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  • : Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet
  • : Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
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L'éditorial du blog

planete_bleur_belle_fond_vert.jpg                                                           

Ce blog «Bagnolet en Vert» est le blog d’Hélène Zanier, de Pierre Mathon et de leurs amiEs. Aujourd’hui militantEs associati -fs –ves (à « Bagnolet Ecologie » et Environnement 93, Jardins partagés, « l’Association des Bagnoletais contre la Dette », Romeurope, RESF, Russie-Libertés, Murs-À-Pêches, etc.), après avoir été élus (régionaux, municipaux) et responsables du parti Les Verts, nous entendons contribuer à l’avancée des idées et des projets écologistes.

Penser et agir, globalement et localement, telle est la devise de notre blog écolo,  Vert et ouvert, militant et d’éducation populaire, libre, bagnoletais, intercommunal et planétaire.

Hélène Zanier et Pierre Mathon

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En Vert et avec tous !

Vous pouvez compter sur 

Pierre MATHON
et toute l'équipe de
BAGNOLET EN VERT


* pour l’environnement et le développement durable, 
* pour la démocratie, la citoyenneté et la laïcité,
 
* pour la solidarité et l’égalité des droits, 
* pour l’école, l’éducation et la culture, 
* pour un urbanisme de qualité

 
En Vert et avec tous                                            

AGENDA

BONNE ANNEE 2015 !

 

Mardi 3 février à 20h30 conseil de quartier de la Dhuys à l'école Joliot-Curie

 

Mercredi 4 février à 19h atelier participatif sur la ZAC Benoit Hure : les espaces extérieurs  et l'occupation de la mairie historique

 

Jeudi 5 février 19h30 salle P et M Curie conseil de quartier des Malassis

 

PETITIONS

Réaction aux propos intégristes d'un élu de la majorité municipale de Bagnolet : pour le droit des femmes à disposer de leur corps

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_maire_de_Bagnolet_defense_du_droit_des_femmes_a_disposer_de_leur_corps/?sMpnibb

 

« Monsieur le Maire de Bagnolet: Nous vous appelons à créer une maison de quartier et citoyenne dans le quartier de la Dhuys»

http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Maire_de_Bagnolet_Nous_vous_appelons_a_creer_une_maison_de_quartier_et_citoyenne/?tUmsDgb

 

Pour que cesse l'acharnement juridique contre la confédération paysanne
 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-acharnement-conf-865.html

 



 

 

 

 

 

 

 


 

12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 10:09
Huile de palme, vous avez dit huile de palme ?

Le point sur l'huile de palme par France Nature Environnement le 4 février 2017 :

« C'est quoi le problème avec l'huile de palme ?

S'attaquer à l'huile de palme, c'est risquer de s'attirer les foudres d'une foule de gourmands. Mais savez-vous vraiment pourquoi elle fait tant polémique ? Comment faire pour ravir vos papilles sans provoquer un drame social et environnemental ? France Nature Environnement a mis la main à la pâte pour vous éclairer sur la question et vous livrer ses (savoureuses) solutions.

Sous sa forme actuelle, la production d'huile de palme est responsable d'une importante déforestation, elle contribue à la disparition de nombreuses espèces à l'image des Orangs-outangs, use de produits hautement toxiques et les conditions de travail dans les plantations y sont souvent déplorables. Bien des raisons qui invitent à changer de modèle.

L'huile de palme et la disparition des orangs-outangs, quel rapport ?

Le palmier à huile ne pousse que dans la zone équatoriale. Avec 85 % de la production mondiale, l’Indonésie et la Malaisie1 dominent le marché. Ces zones sont également celle des grands bassins de forêts denses. Problème, la demande explose : sur ces dix dernières années, la production d’huile de palme a bondi de près de 83 %. Chaque jour, ce sont donc des milliers d’hectares qui sont brûlés pour faire pousser ces fameux palmiers, faisant de cette culture l'une des principales causes de déforestation en Asie du Sud-Est, mais aussi, plus récemment, en Afrique. L’Indonésie est d'ailleurs devenue le troisième émetteur mondial de CO2 à cause de ces feux de forêts. Là-bas, l’équivalent d’un terrain de football disparaît toutes les 15 secondes.

Après avoir fait brûler les forêts, les producteurs industriels optent pour la monoculture, de gigantesques surfaces sont ainsi recouvertes par les seuls palmiers. Plantes et animaux qui vivaient sur place perdent leur habitat et disparaissent à grande vitesse. Emblème du désastre, l’extinction des Orangs-outans : leur population a chuté de plus de 90% en un siècle sur l’île de Sumatra où la culture de l'huile s'est propagée.

Produits toxiques et travail forcé : il ne fait pas bon vivre dans une palmeraie « industrielle »

Ces cultures industrielles sont également de grandes consommatrices de pesticides et d’engrais chimiques. À titre d'exemple, le Paraquat est couramment utilisé dans ces plantations. Ce produit hautement toxique, interdit depuis 2007 au sein de l'Union européenne, est clairement identifié comme cancérigène et nuit aux systèmes reproducteurs des animaux, humains compris. L’usage intensif et à grande échelle de produits toxiques a des conséquences désastreuses pour l’environnement. Ils affectent également la santé des habitants en contaminant les sols, l’eau et l’air.

À ces produits dangereux s'ajoutent des conditions de travail désastreuses au sein des palmeraies. Un rapport d’Amnesty international pointe le travail forcé, le travail des enfants ou encore les pratiques abusives et dangereuses mettant la santé des ouvriers et ouvrières en péril. En prime, l’agriculture vivrière de ces pays disparaît peu à peu au profit d'une agriculture d’exportation, qui bénéficie à une minorité.

Y a-t-il des risques pour la santé ?

« Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé ». Ce petit slogan auquel vous n'avez sûrement pas échappé résume le principal problème des produits contenant de l'huile de palme : l'huile, c'est gras. Selon les estimations et l’étiquette du Nutella, presque 70% du pot serait juste du sucre et de l’huile de palme. Un mélange qui favorise l’obésité, le diabète mais aussi des maladies cardio-vasculaires. Et l’huile de palme plus précisément ? L’Anses a annoncé que l’acide palmitique, présent à environ 40% dans l’huile de palme, favorise les dépôts graisseux sur les parois des vaisseaux sanguins.

L'huile de palme, pas seulement une histoire de nourriture

Aujourd’hui, 60% de l’huile de palme importée en Europe est, non pas utilisée pour les aliments, mais pour produire... de l’énergie, soit sous la forme d’agro-carburant (45%), soit pour produire de la chaleur et de l’électricité (les 15% restant). Margarine, glaces, pâtes à tartiner, frites, sauces, soupes, biscuits... l'huile de palme dans l'alimentation représente quant à elle 34 % des importations de l'Europe. Le reste se répartissant entre l'alimentation animale et l'industrie. Une consommation en constante hausse qui représente un fléau environnemental.

Il est possible de bien mieux faire

Au risque d'en surprendre plus d'un, l'huile de palme pourrait être particulièrement intéressante d'un point de vue environnemental. En effet, son rendement à l'hectare est très supérieur à celui des autres huiles végétales. Alors que l'huile de palme représente 40 % de la production mondiale d'huile végétale, elle n'occupe que 7 % des surfaces cultivées pour ces huiles. Moins de surface pour plus de nourriture, l'huile de palme pourrait donc contribuer à une meilleure préservation de nos ressources naturelles.

Mais cette affirmation n'est aujourd'hui valable qu'au conditionnel, le problème profond reposant sur ces monocultures industrielles de palmier aux bilans environnemental et social catastrophiques. Ne nous trompons donc pas de débat : il ne s’agit pas d’interdire toutes les cultures de palmiers à huile, ni d’imposer aux Indonésiens de cuisiner au beurre leur Nasi Goreng typique. C'est le modèle agricole aujourd'hui en place qui rend la culture de palmiers à huile particulièrement nocive. Et aucun label n'est là pour changer la donne.

Aucun label ne garantit une huile de palme "durable"

Vous avez peut-être déjà entendu parler du label RPSO en français :« Table-Ronde pour une huile de palme durable », un dispositif mis en place par des industriels de l’agroalimentaire, des producteurs d’huile de palme et certaines ONG en 2004 pour promouvoir une « huile de palme durable » à travers un label.

Seulement, de nombreuses ONG dont France Nature Environnement constatent que ce label n’interdit pas la déforestation ni l’utilisation du Paraquat ou la technique du brûlis, forte émettrice de gaz à effet de serre. Seules les forêts primaires et les tourbières sont protégées et encore seulement depuis 2005, ce qui signifie qu’une palmeraie créée en 2004 sur une forêt primaire peut être certifiée ; elle n’en est pourtant pas moins responsable de déforestation. De plus, le dispositif est opaque et insuffisamment contrôlé : la garantie d'une huile de palme « durable » est donc très loin d'être assurée.

Et à cause des lobbies, les taxes favorisent la consommation d’huile de palme…

Autre levier insuffisamment utilisé pour réduire les désastres, les taxes, aujourd'hui fortement favorables à l'huile de palme. En effet, quand une tonne d'huile d'olive est taxée 190 euros, une tonne d'huile de palme, elle, est taxée 104 euros1. Un régime de faveur que les députés français ont tenté de faire disparaître en 2012 puis en 2016 lors du projet de loi pour la reconquête de la biodiversité. Mais par deux fois, les pressions de l'Indonésie et de la Malaisie, ainsi que des grands groupes industriels, ont gagné face à l'intérêt général.

La bataille est encore loin d'être terminée. En attendant un modèle plus soutenable, comment faire pour satisfaire votre gourmandise sans prendre part au désastre social et environnemental ? »

http://www.fne.asso.fr/dossiers/cest-quoi-le-probl%C3%A8me-avec-lhuile-de-palme%C2%A0-orang-outang-d%C3%A9forestation

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 11:04
Philippe Martin, la biodiversité et le bois de Romainville

FNE nous apprend – ce 8 février - que Philippe Martin sera bien le président de l’Agence Française pour la Biodiversité. Espérons qu'il se souviendra de notre projet qu'il soutenait de faire du bois de Romainville un observatoire populaire de la biodiversité. (Nous l'avions rencontré, avec Fabrice Nicolino, il y a quelques années pour le sensibiliser à la préservation de la biodiversité de la Corniche des Forts)

« Le Conseil des ministres de ce 8 février a nommé M. Philippe Martin à la présidence du Conseil d’administration de l’Agence française pour la biodiversité.

Cette nomination devra encore être officialisée par décret, mais il ne s’agit là que d’une formalité qui viendra clore la procédure qui a débuté le 19 janvier dernier.

C'est en effet lors de sa réunion d'installation ce 19 janvier que le Conseil d’administration de l’Agence française de la biodiversité (AFB) a accepté la candidature de M. Philippe Martin.

Le candidat a dû ensuite se plier à un « grand oral » le 1er février devant les Commissions du Développement durable du Sénat et de l'Assemblée nationale.

La présidence du conseil d'administration de l'AFB fait en effet partie de la liste, fixée par la loi organique du 23 juillet 2010, des fonctions qui sont pourvues par le Président de la République après avis public des commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat.

Signalons qu’en introduisant M. Martin devant la Commission de l’Aménagement du territoire du Sénat, le président de la Commission, M. Hervé Maurey, a taclé la ministre de l’Écologie, estimant qu’elle avait fi, du fait de son enthousiasme et son empressement à installer l’AFB, des procédures lors de la réunion du 19 janvier.

Lors de ses deux auditions, Philippe Martin a évidemment rappelé les grandes lignes des missions, du fonctionnement et de la gouvernance de l’AFB.

Mais il a surtout voulu fixer l’ambition de ce nouvel établissement : « agir de manière positive, démontrer que la biodiversité n’est pas un « empêcheur de réalisation », mais un « pourvoyeur de solutions », en même temps qu’une source d’innovation, d’activité et de bien-être ».

Il s’agit selon l’ancien ministre d’un « tâche immense et exaltante » que l'agence ne pourra assumer seule : « si elle veut réussir son ancrage sur le terrain, elle devra développer une culture de la participation en impliquant tous les acteurs concernés (…). Je m'attacherai donc à rassembler. »

Philippe Martin a répondu avec aplomb aux différents questions des sénateurs et des députés sur de nombreux points :

  • le cumul de mandat : « À partir de juin, je me consacrerai au Gers et à la présidence de l'AFB si ma candidature est acceptée » ;

  • sa rémunération : « Je ne dis pas qu'il n'y aura pas de défraiement, mais la mission est bénévole » ;

  • la place de la mer : « Centrale, car la mer est un trésor de biodiversité » ;

  • le lien avec l’Office nationale de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) : « L'agence participera à cinq expérimentations avec l'ONCFS dans des départements pilotes, non pas pour une intégration des structures, mais pour un travail en commun » ;

  • les relations avec les chasseurs : « Je viens d’un département où cohabitent agriculteurs, chasseurs et défenseurs de la nature (…). Par conséquent, je jouerai pleinement mon rôle d’animateur et d’interface entre les uns et les autres » ;

  • la police de l’environnement : « S'il est certain que des pouvoirs de police doivent s'exercer, il faut aussi garantir le dialogue local, pour que les règles soient comprises et leurs difficultés aussi » ;

  • l'agence nationale et les agences régionales : « Des conventions sont prévues, il n'y aura pas de modèle unique. Des discussions s'engagent avec l'Occitanie, Paca, le Centre-Val de Loire, la Normandie » ;

  • les moyens de l’AFB : «  L’agence a les moyens budgétaires de son action (…). Des moyens humains supplémentaires ont été attribués à l’AFB. D’autre part, les moyens d’action ne sont pas uniquement budgétaires. Nous aurons le souci de bien faire les choses et de mutualiser nos actions ».

À l'issue du vote à bulletin secret dans chacune des Commissions, la candidature de M. Martin a été validée avec 23 voix pour et 17 contre.

M. Martin présidera donc officiellement la prochaine réunion du Conseil d’administration de l’AFB. Prévue le 23 février, celle-ci examinera le budget de l’Agence et devra valider plusieurs points dont les premières actions de l’AFB, son organisation territoriale et les délégations au directeur général. »

Trois articles de ce blog sur la forêt en formation de Romainville-la corniche des Forts dont la Région veut faire à grand frais une base de loisirs … :

http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/2017/02/les-amis-de-la-foret-de-la-corniche-des-forts-ecrivent-a-la-region.html

http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/2016/10/romainville-a-la-corniche-des-forts-ce-vendredi.html


http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/article-dimanche-balade-en-foret-a-romainville-117437042.html

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 09:31
« Les amis de la forêt de la corniche des forts » écrivent à la Région

Les amis de la corniche des forts qui luttent pour la préservation de la biodiversité dans le bois de Romainville-forêt en formation de la corniche des Forts, viennent de demander un rendez-vous à la vice présidente de la région déléguée à l'environnement.
Le courrier du 1er février à Chantal Jouanno, vice-présidente délèguée à l'environnement du conseil régional d'Ile-de-France :

« Madame Jouanno, Vice présidente du Conseil régional d'Ile de France
Nous avons l'honneur de vous demander un entretien au sujet des travaux que le Conseil régional d'Ile-de-France s'apprête à réaliser à Romainville dans le cadre de son projet dit « île de loisirs ».
Dans l'attente de votre réponse, je vous prie d'agréer nos salutations associatives distinguées.
La présidente, Hélène Zanier 
»

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 10:41
« L'absurde histoire des nouveaux plastiques non recyclables »

Attention ! Le monde est de plus en plus complexe - celui de la chimie en particulier - et le travail de compréhension des citoyens pour déjouer les « ruses » des industriels de plus en plus compliqué.
Heureusement, les associations de défense de l'environnement et de la santé nous aident à décrypter leurs pièges.Voici donc un exemple de détournement (partiel) d'une bonne mesure à l'origine détournée par les industriels :

France Nature Environnement, le 2 mars 2017 :

« L'absurde histoire des nouveaux plastiques non recyclables

Alors que l’usage croissant du PET (pour « PolyEthylène Téréphtalate ») opaque empêche la possibilité de réutiliser convenablement les emballages plastiques, comment comprendre qu’une nouvelle matière puisse être introduite au détriment de sa recyclabilité ? La médiatisation récente de cette question rappelle que son introduction s’est notamment faite en dépit des remarques adressées par les industriels du recyclage et les collectivités gestionnaires de centre de tri. France Nature Environnement souhaite donc que les choix de conception soient mieux encadrés pour assurer une réutilisation effective des matières plastiques et une prise en charge des surcoûts engendrés par les metteurs sur le marché.

Comment l’éco-conception peut saper des efforts de recyclage…
Initialement translucide, le PET peut être opacifié par l’ajout d’une charge minérale qui permet d’obtenir un plastique plus léger que le PEHD[1] utilisé généralement pour les emballages plastiques colorés. Cette différence permet à l’entreprise de payer une éco-contribution plus faible à l’éco-organisme (car indexée sur le poids de l’emballage) et permet de concilier un gain économique avec un gain environnemental. Sauf que cette modification rend l’emballage non recyclable et que son incorporation va perturber le fonctionnement de la chaîne de valorisation.

En effet, le PET opaque n’est pas différencié du PEHD lors du tri et ces deux résines plastiques seront donc mélangées en conduisant à un plastique recyclé de qualité inférieure. Au-delà de 15% de PET opaque dans le mélange, le nouveau plastique obtenu ne peut plus être utilisé par les plasturgistes[2] et les performances des opérations de recyclage sont donc moins bonnes. Or l’augmentation sensible des bouteilles de lait en PET opaque depuis 2014 laisse entrevoir que les perturbations dans le recyclage des plastiques existent et ne devraient pas s’atténuer. Au-delà d’un gâchis de matière, ce processus va augmenter la quantité de plastique traitée par incinération ou enfouissement et donc la charge supportée par les citoyens via leur taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM).

Un dispositif d’encadrement des nouveaux matériaux à compléter

Cette situation questionne donc directement le rôle du barème « amont » dans la structure de la filière REP, notamment sur la régulation de nouvelles matières ou composites, puisqu’il repose actuellement les seuls critères de poids et de complexité. La définition du nouveau cahier des charges pour la période 2018-2022 permet de répondre en partie à cette problématique en introduisant de nouveaux critères. Par contre, l’introduction de nouveaux matériaux devrait être également conditionnée à des études d’impacts sur les effets de leurs introductions puis de leurs massifications. Ce rôle devrait revenir au comité de l’éco-conception et de l’éco-modulation de la filière REP Emballages et devant se constituer au 1er semestre 2017.

Par ailleurs, ces développement conduits par les metteurs sur le marché amènent les acteurs de l’aval de la filière, notamment les collectivités locales, à supporter les coûts des perturbations engendrées par ces changements. La construction collective des modulations des éco-contributions doit alors permettre d’équilibrer ces charges supplémentaires introduites par les metteurs sur le marché.

Conditionner l’usage du PET opaque à un plan d’action concerté

En tant que membre de la CFREP Emballages, France Nature Environnement souhaite que cette commission démarre son travail au plus tôt afin de revoir les critères de modulation des éco-contributions, de construire un programme d’action et un calendrier d’engagement conduisant au recyclage et à la valorisation du PET opaque. Tant que ce cadre ne sera pas clairement revu et validé par les parties prenantes, FNE soutient la pétition de l’association Zéro Waste France pour demander l’arrêt de l’utilisation des emballages en PET opaque et suggère aux professionnels de ne pas développer ce type de produits.

Enfin, cette situation interroge également d’autres tendances dans la conception des emballages et aujourd’hui laissée de côté. La question des opacifiants utilisés de plus en plus massivement dans les emballages alimentaires est ainsi à relier à l’usage croissant des nano-matériaux[3], et cela quel que soit la nature du plastique considéré.


[1] Pour « PolyEthylène Haute Densité »

[2] Car les fibres de plastiques reconstituées seront devenues trop cassantes et impropres pour fabriquer de nouvelles bouteilles

[3] Comme l’usage du nitrure de titane (TiN, FCM 807) dans les plastiques alimentaires »

 

Hélène Zanier

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 18:16
FNE lance un film pour appeler à vivre dans un monde désirable

Communiqué du 30 janvier 2017 de France Nature Environnement :

« FNE lance un film pour appeler à vivre dans un monde désirable

http://www.fne.asso.fr/communiques/fne-lance-un-film-pour-appeler-%C3%A0-vivre-dans-un-monde-d%C3%A9sirable

En pleine période électorale, France Nature Environnement (FNE), la fédération française des associations de protection de la nature et de l'environnement (dont Bagnolet Écologie fait partie. Ndlr), appelle à construire un monde vivable et désirable.

Ce film s’inscrit dans le prolongement de la communication grand public initiée par FNE en 2016 : réussir à sensibiliser jusqu’aux personnes les moins engagées dans la cause environnementale. FNE rappelle par ce film, qu’à travers la préservation de la nature, c’est pour l’Homme, comme faisant partie de la biodiversité, et sa qualité de vie que l’association se bat.

Tout comme la campagne d’affichage initiée l’an dernier, le film choisit d’éviter les ressorts traditionnels de la communication écologique, en particulier l’alarmisme et la peur, et préfère valoriser l’association en tant que gardienne du cadre de vie des citoyens et de la biodiversité.

Il fait prendre conscience du fait que les dégradations de notre environnement nous conduisent de plus en plus à renoncer à des plaisirs simples mais essentiels de la vie. Des renoncements qui, peu à peu, rendent le monde invivable. Un message résumé par la signature : “Vivre dans un monde vivable”.

Denez L’Hostis, président de FNE : « Ce film rappelle de belle manière que nous nous battons chaque jour pour préserver un monde où il fait bon vivre. Ce qu’il donne à voir mérite vraiment que nous arrêtions de penser comme si nous étions encore au vingtième siècle. Prendre le chemin de l’écologie, c’est faire le choix du progrès au service de l’intérêt général. » »

 

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 16:58
«  Quand un objet ne peut pas être réparé, le consommateur doit en être informé »

Communiqué de France Nature Environnement ce 15 décembre 2016 :

« Quand un objet ne peut pas être réparé, le consommateur doit en être informé !

Les associations environnementales et de consommateurs poursuivent leur mobilisation pour faire réécrire le décret sur l’affichage de la durée de disponibilité des pièces détachées afin d’inciter les fabricants à mettre sur le marché des produits réparables. Les associations demandent notamment que l’absence de pièces détachées soit portée à la connaissance du consommateur.

4 enquêtes, une conclusion : l’obligation d’informer le consommateur n’est pas respectée

Depuis le 1er mars 2015, les fabricants et distributeurs ont l’obligation d’afficher la durée de disponibilité des pièces détachées des biens qu’ils commercialisent. Cette disposition, issue de la loi Consommation (dite loi Hamon), devait permettre aux consommateurs d’identifier les biens plus facilement réparables grâce à une information fournie au moment de l’achat. Mais force est de constater que l’obligation n’est pas respectée.

En février dernier, les résultats de deux enquêtes[1], une réalisée par 60 Millions de Consommateurs, en partenariat avec les Amis de la Terre, et l’autre par UFC-Que Choisir, soulignaient déjà l’ineffectivité de la mesure. Plus récemment, un rapport parlementaire[2] a mis en évidence de nombreux dysfonctionnements et indique qu’« aucune harmonisation n’a été prévue s’agissant des informations fournies par les fabricants aux distributeurs ». En conséquence, « l’absence d’indication sur la disponibilité des pièces détachées d’un produit est en elle-même ambivalente : pour le consommateur, elle peut signifier soit que le fabricant n’a pas pris d’engagement sur la disponibilité des pièces détachées, soit que le commerçant n’a pas respecté son obligation d’afficher ces informations ».

Enfin, des contrôles[3] effectués par des services de la répression des fraudes (DGCCRF) ont révélé des anomalies dans 63 % des lieux de vente visités : « les vendeurs ignorent souvent les obligations légales dans ce domaine et l’information est alors manquante ». Les services constatent par ailleurs que « lorsque l’information est donnée, généralement pour une partie seulement des produits, celle-ci n’est pas toujours conforme ».

Modifions le décret sur l’affichage de la durée de disponibilité des pièces détachées !

Par un courrier recommandé en date du 7 décembre 2016, plusieurs associations ont alerté la Secrétaire d’Etat à la consommation, Martine Pinville, sur l’absence de respect de l’obligation d’affichage de la durée de disponibilité des pièces détachées et la nécessité de réécrire le décret d’application de la loi Consommation afin que l’information délivrée par les professionnels soit lisible et fiable. « L’obligation actuelle n’incite pas les fabricants à concevoir des biens réparables et est source de confusion pour les consommateurs. Ces derniers se trouvent privés d’une indication importante pour les guider dans leur acte d’achat », constatent les associations co-signataires du courrier.

Les associations co-signataires du courrier envoyé à Martine Pinville demandent la réécriture sous deux mois du décret relatif à l’affichage de la durée de disponibilité des pièces détachées, afin que :

  • L’information quant à la disponibilité des pièces détachées soit fournie aux consommateurs : si les pièces détachées n’existent pas, le consommateur devra également le savoir ;

  • Tous les appareils pour lesquels les distributeurs ne disposent pas d’information sur la période de disponibilité des pièces détachées portent la même mention : « Pas de pièce détachée garantie » ;

  • L’indication de la période de disponibilité des pièces détachées ait comme point de départ la date d’achat de l’appareil.

Ce n’est que dans le respect de ces conditions que le gouvernement rendra pleinement effective une mesure initialement mise en place pour lutter plus efficacement contre l’obsolescence programmée. À défaut d’une réponse positive à leur courrier, les associations se réservent le droit saisir le Conseil d’Etat pour faire modifier le décret.

[1] Enquête 60 Millions de Consommateurs, en partenariat avec les Amis de la Terre et Enquête UFC-Que Choisir
[2] Rapport d’information parlementaire sur la mise en application de la loi Consommation
[3]
 Enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sur l’application de la loi Consommation »


 

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 17:29
FNE et le sol

Un communiqué du 5 décembre de France Nature Environnement :

« World Soil Day : Le pouvoir de la motte de terre

En 2002, l’ONU a consacré le 5 décembre « journée mondiale des sols ». Une année complète a également été consacrée à ce thème en 2015. Mais pourquoi parler des sols, cette fine couche que nous foulons tous les jours ?

Le sol, un milieu essentiel mais malmené

Le sol est loin d’être une simple couche de poussière. C’est le milieu dans lequel nous enracinons notre vie. Réserve d’eau, source de médicaments, support de nos civilisations actuelles ou archive des civilisations passées. C’est surtout le milieu dont dépend 95% de notre alimentation. Sans sol sain, pas de vie végétale, ni alimentation humaine !

Et pourtant, ce milieu si précieux est soumis à des activités humaines qui le maltraitent : développement d’une agriculture industrielle depuis les années 1950, multiplication des réseaux de transports reliant des villes de plus en plus étendues sans parler de l’héritage de l’activité industrielle...

Ainsi les humains auront réussi à dégrader 33% des terres à l’échelle mondiale, à accroître la taille des villes européennes de 78% depuis les années 50 alors que la population a augmenté de 33%, ou encore à laisser en France 400 000 sites potentiellement pollués par une activité, qu’elle soit artisanale ou industrielle.

En dépit du rôle primordial des sols sains dans notre vie, c’est un milieu qui n’est toujours pas protégé à l’échelle européenne ou nationale. Les institutions européennes après avoir essayé pendant 8 ans de les protéger par une directive cadre, ont abandonné les sols en mai 2014.

Célébrez les sols le 5 décembre en signant l’appel du sol !

Alors que la protection des sols est au point mort, les citoyens se saisissent du sujet. Plus de 400 organisations européennes sont aujourd’hui regroupées dans le mouvement People4soil, pour sensibiliser les citoyens européens quant à la nécessité d’agir. France Nature Environnement coordonne les 50 organisations françaises qui portent ce message et a créé une campagne nationale de sensibilisation : l’appel du sol.

Notre campagne a pour but de mobiliser les citoyens grâce à une Initiative Citoyenne Européenne, outil de démocratie participative par lequel 1 million de citoyens européen saisissent la Commission européenne pour qu’elle protège enfin cette ressource rare et essentielle.

Nous présenterons cette campagne à la Global Soil Security, colloque international qui se tiendra les 5 et 6 décembre à l’Institut Curie. Et nous serons également présents à la journée mondiale des sols le 8 décembre à l’Assemblée Nationale.

Pour Michel Dubromel, Vice-président de FNE : « Lutte contre le changement climatique, sécurité alimentaire ou habitat : il est urgent de les protéger afin de nous protéger. La France fait en sorte que les sols soient considérés comme un levier d’action dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat. A nous, citoyens, de maintenir la pression sur les pouvoirs publics pour que l’appel du sol soit entendu ! »

 

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 09:54
« Quand l’Europe privilégie des bioénergies climato-incompatibles »

Communiqué de France Nature Environnement ce 24 novembre 2016 :

« Quand l’Europe privilégie des bioénergies climato-incompatibles

Les ONG européennes Bird-life et T&E révèlent aujourd’hui de nouvelles preuves à charge à propos de l’impact sur le climat de la politique européenne en ce qui concerne les énergies issues de la biomasse (ou bioénergies). Fondé sur une synthèse scientifique et des investigations concernant des projets à travers toute l’Europe, elles publient le Livre Noir des Bioénergies. Cette publication présente de nombreuses études de cas qui illustrent parfaitement le revers de la médaille des bonnes intentions de la politique énergétique européenne.

Des bioénergies, destructrices de notre environnement

Les bioénergies représentent 65% des énergies renouvelables en Europe. Les énergies issues de la biomasse peuvent être bien utilisées et dans des volumes raisonnables qui impactent peu la biodiversité, l’eau ou encore le climat. Malheureusement, il ne faut pas se laisser bercer par l’idée simpliste que les bioénergies sont durables quelles qu’elles soient. Certaines ne sont pas le rêve vert que nous espérons et aggravent parfois plus le dérèglement climatique que les énergies fossiles, sans parler de leurs conséquences sur l’environnement et la biodiversité.

De nombreux cas illustrent ce constat à travers l’Europe. En Slovaquie, en Finlande et en Italie, des entreprises brûlent des arbres directement prélevés dans des forêts protégées. En Allemagne, les terres agricoles sont détournées de leur usage alimentaire pour faire pousser du maïs destiné à alimenter des méthaniseurs. Dans toute l’Europe, en France à Marseille avec la raffinerie la « Méde » de Total, l’huile de palme est massivement importée d’Asie du sud-est pour faire des agrocarburants sans prendre en compte les dégâts occasionnés par cette culture. Dans les Canaries et en France, à Gardanne, les centrales à biomasse construites grâce aux subventions sont devant un choix cornélien : importer massivement du bois ou risquer d’exploiter les forêts locales au-delà de leurs capacités.

L’Europe doit changer de cap

Pour Camille Dorioz, chargé de mission agriculture, « Le Livre Noir des bioénergies apporte des preuves supplémentaires d’un usage dérégulé de l’énergie biomasse (arbres entiers, cultures alimentaires pour la production d’énergie...). L’Europe, par ses subventions, soutient directement une destruction massive de l’environnement, sur son propre territoire, mais aussi en Asie du sud-est et en Amérique du Nord. »

Pour Denez l’Hostis, président de FNE : « L’Europe doit revoir sa politique énergétique. Celle-ci doit se fonder sur la disponibilité réelle de la ressource et sur des critères de durabilité clairs. Nous demandons un engagement de la Commission européenne afin de promouvoir ardemment la réduction de la consommation d’énergie, de favoriser les énergies renouvelables vraiment durables et d’arrêter l’usage des agro-carburants de première génération d’ici 2030 »

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 09:37
Attentat contre U Levante association corse de FNE

Communiqué du 24 novembre 2016 de France Nature Environnement :

« U Levante victime d'un attentat : Les associations de FNE, en défendant la nature, défendent l’intérêt public

Dans la nuit du 20 au 21 novembre, la maison d'une membre de la direction de l’association U Levante, membre de France Nature Environnement (FNE), a subi un attentat qui aurait pu lui coûter la vie. FNE condamne fermement cet acte et rappelle qu’U Levante, comme d’autres associations du mouvement FNE, lutte ardemment contre l’artificialisation des territoires et du littoral qui, de façon légale ou illégale, détruit notre biodiversité, notre patrimoine naturel, et nous expose aux dangers liés aux risques naturels.

Les associations membres de FNE jouent un rôle essentiel et irremplaçable.

Les plus de 3 500 associations, réunies au sein de FNE, implantées sur tout le territoire, utilisent tous les moyens légaux mis à leur disposition pour lutter contre cette destruction des espaces naturels et agricoles et forestiers. Qu’il s’agisse d’actions en justice ou bien d’actions de sensibilisation et d’éducation à l’environnement, elles entendent freiner un phénomène dû à une régulation insuffisante de l’État et à une spéculation immobilière débridée. U Levante, au service de la nature et de l’environnement, est au service de l’Homme, qui fait partie de cette biodiversité vitale. Elle est en pointe sur la défense de la loi littorale et nous lui devons une part de ce qui fait, encore aujourd’hui, de la Corse, l’île de beauté. Association indépendante elle défend le territoire, son patrimoine naturel, l’intérêt public. Son indépendance est l’une des conditions de sa fiabilité et de sa crédibilité. S’attaquer à elle c’est s’attaquer aux intérêts des Corses et de tous les autres Français qui subissent la dégradation de leur environnement. C’est s’attaquer à l’intérêt public.

En Corse, comme ailleurs, la préfecture a l’obligation de statuer sur la légalité des permis de construire accordés par des maires qui subissent la pression de la spéculation immobilière à laquelle s’ajoute la politique du « fait accompli » d’entrepreneurs « indélicats ». FNE s’associe à la demande de U Levante : l’application des lois par les édiles communaux et les représentants de l’Etat.

Denez L’Hostis, président de FNE : « Nous dénonçons avec force cette agression inqualifiable. Plus que jamais, face à la pression immobilière, nous avons besoin des associations qui, elles, n’ont aucun intérêt financier à voir notre territoire s’artificialiser à marche forcée. Contrairement à ce que les porteurs de projets ont parfois tendance à faire croire, les associations ne sont pas du côté de l’illégalité mais constituent bien un rempart face à l’appétit sans limite de ceux qui, trop souvent, artificialisent nos espaces naturels, même sans autorisation. »

France Nature Environnement est la fédération française des associations de protection de la nature et de l´environnement. C´est la porte-parole d´un mouvement de 3500 associations, regroupées au sein de 74 organisations adhérentes, présentes sur tout le territoire français, en métropole et outre-mer. France Nature Environnement, partout où la nature a besoin de nous. »

 

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 19:04
« Commerce illégal de rostres de poisson-scie Une première victoire juridique »

Le communiqué du 9 novembre de France Nature Environnement

« Commerce illégal de rostres de poisson-scie Une première victoire juridique

Prisées pour la valeur de leur rostre, les cinq espèces de poisson-scie sont parmi les plus menacées de la planète et figurent sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). L’association Des Requins et Des Hommes, membre de France Nature Environnement, se mobilise pour lutter contre le commerce illégal de rostres de poisson-scie notamment en France et a obtenu en octobre dernier une première victoire juridique. Un juge a en effet procédé à la confiscation d’un rostre vendu illégalement sur internet par un brocanteur.

Poissons-scies : des espèces menacées, prisées pour leur rostre
Les poissons-scies sont des raies de la famille des Pristidae qui peuvent atteindre jusqu’à 7 mètres de long pour 600 kg. Munis d’un rostre (museau allongé pourvu de dents) composé de 15 à 30 dents latérales lui servant à capturer leurs proies, les poissons-scies sont particulièrement vulnérables aux filets maillants et chalutages. Ils habitent les eaux tropicales côtières et fréquentent des habitats de mangroves. Victimes de la valeur de leur rostre au marché noir, les poissons-scies sont considérés parmi les élasmobranches (requins, raies), comme ceux qui sont le plus menacés. Les cinq espèces de poisson-scie sont inscrites au plus haut niveau sur la liste rouge de l’IUCN. Elles sont également listées à la convention de Washington (CITES) régissant le commerce international d’espèces menacées au même titre que l’ivoire d’éléphant. Ainsi, toute vente de tout ou partie de cette espèce est donc rigoureusement interdite. Pourtant, un véritable marché de contrebande subsiste notamment en France. France Nature Environnement, au côté de l’association Des Requins et Des Hommes, se bat pour mettre fin à ce commerce illégal notamment par des actions juridiques qui commencent à porter leurs fruits.

Première victoire juridique dans la lutte contre le marché noir de rostres

L’association Des Requins et Des Hommes, soutenue par France Nature Environnement Pays de la Loire et Sauvegarde de l’Anjou, a entrepris une action juridique fin 2014 contre un professionnel brocanteur proposant à la vente un rostre de poisson-scie. Une plainte commune a été adressée aux services de la police de la nature (ONCFS) du Maine-et-Loire, les trois associations se portant partie civile. Après plusieurs mois d’instruction, la culpabilité du brocanteur a été reconnue en octobre dernier et le juge a procédé à la confiscation du rostre. Une première victoire pour les associations membres de France Nature Environnement qui ne comptent pas s’arrêter là. En effet, le projet MEsR-Scie, développé par l’association Des Requins et Des Hommes, qui consiste à répertorier les ventes illégales de rostres de poisson-scie a dénombré jusqu’à 130 ventes illégales de rostres par an en France !Les professionnels de la vente et les sites Internet de négoce doivent désormais prendre leurs responsabilités afin de mettre un terme à ces trafics.

Développer et soutenir des programmes de recherche et d’éducation pour mettre fin à ce trafic

Afin de mieux protéger les espèces sur leur zone de répartition, des programmes de recherche et d’éducation auxquels participe l’association Des Requins et des Hommes se développent. Le programme Africasaw a par exemple pour objectif d’améliorer les connaissances sur la distribution actuelle des poissons-scies entre la Mauritanie et la Sierra Leone et de s’impliquer auprès des communautés de pêcheurs côtiers pour créer un réseau d’alerte en cas de capture accidentelle. Un travail de longue haleine qui commence à payer : de plus en plus de pécheurs relâchent ainsi dans les eaux des poissons-scies capturés. France Nature Environnement demande que la France soutienne les programmes de recherche et d’éducation afin de lutter contre le trafic de rostres de poisson-scie qui sévit en France.

Pour Armelle Jung, chargée de projets scientifiques à Des Requins et Des Hommes : « Les poissons-scies sont, à l’instar des requins, des garants de la richesse des océans dont de nombreuses populations côtières dépendent pour leur sécurité alimentaire. L’existence en France de ce commerce illicite a des répercussions déplorables sur les efforts de préservation de la biodiversité marine entrepris en Afrique de l’Ouest. Il importe d’agir en concertation pour former, informer et faire respecter les conventions internationales ».

Pour Denez L’Hostis, président de France Nature Environnement : « L’excellent travail mené par les associations du mouvement France Nature Environnement a permis de mettre en lumière l’existence d’un commerce illicite de rostres de poissons-scies en France. Nous appelons les citoyens à dénoncer ces pratiques qui mettent en danger ces espèces et par voie de conséquent tout un écosystème ». »

 

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