Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet
  • : Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
  • Contact

L'éditorial du blog

planete_bleur_belle_fond_vert.jpg                                                           

Ce blog «Bagnolet en Vert» est le blog d’Hélène Zanier, de Pierre Mathon et de leurs amiEs. Aujourd’hui militantEs associati -fs –ves (à « Bagnolet Ecologie » et Environnement 93, Jardins partagés, « l’Association des Bagnoletais contre la Dette », Romeurope, RESF, Russie-Libertés, Murs-À-Pêches, etc.), après avoir été élus (régionaux, municipaux) et responsables du parti Les Verts, nous entendons contribuer à l’avancée des idées et des projets écologistes.

Penser et agir, globalement et localement, telle est la devise de notre blog écolo,  Vert et ouvert, militant et d’éducation populaire, libre, bagnoletais, intercommunal et planétaire.

Hélène Zanier et Pierre Mathon

Recherche

En Vert et avec tous !

Vous pouvez compter sur 

Pierre MATHON
et toute l'équipe de
BAGNOLET EN VERT


* pour l’environnement et le développement durable, 
* pour la démocratie, la citoyenneté et la laïcité,
 
* pour la solidarité et l’égalité des droits, 
* pour l’école, l’éducation et la culture, 
* pour un urbanisme de qualité

 
En Vert et avec tous                                            

AGENDA

BONNE ANNEE 2015 !

 

Mardi 3 février à 20h30 conseil de quartier de la Dhuys à l'école Joliot-Curie

 

Mercredi 4 février à 19h atelier participatif sur la ZAC Benoit Hure : les espaces extérieurs  et l'occupation de la mairie historique

 

Jeudi 5 février 19h30 salle P et M Curie conseil de quartier des Malassis

 

PETITIONS

Réaction aux propos intégristes d'un élu de la majorité municipale de Bagnolet : pour le droit des femmes à disposer de leur corps

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_maire_de_Bagnolet_defense_du_droit_des_femmes_a_disposer_de_leur_corps/?sMpnibb

 

« Monsieur le Maire de Bagnolet: Nous vous appelons à créer une maison de quartier et citoyenne dans le quartier de la Dhuys»

http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Maire_de_Bagnolet_Nous_vous_appelons_a_creer_une_maison_de_quartier_et_citoyenne/?tUmsDgb

 

Pour que cesse l'acharnement juridique contre la confédération paysanne
 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-acharnement-conf-865.html

 



 

 

 

 

 

 

 


 

17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 10:45
Michel Dubromel nouveau président de FNE



Communiqué du 14 avril de France Nature Environnement :

« Michel Dubromel succède à Denez L’Hostis à la présidence de France Nature Environnement

A l’issue de l’Assemblée générale qui s’est tenue le samedi 8 avril à Paris, Michel Dubromel a été élu président de FNE. Pour l’accompagner dans ses missions, le Conseil d’Administration de FNE a aussi procédé à la désignation des membres du nouveau Bureau (*). Une nouvelle équipe constituée dans un esprit de continuité des actions engagées, mais également de renouvellement. 

Un engagement de longue date en faveur de l’environnement

Ingénieur chimiste, ancien salarié d’un grand groupe international, Michel Dubromel a un long parcours associatif. Après avoir occupé différentes responsabilités au sein d’Alsace Nature de 1994 à 2008, il a rejoint Jura Nature Environnement et est devenu administrateur de FNE Franche-Comté. Il a ensuite été responsable du « réseau Transports et Mobilité Durables » de FNE de 2003 à 2015. Administrateur de la Fédération à partir de 2008, il est devenu membre du Bureau en 2009 et Vice-président de FNE. Il a représenté FNE au Conseil d’Administration de l’ADEME, de la SNCF, mais aussi au niveau européen, au Board de Transport et Environment puis au Board du Bureau Européen de l’Environnement et de Health Environment Alliance. Depuis septembre 2015, il est membre du Comité Economique et Social Européen.

Un renouveau démocratique pour une transition écologique

Pour ce mandat qui commence, Michel Dubromel souhaite poursuivre avec les 3500 associations membres de FNE « le combat de la mobilisation citoyenne et du renouveau démocratique autour de la transition écologique qui s’impose. FNE a un rôle évident à jouer dans ce combat et toute sa force repose sur les associations mobilisées au quotidien sur le terrain. Consolider les liens qui unissent les associations membres de la fédération, partager un cap et avancer : ce sera ma priorité. Avec un chantier majeur, celui de l’évolution de la carte des régions et de leurs compétences : cette nécessaire adaptation du mouvement est selon moi une opportunité pour redynamiser notre action aussi bien sur les territoires qu’avec les associations nationales spécialisées, et trouver ainsi de nouvelles synergies pour rester présents et être à la hauteur des enjeux. »

Des enjeux d’autant plus forts en cette période d’élections

L’Assemblée générale de FNE a été l’occasion de débattre du positionnement de l’ensemble de la Fédération à l’occasion de ces prochaines élections présidentielles et législatives. Ces échanges ont débouché sur l’adoption d’une motion permettant aux représentants de FNE de réaffirmer leurs valeurs par rapport aux différentes parties en présence. Ce texte place l’action de FNE sous le signe des solidarités, et fait écho à l’engagement de FNE dans l’Appel des solidarités lancé avec 80 associations. Pour Michel Dubromel, « cela témoigne de la volonté de FNE de s’ouvrir aux autres, face au silence assourdissant des politiques vis-à-vis de la crise multiforme que vit la société. Et comme le réaffirme haut et fort cette motion, cette urgente transition écologique doit se réaliser grâce à un renouveau démocratique en mettant les citoyens au cœur des changements à venir. FNE a beaucoup à apporter à ce nécessaire sursaut collectif ».  C’est dans ce même esprit que FNE a lancé le 31 mars dernier sur les réseaux sociaux, une action de mobilisation des citoyens pour faire entendre la voix de l’écologie, sur 10 propositions concrètes, à l’occasion des élections.

Composition du nouveau bureau de FNE :

-Président: Michel Dubromel
-Vice-présidents : Alain Chabrolle, Jean David Abel, Jérôme Partos
-Secrétaires nationaux : Florence Denier-Pasquier, Arnaud Schwartz
-Trésorier : Marc Saumureau
-Trésorier adjoint : Thierry Dereux »

 

Repost 0
Published by Bagnolet en Vert - dans Environnement 93 FNE
commenter cet article
14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 13:50
Pollution lumineuse : 7 ans après, l’application de la loi n’a toujours pas vu le jour…

Un communiqué du 13 avril de France Nature Environnement :

« Pollution lumineuse : 7 ans après, l’application de la loi n’a toujours pas vu le jour…

France Nature Environnement et la Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (FRAPNA) viennent de déposer un recours auprès du Conseil d’Etat pour que la loi sur la pollution lumineuse soit enfin appliquée… 7 ans après son adoption !

Liée à l’essor de l’électricité, la pollution lumineuse est un phénomène relativement récent, qui n’a fait qu’empirer ces dernières décennies. La nécessité de prendre en compte les impacts des émissions de lumière artificielle sur le paysage et sur l’environnement et la biodiversité est reconnue depuis le Grenelle de l’environnement. Pourtant près de dix ans plus tard, l’Etat n’a toujours pas pris les textes permettant de préciser et d’appliquer la loi.

Pourquoi réglementer la pollution lumineuse ?

Les éclairages nocturnes constituent une pollution, car ils entraînent le gaspillage d’énergie en éclairant ce qui n’a pas besoin de l’être, la perte du ciel nocturne et des impacts sur certains organismes vivants pour qui l’absence de l’alternance jour/nuit entraîne des modifications de leurs comportements. Plus récemment, de nouvelles études viennent nous signaler la nocivité pour nos yeux ou notre métabolisme de la lumière très particulière des LEDs.

La prévention des pollutions lumineuses fait l’objet de dispositions législatives depuis la Loi Grenelle II du 12 juillet 2010. Il ne restait donc plus qu’à prendre des arrêtés précisant les prescriptions techniques relatives à chacune des catégories d'installations lumineuses. Malheureusement, aucun des ministres qui se sont succédés depuis le Grenelle n’a publié les arrêtés précisant les conditions d'implantation et de fonctionnement des points lumineux, la puissance lumineuse moyenne, l'efficacité lumineuse des sources utilisées…

A titre d’exemple, aucune traduction réglementaire n’existe concernant les installations lumineuses dans les sites protégés (site natura 2000, site classé, parc national…). Des installations lumineuses dans des espaces naturels impactent de façon très importante la vie des espèces (en empêchant leur circulation par exemple) et donc le maintien de la biodiversité.

Pourquoi les associations de protection de l’environnement saisissent le Conseil d’Etat ?

Cela fait à présent 7 ans que le gouvernement aurait dû prendre les arrêtés prévus par la loi. Un tel retard compromet tous les efforts réalisés par nos associations pour lutter contre la pollution lumineuse et le gaspillage d’énergie. Les deux associations ont demandé au Conseil d’Etat d’ordonner dans les plus brefs délais la publication des arrêtés prévus par la loi.

Pour Raymond Léost, administrateur responsable des questions juridiques de France Nature Environnement : « Nos associations regrettent d’avoir à saisir le Conseil d’État pour faire avancer la prévention des pollutions lumineuses, sujet considéré par tous les acteurs comme important dès 2007. Il faut passer désormais de l’intention aux actes pour que ces objectifs deviennent enfin une réalité tangible. » »

 

Repost 0
Published by Bagnolet en Vert - dans Environnement 93 FNE
commenter cet article
5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 13:54
« 3 500 dauphins morts : FNE demande le changement de certaines pratiques de pêche »

Le communiqué du 3 avril de France Nature Environnement :

« 3 500 dauphins morts : FNE demande le changement de certaines pratiques de pêche

Depuis le début de l’année, plus de 3500 dauphins seraient morts dans le golfe de Gascogne. Les plages de la façade Atlantique ont enregistré 65% à 70% des échouages recensés. La majorité des dépouilles portaient des traces de capture accidentelle par les filets de pêche. Si l’objectif de zéro capture accidentelle est difficile à atteindre, il existe pourtant des solutions et des moyens financiers pour y arriver.

Un nombre d’échouages de dauphins de plus en plus important

Un nombre exceptionnel, 30 fois supérieur au niveau normal, de dauphins de l'espèce Delphinusdelphis, le Dauphin commun, se sont échoués depuis janvier, sur la façade Atlantique. Une partie des individus a été examinée par les scientifiques du Centre PELAGIS de La Rochelle : la majorité des dauphins a été victime de la pêche au chalut pélagique qui se pratique à cette époque au large des côtes françaises. Si 800 dauphins ont été repérés en mer et, échoués sur les côtes de Vendée et Charentes, les scientifiques du centre Pelagis estiment à 3 500, estimation basse, les dauphins morts de cette pratique de pêche depuis début janvier.

Des techniques de pêches encore trop mortifères

La majorité des dépouilles portaient des traces de capture accidentelle par les filets de pêche. En effet, les dauphins se retrouvent prisonniers de ces filets et se noient.

Depuis plus de deux décennies, le niveau des captures dans ces engins de pêche inquiète la communauté scientifique, car il pourrait menacer la viabilité de la population de dauphins qui hiverne dans le secteur. Les facteurs de risque ont été en grande partie identifiés et des solutions existent pour diminuer le nombre de captures de dauphins mais elles ne sont pas mises en œuvre faute de financements adéquats, notamment.

Pour le Dr Alexandre Gannier (Groupe de Recherche sur les Cétacés, Antibes):« Dans ce cas d'interactions entre activités humaines et faune marine, l'absence de connaissances scientifiques ne peut être invoquée pour justifier l'inaction des autorités responsables ».

Pour le président de France Nature Environnement Denez L’Hostis « Le Fonds Européen pour les affaires maritimes et la pêche le FEAMP  2014 – 2020 est enfin entré dans sa phase de mise en œuvre et nous réclamons une mesure d’urgence financée par ce fonds pour viser à annihiler sinon réduire les captures de dauphins afin que soit respecté l’objectif premier de ce fonds : améliorer les pratiques durables de pêche et la sélectivité des prises. »

Plus d'information:

http://www.observatoire-pelagis.cnrs.fr/actualites-240/actualites/Situation-proccupante-dauphins »

 

Repost 0
Published by Bagnolet en Vert - dans Environnement 93 FNE
commenter cet article
22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 11:13
Présidentielles : FNE fait 10 propositions qui pourraient changer la donne

Disparition des espèces, épuisement des ressources, précarités et gaspillages, risques sanitaires : la crise écologique, simple second rôle dans la campagne électorale, est pourtant vivace. Pour la contrer, France Nature Environnement formule dix recommandations destinées à ceux qui vont nous gouverner.

France Nature Environnement est apolitique et ne soutient aucun parti. Mais cela ne signifie pas que nous n’avons pas notre mot à dire lors des élections présidentielle et législative, moments forts de la vie démocratique. Ces échéances sont une opportunité pour dire aux futur.e.s élu.e.s que la protection de la nature et de l’environnement compte pour leurs électeurs. Chaque jour, à travers ses actions, France Nature Environnement porte des solutions. En voici 10, très concrètes, et qui pourraient vraiment changer la donne.

1. Indiquer obligatoirement les conditions d’élevage et de rémunération des agriculteurs

Le constat : Aujourd’hui, il n’y a aucune obligation d’étiquetage précisant les conditions de vie des vaches, des moutons, des cochons, des volailles ou des poissons qui finissent dans nos assiettes. Les consommateurs ignorent si l’éleveur a été rémunéré correctement. L’élevage traverse une crise importante et engloutit des aides publiques versées sans condition environnementale ou de bien-être animal crédible. En parallèle, en dépit du rejet des consommateurs, les organismes génétiquement modifiés se sont introduits dans notre chaîne alimentaire par le biais de l’alimentation du bétail. Pourtant, rien n’oblige à signaler les produits issus d'animaux nourris aux OGM.

Notre proposition : que soit affiché clairement un certain nombre d’informations sur les produits d’origine animale : élevé en plein air ou en batterie, nourri à l’herbe ou avec des OGM, rémunération de l’agriculteur… Une telle mesure encouragerait l’adoption de meilleures pratiques. Les Français sont prêts : les citoyens s’indignent de plus en plus de l’opacité des filières, la consommation de produits issus de l’agriculture biologique a progressé de 20 % en 2016. Parmi les amateurs de bio, 70 % d'entre eux évoquent d'ailleurs le bien-être animal comme l’un de leurs critères d’achat.

A lire aussi : notre dossier sur le bien-être animal


2. Encourager la sauvegarde des espèces menacées et le respect du vivant

Le constat : En métropole et dans les outre-mers, 1 143 espèces de notre flore et de notre faune sont inscrites sur la liste rouge des espèces menacées. Parmi elles, l’emblématique ours des Pyrénées, mais aussi d’autres espèces moins connues comme le Grand Hamster d’Alsace ou la tortue d’Hermann. En France, un mammifère sur dix risque de disparaître, mais aussi un reptile, un amphibien et un oiseau sur cinq. La nature subit des pressions de plus en plus fortes du fait de la croissance exponentielle des activités humaines. L’équilibre naturel de notre planète repose pourtant sur la biodiversité. 80 % des espèces végétales dépendent des abeilles, papillons et autres pollinisateurs pour se reproduire.

Notre proposition : Nous réclamons une prise en compte bien plus importante de la biodiversité dans les politiques sectorielles (économie, agriculture, forêt, pêche, industrie, urbanisation, tourisme) et un renforcement des politiques de conservation et de gestion de notre patrimoine naturel. La présence et le retour d’espèces symboles de “nature sauvage” comme l’ours, le loup, le grand tétras, l’esturgeon européens, doivent être favorisés. En parallèle, l’effort d’éducation et de sensibilisation à la nature doit être poursuivi, auprès de tous les publics. Chaque citoyen doit pouvoir accéder à une nature de qualité et de proximité.

3. Imposer un critère « qualité de l’air » dans le bonus-malus automobile

Le constat : En décembre 2016, la France a connu le pic de pollution le plus intense depuis 10 ans. Moins flagrante, l’exposition à un air de qualité moyenne, en continu, a un impact dévastateur sur la santé. La pollution de l’air est la troisième cause de mortalité dans notre pays, liée à 52 000 décès prématurés par an, soit 145 personnes par jour, d’après l’Agence Européenne de l’Environnement. Pour couvrir son coût sanitaire, économique et financier, les Français déboursent chaque année plus de 100 milliards d’euros. L’Organisation mondiale de la santé classe les émissions de moteurs diesel comme cancérigènes certains. En ville, la première source de pollution aux particules fines, polluants particulièrement dangereux pour notre organisme, est le trafic routier.

Notre proposition : Pour encourager les Français à s’équiper avec des véhicules moins polluants, nous proposons l’intégration d’un critère « qualité de l’air » au bonus-malus automobile, ce qui se traduit par une incitation financière au moment de l’achat pour les véhicules émettant le moins de polluants.

4. Afficher la présence de nanoparticules et de perturbateurs endocriniens

Le constat : Dans les couches, les cosmétiques, les aliments ou les détergents, de nouvelles substances s’immiscent partout. Le PVC, par exemple, plastique largement utilisé pour les jouets des 0-3 ans, contient des phtalates, qui appartiennent à la grande famille des perturbateurs endocriniens. Ces molécules dérèglent notre système hormonal et peuvent provoquer des problèmes neurologiques, des cancers, des troubles de la croissance ou de la fertilité. Du côté des nanoparticules, ces infimes substances qui se faufilent jusqu'à nos organes vitaux et peuvent provoquer des maladies cardiovasculaires, des cancers, des malformations du fœtus, 600 produits en contenant sont disponibles sur le marché français. Plus de 200 produits fabriqués par l’industrie, dont des crèmes solaires et des dentifrices, contiennent du dioxyde de titane (E171 pour les intimes), une nanoparticule classée cancérigène.

Notre proposition : Un affichage clair est nécessaire pour sensibiliser les consommateurs, et à terme inciter l’industrie à se passer de ces molécules. Il est temps d’agir afin de prévenir les risques et limiter l’exposition, en particulier celle des populations sensibles, femmes enceintes, nourrissons et jeunes enfants.

5. Réduire de moitié l’utilisation des pesticides d’ici 2025

Le constat : Entre 2009 et 2015, la consommation de pesticides a augmenté de 18 % en France. Aucune distance de sécurité n’est imposée entre les champs traités et les habitations. En moyenne, une pomme est traitée 36 fois. Ces produits phytosanitaires nuisent à l’environnement et à notre santé. Les personnes trop exposées, agriculteurs en tête, sont davantage touchées par la maladie de Parkinson, les risques de cancers ou d’infertilité. En se passant de pesticides de synthèse, l’agriculture biologique, en pleine croissance, a pourtant apporté la preuve qu’une autre agriculture est possible, avec un impact positif sur l’emploi rural.

Notre proposition : ll devient impératif de réduire l’exposition de tous à ces produits. Comment ? En formant les agriculteurs, en s’appuyant sur l’expérience des fermes qui ont déjà réduit l’usage des pesticides, en imposant que ceux qui conseillent sur l’utilisation des pesticides ne puissent plus être les vendeurs, dont l’intérêt n’est pas bien sûr de diminuer les quantités vendues.

6. Obtenir une loi qui protège vraiment les sols

Le constat : Les sols nous sont indispensables. Ils filtrent l'eau, nous nourrissent, nous habillent, nous soignent et bien plus encore. Ils sont un réservoir de biodiversité. Enfin, ils stockent du carbone… Et pourtant, pollués, étouffés, rongés, ils sont en danger. Nous perdons chaque année 60 000 hectares de terres agricoles et 20 000 hectares d’espaces naturels.

Notre proposition : Protégeons réellement les sols avec une loi votée au Parlement, qui répondra aux principaux risques qui les menacent : l’érosion, l’imperméabilisation, l’appauvrissement en matières organiques, les pollutions, la destruction des espaces naturels…

Vous pouvez aussi réclamer une réglementation européenne pour les sols en rejoignant notre Initiative citoyenne


7. Stopper la destruction des zones humides

Le constat : Entre l’eau et la terre, les tourbières, les mares, les marais ou les mangroves, véritables réservoirs de biodiversité, occupent une place prépondérante dans l'équilibre fragile de notre environnement. Mais elles sont menacées par l’intensification des pratiques agricoles, des aménagements hydrauliques inadaptés, la pression de l’urbanisation et les infrastructures de transport. Au cours du 20e siècle, près des deux tiers des zones humides ont été détruites. D’autres sont toujours visées par de grands travaux, comme à Notre-Dame-des-Landes, à Roybon ou pour le tunnel Lyon-Turin. Nous réclamons un moratoire sur les destructions de zones humides, ce qui signifie l’interdiction de tous les travaux qui les mettraient en péril.

Notre proposition : un moratoire sur les destructions de zones humides, ce qui signifie l’interdiction de tous les travaux qui les mettraient en péril.


8. Augmenter la performance énergétique des bâtiments en repensant le système d’aides à la rénovation

Le constat : 86 % des logements consomment trop d’énergie :c’est le premier poste de consommation d’énergie en France et une source de dépenses très importante pour les ménages. En particulier pour les 12,5 millions de Français qui souffrent de précarité énergétique. Pour réussir la transition énergétique, sortir des énergies fossiles et du nucléaire d’ici 2050, 750 000 logements par an auraient besoin d’être rénovés. Restaurer sa résidence, c’est réduire sa consommation d’énergie et donc préserver l’environnement. Transformer son logement en bâtiment basse consommation est possible et rentable. Mais aujourd’hui, les aides sont dispersées, peu connues et donc inefficaces.

Nos propositions : un guichet unique pour simplifier les demandes d’aides et guider les particuliers, des soutiens privilégiant les rénovations les plus performantes et la formation des artisans.

9. Taxer enfin les produits jetables

Le constat : Chaque seconde, 126 gobelets en plastique et 233 lingettes sont utilisés en France. Rasoirs, lingettes, papier aluminium… ces produits à usage unique polluent nos sols, nos rivières, nos océans. En 2007, lors du Grenelle de l’Environnement, une taxe pour décourager l'achat de ces produits polluants avait été promise. 10 ans après, elle n’existe toujours pas.

Notre proposition : Passons à l’action et instaurons enfin cette taxe pour mettre fin à la société du jetable.

10. Mettre à disposition des pièces détachées pendant au moins 10 ans

Le constat : Connaissez-vous le poids de nos déchets électriques et électroniques en 2015 ? 1,3 million de tonnes, soit 128 fois le poids de la Tour Eiffel ! Smartphones, ordinateurs mais aussi électroménager, nos appareils qui finissent à la poubelle gaspillent les ressources naturelles : métaux précieux, terres rares, eau, énergie. Pourtant, dans près d’un cas sur deux, ils pourraient être réparés. Mais encore faut-il que cela soit possible, ce qui est loin d’être le cas : manque de pièces détachées, coût de la réparation trop élevé, appareils indémontables…

Notre proposition : Et si on mettait fin à l’obsolescence de nos objets ? Dans la pratique, cela signifie rendre obligatoire la mise à disposition par les fabricants de pièces détachées pendant au moins 10 ans, à un coût et dans des délais acceptables.



 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Bagnolet en Vert - dans Environnement 93 FNE
commenter cet article
21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 16:56
France Nature Environnement, la loi biodiversité et ses décrets d'application

France Nature Environnement fait ce 15 mars 2017  le point sur les mesures d’application de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, sept mois après sa promulgation :

« Combien de décrets attendus ?

Avant de commencer ce point, entendons-nous d’abord sur le nombre de décrets d’application appelés par la loi n°2016-1087.

La loi compte 31 dispositions nouvelles demandant explicitement un décret, soit simple soit en Conseil d’État, pour pouvoir entrer en application. C’est le cas par exemple de l’Agence française pour la biodiversité (AFB), mais aussi des nouveaux outils de gestion que sont les zones prioritaires pour la biodiversité et les zones de conservation halieutiques.

Au-delà de ces nouvelles dispositions, la loi modifie également plusieurs outils existants comme les parcs nationaux et les parcs naturels régionaux, dont la mise en œuvre est précisée par plusieurs mesures réglementaires. Il est donc nécessaire de mettre à jour ces mesures par le biais de décrets modificatifs. Nous avons identifié au moins 8 domaines exigeant de tels décrets modificatifs.

Par ailleurs, le ministère de l’Environnement a souhaité prendre des décrets pour préciser les interdictions des cotons-tiges et des micro-billes en plastique, ainsi que des insecticides néonicotinoïdes, posées dans la loi biodiversité. Soit 3 décrets supplémentaires.

Enfin, le président de l’Agence française pour la biodiversité est nommé par décret.

Un total de 43 décrets est donc nécessaire à la bonne application de la loi.

Combien sont déjà publiés ?

Voyons à présent sur ces 43 décrets combien sont publiés.

L’exercice est un peu plus compliqué qu’il n’y paraît car le ministère de l’Environnement a choisi de regrouper plusieurs décrets dans certains cas et dans d’autres, il a préféré scinder un décret en 2 ou 3 décrets.

Au registre des fusions, citons par exemple les dispositions sur l’inventaire du patrimoine naturel. Les modalités du versement obligatoire par les opérateurs de leurs données de biodiversité et de non-diffusion de certaines données sensibles sont traitées dans un même décret au lieu de 2.

Idem, les modalités de fonctionnement de l’AFB et de représentation des personnels au Conseil technique de l’Agence font l’objet d’un seul décret.

Pour ce qui est des divisions, nous avons identifions 2 cas. Les modalités d’agrément des sites naturels de compensation font en effet l’objet de 2 décrets. Le statut des agents contractuels de l’AFB appelle pour sa part 3 décrets.

Pour nous y retrouver, nous avons établi ce tableau de suivi qui montre que sur 43 décrets attendus, 16 sont déjà satisfaits par la publication de 16 décrets.

Ainsi, 7 mois après la promulgation de la loi, 38 % des décrets d’application sont publiés.


Le ministère est-il en retard ?

Mme Royal souhaitait avant toute chose que les textes relatifs à l’AFB soient publiés avant la fin de l’année 2016 pour que l’Agence puisse effectivement commencer à travailler dès le 1er janvier 2017. De ce côté-là, les échéances ont été tenues.

Par ailleurs, la loi pour la reconquête de la biodiversité a fixé des dates butoir pour 5 dispositions. Ainsi devaient être publiés avant le 9 février 2017 les décrets mettant en place la nouvelle gouvernance de la biodiversité aux niveaux national (Conseil national de protection de la nature - CNPN - et comité national de la biodiversité - CNB -) et régional (Comités régionaux de la biodiversité en métropole, comités de l’eau et de la biodiversité en Outre-mer).

À cette même date était attendu le décret relatif au dispositif visant à éviter les collisions entre navires et cétacés. Celui-ci a été signé le 8 mars dernier.

Le ministère est donc effectivement en retard pour ce qui est de la gouvernance. Mais selon nos informations, la publication des décrets relatifs au CNPN et au CNB est imminente. Par ailleurs, les 60 membres du CNPN auraient été sélectionnés par le ministère suite à l’appel à candidatures lancé le 25 janvier 2017.

Quant aux dispositions restantes, la loi ne fixe pas d’échéances précises. Mais il est évident que plus tôt les décrets seront publiés, mieux ce sera. Nous continuerons donc d’insister auprès du ministère pour une publication rapide. »

 

Repost 0
Published by Bagnolet en Vert - dans Environnement 93 FNE
commenter cet article
17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 08:56
«Hôtellerie : l’environnement sera bientôt compris dans le service »

Un communiqué de France Nature Environnement du 14 mars 2017:

«Hôtellerie : l’environnement sera bientôt compris dans le service 


A l’occasion du Salon Mondial du Tourisme à Paris, les hôteliers présenteront le 16 mars 2017 un outil pour mesurer l’empreinte environnementale d’une nuitée avec petit déjeuner. Alors que nous entrons dans une période de communication intensive de la part des acteurs du tourisme, FNE rappelle son soutien à cette démarche qui permet à chaque citoyen de sélectionner un hôtel en fonction de son impact sur l’environnement.

Les critères retenus

Quatre critères environnementaux sont pris en compte pour le secteur de l’hôtellerie : changement climatique, épuisement des ressources, consommation d’eau et achats (prenant en compte la part de produits issus de l’agriculture biologique ou éco-labellisés achetés).

Pourquoi est-ce utile ?
L’affichage environnemental est un outil comparatif situé entre le consommateur et le producteur, au plus près de l’acte d’achat, générant donc des intérêts pour toutes les parties prenantes. Il donne au consommateur la liberté de choisir ses produits et services en fonction de leur « coût environnemental », à l’aide d’une information compréhensible pouvant éclairer ses choix de consommation. Il incite les producteurs à concevoir et mettre sur le marché des produits plus respectueux de l’environnement.


L’impact environnemental de la consommation
La consommation des ménages est à l’origine d’environ deux tiers des impacts de l’Homme sur son environnement (en France 58% des émissions de gaz à effet de serre ou encore 66% des prélèvements d’eau)[1]. Dès lors, tout changement significatif des comportements de production et de consommation induirait des gains environnementaux à grande échelle.


Pour une généralisation de l’affichage environnemental

Dans la continuité de la mobilisation des entreprises lors de l’expérimentation nationale, FNE souhaite que l’affichage environnementalsoitétendu à tous les biens de consommation courante, selonun calendrier adapté à chaque secteur etintègre les notions de durée de vie et d’intensité d’usage. Il faut que cet affichage soit accompagné d’une campagne de communication forte, via un budget dédié perçu sur une partie des éco-contributions.


Céline Pellerin, membre du réseau Prévention des déchets de FNE: « Bien qu’encore au stade de l’expérimentation, le déploiement de l’affichage environnemental, exigence prévue dans la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) est à encourager. Pionnier et moteur de cette réflexion, le secteur de l’hôtellerie se voit doté d’outils spécifiques pour la mise en place d’une information compréhensible par le plus grand nombre et harmonisé. Saluons cette dynamique, au service des entreprises volontaires et des consommateurs. Restons vigilant quant à la fiabilité de la méthode d’évaluation et veillons à la qualité de l’information diffusée ».


Denez L’Hostis, président de FNE : « l’affichage environnemental, en fournissant une information aussi sincère, complète et objective que possible, permet de répondre aux attentes des consommateurs et ce faisant le protège, ainsi que les entreprises, des allégations trompeuses ou opérations dites de “greenwashing” grâce à une harmonisation et à un encadrement des pratiques. »


https://www.fne.asso.fr/communiques/affichage-environnemental-une-exp%C3%A9rience-r%C3%A9ussie-la-g%C3%A9n%C3%A9ralisation-attendue

http://www.developpement-durable.gouv.fr/laffichage-environnemental-des-produits

http://www.ademe.fr/expertises/consommer-autrement/passer-a-laction/reconnaitre-produit-plus-respectueux-lenvironnement/dossier/laffichage-environnemental/laffichage-environnemental-aujourdhui-demain-bilan-experimentations-perspectives »

 

Repost 0
Published by Bagnolet en Vert - dans Environnement 93 FNE
commenter cet article
26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 13:36
Environnement 93 en AG



L'assemblée générale annuelle d'Environnement 93 (la coordination départementale des associations de défense de l'environnement, dont Bagnolet Écologie est membre) s'est tenue à Gagny ce samedi 25 février.

L'occasion de faire un riche bilan 2016 d'activités de terrain et de perspectives 2017, de mettre en valeur une relation solide avec « France Nature Environnement – Ile de France » et une présentation par Sipperec de quelques forages géothermiques.

Pierre Mathon

Repost 0
Published by Bagnolet en Vert - dans Environnement 93 FNE
commenter cet article
23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 10:28
« Élevage bovin allaitant français et climat »

« Interbev, France Nature Environnement, la fondation Nicolas Hulot, Green cross et le WWF France présentent leur publication commune « Élevage bovin allaitant français et climat »

Paris, le 22 février 2017 – En amont du Salon de l’Agriculture, INTERBEV, l’Interprofession Elevage et Viande et 4 ONG de protection de l’environnement(1) présentent leur première publication commune « Elevage bovin allaitant français et climat », issue d’une démarche de concertation engagée en 2014. Soutenue par le Commissariat Général au Développement Durable du Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, la publication précise les principaux points d’accord mais aussi les points de débat et pistes de travail en commun sur l’élevage bovin allaitant(2) français en matière d’impacts environnementaux.

Une publication née d’une démarche de concertation engagée dès 2014
Alors que l’élevage et la viande sont souvent au centre de controverses et le débat parfois houleux, INTERBEV a décidé en 2014 d’inviter les ONG de protection de l’environnement à échanger avec des représentants de la filière. L’objectif ? Débattre ouvertement et de façon constructive sur l’élevage bovin français et la production de viande bovine notamment face aux enjeux climatiques. Parmi les associations ayant répondu présent : Green Cross France et Territoires, France Nature Environnement, la Fondation Nicolas Hulot et le WWF France.

Des enjeux partagés et des constats communs

Lors de leurs réunions de concertation, en partie réalisées sur le terrain, dans des élevages, avec des experts et scientifiques, les professionnels de la filière viande et les 4 associations ont partagé un ensemble de connaissances et de constats communs sur les impacts environnementaux, positifs comme négatifs de la production de viande bovine française.

S’il reste des points de débats, en particulier autour des niveaux de consommation des protéines animales ou les filières d’engraissement des jeunes bovins, ces concertations amènent à une évaluation partagée des leviers pertinents destinés à réduire les émissions de gaz à effet de serre, tout en préservant les enjeux environnementaux, économiques et sociaux.

Un certain nombre de points d’accord sont ressortis de ces concertations, notamment sur les atouts environnementaux de l’élevage bovin allaitant, les bénéfices de l’herbe et des 13 millions d’hectares de prairies valorisées par les ruminants. Il a également été mis en évidence les cycles vertueux présents dans les élevages bovins allaitants français qui se caractérisent par une autonomie alimentaire et un lien au sol importants : complémentarités entre élevages, prairies et cultures, recyclage des déjections en engrais, rotations diversifiées, présence de l’arbre et des haies..). Pour poursuivre les échanges et aborder les points de débat restant, des pistes de travail en commun sur le développement de l’utilisation des protéines végétales françaises pour l’alimentation des animaux ou encore l’évaluation multicritère des élevages ont été également mentionnées.


« Il est de notre responsabilité de filière d’ouvrir le dialogue avec les parties prenantes pour avancer vers un futur commun, une vision concertée, qui incluent les enjeux environnementaux, économiques, sociaux et j’ai l’espoir, un jour, d’arriver ensemble à une sorte de contrat social, de pacte alimentaire, dans lequel s’engagent non seulement les professionnels de la filière mais aussi les consommateurs de qui dépend le choix final. »
INTERBEV intervient comme un véritable porte-parole de la filière élevage et viande. En effet, en tant qu’Interprofession dite « de la fourche à la fourchette », INTERBEV dispose d’une représentativité large pour porter la voix de tous les professionnels bovins, veaux, ovins, équins et caprins dans de nombreuses instances, tant nationales qu’internationales.
www.interbev.fr et www.la-viande.fr

« L’élevage est un rouage essentiel dans les mécanismes des systèmes agricoles agroécologiques. Il permet la valorisation de la ressource en herbe et fournit de la matière organique pour fertiliser les terres de manière durable. Aujourd’hui, les élevages français sont très hétérogènes dans leur qualité environnementale. Un élevage autonome, lié au sol, valorisant l’herbe et respectueux du bien-être animal, répond à des objectifs prioritaires défendus par FNE. L’élevage allaitant bovin a la capacité à se situer dans cette lignée. »
France Nature Environnement rassemble près de 3 000 associations réparties sur l’ensemble du territoire pour la protection de l’environnement.
www.fne.asso.fr

« Le WWF France est persuadé que l’élevage allaitant français possède de réels atouts environnementaux en termes de maintien de la biodiversité, de stockage de carbone, ou encore de pratiques d’élevage, qu’il convient de préserver et de valoriser. Cependant, la mise en évidence de ces bienfaits ne doit pas occulter la problématique de surconsommation de protéines animales au niveau mondial. Au-delà de la généralisation des bonnes pratiques, la durabilité de l’élevage passera nécessairement par la baisse de notre consommation de protéines animales.»
Le WWF est la première organisation mondiale pour la protection de la nature.
www.wwf.fr

« Si nombre de pratiques sont bénéfiques, d’autres ont des impacts négatifs et la filière peut encore évoluer à travers des changements réalistes vers une plus grande résilience des agrosystèmes. »
Créée en 1990, la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme oeuvre pour un monde équitable et solidaire qui respecte la nature et le bien-être de l’homme.
www.fondation-nicolas-hulot.org/

Pour Green Cross « Il semble désormais intéressant de continuer et de compléter cette démarche d’une part, en l’étendant aux filières et aux territoires, d’autre part en passant de la concertation à la démonstration, et de la démonstration à la co-construction. »
Green Cross est une ONG internationale à but environnemental fondée à la suite du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992.
http://gcft.fr/

(1) France Nature Environnement, Fondation Nicolas Hulot, Green Cross, WWF France
(2) Elevage spécialisé dans la production de viande
»

 

Repost 0
Published by Bagnolet en Vert - dans Environnement 93 FNE
commenter cet article
12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 10:09
Huile de palme, vous avez dit huile de palme ?

Le point sur l'huile de palme par France Nature Environnement le 4 février 2017 :

« C'est quoi le problème avec l'huile de palme ?

S'attaquer à l'huile de palme, c'est risquer de s'attirer les foudres d'une foule de gourmands. Mais savez-vous vraiment pourquoi elle fait tant polémique ? Comment faire pour ravir vos papilles sans provoquer un drame social et environnemental ? France Nature Environnement a mis la main à la pâte pour vous éclairer sur la question et vous livrer ses (savoureuses) solutions.

Sous sa forme actuelle, la production d'huile de palme est responsable d'une importante déforestation, elle contribue à la disparition de nombreuses espèces à l'image des Orangs-outangs, use de produits hautement toxiques et les conditions de travail dans les plantations y sont souvent déplorables. Bien des raisons qui invitent à changer de modèle.

L'huile de palme et la disparition des orangs-outangs, quel rapport ?

Le palmier à huile ne pousse que dans la zone équatoriale. Avec 85 % de la production mondiale, l’Indonésie et la Malaisie1 dominent le marché. Ces zones sont également celle des grands bassins de forêts denses. Problème, la demande explose : sur ces dix dernières années, la production d’huile de palme a bondi de près de 83 %. Chaque jour, ce sont donc des milliers d’hectares qui sont brûlés pour faire pousser ces fameux palmiers, faisant de cette culture l'une des principales causes de déforestation en Asie du Sud-Est, mais aussi, plus récemment, en Afrique. L’Indonésie est d'ailleurs devenue le troisième émetteur mondial de CO2 à cause de ces feux de forêts. Là-bas, l’équivalent d’un terrain de football disparaît toutes les 15 secondes.

Après avoir fait brûler les forêts, les producteurs industriels optent pour la monoculture, de gigantesques surfaces sont ainsi recouvertes par les seuls palmiers. Plantes et animaux qui vivaient sur place perdent leur habitat et disparaissent à grande vitesse. Emblème du désastre, l’extinction des Orangs-outans : leur population a chuté de plus de 90% en un siècle sur l’île de Sumatra où la culture de l'huile s'est propagée.

Produits toxiques et travail forcé : il ne fait pas bon vivre dans une palmeraie « industrielle »

Ces cultures industrielles sont également de grandes consommatrices de pesticides et d’engrais chimiques. À titre d'exemple, le Paraquat est couramment utilisé dans ces plantations. Ce produit hautement toxique, interdit depuis 2007 au sein de l'Union européenne, est clairement identifié comme cancérigène et nuit aux systèmes reproducteurs des animaux, humains compris. L’usage intensif et à grande échelle de produits toxiques a des conséquences désastreuses pour l’environnement. Ils affectent également la santé des habitants en contaminant les sols, l’eau et l’air.

À ces produits dangereux s'ajoutent des conditions de travail désastreuses au sein des palmeraies. Un rapport d’Amnesty international pointe le travail forcé, le travail des enfants ou encore les pratiques abusives et dangereuses mettant la santé des ouvriers et ouvrières en péril. En prime, l’agriculture vivrière de ces pays disparaît peu à peu au profit d'une agriculture d’exportation, qui bénéficie à une minorité.

Y a-t-il des risques pour la santé ?

« Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé ». Ce petit slogan auquel vous n'avez sûrement pas échappé résume le principal problème des produits contenant de l'huile de palme : l'huile, c'est gras. Selon les estimations et l’étiquette du Nutella, presque 70% du pot serait juste du sucre et de l’huile de palme. Un mélange qui favorise l’obésité, le diabète mais aussi des maladies cardio-vasculaires. Et l’huile de palme plus précisément ? L’Anses a annoncé que l’acide palmitique, présent à environ 40% dans l’huile de palme, favorise les dépôts graisseux sur les parois des vaisseaux sanguins.

L'huile de palme, pas seulement une histoire de nourriture

Aujourd’hui, 60% de l’huile de palme importée en Europe est, non pas utilisée pour les aliments, mais pour produire... de l’énergie, soit sous la forme d’agro-carburant (45%), soit pour produire de la chaleur et de l’électricité (les 15% restant). Margarine, glaces, pâtes à tartiner, frites, sauces, soupes, biscuits... l'huile de palme dans l'alimentation représente quant à elle 34 % des importations de l'Europe. Le reste se répartissant entre l'alimentation animale et l'industrie. Une consommation en constante hausse qui représente un fléau environnemental.

Il est possible de bien mieux faire

Au risque d'en surprendre plus d'un, l'huile de palme pourrait être particulièrement intéressante d'un point de vue environnemental. En effet, son rendement à l'hectare est très supérieur à celui des autres huiles végétales. Alors que l'huile de palme représente 40 % de la production mondiale d'huile végétale, elle n'occupe que 7 % des surfaces cultivées pour ces huiles. Moins de surface pour plus de nourriture, l'huile de palme pourrait donc contribuer à une meilleure préservation de nos ressources naturelles.

Mais cette affirmation n'est aujourd'hui valable qu'au conditionnel, le problème profond reposant sur ces monocultures industrielles de palmier aux bilans environnemental et social catastrophiques. Ne nous trompons donc pas de débat : il ne s’agit pas d’interdire toutes les cultures de palmiers à huile, ni d’imposer aux Indonésiens de cuisiner au beurre leur Nasi Goreng typique. C'est le modèle agricole aujourd'hui en place qui rend la culture de palmiers à huile particulièrement nocive. Et aucun label n'est là pour changer la donne.

Aucun label ne garantit une huile de palme "durable"

Vous avez peut-être déjà entendu parler du label RPSO en français :« Table-Ronde pour une huile de palme durable », un dispositif mis en place par des industriels de l’agroalimentaire, des producteurs d’huile de palme et certaines ONG en 2004 pour promouvoir une « huile de palme durable » à travers un label.

Seulement, de nombreuses ONG dont France Nature Environnement constatent que ce label n’interdit pas la déforestation ni l’utilisation du Paraquat ou la technique du brûlis, forte émettrice de gaz à effet de serre. Seules les forêts primaires et les tourbières sont protégées et encore seulement depuis 2005, ce qui signifie qu’une palmeraie créée en 2004 sur une forêt primaire peut être certifiée ; elle n’en est pourtant pas moins responsable de déforestation. De plus, le dispositif est opaque et insuffisamment contrôlé : la garantie d'une huile de palme « durable » est donc très loin d'être assurée.

Et à cause des lobbies, les taxes favorisent la consommation d’huile de palme…

Autre levier insuffisamment utilisé pour réduire les désastres, les taxes, aujourd'hui fortement favorables à l'huile de palme. En effet, quand une tonne d'huile d'olive est taxée 190 euros, une tonne d'huile de palme, elle, est taxée 104 euros1. Un régime de faveur que les députés français ont tenté de faire disparaître en 2012 puis en 2016 lors du projet de loi pour la reconquête de la biodiversité. Mais par deux fois, les pressions de l'Indonésie et de la Malaisie, ainsi que des grands groupes industriels, ont gagné face à l'intérêt général.

La bataille est encore loin d'être terminée. En attendant un modèle plus soutenable, comment faire pour satisfaire votre gourmandise sans prendre part au désastre social et environnemental ? »

http://www.fne.asso.fr/dossiers/cest-quoi-le-probl%C3%A8me-avec-lhuile-de-palme%C2%A0-orang-outang-d%C3%A9forestation

Repost 0
Published by Bagnolet en Vert - dans Environnement 93 FNE
commenter cet article
10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 11:04
Philippe Martin, la biodiversité et le bois de Romainville

FNE nous apprend – ce 8 février - que Philippe Martin sera bien le président de l’Agence Française pour la Biodiversité. Espérons qu'il se souviendra de notre projet qu'il soutenait de faire du bois de Romainville un observatoire populaire de la biodiversité. (Nous l'avions rencontré, avec Fabrice Nicolino, il y a quelques années pour le sensibiliser à la préservation de la biodiversité de la Corniche des Forts)

« Le Conseil des ministres de ce 8 février a nommé M. Philippe Martin à la présidence du Conseil d’administration de l’Agence française pour la biodiversité.

Cette nomination devra encore être officialisée par décret, mais il ne s’agit là que d’une formalité qui viendra clore la procédure qui a débuté le 19 janvier dernier.

C'est en effet lors de sa réunion d'installation ce 19 janvier que le Conseil d’administration de l’Agence française de la biodiversité (AFB) a accepté la candidature de M. Philippe Martin.

Le candidat a dû ensuite se plier à un « grand oral » le 1er février devant les Commissions du Développement durable du Sénat et de l'Assemblée nationale.

La présidence du conseil d'administration de l'AFB fait en effet partie de la liste, fixée par la loi organique du 23 juillet 2010, des fonctions qui sont pourvues par le Président de la République après avis public des commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat.

Signalons qu’en introduisant M. Martin devant la Commission de l’Aménagement du territoire du Sénat, le président de la Commission, M. Hervé Maurey, a taclé la ministre de l’Écologie, estimant qu’elle avait fi, du fait de son enthousiasme et son empressement à installer l’AFB, des procédures lors de la réunion du 19 janvier.

Lors de ses deux auditions, Philippe Martin a évidemment rappelé les grandes lignes des missions, du fonctionnement et de la gouvernance de l’AFB.

Mais il a surtout voulu fixer l’ambition de ce nouvel établissement : « agir de manière positive, démontrer que la biodiversité n’est pas un « empêcheur de réalisation », mais un « pourvoyeur de solutions », en même temps qu’une source d’innovation, d’activité et de bien-être ».

Il s’agit selon l’ancien ministre d’un « tâche immense et exaltante » que l'agence ne pourra assumer seule : « si elle veut réussir son ancrage sur le terrain, elle devra développer une culture de la participation en impliquant tous les acteurs concernés (…). Je m'attacherai donc à rassembler. »

Philippe Martin a répondu avec aplomb aux différents questions des sénateurs et des députés sur de nombreux points :

  • le cumul de mandat : « À partir de juin, je me consacrerai au Gers et à la présidence de l'AFB si ma candidature est acceptée » ;

  • sa rémunération : « Je ne dis pas qu'il n'y aura pas de défraiement, mais la mission est bénévole » ;

  • la place de la mer : « Centrale, car la mer est un trésor de biodiversité » ;

  • le lien avec l’Office nationale de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) : « L'agence participera à cinq expérimentations avec l'ONCFS dans des départements pilotes, non pas pour une intégration des structures, mais pour un travail en commun » ;

  • les relations avec les chasseurs : « Je viens d’un département où cohabitent agriculteurs, chasseurs et défenseurs de la nature (…). Par conséquent, je jouerai pleinement mon rôle d’animateur et d’interface entre les uns et les autres » ;

  • la police de l’environnement : « S'il est certain que des pouvoirs de police doivent s'exercer, il faut aussi garantir le dialogue local, pour que les règles soient comprises et leurs difficultés aussi » ;

  • l'agence nationale et les agences régionales : « Des conventions sont prévues, il n'y aura pas de modèle unique. Des discussions s'engagent avec l'Occitanie, Paca, le Centre-Val de Loire, la Normandie » ;

  • les moyens de l’AFB : «  L’agence a les moyens budgétaires de son action (…). Des moyens humains supplémentaires ont été attribués à l’AFB. D’autre part, les moyens d’action ne sont pas uniquement budgétaires. Nous aurons le souci de bien faire les choses et de mutualiser nos actions ».

À l'issue du vote à bulletin secret dans chacune des Commissions, la candidature de M. Martin a été validée avec 23 voix pour et 17 contre.

M. Martin présidera donc officiellement la prochaine réunion du Conseil d’administration de l’AFB. Prévue le 23 février, celle-ci examinera le budget de l’Agence et devra valider plusieurs points dont les premières actions de l’AFB, son organisation territoriale et les délégations au directeur général. »

Trois articles de ce blog sur la forêt en formation de Romainville-la corniche des Forts dont la Région veut faire à grand frais une base de loisirs … :

http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/2017/02/les-amis-de-la-foret-de-la-corniche-des-forts-ecrivent-a-la-region.html

http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/2016/10/romainville-a-la-corniche-des-forts-ce-vendredi.html


http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/article-dimanche-balade-en-foret-a-romainville-117437042.html

Repost 0
Published by Bagnolet en Vert - dans Environnement 93 FNE
commenter cet article