du 23 janvier dernier, l'informant d'un soutien financier estimé à 10 000 € par station et par an, seulement si le Conseil municipal délibère et valide avant le 31 mars 2017 la proposition.

              Au regard des éléments de débats, il est proposé au Conseil municipal :

              - d'adhérer au syndicat Autolib/Vélib avant le 31 mars 2017 tout en continuant par tous les moyens à baisser les coûts pour la ville.

              - d'autoriser le Monsieur le Maire à cosigner avec le Président d'Est Ensemble le courrier à l'attention de la Présidente du Syndicat.- d'informer le Président d'Est Ensemble de la position des élus de Bagnolet. »

              Pierre Mathon

               

               

               

               

               

               

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