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  • : Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet
  • : Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
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L'éditorial du blog

planete_bleur_belle_fond_vert.jpg                                                           

Ce blog «Bagnolet en Vert» est le blog d’Hélène Zanier, de Pierre Mathon et de leurs amiEs. Aujourd’hui militantEs associati -fs –ves (à « Bagnolet Ecologie » et Environnement 93, Jardins partagés, « l’Association des Bagnoletais contre la Dette », Romeurope, RESF, Russie-Libertés, Murs-À-Pêches, etc.), après avoir été élus (régionaux, municipaux) et responsables du parti Les Verts, nous entendons contribuer à l’avancée des idées et des projets écologistes.

Penser et agir, globalement et localement, telle est la devise de notre blog écolo,  Vert et ouvert, militant et d’éducation populaire, libre, bagnoletais, intercommunal et planétaire.

Hélène Zanier et Pierre Mathon

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En Vert et avec tous !

Vous pouvez compter sur 

Pierre MATHON
et toute l'équipe de
BAGNOLET EN VERT


* pour l’environnement et le développement durable, 
* pour la démocratie, la citoyenneté et la laïcité,
 
* pour la solidarité et l’égalité des droits, 
* pour l’école, l’éducation et la culture, 
* pour un urbanisme de qualité

 
En Vert et avec tous                                            

AGENDA

BONNE ANNEE 2015 !

 

Mardi 3 février à 20h30 conseil de quartier de la Dhuys à l'école Joliot-Curie

 

Mercredi 4 février à 19h atelier participatif sur la ZAC Benoit Hure : les espaces extérieurs  et l'occupation de la mairie historique

 

Jeudi 5 février 19h30 salle P et M Curie conseil de quartier des Malassis

 

PETITIONS

Réaction aux propos intégristes d'un élu de la majorité municipale de Bagnolet : pour le droit des femmes à disposer de leur corps

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_maire_de_Bagnolet_defense_du_droit_des_femmes_a_disposer_de_leur_corps/?sMpnibb

 

« Monsieur le Maire de Bagnolet: Nous vous appelons à créer une maison de quartier et citoyenne dans le quartier de la Dhuys»

http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Maire_de_Bagnolet_Nous_vous_appelons_a_creer_une_maison_de_quartier_et_citoyenne/?tUmsDgb

 

Pour que cesse l'acharnement juridique contre la confédération paysanne
 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-acharnement-conf-865.html

 



 

 

 

 

 

 

 


 

10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 12:36
Gestion de la ressouce en eau, France Nature Environnement et le gouvernement

Communiqué de France Nature Environnement du 10 août :

« Le gouvernement prône une meilleure gestion de la ressource en eau. FNE aussi, mais pour de vrai…

La France est à sec. La carte des arrêtés de restriction d’eau le montre très clairement. Il est plus que temps d’en prendre conscience et de mettre en place des mesures efficaces et durables quant à la gestion quantitative de l’eau. Il semble que le Gouvernement ait eu cette prise de conscience lors du Conseil des Ministres du 9 août. Messieurs Hulot et Travert souhaitent agir, faire en sorte que cette période critique de sécheresse, cette année exceptionnelle, ne devienne pas la norme d’ici à 2050. France Nature Environnement partage cette volonté : il faut prendre des mesures urgemment. Mais les solutions que propose le Gouvernement ne sont pas (toutes) viables et la question des retenues d’eau fait une fois de plus réagir le mouvement associatif.

L’eau pour tous, tous pour l’eau !

Aujourd’hui, plus de 200 arrêtés sécheresse ont été pris sur le territoire national. Des cours d’eau sont à sec sur plusieurs centaines de mètres, voire sur des kilomètres, comme en Charente-Maritime. Comme le rappelle Nicolas Hulot, l’eau est un bien commun, qu’il convient de partager entre de multiples acteurs dans la mesure de la disponibilité de la ressource. Production d’eau potable, industrie ou agriculture, chacun des secteurs de la société a besoin d’eau pour fonctionner. Le tout est de parvenir à une gestion équilibrée de cette ressource entre ces usages, afin d’éviter des situations comme celle d’aujourd’hui. A ce titre, la loi sur l’eau est claire : la priorité est donnée à l’eau potable, puis vient la part d’eau nécessaire à la survie des milieux naturels, objectif pour lequel France Nature Environnement se bat quotidiennement. Les usages économiques liés à l’eau ne viennent qu’en 3èmeposition. Alors il est bien difficile de comprendre et d’accepter le fait que dans une situation de sécheresse comme celle que connait actuellement la France, des dérogations sont accordées tout azimut, notamment pour les agriculteurs ! Pour contrer ces solutions à court terme, le Gouvernement propose des solutions soi-disant à long terme. L’une d’elles concerne la création de retenues pour le secteur agricole. Nous avions pourtant cru comprendre qu’il souhaitait mettre en place des solutions à long terme…

Attribuer des dérogations et construire des retenues ne sont pas des solutions durables

Si France Nature Environnement partage la plupart des solutions apportées par le Gouvernement pour faire face à l’indisponibilité de la ressource en eau, cette action présentée comme une action phare est en revanche inacceptable : poursuivre la construction de retenues d’eau n’est pas LA solution ! Le manque de précipitations de cet hiver et du printemps le montre : les retenues peuvent elles aussi se retrouver à sec, c’est pourquoi elles ne sont pas une solution viable. Les retenues ne sont pas non plus sans impacts environnementaux, il est important d’en avoir conscience. Si l’on s’intéresse réellement au long terme, alors il faut réfléchir très sérieusement au changement de pratiques agricoles. Les agriculteurs doivent pouvoir être accompagnés pour évoluer vers des cultures moins gourmandes en eau et mieux adaptées aux conditions climatiques locales.

Pour Marine Le Moal, coordinatrice du réseau eau de France Nature Environnement : « il faut rappeler que ce n’est pas l’eau qui doit s’adapter à l’homme et à ses besoins, quels qu’ils soient, mais c’est bien à l’homme de s’adapter aux ressources que la Terre lui offre, dans le respect d’un équilibre aujourd’hui trop fragilisé. »

Le Gouvernement propose également d’ « accompagner les collectivités locales compétentes dans le domaine de la préservation de l’eau et des milieux aquatiques, notamment via les Agences de l’eau ». Certes. Mais pour cela, il ne faudrait pas que ces agences de l’eau, qui peinent déjà à faire en sorte que 100% des eaux soient en bon état en France d’ici à 2027, continuent de voir leur budget fondre comme neige au soleil…

Pour Alain Chabrolle, vice-président de France Nature Environnement « sans eau, il n’y a rien. Il en faut pour tout le monde, mais dans le respect des besoins de chacun et sans oublier les besoins du milieu naturel. Pour mettre en place une gestion quantitative de l’eau efficace et qui soit à la hauteur des enjeux auxquels on va devoir faire face dans les années à venir, avec des épisodes extrêmes d’inondations et de sécheresses de plus en plus fréquents, le Gouvernement doit prendre des mesures adaptées à la hauteur des ambitions affichées. Les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités dans l'accompagnement de la transition écologique, avec notamment la mise en place effective de politiques publiques de sensibilisation fortes »»

 

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 15:09
FNE : Comment initier ses enfants aux merveilles de la nature ?

France Nature Environnement le 26 juillet 2017 :

« Comment initier ses enfants aux merveilles de la nature ?

Comment éveiller ses enfants aux joies et richesses de la nature ? Pour répondre à cette vaste question, de multiples structures, dont les associations du mouvement France Nature Environnement, proposent des formations, MOOC ou encore ateliers à destination des parents… Pour vous livrer quelques conseils, trois spécialistes de la question ont accepté de répondre à notre interview croisée : Amélie Sander de la Fédération Connaître et Protéger la Nature (FCPN), Ludivine Millet animatrice deFrance Nature Environnement Seine et Marneet Emilie Lagoeyte d’Éveil et Nature. Auriez-vous quelques conseils et activités à suggérer à des parents qui souhaitent initier leurs enfants aux merveilles de la nature mais manquent un peu d'inspiration ?


Quel est le but de vos formations à destination des familles ?


Amélie Sander de la FCPN : Pas besoin d’aller chercher très loin, au sens propre comme au sens figuré, il suffit très souvent d’amener l’enfant dans un espace de Nature pour qu’il trouve seul à s’occuper. Le jeu libre est l’activité qui ne demande aucune préparation et qui va permettre à l’enfant de prendre du plaisir à explorer seul : courir dans les feuilles, marcher dans une flaque d’eau, enjamber une branche, jouer avec un bâton, regarder une fourmilière, gratter la terre.

C’est bien souvent ce contact en toute liberté qui manque à nos enfants. C’est au cours de ce jeu libre que l’enfant apprendra à observer. Très souvent, il appellera l’adulte pour lui faire partager ce qu’il voit, il ne lui demandera pas nécessairement le nom de la plante ou de l’insecte qu’il observe. Il suffit de s’émerveiller avec lui et d’attirer son attention sur les détails à observer plus précisément. Apprendre à observer est la première aptitude à développer chez un enfant. C’est à partir de cette observation que les parents peuvent eux même suggérer des activés de prolongement : trouver 5 feuilles différentes, une plume, une fleur jaune, fabriquer une couronne de fleurs, faire un mandala avec des éléments naturels, etc.

Ludivine Millet de FNE Seine et Marne : Le respect de la nature passe d’abord par la connaissance de la faune et de la flore qui nous entourent. Cette connaissance s’acquiert par la curiosité et l’observation. Les merveilles de la nature sont partout autour de nous. Ouvrez grands vos yeux et vos oreilles, la nature saura vous remercier de cette attention portée à son égard.

Nous avons la chance d’avoir quatre saisons. Des saisons où la nature évolue. À l’automne, profitez d’une promenade pour récolter des feuilles multicolores et de nombreux fruits (glands, samares, faînes, pomme de pin…) puis confectionnez des tableaux avec les feuilles et des personnages rigolos avec les fruits. En hiver, la nature est calme, le temps est froid et pluvieux, idéal pour rester au chaud à la maison et bricoler des mangeoires et des nichoirs pour aider nos amis à plumes à passer la saison hivernale et trouver un abri pour la naissance de leurs oisillons au printemps. Au printemps, la nature s’éveille, quoi de plus beau que d’écouter lors d’une promenade le chant mélodieux des oiseaux. C’est aussi l’épanouissement des fleurs, profitez-en pour les identifier en réalisant un herbier coloré. En été, boîtes loupes en main, partez en promenade à la recherche des petites bêtes.

Pour moi, le plus important n’est pas de connaître le nom de tous les animaux, le nom de tous les végétaux. Le plus important c’est d’initier ses enfants à être curieux et observateurs pour devenir des « observ-acteurs ».

Emilie Lagoeyte d’Eveil et Nature : Partir en quête des traces laissées par les animaux me semblent une entrée intéressante : chercher des empreintes, des noisettes rongées, des terriers, etc. Mener l’enquête avec les enfants pour essayer de comprendre ce que faisait l’animal quand il a laissé ces traces (dans quelle direction marchait-il, comment s’y prenait-il pour ronger sa noisette, le terrier semble-t-il encore habité…). Et bien sûr, essayer d’identifier l’animal en question : chevreuil, écureuil, blaireau, etc. Un guide de détermination est souvent une aide intéressante.

La posture de l’adulte influence celle de l’enfant. Il semble préférable de chercher à cultiver son enthousiasme, de lui permettre d’être dans l’action sans l’assommer avec de longs discours !

Y-a-t-il des activités qui enchantent plus particulièrement les adolescents ? 

Amélie Sander de la FCPN : C’est l’âge où on aime être entre copains, s’affranchir un peu de la surveillance des parents, mais le jeune ado garde encore une attirance pour le jeu, pour l’aventure. Alors à cet âge, ils adorent construire des cabanes pour en faire leur repère ou leur camp retranché. Ils aiment organiser des jeux entre eux, souvent en inventant leurs propres règles, laissez-les faire.

Pour les plus âgés, laissez les dormir à la belle étoile dans votre jardin, passez un temps autour d’un feu de camp.

Ludivine Millet de FNE Seine et Marne : La photographie peut être un bon moyen pour les adolescents de s’exprimer en restant en lien avec la nature.


Et les tout-petits ?


Emilie Lagoeyte d’Eveil et Nature : Les tout-petits sont curieux de tout, la nature est leur terrain de prédilection. A nous adultes d’apprendre à lâcher prise et s’émerveiller à leurs côtés ! Plus que des activités, il me semble important d’équiper les petits baroudeurs d’une tenue qui ne les freinera pas dans leurs explorations (vêtements qui peuvent se salir, pantalon imperméable…).

Les tout-petits s’imprègnent de notre attitude : si nous sommes détendus dans la nature et curieux de ce qui nous entoure, ils le seront aussi. A l’inverse si nous avons peur de tout, ils seront inquiétés. Questionner nos peurs et nous donner les moyens de les dépasser permettra à nos bambins de croquer à pleines dents les merveilles de la nature !

Pour beaucoup, les sorties nature semblent bien plus limitées quand on habite en ville. Qu’aimeriez-vous leur répondre ?

Amélie Sander de la FCPN : C’est vrai qu’en ville on trouve plus difficilement des grands espaces de nature, mais elle est toutefois bien présente et ce n’est pas toujours la taille qui fait la richesse d’un lieu : même un petit jardin peut être un lieu d’exploration. Il y a aussi les parcs urbains dont la gestion commence à évoluer : on peut marcher dans les pelouses, trouver des bandes de terrain cultivées de façon plus « sauvage », où la biodiversité est bien présente.

Si on dispose d’un balcon, on pourra créer une mini réserve à insectes dans une jardinière : planter quelques plantes mellifères et créer des mini-refuges à abeilles solitaires à l’aide de tige creuses.

Ludivine Millet de FNE Seine et Marne : La nature en ville n’est pas forcément plus limitée, mais elle est différente. Entre la nature « en ville » et la nature « en campagne », vous ne verrez pas les mêmes plantes, les mêmes animaux.

Petite anecdote, je vois plus souvent le renard et l’écureuil du bois derrière chez moi (donc en ville) que des animaux de la forêt de Bréviande (lieu de travail). La nature est partout, il faut juste apprendre à l’observer.

Ludivine Millet de FNE Seine et Marne : Le respect de la nature passe d’abord par la connaissance de la faune et de la flore qui nous entourent. Cette connaissance s’acquiert par la curiosité et l’observation. Les merveilles de la nature sont partout autour de nous. Ouvrez grands vos yeux et vos oreilles, la nature saura vous remercier de cette attention portée à son égard.

Nous avons la chance d’avoir quatre saisons. Des saisons où la nature évolue. À l’automne, profitez d’une promenade pour récolter des feuilles multicolores et de nombreux fruits (glands, samares, faînes, pomme de pin…) puis confectionnez des tableaux avec les feuilles et des personnages rigolos avec les fruits. En hiver, la nature est calme, le temps est froid et pluvieux, idéal pour rester au chaud à la maison et bricoler des mangeoires et des nichoirs pour aider nos amis à plumes à passer la saison hivernale et trouver un abri pour la naissance de leurs oisillons au printemps. Au printemps, la nature s’éveille, quoi de plus beau que d’écouter lors d’une promenade le chant mélodieux des oiseaux. C’est aussi l’épanouissement des fleurs, profitez-en pour les identifier en réalisant un herbier coloré. En été, boîtes loupes en main, partez en promenade à la recherche des petites bêtes.

Pour moi, le plus important n’est pas de connaître le nom de tous les animaux, le nom de tous les végétaux. Le plus important c’est d’initier ses enfants à être curieux et observateurs pour devenir des « observ-acteurs ».

Emilie Lagoeyte d’Eveil et Nature : Partir en quête des traces laissées par les animaux me semblent une entrée intéressante : chercher des empreintes, des noisettes rongées, des terriers, etc. Mener l’enquête avec les enfants pour essayer de comprendre ce que faisait l’animal quand il a laissé ces traces (dans quelle direction marchait-il, comment s’y prenait-il pour ronger sa noisette, le terrier semble-t-il encore habité…). Et bien sûr, essayer d’identifier l’animal en question : chevreuil, écureuil, blaireau, etc. Un guide de détermination est souvent une aide intéressante.

La posture de l’adulte influence celle de l’enfant. Il semble préférable de chercher à cultiver son enthousiasme, de lui permettre d’être dans l’action sans l’assommer avec de longs discours !

Emilie Lagoeyte d’Eveil et Nature : Nous proposons des formations en ligne pour donner aux adultes qui souhaitent éveiller des enfants à la nature les outils dont ils ont besoin : des idées d’activités, des connaissances naturalistes mais aussi des conseils pour intéresser les enfants et s’adapter selon leur âge.

Parce que nous avons constaté que beaucoup, parents ou professionnels de l’enfance, ont peur de ne pas assez s’y connaître, de manquer d’idées ou tout simplement de temps.

Le but de ces formations est de permettre de se sentir capable de se lancer, simplement : nous pensons que chacun peut devenir passeur de nature pour ses enfants, nos formations proposent en vidéo une démarche, des activités et des outils pour passer à la pratique !

DÉCOUVRIR LA FORMATION EN LIGNE « PASSEUR DE NATURE »  http://www.fne.asso.fr/dossiers/conseils-danimatrices-pour-mieux-faire-d%C3%A9couvrir-la-nature-%C3%A0-ses-enfants-0 »


 

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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 19:17
ArcelorMittal : FNE porte plainte pour pollution à l'acide contre un sous-traitant

« Un sous-traitant d'ArcelorMittal soupçonné de pollution à l'acide : FNE porte plainte

Début juillet, la vidéo a fait scandale : de l’acide utilisé dans l’usine d’ArcelorMittal en Lorraine aurait été déversé dans la nature par un sous-traitant du géant de la sidérurgie, au lieu d’être transmis à un centre de traitement. France Nature Environnement porte plainte et entend se constituer partie civile.

Soupçon de rejet d’acide dans la nature

Début juillet 2017, un ancien salarié de sous-traitants d'ArcelorMittal-Florange, travaillant pour Suez Rv Osis Industrial Cleaning, a fait d'impressionnantes révélations. Au Républicain Lorrain, il explique avoir reçu l'ordre de déverser de l'acide dans un espace naturel, le crassier de Marspich, à Hayange (Moselle) pendant trois mois à raison de plus de vingt mètres-cubes d’acide par jour. 

L'acide dont il est question serait utilisé pour décaper l’acier transformé dans l’usine à froid du site de Florange, détenu par ArcelorMittal. Lorsqu’il est usagé, l'acide est, en théorie, transporté dans un centre de recyclage, en l’occurrence celui de Malancourt-la-Montagne. Plus de 2 000 mètres cubes d’acide usagés auraient donc ainsi potentiellement été déversés illégalement dans la nature.

A l’appui de ses dires, ce lanceur d'alerte produit une vidéo, sur laquelle on peut très distinctement constater qu’un liquide vert fluorescent et produisant de la fumée au contact de l’eau est déversé d’un imposant camion-citerne dans un plan d’eau. Dans un communiqué de presse, Arcelor-Mittal affirme respecter les prescriptions du préfet de Moselle et souligne qu’il s’agit de boues d’hydroxyde de fer.

L’enquête est ouverte : France Nature Environnement porte plainte

Pour faire toute la lumière, le procureur de la République de Thionville s’est très rapidement saisi du dossier, et a ouvert une enquête pénale, toujours en cours à l’heure actuelle. Ces faits sont susceptibles de constituer une pollution et un non-respect des conditions d’élimination des déchets dangereux qui s’imposent au producteur de ces déchets (ArcelorMittal) et son sous-traitant (Suez Rv Osis Industrial Cleaning). C’est pourquoi France Nature Environnement a décidé d’adresser une plainte à la justice dans le dessein de se constituer partie civile si un procès en correctionnel devait résulter des conclusions de l’enquête ».

France Nature Environnement , le 28 juillet 2017

 

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 06:05
FNE : « Suppression de la réserve parlementaire : Protégeons la vie associative »

Suite à la suppression de la réserve parlementaire, France Nature Environnement s'exprime en faveur d'un dispositif de soutien à la vie associative .  Si cette suppression signifie la fin d'un clientélisme inacceptable, il est nécessaire de financer - selon des critères équitables et non clientélistes - la vie associative.
Communiqué du 21 juillet :

« Suppression de la réserve parlementaire : Protégeons la vie associative dans nos territoires

Les députés ont validé en commission dans la nuit de mercredi à jeudi la suppression de la réserve parlementaire, dans le cadre de l'examen des projets de loi sur la moralisation de la vie publique. Si France Nature Environnement comprend et partage la nécessité de mettre un terme aux pratiques opaques, inégalitaires, voire clientélistes générées par ce dispositif, elle juge incompréhensible d’en faire payer le prix aux associations, déjà fragilisées par la raréfaction des aides de l'Etat comme des collectivités territoriales. Et demande qu’un plan soit lancé sur le financement de la vie associative et de la démocratie participative.
La suppression de la réserve parlementaire en direction des associations aura des conséquences graves pour nombre d'acteurs de la société civile, dont on attend pourtant beaucoup, pour faire vivre la démocratie participative et porter des projets sur l'ensemble des territoires permettant d'engager la nécessaire transition écologique et sociale de notre pays. Dans son programme de campagne, Emmanuel Macron s’était engagé : « Nous organiserons le retour des services publics dans les quartiers, nous sanctuariserons les soutiens aux associations et aux professionnels de terrain qui construisent et nous associerons les habitants aux décisions qui les concernent. »

Une mesure qui affaiblit des associations déjà en proie aux difficultés financières
D’ores et déjà un certain nombre d’associations membres de France Nature Environnement rencontrent de graves difficultés financières, qui se sont traduites notamment par plusieurs dizaines de licenciements ces derniers mois, mais aussi l’abandon de nombreux projets. Ces difficultés seront clairement accentuées par la suppression prévue des réserves parlementaires, sans autre dispositif de compensation.
Une nécessité : protéger la vie associative dans les territoires
Pourtant, le maintien d’un tissu associatif sur un territoire est essentiel. Les citoyens impliqués dans des associations sont des citoyens actifs, qui participent à la préservation de la qualité de vie, prennent part à la vie de la communauté dans le but de contribuer à l’intérêt général. Les associations font vivre les territoires en les dynamisant, en organisant des événements, des débats... et en permettant de préserver notre démocratie active. Les associations ont un rôle fondamental dans la démocratie participative, la participation aux instances de concertation, la réponse aux consultations publiques. Elles défendent à ces occasions l’intérêt général avant tout et non des intérêts catégoriels. Cela répond à une demande de participation des citoyens, contribue à les réinvestir dans la vie publique. Les associations membres de FNE ont également un rôle majeur dans l’accompagnement de la transition écologique, via leurs activités de sensibilisation (le réseau FNE touche plus de deux millions de personnes par an via ses actions d'éducation-sensibilisation-formation).
Les fonds de la réserve parlementaire c’est pour plus de 70% le soutien de projets associatifs. Réaction de 
Michel Dubromel, président de France Nature Environnement « nous demandons qu’un chantier soit lancé sur le financement de la vie associative et de la démocratie participative, si d’aventure la suppression de la réserve était confirmée à l’occasion du débat parlementaire. Les sommes économisées pourraient être reversées au Fond pour le Développement de la Vie Associative actuellement sous-doté... Il serait également grand temps de s’atteler à la définition d’un statut pour les bénévoles associatifs qui fait aujourd’hui cruellement défaut »»

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 17:40
La France tue de plus en plus de loups au lieu d'organiser la cohabitation

Un communiqué du 20 juillet de France Nature Environnement :

« Changement de Gouvernement mais pas de méthode : la France tue de plus en plus de loups au lieu d'organiser la cohabitation

L’arrêté fixant le nombre maximal de loups pouvant être tués pour la saison 2017-2018 vient de paraître : il fixe ce nombre à 40, soit 4 de plus que celui de la saison précédente ! Il poursuit et aggrave ainsi la gestion calamiteuse de ce dossier engagée par le précédent gouvernement.

Les experts confirment les risques d’atteinte au bon état de conservation de cette espèce protégée ; les études les plus récentes confirment que les tirs indifférenciés sur des loups, partout en France y compris où il n’y a pas d’élevage extensif, ne permettent pas de diminuer les attaques sur les troupeaux en particulier lorsque ceux-ci ne font pas l’objet de mesures de protection adéquates. Peu importe, plutôt que d’organiser enfin la cohabitation, le nouveau gouvernement poursuit, sous les pressions de lobbies agricoles, la politique à courte vue de son prédécesseur.

Nos organisations dénoncent ce non choix :

  • Qui outrepasse le taux maximum de 10 % de la population estimée présente, soit 360 individus, alors que l’expertise collective rendue, à la demande du précédent gouvernement, par le Muséum National d’Histoire Naturelle et l’ONCFS en début d’année établit que « les prélèvements légaux ne devraient pas, s’ils sont purement additionnels aux autres causes de mortalité, dépasser 10 % de l’effectif estimé pour que la population présente un bilan numérique au moins stable »

  • Qui est fait alors que l’Etat n’a établi aucun bilan des destructions importantes des 3 années précédentes, que ce soit en matière d’efficacité sur la prévention des dommages ou d’impact sur la dynamique de cette espèce protégée

  • Qui n’encadre toujours pas plus rigoureusement les autorisations de tir alors qu’il est établi que nombre d’attaques ont lieu sur des troupeaux non ou insuffisamment protégés

  • Qui privilégie la destruction massive d’individus d’une espèce protégée, au-delà des possibilités dérogatoires, et ne l’équilibre d’aucune disposition de progression de la protection des troupeaux ou d’expérimentations de nature à améliorer les dispositifs de protection.

  • Qui fait fi de l’approche scientifique et est pris sous des considérations politiciennes de court terme, qui ne permettent nullement de créer les conditions d’une co-existence pérenne.

Nos associations demandent que le prochain « Plan loup » 2018-2022 permette enfin au loup, espèce protégée aux niveaux international, européen et français, d’avoir des perspectives de présence pérenne dans notre pays. Et pour cela, il doit donner les moyens aux modes d’élevages qui s’étaient développés hors présence de prédateurs, de s’adapter à nouveau à cette réalité.

Contre toute attente, alors que des changements radicaux avaient été promis, le nouveau gouvernement a loupé la première occasion qui lui été offerte de reprendre ce dossier par le bon bout. Nos organisations continueront à faire des propositions dans ce sens, convaincues que la co-existence entre les prédateurs et un pastoralisme durable est la seule voie d’avenir. »

Ph

 

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 17:23
Le flou des Etats Généraux de l’alimentation 

Un communiqué du 20 juillet 2017 de France Nature Environnement :

« Etats Généraux de l’alimentation : le grand flou autour des conditions de débats

A la veille de l’ouverture des États Généraux de l’alimentation, France Nature Environnement et 43 organisations de la société civile saluent l'initiative d'Emmanuel Macron d'ouvrir le débat sur les questions de l'alimentation et de l'agriculture. Elles rappellent néanmoins que certaines priorités essentielles manquent pour l’instant à l’appel afin d’assurer le succès de cette initiative. Le président de la République doit les prendre en compte et les annoncer dès l’ouverture des États Généraux ce jeudi 20 juillet. 

Engager une phase de négociations politiques

Tout d'abord, il faut clarifier la finalité de ces États Généraux. Au-delà des deux phases d'ateliers thématiques,  il convient de prévoir et d'annoncer dès le lancement la tenue d'une phase 3 de négociation politique. Cette phase permettra d'arbitrer sur les sujets transversaux et les dissensus issus des différents ateliers. Cette troisième phase doit également viser à donner une cohérence aux politiques publiques aussi bien entre politiques sectorielles qu’entre les différentes échelles (nationale – européenne – internationale).

Intégrer des enjeux cruciaux, absents des débats

De plus, certains sujets sont pour l’instant absents des ateliers. Il est urgent d’y intégrer : 

- la santé environnementale. Le lien entre alimentation et santé n'est plus à démontrer. La question de la santé des travailleurs agricoles et des riverains ne doit plus être un sujet tabou.

- l'adaptation aux changements climatiques, phénomène majeur auquel fait déjà face la profession agricole.

- la fiscalité agricole et les droits sociaux des paysans. La politique fiscale oriente fortement le mode de développement des fermes. De plus, le droit au revenu paysan est une priorité.

- le foncier. Cette thématique est incontournable, étant à la base du processus de production agricole. 

- la préservation de l’environnement marin, de ses ressources halieutiques et d’une pêche durable.

Assurer la mobilisation citoyenne

Enfin, nos organisations rappellent que la consultation publique, organisée dans le cadre des États Généraux de l’Alimentation, doit permettre une participation large du public. Or, pour l’instant, ces consultations territoriales sont prévues en plein été et à la rentrée, un phasage qui rend difficile leur organisation et la participation du grand public. En particulier,  les objectifs et le traitement de cette consultation, encore inconnus, devraient être rapidement précisés.

L’ensemble de ces éléments doit être pris en compte dans les derniers arbitrages concernant l’organisation des États Généraux de l'alimentation afin de garantir leur ambition, leur succès et la mobilisation des citoyens. »

 

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 09:31
« Étiquetage & restriction des nanomatériaux : après la discussion, place à l’action ! »

 


Un communiqué du 17 juillet 2017 de France Nature Environnement :

« Étiquetage & restriction des nanomatériaux : après la discussion, place à l’action !

Dans une lettre ouverte au gouvernement, la société civile presse les pouvoirs publics de mieux informer et agir sur les risques sanitaires et environnementaux entraînés par la présence de nanomatériaux dans de nombreux produits de consommation courante.

Nous sommes tous exposés, le plus souvent sans le savoir, à toutes sortes de nanomatériaux[1] présents dans des produits de beauté, vêtements, aliments, médicaments, détergents, etc. Or ces matériaux extrêmement petits, réactifs et très largement utilisés présentent des risques pour la santé et pour l’environnement qui suscitent des inquiétudes très fortes. L’INRA et l’ANSES viennent par exemple de confirmer le soupçon de cancérogénicité des nanoparticules de dioxyde de titane contenues dans de nombreux aliments, médicaments et dentifrices.

Alors que les industriels viennent de réclamer à l’Etat un milliard d’euros publics pour les nanotechnologies afin de faire suite au plan « Nano 2017 », les représentants de la société civile impliqués dans le groupe de travail national « étiquetage et restriction des nanomatériaux »[2]viennent d’envoyer une lettre ouverte au gouvernement demandant la mise en place urgente desmesures préconisées en vain depuis trop longtemps non seulement par les associations, mais aussi par la communauté scientifique et les agences sanitaires :

  1. Interdire temporairement les nanoparticules de dioxyde de titane présentes dans le colorant E171utilisé dans des confiseries, biscuits, sauces, plats préparés, médicaments et dentifrices, le temps de mettre sur pied une procédure plus générale d’autorisation de mise sur le marché des nanomatériaux en France
     

  2. Concernant l’information des consommateurs :

-Veiller au respect de l’obligation européenne d’étiquetage pour les produits alimentaires, biocides et cosmétiques par des contrôles dont les résultats doivent être rendus publics

-Elargir l’obligation étiquetage [nano] aux autres biens de consommation en France, et promouvoir cette disposition également au niveau européen

-Prévoir d’autres mesures d’information complémentaires à l’étiquetage, notamment la création d’une nouvelle rubrique « grand public » sur le site https://www.r-nano.fr
 

    1. Assurer une vraie traçabilité des nanomatériaux et des produits qui en contiennent, en améliorant le registre français des nanomatériaux R-nano »

     

    Structures signataires : Agir pour l’Environnement, Association de veille et d’information civique sur les enjeux des nanosciences et des nanotechnologies (Avicenn), Comité pour le Développement Durable en Santé (C2DS), CFDT, Centre d'Information sur l'Environnement et d'Action pour la Santé (CIEAS), Center for International Environmental Law (CIEL)France nature environnement (FNE), Organisation générale des consommateurs de Meurthe-et-Moselle – Familles de France et Women Engage for a commun future (WECF)

    [1] "nano",du grec nannos, signifie "nain" : 1 nanomètre = 1 milliardième de mètre, soit 10 000 fois plus petit qu’un grain de sel.
    [2] Le groupe de travail national « étiquetage et restriction des nanomatériaux » a été constitué en 2015 dans le cadre du Plan National Santé Environnement 3 ; il a été réuni cinq fois depuis 2015 par le ministère de l’environnement Cf. http://veillenanos.fr/...GtEtiqRestricNano

     

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    17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 09:16
    FNE et la comptabilité carbone des forêts dans l'UE

    Un communiqué du 12 juillet de France Nature Environnement :

    « Climat : l'UE en bonne voie sur la comptabilité carbone des forêts

    Le 11 juillet, les eurodéputés de la commission environnement ont voté le règlement européen sur la comptabilité carbone des terres forestières (LULUCF[1]), qui a pour objectif de comptabiliser les absorptions et émissions de CO2 dans l’atmosphère provenant entre autres de la gestion des forêts. France Nature Environnement salue ce vote, qui permet de conforter de belles avancées et reflète l’engagement de l’Union Européenne dans l’Accord de Paris et la lutte contre le réchauffement climatique. Toutefois, les discussions vont durer encore plusieurs mois et des inquiétudes demeurent… Explications.

    Le puits de carbone forestier, crucial pour maintenir l’augmentation des températures sous les 2 degrés

    Pour limiter le réchauffement en dessous des 2°C voire 1,5°C, comme l’Union Européenne s’y est engagée en ratifiant l’Accord de Paris en décembre 2015, il est nécessaire de réduire dès aujourd’hui les émissions de CO2 et de renforcer les puits de carbone. Le stockage du carbone en forêt, dans les arbres et le sol, constituent le premier puits de carbone terrestre : chaque année, les forêts françaises absorbent ainsi l’équivalent de 12% des émissions de CO2 de la France.

    Or, selon les données publiées par la Commission Européenne, le puits de carbone forestier de l'UE diminuera au cours des prochaines décennies, principalement en raison d'une augmentation de la récolte de bois face à la demande accrue en bioénergie…

    Un vote qui marque la reconnaissance du rôle des forêts dans la lutte contre le changement climatique

    En indiquant que les Etat membres devaient avoir comme objectifs que leurs absorptions soient supérieures à leurs émissions de CO2 à partir de 2030, et en prévoyant un alignement des objectifs du Règlement européen avec ceux de l’Accord de Paris (qui prévoit de maintenir ou renforcer les puits de carbone marins et terrestres), l’Union Européenne montre sa volonté de s’inscrire comme un leader du climat à l’échelle de la planète. Mais des doutes importants demeurent… Car le règlement LULUCF doit permettre de comptabiliser les émissions et les absorptions de CO2, notamment celles des forêts. Les pays dont le bilan forestier est positif (plus d’absorption que d’émissions) se voient accorder des crédits carbone (qui pourront servir à compenser des émissions dans d’autres secteurs). Au contraire, ceux dont le bilan forestier est négatif (plus d’émissions que d’absorption) se voient attribuer des débits, c’est-à-dire des « malus » qu’ils devront compenser.

    Or, pour établir cette comptabilité, la Commission européenne souhaite procéder par comparaison, en évaluant le niveau de récolte actuel par rapport à une « référence historique » (niveau de référence). Le problème ? Plusieurs pays, dont la France, ont prévu d’intensifier leur récolte de bois dans les prochaines années. L’augmentation des récoltes diminuant mathématiquement le stockage carbone en forêt (moins d’absorption de CO2), avec la comptabilité proposée dans le règlement, ces pays se verraient imposer de nombreux débits.

     Si le vote d’hier a confirmé cette option de calcul par rapport à un niveau de référence, les discussions se poursuivent jusqu’à l’automne et les inquiétudes demeurent pour France Nature Environnement sur ce point angulaire majeur, qui pourrait être rejeté par les Etats prévoyant une intensification de leur récolte. Pourtant, les débits occasionnés par une augmentation des récoltes pourraient être compensés : en adoptant des mesures adaptées, il est tout à fait possible de contrebalancer immédiatement l’effet négatif des coupes bois par une sylviculture adaptée, protégeant les forêts en place et stockage long du carbone dans le bois sorti des forêts (économie circulaire, bois dans la construction)[2].

    Pour Hervé Le Bouler, responsable des questions forestières de France Nature Environnement« le signal envoyé par le vote des parlementaires de la commission environnement est positif et montre la volonté de l’UE de se positionner comme leader sur les questions climatiques, mais rien n’est encore acté. C’est aujourd’hui qu’il faut renforcer le stockage de carbone en forêt ! Les objectifs français de récolte de bois ne doivent pas être un frein à la mise en œuvre d’un objectif européen ambitieux en matière de Climat ». Comme l’a dit Nicolas Hulot lors de la conférence de presse pour la présentation du plan climat : « si vous avez un plan forêt digne de ce nom, vous pouvez faire en sorte d’utiliser la forêt dans le stockage du CO2 ».

     


     [1] LULUCF : Land use, land-use change and forestry. En Français, UTCATF : Utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie.

     [2] Communiqué de presse FNE : Carbone et exploitation des forêts : La France veut couper plus et séquestrer moins… en toute discrétion ! »

     

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    12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 14:06
    Destructeur projet minier en Guyane

    Un communiqué de France Nature Environnement du 11 juillet sur le destructeur projet minier de la "Montagne d'or" en Guyane :

    « Le pharaonique projet minier de la "Montagne d'or" en Guyane mérite bien un débat public

    Un projet pharaonique de mine d'or industrielle est en cours d’instruction en Guyane, sur la commune de St Laurent du Maroni. Au regard des lourds enjeux économiques, sociaux et environnementaux qu’impliqueraient le choix d’inscrire la Guyane dans une exploitation aurifère industrielle et le gigantisme de ce projet minier en pleine forêt amazonienne, le projet "Montagne d’or" nécessite selon France Nature Environnement et Guyane Nature Environnement un débat public. Et pourtant…

    Un curieux tour de passe-passe a été opéré par le maître d’ouvrage, la "Compagnie de la Montagne d’Or", sur l’évaluation du coût des infrastructures susceptibles de faire l’objet d’un débat public sous l’égide de la Commission nationale du débat public (CNDP). Il permettrait de faire tomber le projet sous le seuil minimal de son organisation.

    Les montants des travaux, initialement évalués en mai 2017 à 266 millions d’euros, placent les coûts à un niveau largement supérieur au seuil minimal d’organisation d’un débat public (150 millions d’euros). Mais, devant la CNDP le 5 juillet 2017, le maître d'ouvrage annonce un montant de 80 millions d'euros. Outre que le nouveau montant rend circonspect, le refus assumé par la Compagnie Minière d’un débat public indépendant et transparent sur l’opportunité et les enjeux du projet interroge.

    Pourtant, les dimensions de la mine à ciel ouvert donnent le vertige : 2,5 km de long, 500 m de large et 400 m de profondeur. L'immense et profonde carrière et les infrastructures de production liées détruiront la forêt primaire tropicale et sa biodiversité, sans garantie aucune sur la compensation des impacts et la réhabilitation du site, et menaceront une Réserve Biologique Intégrale. 450 millions de tonnes de roches seront extraites puis broyées, pour en détacher l'or par cyanuration. L'important volume de boues issues de la cyanuration devra être stocké dans des bassins en toute sécurité, compte tenu d'antécédents catastrophiques de rupture de digues et de la forte pluviométrie locale, dans l'attente de leur hypothétique devenir.

    Les besoins énergétiques sont énormes, évalués à 20 % de la consommation électrique actuelle de la Guyane. La manière d’y satisfaire est encore inconnue et pourrait justifier la construction d'un nouveau barrage hydraulique. Les besoins logistiques vont nécessiter la consolidation, avec ses impacts écologiques, de 120 km de pistes pour la desserte de la mine pendant ses 13 ans, au moins, d'exploitation.

    Michel Dubromel, président de France Nature Environnement, en appelle au Président de la République, conformément aux propos qu’il a tenus en décembre 2016 lors de la campagne présidentielle : « Hors d'hypothétiques chiffres, les enjeux territoriaux et environnementaux sont colossaux, hors toutes normes, surtout quand le projet gouvernemental s'inscrit dans la transition écologique et solidaire. Nous demandons qu’un réel débat public sous l’égide de la CNDP s'engage et implique aussi l’ensemble des territoires, de Cayenne à St Laurent du Maroni »»

     

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    7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 16:05
    Perturbateurs endocriniens : la volte face d'Hulot en Europe

    Le communiqué du 6 juillet 2017 de France Nature Environnement sur les perturbateurs endocriniens

    Tiens, un « arbitrage » favorable à l'écologie. Ah Hulot … Ah Macron ...

    « Les PE sont des substances synthétisées qui vont altérer notre système hormonal et donc peuvent provoquer des maladies neurodégénératives, des dérèglements de la thyroïde, des pertes de QI, des problèmes de fertilité, de l’obésité, des cancers de la prostate ou du sein…

    Les critères adoptés aujourd’hui ne vont pas permettre le niveau de protection nécessaire pour les citoyens et l’environnement face à l’exposition à ces substances et ne vont pas répondre aux attentent des scientifiques. Pourtant, les scientifiques, les citoyens et les associations avaient largement fait part de leurs inquiétudes au gouvernement et aux institutions européennes. 

    Les trois problèmes majeurs de la définition adoptée

    • La charge de preuve demandée est telle, que les délais d’identifications seront très compliqués et très longs, ce qui va à l’encontre du principe de précaution.

    • La définition comprend encore beaucoup d’exemptions :

      • premièrement, elle ne comprend que certains pesticides et écarte de cette manière les autres secteurs

      • deuxièmement, elle crée des exemptions pour certains pesticides et biocides synthétisés, considérés comme perturbateurs endocriniens.

    Un changement de position de la France qui a tout changé

    Alors que la France faisait partie des Etats Membres qui défendaient une approche ambitieuse de la santé des citoyens et de l’environnement (avec le Suède et le Danemark), sa position a soudainement changé, allant à l’encontre de celle de l’ancien Gouvernement.(Ah, les « arbitrages » ...Ndlr)

    Dans son communiqué de presse, le Gouvernement français assure qu’il ira plus loin et qu’il prendra en compte d’autres secteurs (jouets, cosmétiques, emballages alimentaires, les peinture/détergents…sont omis) et même qu’il interdira sur le marché français les produits contenants des substances faisant l’objet de préoccupations. Mais le pourra-t-il ? Le fera-t-il ? Nous voyons se profiler le poids des lobbys et les arguments classiques de « distorsion de concurrence ».

    Michel Dubromel, président de France Nature Environnement « espère voir rapidement un document officiel certifiant que la France tiendra ses engagements d’aller plus loin que ce que la définition impose. Il en va de la santé des citoyens » ».

    Pierre Mathon

     

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