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  • : Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet
  • : Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
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L'éditorial du blog

planete_bleur_belle_fond_vert.jpg                                                           

Ce blog «Bagnolet en Vert» est le blog d’Hélène Zanier, de Pierre Mathon et de leurs amiEs. Aujourd’hui militantEs associati -fs –ves (à « Bagnolet Ecologie » et Environnement 93, Jardins partagés, « l’Association des Bagnoletais contre la Dette », Romeurope, RESF, Russie-Libertés, Murs-À-Pêches, etc.), après avoir été élus (régionaux, municipaux) et responsables du parti Les Verts, nous entendons contribuer à l’avancée des idées et des projets écologistes.

Penser et agir, globalement et localement, telle est la devise de notre blog écolo,  Vert et ouvert, militant et d’éducation populaire, libre, bagnoletais, intercommunal et planétaire.

Hélène Zanier et Pierre Mathon

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En Vert et avec tous !

Vous pouvez compter sur 

Pierre MATHON
et toute l'équipe de
BAGNOLET EN VERT


* pour l’environnement et le développement durable, 
* pour la démocratie, la citoyenneté et la laïcité,
 
* pour la solidarité et l’égalité des droits, 
* pour l’école, l’éducation et la culture, 
* pour un urbanisme de qualité

 
En Vert et avec tous                                            

AGENDA

BONNE ANNEE 2015 !

 

Mardi 3 février à 20h30 conseil de quartier de la Dhuys à l'école Joliot-Curie

 

Mercredi 4 février à 19h atelier participatif sur la ZAC Benoit Hure : les espaces extérieurs  et l'occupation de la mairie historique

 

Jeudi 5 février 19h30 salle P et M Curie conseil de quartier des Malassis

 

PETITIONS

Réaction aux propos intégristes d'un élu de la majorité municipale de Bagnolet : pour le droit des femmes à disposer de leur corps

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_maire_de_Bagnolet_defense_du_droit_des_femmes_a_disposer_de_leur_corps/?sMpnibb

 

« Monsieur le Maire de Bagnolet: Nous vous appelons à créer une maison de quartier et citoyenne dans le quartier de la Dhuys»

http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Maire_de_Bagnolet_Nous_vous_appelons_a_creer_une_maison_de_quartier_et_citoyenne/?tUmsDgb

 

Pour que cesse l'acharnement juridique contre la confédération paysanne
 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-acharnement-conf-865.html

 



 

 

 

 

 

 

 


 

29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 17:41
Inscriptions anti-Juifs et anti-Roms à Montreuil : suites et rassemblement

Le coupable présumé, arrêté par la police, a été relâché et subira une expertise psychiatrique. Il sera jugé le 17 avril.

Par ailleurs, u
n rassemblement citoyen aura lieu ce lundi 2 janvier 2017 à 14 heures devant l'école Anne Frank 37, rue Colbert à la Noueont été découverts des tags haineux anti-Juifs et anti-Roms.

Il nous avait bien semblé
à la lecture attentive de la presse et des communiqués que certains passaient au second plan le fait que ces inscriptions criminelles s'en prenaient aussi aux Roms. Sans parler de déclarations qui s'empressaient de parler de racisme en général alors qu'étaient ciblés très précisément par les inscriptions deux populations : les Juifs et les Roms, comme aux heures les plus sombres de notre histoire.

Lu dans « Paris-luttes » Site coopératif d’infos et de luttes Paris – banlieue, ce 26 décembre :
« Montreuil : des tags antisémites et anti Rroms sur une école

Des tags dégueulasses visant à la fois les personnes de confession juive que les roms, nombreux et régulièrement chassés à Montreuil. On peut même noter que les inscriptions contre les roms sont particulièrement haineuses, insistant sur la volonté de l’extermination de ces derniers.
Le terme "cafard" au même titre que "parasites" est un terme utilisé par les tenants du 3e Reich pour qualifier toutes les personnes ne correspondant pas aux "critères raciaux" des nazis. Rappelons tout de même que les Tziganes et Rroms ont été victimes d’un génocide particulièrement féroce de la part des nazis durant la Seconde Guerre mondiale. Pas assez néanmoins selon Gilles Bourdouleix, maire UDI de Cholet qui avait déclaré en 2013 "qu’Hitler n’en avait pas tué assez", le tout en restant en poste. Il y a donc un lien direct entre juif et Tziganes [1] . Et ce lien c’est l’extermination.

Malheureusement, les médias ont refusé de faire ce lien, insistant uniquement sur l’aspect antisémite de l’acte. Aucun mots de solidarité avec les Rrom n’a fuité dans les médias et dans la bouche des politiques.

Solidarité avec les juifs, les rroms et contre tous les racismes !

Notes

[1] Tzigane est un synonyme de Rrom, usité comme tel à l’époque »

 

Pierre Mathon

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 11:28
Sur le PADD de Montreuil-3

Voici pour nourrir la discussion la 3ème partie d' un texte de Jean-Marc Mariotti dans le blog « La Gazette de Montreuil » sur la discussion en cours au sujet du PADD (Projet d'Aménagement durable) de Montreuil
http://la-gazette-de-montreuil.eklablog.fr/urbanisme-analyse-des-contradictions-du-padd-et-mes-souhaits-pour-mont-a127335716 :

« Urbanisme : analyse des contradictions du PADD et mes souhaits pour Montreuil-3


Par Jean-Marc Mariotti dans Urbanisme le 2 Novembre 2016 à 04:14

 

 « (...) 

Point 4 page 6 : « Veiller à la qualité de la construction, de l’architecture et de l’esthétique des opérations »

 

Ce qui pose immédiatement le problème du « qui veille », qui décide de ce qui est acceptable ou pas.

En termes d’esthétique architecturale Montreuil, c’est à peu près tout et énormément de n’importe quoi (beaucoup hérité des années 60/70)… aucune cohérence, aucun respect des environnements, aucune cohésion des architectures, aucun souci des besoins humains…

 Il y a une façon simple d’y remédier.

C’est de consulter les habitants locaux dans un rayon disons de 200 mètres autour du projet d’implantation pour les zones constituées à majorité de logements et 400 mètres pour celles ou l’activité domine. Et bien évidemment, de tenir compte du résultat de cette consultation pour accorder ou non un permis de construire.

On peut espérer que cela  réduirait radicalement le nombre de mécontentements, procès, et projets incohérents.

  

Point 4 page 7 : « Lutter contre la gentrification et permettre aux catégories populaires de rester à Montreuil »

 

La « gentrification », un concept creux s’il en est ; et pourquoi pas lutter contre l’embourgeoisement des catégories populaires et la « boboïsation » des anciens rebelles pendant qu’on y est… mais passons.

 

Compte tenu des éléments précédemment exposés, il n’y a pas plusieurs façons de réaliser cet objectif de maintien des catégories populaires. Il n’y en a qu’une, c’est de stopper et même éradiquer la spéculation immobilière.

À défaut de pouvoir voter des lois nationales qui supprimeraient tous les parasites et intermédiaires qui se sucrent sur l’immobilier sans rien produire, il ne reste plus à Montreuil qu’à adopter un PLU suffisamment dissuasif pour :

- empêcher la densification nécessaire à la production de plus-values (comme on peut le constater dans les opérations qui achètent à n’importe quel prix du R+2, pour en faire du R+5, ou plus),

- multiplier (par dévolution à des espaces verts et/ou d’activité) les réserves de zones qui empêchent l’installation de logements,

- imposer des obligations de construction qui rendent les opérations immobilières si contraignantes qu’elles deviendraient non rentables.

 Bref, l’exact contraire de ce qu’a fait madame Voynet et son équipe de soi-disant écolos, qui a ouvert en grand les vannes de la spéculation immobilière en vidant le PLU de quasiment toute contrainte (parkings, hauteur de bâtiment, locaux collectifs et/ou d’activité, orientation des ouvertures, et cetera) ; et qui a laissé en conséquence des projets dégueulasses se faire, comme on peut en voir partout.

  

Point sur « Points de débat » page 8 : « Construire d’autres équipements publics (…) ou les rendre accessibles par des navettes ? »

 

Une étonnante opposition qui n’a pas lieu de se poser.

 À l’évidence, on ne gardera pas un aspect de village à Montreuil sans équipements, commerces, activités, emplois et services de proximité ; tandis que si on veut lutter contre l’envahissement de la bagnole, tout ce qui peut être développé en termes de transports collectifs (et/ou alternatifs) et pour désenclaver certains quartiers de Montreuil doit être fait.

Sur ce dernier point, à l’exception des tramways qui passent là où on n’en a pas besoin (comme celui des boulevards extérieurs, qui aurait été bien plus utile en suivant le parcours de la Petite Ceinture, ce qui aurait permis l’interconnexion directe avec les métros), je n’ai qu’une exclusion totale, c’est celle qui concerne les Vélib’, auxquels je suis totalement opposé. J’y reviendrai.

 


• Montreuil, territoire attractif

 

Point 4 page 13 : « Les activités économiques à favoriser ou à développer »

 

À travers les artistes, artisans (d’arts et autres), acteurs du secteur culturel, résidants à Montreuil, c’est insensé que cette ville ne comprenne pas, et depuis tant d’années, qu’elle vit sur une mine d’or inexploitée.

Quelle ville peut s’enorgueillir d’accueillir plus de 800 artistes et artisans, et un secteur culturel dont il est même difficile de quantifier l’impact tant les acteurs sont nombreux (presque autant qu’à Paris d’après le site de la Mairie).

Sauf que cette ville qui ne cesse de se glorifier de ces catégories d’habitants ne fait quasiment rien pour eux ; rien pour les aider à se faire connaître, à se développer, à créer de l’activité économique autour de leurs savoir-faire.

 Depuis des années, je propose aux différentes équipes municipales de mettre le paquet pour le développement de ces secteurs, sans jamais éveiller le moindre intérêt de leur part.

J’ai mis en ligne (entre autres) un projet articulé autour d’un Centre des Arts et Métiers d'Art, à l’échelle des besoins locaux et à visées internationales, qui n’a jamais reçu la moindre réponse.

 De même, il faudrait multiplier l’implantation de centres d’arts, d’artisanats et d’entreprises culturelles sur le modèle de la « Cité des Ateliers d’artistes du Bel air » ; une expérience qui je l’espère ne restera pas unique, tant j’ai aimé ce qui s’y passe lorsque je l’ai visité.

 

Voilà des axes majeurs sur lesquels la Ville pourrait s’appuyer pour se rénover et développer de l’activité économique à moindres frais, puisqu’utilisant des ressources locales ; mais visiblement elle ne sait pas faire, pire elle ne comprend même pas tous les bénéfices qu’elle pourrait en tirer.

 

Le grand absent de ce PADD est l’industrie, réduite année après année à la portion congrue à Montreuil : moins de 15 % des activités, et encore cela dépend de comment on compte.

Là encore, les politiques de déclassement du PLU menées après Brard (pour les nouveaux : le maire avant Voynet) vont totalement à l’encontre de ce maintien des activités industrielles et il est urgent de préserver et recréer des zones d’activités pour que rien d’autre ne puisse s’y installer.

  

Point 5 pages 13 : « Donner envie aux nouvelles entreprises de s’implanter »

 

À l’évidence compte tenu du déficit d’emplois sur Montreuil, ce devrait être une priorité des priorités et ce d’autant plus que tout emploi créé, toute entreprise qui s’implante et/ou se développe, c’est également des recettes complémentaires qui permettraient de soulager les difficultés financières de la Ville et également les impôts locaux des personnes.

 

Cependant, nous sommes typiquement dans un système de multiples contraintes (souvent contradictoires), où les déclarations d’intentions se heurtent aux réalités financières qui font qu’Est Ensemble et donc Montreuil, est classé dans les communes à la fiscalité locale (des personnes et des entreprises) parmi la plus forte.

Sur les 41 villes de plus de 100 000 habitants, Montreuil est une des villes les plus chères : à la 38ième place pour sa pression fiscale locale classée par ordre croissant ; encore récemment, par exemple, en matière de cotisation foncière des entreprises, Est ensemble a validé le taux le plus important de tout le 93 : 38,67 %.

 Alors, quel intérêt, pour une entreprise qui sait compter, de s’implanter dans une ville où la CET (Contribution Économique Territoriale, composée notamment de la cotisation foncière) est au maximum de ce que les régions, les départements et les villes peuvent prélever ?

Ce n’est donc pas un simple calcul comptable qui permettra aux entreprises de s’implanter à Montreuil plutôt qu’ailleurs, bien au contraire.

 Une déclaration d’intention sur l’attractivité pour les entreprises, qui ne repose donc sur pas grand-chose, parce que ce n’est pas en matraquant fiscalement les entreprises qu’on leur donnera envie de venir s’installer à Montreuil.

De plus, Est Ensemble n’a pas les moyens de baisser les impôts locaux des entreprises, car il serait alors obligé de les transférer sur les particuliers qui sont déjà au maxi du supportable, pour ce qui concerne la taxe d’habitation et la taxe foncière (2 impôts stupides et injustes, s’il en est, qui ne discriminent pas les impositions en fonction des revenus).

 Les données du problème sont donc !

- plus on augmente les impôts locaux des entreprises plus on les fait fuir ailleurs, moins on a de recettes fiscales et plus on doit augmenter les impôts des entreprises qui restent et/ou ceux des particuliers (et plus on fait fuir les deux),

- plus on baisse les impôts locaux des entreprises pour rendre le territoire plus attractif, plus on doit compenser par ceux des particuliers qui n’en peuvent déjà plus,…

 Un problème insoluble ? Oui, tant que la fiscalité française sera ce qu’elle est stupide, inégalitaire, non progressive et absurde (notamment au niveau des assiettes)…

 En attendant que les politiques nationaux se décident à faire ce qui devrait être fait (et il est inutile d’attendre parce qu’ils ne feront jamais rien, puisque c’est ce qu’ils savent le mieux faire), il ne reste plus à Montreuil qu’à faire la danse du ventre pour attirer de nouvelles entreprises, parce que ce n’est certainement pas le choix de l’optimisation économique qui les fera venir.

Elle pourrait prendre la forme d’une cellule de développement économique qui soit un vrai soutien aux entreprises en matière de développement, de mise en relation, d’aide à l’implantation et tant d’autres actions qui ne sont visiblement pas dans la culture de Montreuil.

Non, je rigole ; il en existe déjà une à Est Ensemble ; mais quelqu’un sait-il qu’elle existe et ce qu’elle fait ?

 

 Il y a également de graves problèmes passés sous silence qui laisseront au niveau des bonnes intentions de grandes parties de ce PADD.

 Montreuil n’est pas en bonne forme financière… ça date de loin et je ne vais pas vous en faire l’historique, ni l’analyse.

Cette ville s’est également enkystée dans de mauvaises pratiques de gestion des services publics qui font que ses coûts/services rendus sont plus élevés que la plupart des villes avec lesquelles on peut la comparer, pour des prestations souvent déplorables. On ne va pas épiloguer sur les causes, ce sont des constats que chacun peut faire. Mais, à l'évidence, Montreuil n’aura pas les moyens de toutes ses ambitions, sans une réforme profonde et probablement douloureuse de ses modes de fonctionnements qui viennent de loin.

 De plus, les communautés d’agglomération, donc Est Ensemble (créé en 2010), devaient permettre (entre autres) la mise en commun de moyens qui auraient dû optimiser et faire baisser les coûts des services publics, et donc nos impôts, avec en plus une promesse d’amélioration des prestations rendues.

Or, il suffit de constater qu’entre 2009 et 2016 ans nos impôts locaux ont augmenté de 17,9 % (2,8 % de plus en moyenne par an) pour la taxe d’habitation, et 26,4 % pour la taxe foncière (4 % de plus en moyenne par an), pour admettre qu’il n’en est rien ; avec en plus une amélioration des services publics locaux qu’on serait bien en peine de démontrer.

Un phénomène incontrôlé de dérive des dépenses publiques qui n’est pas propre à Montreuil et qui accompagne généralement toutes les créations de communauté d’agglomérations… qu’on nous a pourtant « vendu » en nous expliquant que cela permettrait de faire des économies et améliorerait les services publics à terme.

Je pense que nous allons attendre longtemps… d’autant que ce n’est pas en créant des supra-structures qu’on doit procéder pour faire des économies d’échelles… Presque tous les managers le savent, mais visiblement pas nos politiques (pour lesquels, c’est toujours bien de créer de nouvelles places rémunérées à occuper).

  Reste en attendant que la gabegie soit résolue (on peut toujours rêver), le développement des ressources locales de Montreuil ; et là, il y a vraiment beaucoup à faire, notamment comme je le soulignais plus haut pour le secteur artistique, artisanal et culturel.

 

 Ha encore une donnée qui en dit long sur les besoins de rééquilibrage de cette ville : seuls 46,5 % des foyers payent de l’impôt sur le revenu à Montreuil, contre 62,7 % en moyenne nationale… Sans commentaire…

(...) »

 

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 11:17
Sur le PADD de Montreuil-2

Voici pour nourrir la discussion la deuxième partie d' un texte de Jean-Marc Mariotti dans le blog « La Gazette de Montreuil » sur la discussion en cours au sujet du PADD (Projet d'Aménagement durable) de Montreuil
http://la-gazette-de-montreuil.eklablog.fr/urbanisme-analyse-des-contradictions-du-padd-et-mes-souhaits-pour-mont-a127335716 :

« Urbanisme : analyse des contradictions du PADD et mes souhaits pour Montreuil-2


Par Jean-Marc Mariotti dans Urbanisme le 2 Novembre 2016 à 04:14

 

« (...) 

  

Point 3 page 6 : « Freiner / réguler la densification »

 

Freiner, réguler ou stopper ?

 

 Avec 11 675 habitants/km2, en termes de densité de population, Montreuil se situe déjà dans une moyenne haute, voire très haute, par rapport à d’autres communes de la Petite Couronne.

 Pour mémoire, moyenne par département :

- Haut de Seine (92) : 9 042 hab./km2

- Seine Saint-Denis (93) : 6 578 hab./km2

- Val-de-Marne (94) : 5 527 hab./km2

 

 Encore pour mémoire, la densification par ville de Est Ensemble (données 2013) :

Nom

Code Insee

Superficie (km²)

Total population

Densité population au km²

 Bobigny 

     93 008  

             6,77  

       49 802  

           7 356  

 Romainville

     93 063  

             3,44  

       25 657  

           7 458  

 Noisy-le-Sec 

     93 053  

             5,04  

       41 125  

           8 160  

 Bondy 

     93 010  

             5,47  

       52 865  

           9 665  

 Pantin 

     93 055  

             5,01  

       53 471  

         10 673  

 Montreuil 

     93 048  

             8,92  

     104 139  

         11 675  

 Bagnolet 

     93 006  

             2,57  

       35 984  

         14 002  

 Les Lilas 

     93 045  

             1,26  

       22 819  

         18 110  

 Le Pré-Saint-Gervais 

     93 061  

             0,70  

       17 908  

         25 583  

 

Une volonté de densification ne peut se comprendre que si cela répond à des données et/ou besoins locaux spécifiques.

 Montreuil a-t-il besoin d’encore plus d’habitants ? Avec un taux de chômage tournant autour de 18 % (une donnée passée sous silence dans le PADD, alors que la moyenne nationale est de 10 %, hors catégories non prises en compte), manque-t-il de main-d’œuvre ? Dispose-t-il d’un excédent de terrains constructibles à valoriser ? Ses équipements collectifs sont-ils sous-employés ? Dispose-t-il d’un excédent de budgets et/ou de financements qui lui permettraient de répondre aux besoins supplémentaires de services publics et équipements collectifs, générés mécaniquement par de nouvelles populations ?...

À l’évidence, les réponses sont non, à toutes ces questions.

 Alors, quel intérêt de poursuivre cette densification, même en la régulant ? Sauf si on est promoteur, agence immobilière, ou distributeur de services publics privatisés (comme Engie, Véolia ou d’autres grands propagandistes des « idéologies » concentrationnaires, pour lesquels les grands ensembles sont des mannes), ou encore qu’on défende les intérêts du Grand Paris ou d’Est Ensemble (qui ne sont pas ceux de Montreuil), je ne vois pas en quoi il y aurait une quelconque utilité ou nécessité de densifier.

 Plus généralement, Montreuil n’a pas à se substituer à toutes les communes qui ne jouent pas le jeu et qui ont des retards en termes de densification, ainsi qu’en logements sociaux ; alors même, faut-il le rappeler, que les besoins locaux (en terme de services publics et d’environnement) des Montreuillois ne sont pas satisfaits.

 De plus ; on ne peut pas vouloir préserver l’aspect « village » de Montreuil, ou encore (parmi d’autres contradictions) réduire la place de la voiture ou développer les espaces verts, et continuer la densification. C’est tout simplement pas possible ; les choix s’excluent les uns des autres.

 On le sait depuis longtemps, au-delà de certains seuils de densification et/ou de surpopulation, le politique ne maîtrise plus rien et les populations subissent de façon quasiment inversement proportionnelle à la densité : désocialisations, incivilités, climat d’insécurité, irresponsabilités, incivismes, délinquances, perte de l’intelligence collective… et tout simplement mal de vivre…

N’oublions pas que, si nous ne sommes pas des rats, pour autant l’expérience du cloaque a démontré depuis les années 60 que la surpopulation est un facteur en-soi de dérèglements et de pathologies sociales, y inclus quand tous les besoins primaires sont satisfaits. Nos expériences d’urbanisation forcenée ont toujours démontré que nous ne sommes pas très différents des rats, au regard des pathologies sociales qui résultent de la densification.

 

Aussi (bis) au risque de me faire de « nouveaux amis » parmi mes amis de gauche, j’ose le dire : il faut totalement arrêter la densification de Montreuil ; du moins en l’attente, que les problèmes et besoins actuels soient résolus et satisfaits.

 Il est donc facile d’en déduire que je suis pour que les quartiers pavillonnaires le restent, avec des habitations faisant au maximum R+2, tandis que les emplacements destinés à recevoir des logements collectifs ne devraient jamais dépasser R+4, avec des obligations d’espace vert et de mixité d’activités renforcées. (...) »


 

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 10:51
Sur le PADD de Montreuil-1


Voici pour nourrir la discussion la première partie d'un texte de Jean-Marc Mariotti dans le blog « La Gazette de Montreuil » sur la discussion en cours au sujet du PADD (Projet d'Aménagement durable) de Montreuil
http://la-gazette-de-montreuil.eklablog.fr/urbanisme-analyse-des-contradictions-du-padd-et-mes-souhaits-pour-mont-a127335716 :

« Urbanisme : analyse des contradictions du PADD et mes souhaits pour Montreuil


Par Jean-Marc Mariotti dans Urbanisme le 2 Novembre 2016 à 04:14

 

Comme vous n’êtes probablement pas sans le savoir, une grande concertation est en cours, pour modifier le PADD (Plan d’Aménagement et de Développement Durables), et par la suite le PLU (Plan Local d’Urbanisme).

 Des enjeux politiques fondamentaux pour l’avenir de Montreuil et la ville que nous souhaitons pour aujourd’hui (2018) et demain.

 La première version du PADD élaboré à la suite de ces consultations et des validations des élus est en ligne : cliquez sur ce lien pour le lire.

 Une merveille ce PADD, car qui ne pourrait pas être d’accord avec les déclarations d’intentions…

À part quelques points de détails et contradictions (que je soulèverai par la suite), si les actes suivent les intentions c’est une ville idyllique que nous connaîtrons… ou un peu plus d’enfer, notamment parce que certaines options sont totalement irréalistes et ne tiennent pas compte des conséquences qui en découleront.

 Aussi, en suivant les chapitres du PADD, je vous livre mes analyses, points de divergences et propositions.

 


• Montreuil, ville de partage

 

Point 1 page 6 : « Permettre la réalisation de 580 logements par an en moyenne »

 

Bien sûr, on ne peut que souhaiter que les 7 000 demandes de logements sociaux montreuillois trouvent à se loger dans la commune. Il y a juste quelques défauts de taille dans cette fuite en avant des constructions de logements, notamment à destination sociale.

 Le quota d’attribution de la Ville sur les logements sociaux construits est de 20 % ; le reste se répartissant sur les autres opérateurs : action logement, région, État.

Au rythme des constructions prévues (580 par an en moyenne), un simple calcul (7000/(580*0,2)) montre qu’il faudra 60 ans, pour satisfaire à toutes les demandes locales actuelles.

Dans le même temps (sans compter que 60 ans c’est long pour obtenir un logement), cela implique également :

- qu’il faudra accueillir 28 000 (!!!) demandeurs de logements sociaux venant d’ailleurs, en plus à Montreuil.

- si ce sont des programmes mixtes qui sont mis en place et que les PLAI ne représentent que 30 % des constructions, la population de Montreuil serait tout simplement doublée rien qu’avec ces programmes sociaux (sans inclure les privés !) ; juste pour reloger nos mal-logés !

 Les chiffres sont implacables…

 Avez-vous envie que la population de Montreuil double ? Que nous ayons à gérer et financer (dans cette ville déjà en faillite) toutes les conséquences en terme de besoins de services publics et infrastructures (écoles, collèges, centres sociaux, sportifs, médicaux, et cetera, et cetera) ? Moi pas.

Montreuil en a-t-il tout simplement les moyens quand (selon des chiffres que je n’ai pas pu vérifier) chaque nouvel enfant (sans même intégrer son coût scolaire) coûte déjà à la Commune en moyenne 1 500 € par an.

 Outre les problèmes financiers évidents que cela impliquera, cette fuite en avant devient absurde et contre-productive par rapport à un projet de ville qui voudrait respecter certains équilibres.

Les besoins actuels des populations (propreté, tranquillité, circulation, stationnements, emplois, et cetera) ne sont déjà pas satisfaits, et depuis trop longtemps. Qu’en sera-t-il avec ces nouveaux apports de populations, qui nécessitent une attention permanente sous peine que la « loi de la jungle » ne prenne le dessus ?

 Ce n’est donc certainement pas en continuant à construire des logements (sociaux ou non) qu’on résoudra les nombreux problèmes actuels de Montreuil.

Pire, nous ne ferions qu’aggraver tous ceux qui sont déjà le lot quotidien des Montreuillois, sans plus aucun moyen de les résoudre.

 C’est tout cela que n’anticipe pas cette a priori bonne intention du PADD actuel.

Gérer, c’est prévoir ; tenter de réaliser un « idéal social » sans en avoir les moyens, c’est créer un cauchemar.

 

Avec 36 % de logements sociaux, Montreuil remplit déjà très largement ses obligations par rapport à la dernière loi SRU qui impose aux communes d’avoir au moins 25 % de logements sociaux.

Autant j’aime, j’apprécie et je ne pourrais pas vivre sans mixité sociale, autant si on concentre tous les « pauvres » à Montreuil, je ne vois plus du tout où serait encore la mixité…

 Aussi au risque de me faire de « nouveaux amis » parmi mes amis de gauche, j’ose le dire : il faut totalement arrêter la construction de logements sociaux à Montreuil.

Il y a autre chose à faire avec cette ville, en commençant d’abord par régler les problèmes actuels, sans s’en créer de nouveaux.

Il faut cependant maintenir une obligation dans le PLU pour que tous les logements collectifs (disons à partir de 10 logements) comportent au moins 25 % de logements sociaux, promouvoir les réhabilitations, développer les habitats autogérés, les écoquartiers, obliger à une vraie mixité des activités, créer des centres d’activités, et cetera… plutôt que continuer à construire exclusivement du logement social. Mais, j’y reviendrai.(...) »

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 09:41
Le Parisien rend compte de la réunion municipale sur le PLU de Montreuil

Là aussi (bon, ce n’est pas aussi voyant que pour l’Anru-Malassis de Bagnolet), on peut regretter que les articles du Parisien ressemblent davantage à des publi-reportages (une sorte de bulletin municipal bis, comme si les mairies n’’utilisaient pas suffisamment leur moyens de com’ pour formater les opinions), qu’à des articles de journalistes …

Le compte-rendu de la réunion municipale de Montreuil consacrée à la présentation des premières propositions en matière de Projet d’aménagement et de Développement Durable (PADD) du Plan Local d’Urbanisme (les grandes orientations du PLU) n’échappe pas à ce travers.

Nous nous réjouissons cependant de l’objectif que s’est fixé la mairie de Montreuil, de prendre le temps nécessaire à la révision globale de son PLU au lieu de se cantonner comme celle de Bagnolet à le modifier partiellement et à la va-vite.

Par ailleurs j’ai constaté qu’une page sur 18 de la 1ère version du PADD est consacrée à la préservation des murs à pêches et il est mentionné (en page 6 dans un bref, trop bref et trop imprécis) une volonté de « Freiner / réguler la densification » :
« Ne pas construire au-delà des capacités des équipements et services publics, et des infrastructures, anticiper les besoins de stationnement, contenir les grandes hauteurs et prendre en compte les caractéristiques urbaines des 14 villages. »

Tout cela est bel et bon, mais manque de précision et peut-être de détermination.

Lu donc dans
le Parisien.FR du 21 septembre 2016 :

« Montreuil : les habitants veulent dessiner le futur de leur ville

Hélène Haus

Il y a ceux qui s’égarent un peu pour débattre sur leur quartier : « Mais si ! On peut se promener en toute sécurité au square de la République… » Et ceux qui restent concentrés, en bons élèves : « Fixer un objectif de 580 nouveaux logements par an tout en garantissant la construction d’immeubles à taille humaine, ce n’est pas un peu contradictoire ? »

Mardi soir à la mairie, pas moins de 120 Montreuillois ont participé au « grand atelier » sur le Projet d’aménagement et de développement durable (PADD), qui servira de base à la rédaction du nouveau Plan local d’urbanisme (PLU) de la commune en 2018.

L’idée ? Permettre aux habitants de faire des remarques sur le texte avant sa présentation en conseil municipal, puis au conseil territorial d’Est Ensemble à la fin de l’année. « Le PLU va guider les décisions de la ville en matière d’activités économiques, de bâti, de mobilité, d’environnement, de loisirs et d’équipements dans les dix à quinze prochaines années », a rappelé Gaylord Le Chequer (FDG), adjoint délégué à l’aménagement durable.

Pendant plus de deux heures, les Montreuillois ont partagé leurs réflexions : « Vous voulez réduire la place de la voiture, mais si les transports et les commerces de proximité ne suivent pas, c’est impossible ! Il faut proposer des solutions avant de punir ». Et surtout leurs questions : « En ces temps de disette budgétaire, sur quoi allez-vous fixer vos priorités ? Vous ne pourrez pas tout faire ! », a lancé un participant. « Vous parlez de valoriser la mixité, mais est-ce à l’échelle des immeubles ou des quartiers ? », s’est enquis un autre.

L’ensemble des remarques sera consigné par la municipalité, qui a fait de ce nouveau PLU un des dossiers emblématiques de sa mandature. « L’actuel plan local d’urbanisme (NDLR : voté sous le mandat de l’écologiste Dominique Voynet) est trop permissif et a des effets pervers », a critiqué le maire (PCF) Patrice Bessac, qui est intervenu en fin de soirée pour égrener ses propres idées. Comme rendre payantes la quasi-totalité des places de stationnement, tout en instaurant une carte résidentielle « abordable » pour éviter que les automobilistes des villes voisines ne prennent Montreuil pour un parking.

Tous les habitants peuvent partager leurs propositions par courrier ou par mail à la mairie jusqu’au 21 octobre.


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Déjà 300 propositions

Entre avril et juin 2016, 300 contributions écrites ont été déposées par les Montreuillois au Projet d’aménagement et de développement durable (PADD), le document qui servira de base à la rédaction du nouveau Plan local d’urbanisme (PLU). Voici leurs propositions :

Habitat. Lutter contre la gentrification* en maîtrisant le coût du foncier et des loyers. Freiner et réguler la densification urbaine. Assurer l’esthétique des opérations immobilières en réalisant notamment des logements collectifs à taille humaine avec de nombreux espaces verts.

Equipements. Améliorer l’accessibilité des équipements publics en transports en commun, mais aussi aux personnes à mobilité réduite. Assurer une complémentarité entre les équipements du centre-ville et des autres secteurs.

Commerces. Créer un marché nocturne. Repenser l’insertion des commerces sur la rue en encadrant l’occupation des trottoirs et en élaborant une charte esthétique.

Espace public. Réapproprier l’espace public par des fêtes de quartier, de petits festivals… Développer des parcours pédestres et cyclables mettant en valeur le patrimoine culturel et naturel.

Développement économique. Donner aux entreprises l’envie de s’implanter à Montreuil par le biais de taxes ou de zones franches… Repenser la zone industrielle de Mozinor en vue d’une future suppression de son accès autoroutier.

Espaces verts. Rendre les jardins publics et partagés plus visibles et accessibles. Réinvestir le secteur des Murs à pêches en l’ouvrant sur l’extérieur.


*Gentrification : remplacement des habitants des quartiers populaires par des classes plus aisées.

leparisien.fr »
Pierre Mathon

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 12:30
Des nouvelles du projet de collège à Montreuil sur un site « Natura 2000 »

Ces nouvelles de l’opposition à la destruction de la zone Natura 2000 au 138 boulevard de Chanzy à Montreuil, au bas du parc Jean Moulin, par le conseil départemental et la mairie de Montreuil, ont été publiées le 2 septembre 2016 dans la Gazette de Montreuil « Fait par nous, pour nous... On sait pas où on va, mais on y va ensemble ; aussi rendons le chemin plus agréable à parcourir. »

:

« Nouvelles de l’opposition à la destruction de la zone Natura 2000 au 138 boulevard de Chanzy


Rappels des faits

En janvier 2016 une enquête publique est lancée pour la construction d’un collège au 138 boulevard de Chanzy, à l’emplacement actuel du stade André Blain ; une zone classée Natura 2000 dans le prolongement du Parc Jean Moulin, qui accueille actuellement un boulodrome et un terrain de foot et qui sont des lieux de loisirs, et surtout de rencontres et d’échanges essentiels et uniques pour ce quartier.

Tout le monde s’accorde à dire qu’il faut maintenir ou créer du vivre ensemble ; à ce titre, ce lieu où se rencontrent toutes les générations, toutes les cultures, toutes les classes sociales en est une illustration exemplaire et vivante.

Sans oublier que ce lieu, mal aménagé actuellement, devait évoluer pour faire une coulée verte jusqu’au square Denise Buisson, notamment en installant des aires de jeu ; mais il est vrai que les engagements (pris en 2006) n’engagent que ceux qui y croient…

Cependant, le dossier d’enquête publique recèle de nombreuses lacunes, omissions et zones d’ombre. Un article y est consacré lisible en cliquant sur ce lien.

La Commissaire Enquêtrice, madame Micheline Belfort, en date du 08 mars 2016 se satisfait néanmoins des réponses du Département aux oppositions et valide sans réserve la modification du PLU de Montreuil. Pour lire son rapport cliquer sur ce lien.

Une opposition s’exprime alors et une pétition (lancée par des habitants locaux et des défenseurs de la nature, qui a recueilli plus de 300 signatures, internet et papier, à ce jour) est lancée pour s’opposer à cette construction sur cet emplacement-là ; et ce d’autant plus qu’aucune urgence n’est révélée dans le dossier d’enquête publique ce qui laisse le temps de trouver des solutions alternatives.

Un courrier officiel est envoyé le 04 mai à la Mairie et en copie au Département, lisible en cliquant sur ce lien.

La réponse du Département en date du 18 avril en cliquant sur ce lien qui répondait à un précédent mail avant le courrier officiel.

La réponse de la Mairie en date du 30 mai en cliquant sur ce lien.

On remarquera au passage, si vous avez le courage de lire ces réponses qui atteignent des summums de langue de bois, que ni la Mairie, ni le Département n’ont daigné répondre aux nombreuses questions de fond sur lesquelles nous les interrogions ; et que le Département prétend même que : « La modification du Plan Local d’Urbanisme (PLU) augmente la constructibilité du terrain mais ne change en rien le périmètre de la zone Natura 2000 et de fait, l’obligation de protection de la faune et de la flore existantes est entièrement maintenue » (Sic !!!).

On croit rêver, ils rendent un terrain totalement inconstructible (car instable, entre autres) constructible, ils bétonnent un hectare, mais ils soutiennent que la faune et la flore seront maintenues ; hé non, on ne rêve pas... Le reste est du même tonneau et ne vaut même pas la peine d’y apporter la contradiction tant ils nous prennent pour des imbéciles…

Aussi, nous attendions sagement que le déclassement du PLU soit acté en Conseil Municipal, pour pouvoir l’attaquer devant le Tribunal Administratif, où à l’évidence nous avions de grandes chances de faire casser cette décision.

Le coup très bas de la Mairie de Montreuil, du Département et de Est Ensemble

Après avoir essayé de nous renseigner sur l’état d’avancement de la procédure pour faire modifier le PLU nous n’avions aucune réponse d’aucun élu ; y inclus de ceux que nous avons directement sollicités en parallèle, toute appartenance politique confondue, pour obtenir ces informations.

Même au Conseil de Quartier Etienne-Marcel/Chanzy du 25 mai, monsieur Olivier Stern ne nous donne aucune information sur l’état d’avancement du projet.

Et c’est ainsi que d’interrogations en investigations, nous découvrons début août que la modification du PLU a été actée par une décision en date du 12 avril par le Conseil de territoire, Est Ensemble ; à laquelle bien entendu nous n’avions aucun accès et ce d’autant plus qu’aucune publicité n’en a été faite.

Pour lire le compte-rendu de cette décision cliquer sur ce lien ; et retenez bien les noms de ceux qui ont participé à ce vote ou ont donné une délégation de pouvoir.

Ainsi quand le département nous répond en date du 18 avril, il connaît déjà et a validé cette décision, mais n’en souffle mot.

Ainsi, quand Olivier Stern nous répond en Conseil de Quartier le 25 mai, il connaît déjà et a voté cette décision, mais n’en souffle mot.

Ainsi quand le Maire de Montreuil nous répond le 30 mai, il connaît déjà et a voté cette décision, mais n’en souffle mot (sauf pour nous dire que le Conseil de Territoire a approuvé cette décision, sans nous dire que celle-ci a été votée, y inclus par lui, et fait maintenant force de loi).

Ces élus ont voté à l’unanimité la modification du PLU de Montreuil, ils sont tous au courant, mais ne diffusent surtout pas l’information.

Nous vous laissons apprécier cette opacité et ce manque d’informations, comme s’ils avaient quelque chose à cacher et/ou ne voulaient pas assumer leurs actes.

On remarquera également au passage la précipitation dans laquelle tout cela a été conduit… À peine un mois après le rapport de la Commissaire enquêtrice, la décision est actée. Nous avons rarement, pour ne pas dire jamais, vu une procédure aller aussi vite. Ça sent vraiment mauvais et nous nous demandons bien ce qui se trame et se cache en réalité derrière cette célérité occulte absolument pas justifiée.

Nous sommes donc hors délai légal début août pour attaquer cette décision de déclassement du PLU devant la justice. Étonnante manœuvre qui nous a pris de court et qui en dit long sur la différence entre les discours et la réalité des pratiques.

Cela pose des questions sur les intentions et les buts réels de la Mairie de Montreuil…

Quelle confiance peut-on accorder à une Municipalité qui lance une grande concertation sur une modification de son PLU local et qui laisse Est-Ensemble décider à sa place, mais avec son assentiment, de ce qui doit être fait dans sa Commune ?

Ce n’est même plus de l’ordre de la démagogie, mais il est raisonnable de penser suite à ce coup-bas, que cette concertation sur le PLU est de la pure et simple manipulation de basse politique, dont les buts restent en définitive obscurs…

Quant au Département, il faudrait qu’il cesse de vouloir construire sur des zones vertes (à Montreuil et comme au Parc de la Courneuve), alors que des centaines d’hectares de friches industrielles ne demandent qu’à être réhabilitées.

Construire la ville sur la ville, ce n’est visiblement pas leur projet, par contre « rentabiliser » le moindre bout de terrain libre, ça oui.


Nos hypothèses :

Nous n’osons imaginer que dans l’optique du Grand Paris cette manœuvre de la Mairie de Montreuil sur la concertation du PLU n’aurait pour but que de faire monter les enchères, afin de négocier chèrement toutes les implantations, entre autres, de logements sociaux que cette méga structure décrétera juste parce que Paris ne respecte pas la loi SRU.

Nous n’osons imaginer qu’à l’occasion de ces grands marchandages (qui ont déjà commencés) des ambitions personnelles pourraient en profiter pour échanger des places plus en vue dans la hiérarchie politique et mieux rémunérées contre des renoncements à défendre nos intérêts locaux…

Toutes autres hypothèses restant valables tant que les actes ne suivent pas les discours…

Plus généralement et plus grave encore, si c’est possible…

C'est très étrange et très inquiétant ce mouvement centrifuge où tous les vrais centres de décision s'éloignent toujours plus des citoyens... alors que dans le même temps, nos politiques n'ont de cesse de mettre en place une soi-disant décentralisation, de la participation locale, des consultations... pour des décisions déjà prises ailleurs.

C’est vraiment un mouvement de fond, dont on ne sait trop comment il va se terminer…

Il a commencé, il y a 30 ans et nous ne savons pas ce qui pourra l'arrêter ; mais ce qui est sûr c'est que la coupe déborde... et cette entourloupe sur la construction de ce collège sur cet emplacement-là, qui va à l’encontre de tous les engagements écologistes et de gauche, n’en est qu’une énième illustration.

Depuis de trop nombreuses années maintenant, on ne peut plus interpeller nos élus sur leurs responsabilités sans qu’ils nous répondent : « c’est la faute à quelqu’un d’autre »… Avec Est Ensemble et bientôt le Grand Paris, nous ne savons même plus à quoi servent encore nos élus locaux… Ha si, à renouveler les concessions de notre cimetière, sans oublier que cela sert surtout à s’introduire au niveau régional et/ou national pour des postes mieux rémunérés.

Dur métier que celui de politique… Si on veut réussir, il semblerait qu’il faille être sournois, hypocrite, menteur, déloyal, malhonnête, sans scrupule, irresponsable, corruptible, sans foi ni loi, sans honneur, sans conviction, … liste non exhaustive…

Gageons que les membres de notre municipalité (qui ne sont malheureusement pas des cas isolés dans la sphère politique) démontrent jour après jour, décision après décision, qu’ils ont toutes les qualités requises pour faire de belles carrières politiques.

D’aucuns penseront que ce sont des propos populistes, poujadistes, … qui n’élèvent pas le débat. Libre à eux, la réalité est que les politiques n’ont pas besoin de nous pour se déprécier eux-mêmes et démontrer jour après jour à quel point leur parole ne vaut rien.

Mais, nous ne demandons qu’à changer d’avis, par les faits, rien que par les faits.

Aussi, nous demandons publiquement à la Mairie de Montreuil, à Est Ensemble et au Département :

- les réponses juridiques qui autoriseraient à déclasser cette zone Natura 2000 pour la bétonner.

- les données brutes, ainsi que l'étude complète qui ont permis au Département de conclure qu'il y aurait un besoin de collège sur le Bas-Montreuil (en 2022) et sur Bagnolet (en 2021), comme le précise l’enquête publique sans qu’aucunes données ne permettent de vérifier ces projections et ces dires.

- l'étude comparative qui, compte tenu des besoins locaux, a permis de conclure que le choix du site envisagé était le meilleur, par rapport à une acquisition de terrain et à d’autres sites d’implantation possibles entre le Bas Montreuil et Bagnolet.
Nous rappelons à ce propos que ce collège pourrait très bien s’insérer dans la ZAC Fraternité (16 hectares à réhabiliter), sur l’usine Dufour, celle de Dufriche, ou encore sur une des nombreuses friches qui existent de la Croix de Chavaux à Bagnolet.

- l'étude financière qui a permis de conclure qu'un partenariat public/privé était plus approprié qu'un investissement public direct ; ainsi que le coût prévisionnel et le nom du partenaire privé.
Avec tous les scandales qui émaillent ce type de financement qui ont démontré qu’ils sont un gouffre pour les finances publiques et parfois des incitations à corruption, nous nous étonnons qu’aussi bien le Département que la Commune de Montreuil aient pu valider un tel choix.

- la réalité (avec les échéances) de ce que le Département et la Mairie feront pour remplacer dans ce quartier cet hectare, dont les fonctions sociales et de loisirs ne sont pas à démontrer, qui devait initialement être une coulée verte jusqu'au square Denise Buisson. D’autant que nous savons pertinemment que tous les espaces verts, de loisirs et de rencontres supprimés ne seront jamais remplacés et nous nous opposons donc au fait de perdre les derniers qui subsistent à Montreuil.

Nous précisons que nous souhaitons de « vraies informations » sans langue de bois et les documents réclamés, pas ce qui a déjà été publié dans le dossier d'enquête publique, son rapport, et dans le courrier du Département ou celui de la Mairie qui ne répondent nullement à toutes ces questions.

Le Département, comme annoncé à grand renfort de propagande dans la lettre d’infos du Bas Montreuil, a prévu une réunion d’information sur l’implantation de ce collège à la rentrée 2016. Dont acte…

Mais en l'absence des éléments demandés et reçus préalablement à cette réunion, nous - avec les plus de 300 personnes qui ont déjà signé la pétition qui s’opposent à cette implantation sur ce site - ne voyons pas très bien ce que nous pourrions concrètement discuter à cette réunion.

Si c’est encore pour essayer de nous endormir, sachez que si nous avons raté l’occasion de faire casser le déclassement du PLU, nous saurons faire valoir nos droits pour nous opposer au permis de construire. »

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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 07:57
Mort d'un arbre à Montreuil

"Mort d'un arbre

Décidément les villes ont opté pour le tout béton au mépris de la santé et de la joie de vivre des habitants.
Un arbre magnifique, cèdre du Liban était sur le trottoir de l'avenue du Président Wilson. Il a été coupé au ras du sol sans vergogne, sans que les habitants ne soient prévenus.
Qu'apporte l'arbre dans les villes ? Il nous apporte humidité, oxygène, en été il apporte la fraîcheur de son ombre et de plus, il absorbe les poussières de la ville. Que du bonheur pour les citadins !
Il a fallu qu'il disparaisse, pauvre de nous ! Au lieu d'être intégré dans un espace récréatif réservé aux enfants afin qu'ils puissent avec leurs parents s'ébattre en toute liberté, jouer et établir des liens conviviaux avec d'autres enfants, profiter de l'ombre apaisante de cet arbre, eh bien non, un immeuble supplémentaire va être planté là, près d'une Cité, ajoutant d'autres habitants dans une ville déjà surpeuplée.
A quoi pensent les politiques ? Veulent-ils faire de la ville un enfer, rien que du béton brûlant sous le soleil, espace minéral privé de ces êtres vivants que sont les arbres, nos amis !
Les citoyens élisent des personnes censées les représenter, mais non, cette démocratie est un leurre. Tout le monde dans le quartier voulait garder cet arbre qui était comme un ami, d'un vert profond et d'une allure majestueuse.
Il a été assassiné. Quelle tristesse !
Jeanne Studeré"

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 08:37
Photo Le Parisien 26 juillet 16
Photo Le Parisien 26 juillet 16



Le chlore, utilisé dans les piscines traditionnelles pour y « purifier » l’eau, est irritant. Mélangé avec les matières azotées, produites par les baigneurs, il est toxique et néfaste à la santé (production de « chloramines »). Le recours à des moyens naturels pour « épurer » l’eau des piscines, nécessite une hygiène parfaite des baigneurs et que leur nombre soit raisonnable.

En fait l’idée de réaliser une piscine qui nettoie NATURELLEMENT son eau n’était pas une mauvaise idée … si elle avait été réalisée sans détruire les murs-à-pêches … et si elle était gérée en maîtrisant les entrées et l’hygiène des usagers.

« Cette banlieue est une richesse ». Mais pour expliquer la nécessité de se laver avant d’entrer dans l’eau et pour justifier les 24 millions d’euros d’investissement d’Est Ensemble, il a fallu – les indications écrites ne suffisant visiblement pas - embaucher 4 médiateurs postés à l’entrée de la piscine : ça crée des emplois

« Encore un effort » et non seulement la piscine aura saccagé une partie de l’espace des murs-à-pêches et les parcelles du Jardins du cœur, mais en plus ou va revenir au chlore … si c’était possible
(ce qui ne semble pas).


Deux remarques complémentaires :

1 : l’hygiène des baigneurs est incontournable dans les deux types de piscines, qu’il s’agisse de phytoépuration (piscine naturelle) ou de désinfection chimique (au chlore). La qualité de l’eau (et de l’air) dépend de la propreté irréprochable des baigneurs et de leurs tenues de bain !

2 : L’autre facteur associé est évidemment la quantité de baigneurs.

Il apparaît, dans le cas de cette piscine, que le « marchand » ait « vendu » aux élus un équipement tout à fait inadapté à l’importante population de baigneurs de cette ville.

Ces exigences sont connues depuis la nuit des temps des piscines.

Pour 24 millions d’euros, ils auraient pu être plus … regardants … avant !

Lu dans le Parisien.FR du 4 juillet
2016 :

« Piscine écolo de Montreuil : peut-on vraiment se passer de chlore ?


Piscine des Murs à pêches de Montreuil, le 26 juillet dernier. Depuis son inauguration le 19 juillet, le bassin extérieur a été ouvert aux nageurs pendant onze journées et interdit au public pendant six jours. (LP/Aurélie Lebelle.)

Il a fallu installer très vite des barrières supplémentaires, à l’entrée de la nouvelle piscine écologique de Montreuil, pour calmer les tensions des impatients. Car chaque jour depuis son inauguration, le 19 juillet dernier, le bassin extérieur a fait le plein. 675 personnes maximum ont été accueillies par jour. On a souvent refusé du monde à l’entrée. De quoi réjouir le territoire Est Ensemble, chargé de la gestion des piscines. Malgré les 24 M€ dépensés pour toute l’infrastructure, les premiers jours annonçaient une saison estivale pleine de plongeons et d’éclats de rire dans les Hauts-de-Montreuil. Depuis, le disque s’est légèrement enrayé.

Une semaine après le coup de ciseau, première fermeture de 24 heures. L’eau est trop trouble. La faute aux usagers « qui ne respectent pas assez les conditions d’hygiène » de ce bassin sans chlore et sans produit chimique. Après une journée de nettoyage intensif — où l’on fait même appel aux plongeurs de la ville pour frotter le fond du bassin — rebelote quatre jours plus tard.

La présence de staphylocoques a entraîné cinq jours de fermeture

Cette fois-ci, les relevés de l’Agence régionale de la Santé (ARS) n’ont pas laissé le choix à Est Ensemble. Des « staphylocoques pathogènes dont le seuil toléré a été dépassé » ont été trouvés dans l’eau. Le risque pour les nageurs ? Des conjonctivites, des otites ou des intoxications de type alimentaire. Du coup, le bassin a de nouveau été fermé, cinq jours consécutifs cette fois-ci. Il n’a rouvert que ce jeudi après-midi. Bilan : un manque à gagner de plus de 10 000 € en moins de trois semaines.

Comment mettre fin à cette loi des séries peu encourageante ? « La seule condition au bon fonctionnement est l’appropriation et le respect des consignes d’hygiène par le baigneur », martèle-t-on à Est Ensemble. En clair : les 675 usagers quotidiens doivent prohiber les shorts de bain et les paréos et prendre une douche avec un savon au PH neutre — distribué gratuitement à l’entrée — avant chaque baignade.

Quatre médiateurs expliquent les règles d’hygiène

Depuis la première fermeture, le 25 juillet, quatre médiateurs ont été affectés à la piscine pour expliquer les règles à suivre dans ce bassin sans chlore. Des pancartes explicatives ont été ajoutées aux abords du bassin. Pour l’instant, ce déploiement humain et matériel n’a visiblement pas été suffisant. Le nombre de visiteurs quotidien est-il trop important pour être supporté par le système de filtration de la piscine ? Les piscines naturelles qui fonctionnent ailleurs en France reçoivent beaucoup moins de monde (lire ci-dessous).

« La fréquentation journalière est définie par le maître d’œuvre au regard de l’installation fournie », réfute Mohamed Annad, le directeur des sports d’Est Ensemble. Nous avons bon espoir de faire respecter les mesures d’hygiène pour maintenir l’équilibre de l’eau. Il serait dommage pour l’usager et l’environnement de passer au chimique. »


leparisien.fr »
Hélène Zanier et Pierre Mathon

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 11:53
Montreuil : quand l’arrivée de P. Serne fâche I. Dufriche

Si l’on en croit Le Parisien, I. Dufriche chef de file des écolos qui gèrent la municipalité de Montreuil avec Bessac, n’apprécie pas le parachutage, de Vincennes à Montreuil, de Pierre Serne, ex-vice président aux transports de la région Ile de France. Selon nos informations, P. Serne sera accueilli lors d’une réunion du groupe local Montreuil-Bagnolet eelv en septembre. À suivre.


Nous publions sans commentaire l’article du Parisien.FR du 1er août :

« Le parachutage de Pierre Serne à Montreuil agace des élus écolos

La rentrée s’annonce agitée chez les Verts à Montreuil. Voilà déjà quelques mois que les tensions divisaient élus et militants notamment autour des décisions de la majorité municipale. L’arrivée de Pierre Serne à Montreuil vient de rajouter un peu de piment chez les écolos. Dans nos pages, le conseiller municipal EELV de Vincennes (Val-de-Marne) et conseiller régional annonçait il y a quelques jours qu’« après la défaite et le départ de Dominique Voynet (en 2014, NDLR), tout est à reconstruire » à Montreuil.

Une phrase qui a fait grincer des dents localement chez les élus Verts. « J’ai repris le flambeau il y a deux ans car les militants m’ont confié cette mission, nous n’avons pas chômé », rétorque par exemple Ibrahim Dufriche, premier adjoint au maire PC Patrice Bessac, touché à vif. Pas encarté à EELV mais écolo dans l’âme, l’élu montreuillois a du mal à digérer le parachutage d’un « bébé » du parti.

« Les militants décideront »

D’autant que s’il bénéficie visiblement du soutien officiel, Pierre Serne a aussi l’approbation de la base. « Il connaît bien le territoire et il a fait beaucoup pour les transports à Montreuil lorsqu’il était à la région », se réjouit une militante. Sera-t-il le candidat providentiel pour les législatives de 2017 ? Probablement pour de nombreux militants. Mais les élus locaux martèlent que le processus démocratique devra être respecté et que d’autres candidatures pourraient être tout aussi légitimes. Quant au principal intéressé, il rétropédale fissa : « il n’y a pas de candidature naturelle et les militants décideront, glisse-t-il pour apaiser les esprits. Je n’ai pas la prétention de dire que l’on m’attend pour tout reconstruire. »

leparisien.fr »

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 14:33
Sarcelles, le 10 décembre 2015. Lors du second tour des régionales, Pierre Serne (EELV) avait été parachuté dans le Val-d’Oise pour conduire la liste d’union de la gauche. (LP/A.L.)
Sarcelles, le 10 décembre 2015. Lors du second tour des régionales, Pierre Serne (EELV) avait été parachuté dans le Val-d’Oise pour conduire la liste d’union de la gauche. (LP/A.L.)

Il est né à Bagnolet, a été élu à Vincennes. L’arrivée à à Montreuil, de Pierre Serne (eelv) fait l’objet de l’attention des média.

Voici, pour info, ce qu’en écrit Le Parisien.FR du 20 juillet 2016. (Nous vous en dirons plus prochaineme
nt) :
« Pierre Serne (EELV) quitte Vincennes pour Montreuil



Après vingt ans dans le Val-de-Marne dont quinze en tant qu’élu d’opposition à Vincennes, Pierre Serne (EELV), l’ex Monsieur transports de la région tourne la page. A l’automne, celui qui fait son retour à la mairie de Paris pour travailler aux questions d’économie sociale et solidaire s’installe à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Pourquoi ce changement ?

PIERRE SERNE. C’est un choix de vie. Certains déménagent en province. Avec mon compagnon, nous avions envie de changer pour quelque chose de plus grand, différent. Je suis un enfant de Seine-Saint-Denis, natif de Bagnolet qui s’est épanoui dans le Val-de-Marne. Mais j’y suis souvent. On connaît Montreuil. On va s’installer sur le bas Montreuil, à 100 m de là où ma mère travaillait.

Vincennes n’a plus de charme à vos yeux…

Il y a une certaine lassitude. Les gens râlent, vous sollicitent et derrière votent sans se poser de questions pour le maire (NDLR : Laurent Lafon UDI). J’ai été aussi fort marqué par l’époque de la Manif pour tous. Avec certaines personnes, certains élus de la majorité, on échangeait le matin avec une estime réciproque et l’après-midi, je les voyais défiler à Paris.

Vous lâchez aussi le Val-de-Marne ?

En étant conseiller régional, on s’occupe de tous les territoires. Je garderai un œil attentif aux questions du Val-de-Marne.

Allez-vous militer à Montreuil ?

Oui. Les militants voient mon arrivée d’un bon œil. Depuis le départ de Dominique Voynet (ancien maire EELV), ils se sentent orphelins et veulent que le flambeau soit repris. C’est un beau challenge. Même si Montreuil, ce n’est pas de tout repos. Après la défaite et le départ de Dominique Voynet, tout est à reconstruire. J’ai beaucoup travaillé sur les questions transports, comme la ligne 1. Mais ce n’est pas ça qui a conduit à mon choix de vie. Sinon, j’aurais pu aller dans un arrondissement parisien, c’eut été plus facile.

Pourriez-vous vous engager dès les prochaines législatives ?

C’est une échéance importante. Si les Verts ont besoin de moi, je serai là.

Les élus du Val-de-Marne lui souhaitent bonne chance

En quittant Vincennes et le Val-de-Marne, Pierre Serne (EELV) élu depuis 15 ans, laisse quelques orphelins. Dans sa ville d’abord, si certains ignorent qui il était, ou le connaissaient « de nom », comme Raymonde, 82 ans, d’autres à l’instar de Pierre, 65 ans « regrettent son départ ». « C’était un bon élu. Il permettait de bousculer le maire. Il était à l’écoute et réactif. » Le maire UDI Laurent Lafon « salue son travail de conseiller municipal d’opposition » et lui souhaite « bonne chance ». Tout comme sa famille politique. « Je comprends son choix de vie et je suis sûr qu’il gardera un oeil sur le Val-de-Marne et continuera à nous aider », réagit Christian Métairie, conseiller départemental EELV. « C’est un élu qui a fait un énorme travail pour le Val-de-Marne, ajoute Mehdy Bellabas, co-secrétaire d’EELV 94. Il ne va pas loin et reste un élu régional. On lui souhaite beaucoup de réussite. Pour redynamiser le groupe à Montreuil, c’est la bonne personne. »


« Il serait un bon candidat pour les législatives de Montreuil »


Claude Reznik, écologiste, adjoint au maire de Montreuil

La rumeur enflait depuis plusieurs semaines dans le microcosme des Verts. Mais rien n’annonçait officiellement l’arrivée de Pierre Serne à Montreuil. « J’aurais aimé que les adhérents EELV l’apprennent autrement que par la presse, grince Claude Reznik, adjoint écolo à la mairie qui déplore l’absence d’officialisation. Mais il est vrai que ces derniers temps, on le disait prêt pour les législatives dans la circonscription Montreuil/Bagnolet. Il ferait en effet un bon candidat mais il y en aura d’autres parmi les membres locaux du parti. Rien n’est décidé, ni acté… »

Car si Pierre Serne, originaire de Bagnolet, pourrait surfer sur l’attrait de la nouveauté pour faire la différence, il risque aussi de pâtir de l’image du « parachuté » à Montreuil. Pour le moment, ses adversaires déclarés ou potentiels restent bons joueurs. L’actuel député de la circonscription, le socialiste Razzy Hammadi, lui souhaite simplement « la bienvenue ». Idem pour Gaylord Le Chequer, le poulain FG du maire Patrice Bessac qui ajoute néanmoins que lui-même « souhaite mener [sa] campagne dans un esprit large de rassemblement populaire et citoyen » en rassemblant « toute la gauche et les écologistes ».

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Published by Bagnolet en Vert - dans Montreuil
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