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  • : Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet
  • : Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
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L'éditorial du blog

planete_bleur_belle_fond_vert.jpg                                                           

Ce blog «Bagnolet en Vert» est le blog d’Hélène Zanier, de Pierre Mathon et de leurs amiEs. Aujourd’hui militantEs associati -fs –ves (à « Bagnolet Ecologie » et Environnement 93, Jardins partagés, « l’Association des Bagnoletais contre la Dette », Romeurope, RESF, Russie-Libertés, Murs-À-Pêches, etc.), après avoir été élus (régionaux, municipaux) et responsables du parti Les Verts, nous entendons contribuer à l’avancée des idées et des projets écologistes.

Penser et agir, globalement et localement, telle est la devise de notre blog écolo,  Vert et ouvert, militant et d’éducation populaire, libre, bagnoletais, intercommunal et planétaire.

Hélène Zanier et Pierre Mathon

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En Vert et avec tous !

Vous pouvez compter sur 

Pierre MATHON
et toute l'équipe de
BAGNOLET EN VERT


* pour l’environnement et le développement durable, 
* pour la démocratie, la citoyenneté et la laïcité,
 
* pour la solidarité et l’égalité des droits, 
* pour l’école, l’éducation et la culture, 
* pour un urbanisme de qualité

 
En Vert et avec tous                                            

AGENDA

BONNE ANNEE 2015 !

 

Mardi 3 février à 20h30 conseil de quartier de la Dhuys à l'école Joliot-Curie

 

Mercredi 4 février à 19h atelier participatif sur la ZAC Benoit Hure : les espaces extérieurs  et l'occupation de la mairie historique

 

Jeudi 5 février 19h30 salle P et M Curie conseil de quartier des Malassis

 

PETITIONS

Réaction aux propos intégristes d'un élu de la majorité municipale de Bagnolet : pour le droit des femmes à disposer de leur corps

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_maire_de_Bagnolet_defense_du_droit_des_femmes_a_disposer_de_leur_corps/?sMpnibb

 

« Monsieur le Maire de Bagnolet: Nous vous appelons à créer une maison de quartier et citoyenne dans le quartier de la Dhuys»

http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Maire_de_Bagnolet_Nous_vous_appelons_a_creer_une_maison_de_quartier_et_citoyenne/?tUmsDgb

 

Pour que cesse l'acharnement juridique contre la confédération paysanne
 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-acharnement-conf-865.html

 



 

 

 

 

 

 

 


 

19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 20:01
Le projet Roms à Gallieni-Bagnolet

Le projet Roms à Gallieni-Bagnolet

Est-ce ainsi que les êtres humains vivent ? Que faire entre les familles qui campent dans cet endroit inapproprié et les demandes des riverains. Nous avons fait des choses il y a plus de 10 ans à Bagnolet lorsque nous étions aux responsabilités municipales à Bagnolet pour permettre à 80 Roms d'être hébergés et de s'insérer. Nous demandons que les éluEs au pouvoir local aillent aussi dans ce sens. Sans mettre forcément en œuvre un telle démarche, beaucoup peut être fait pour qu'au moins, les déchets puissent être traités et aussi, pour assurer à ces gens la stabilité qui leur ouvrira des possibilités en matière d'éducation des enfants, de formation  et d'emplois.

Là, nous vous informons de l'article d'Hélène Haus dans le parisien.fr du 17 mars 2017 consacré à ce bidonville de Bondy :

 

« Bondy : la maire rencontre les habitants excédés par le campement rom

La réunion s’est déroulée sur le trottoir, avenue de Rosny, à quelques dizaines de mètres seulement du campement où sont installées une quarantaine de familles Roms. Vendredi en fin d’après-midi, Sylvine Thomassin, la maire (PS) de Bondy a rencontré les habitants de ce quartier pavillonnaire qui réclament depuis plusieurs semaines l’évacuation du bidonville qui pousse depuis le mois de janvier en face de chez eux, sous l’A86. « On n’en peut plus ! Les Roms font du bruit, abandonnent leurs ordures sur le trottoir… Leurs voitures sont garées n’importe comment. Ils ont même agressé des résidents du quartier », ont accusé des riverains, implorant l’édile d’agir.

« Je comprends votre agacement. Cela prend du temps, car le terrain appartient à l’Etat, mais les autorités vont intervenir », a tenté de pondérer l’élue, tandis que le ton des échanges s’envenimait. Le 22 février, Sylvine Thomassin a ainsi signé un arrêté municipal constatant le danger du campement et demandant le recours à la force publique pour évacuer le site. « Il y a des bombonnes de gaz sur le bidonville, les familles font des feux dont les fumées remontent sur l’autoroute et gênent les automobilistes », s’inquiète la maire, qui a annoncé aux riverains vendredi qu’une évacuation devrait avoir lieu sous huit jours. Le terrain devrait ensuite être grillagé pour empêcher les familles de revenir. « J’espère que la municipalité va tenir sa promesse, car si ça continue comme ça, on va voter FN dans le quartier aux présidentielles ! », ont prévenu plusieurs habitants.


L’édile partie, le ton est ensuite monté entre les riverains et les associations qui interviennent dans le campement. « Vous croyez que ça leur plaît de vivre ici, dehors ? Ils n’ont pas le choix ! Avant, j’étais comme eux. Mais j’ai pu trouver une formation et un travail en restant au même endroit assez longtemps. Si on expulse ces familles en permanence, elles n’ont rien le temps de construire », s’est émue Lenissa, une des membres d’ASET 93, qui œuvre pour la scolarisation des enfants roms. « Il ne faut pas oublier l’humain dans cette affaire », insiste également Sylvine Thomassin, dont le cabinet doit rencontrer lundi des équipes de la Ligue des droits de l’Homme pour parler notamment de la scolarisation des enfants du bidonville.

leparisien.fr »

Pierre Mathon

 

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 17:56
À propos de l'expo-photos en mairie de Bagnolet sur les Roms

Nous sortons de la visite de l'exposition des photos dans l'Hôtel de ville de Bagnolet d'Alain Keler avec l'association « Médecins du Monde » sur les « Roms, parias en l'Europe ».

Quelques remarques :

1- C'est une bonne chose que l'actuelle municipalité ait organisé une exposition sur les Roms, surtout si l'on se souvient des positions antérieures des élus PS de Bagnolet*.

2- On ne peut manquer de noter que cette exposition était reléguée dans la partie la moins fréquentée (de l'autre côté de la salle du conseil municipal) de « la salle » nommée « salle des pas perdus ». Bref, il fallait avoir vraiment envie de voir l'expo …

3- Les belles photos qui nous étaient présentées dataient de 2010 (à l'exception d'une qui datait de 2011). Bon …

4- Nous étaient montrées des Roms de Roumanie, du Kosovo, de Tchéquie … C'est intéressant, mais pas une seule photo n'était consacrée aux Roms de Bulgarie alors que les Roms qui vivent à Bagnolet sont presque tous bulgares, originaires d'un quartier-ghetto de Targovitche.

5- Rien sur les Roms qui ont vécu et vivent à Bagnolet (depuis 15 ans) quelques photos de Saint-Denis et de Montreuil …

Bref une exposition utile et de qualité … mais hors-sol.

Pierre Mathon

* J'avais monté – lorsque j'étais maire-adjoint à Bagnolet - avec les Roms et le comité de soutien un projet d'accueil-insertion.
Je me souviens du soutien – à éclipse – d'Everbecq-1 et du pcf dont ce projet a bénéficié.
Je me souviens aussi de l'hostilité des élus ps de l'époque.
J'y reviendrai.

A l'expo Alain Keler-Médecins du monde, dans "la salle des pas perdus"
A l'expo Alain Keler-Médecins du monde, dans "la salle des pas perdus"
A l'expo Alain Keler-Médecins du monde, dans "la salle des pas perdus"

A l'expo Alain Keler-Médecins du monde, dans "la salle des pas perdus"

Avenue Gallieni au moment de la MOUS Roms

Avenue Gallieni au moment de la MOUS Roms

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 09:37
Expo photos sur les Roms en mairie de Bagnolet: plus que quelques jours

Rappel du Parisien.FR du 29 décembre, l'expo sur les Roms en Europe en mairie de Bagnolet est bientôt finie :

« Bagnolet : les Roms au cœur d’une exposition

Il ne vous reste que quelques jours pour admirer le travail du photo reporter Alain Keler présenté à la mairie de Bagnolet jusqu’au lundi 2 janvier. Plusieurs clichés pris en France et en Europe de l’Est y sont exposés, regroupés sous le titre de « Parias, les Roms en Europe ». Un événement organisé dans le cadre du Mois de la solidarité et prolongé d’une semaine. Alain Keler, qui a couvert plusieurs conflits majeurs de ces dernières années, veut, à travers ses photos, dénoncer « l’isolement et les conditions insupportables dans lesquels on enferme les Roms » et la stigmatisation de ces communautés.

Jusqu’au 2 janvier, dans la salle des Pas-Perdus de l’hôtel de ville, place Salvador-Allende.

leparisien.fr »

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 11:48
Solidarité : exposition, film, conférence sur les Roms-Tziganes à Bagnolet

Vu sur le site de la mairie de Bagnolet, à ne pas rater :


 

« Solidarité avec les Roms-Tziganes

En ce mois de solidarité à Bagnolet, la municipalité a choisi de favoriser l’échange et la discussion autour des problématiques rencontrées par les personnes Roms-Tziganes.

Au travers d’une exposition, d’un film et d’une conférence, les Bagnoletaises et les Bagnoletais sont invités à aller à la rencontre des Roms, population stigmatisée le plus souvent par méconnaissance.

PARIAS, les Roms en Europe
Exposition photographique d'Alain Keler
Du 5 au 26 décembre 2016
Salle des pas perdus - Hôtel de ville

Le photographe reporter, Alain Keier, parcourt le monde pour photographier les Roms " minorité des minorités".
Vernissage en musique avec le groupe 
Heida Björg & the Kaos, répertoire métisse d'Europe de l'Est, aux accents jazzy et électro-rock, le 12 décembre à 19h.

Spartacus & Cassandra
Projection du film documentaire français de Ioanis Nuguet
Projection : mardi 13 décembre 2016 - 18h45
Cin’Hoche - Entrée libre

Ce film, nominé par l’Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion (ACID) lors du festival de Cannes 2014, est une histoire vraie et contemporaine, celle que Spartacus et Cassandra ont vécu, et vivent encore, dans le nord de Paris.

Spartacus, jeune Rom de 13 ans et sa sœur Cassandra, 10 ans, sont recueillis dans le chapiteau-squat de Camille, une drôle de fée trapéziste qui prend soin d’eux, leur offre un toit et leur montre le chemin de l’école. Mais le cœur des enfants est déchiré entre l’avenir qui s’offre à eux et leurs parents qui vivent encore dans la rue.

Les populations nomades d’Europe de l’Est à Bagnolet
Conférence
Jeudi 15 décembre à 19h
Salle des pas perdus - Hôtel de Ville

Avec la participation d’Olivier Peyroux, sociologue spécialisé dans les migrations et la traite des êtres humains, et des éducateurs spécialisés de l’équipe Roms-Tziganes de l’association Rues et cités et l’Université populaire de Bagnolet.

"À la fin des années 90, comme beaucoup de communes de Seine-Saint-Denis, la ville de Bagnolet voit arriver des personnes originaires d’Europe de l’Est s’installant dans des squats et des bidonvilles...
...Cette conférence-échange aidera à mieux connaître ces communautés et les raisons qui les poussent à quitter leur pays. Un accent sera mis sur la situation précaire des femmes, leur vulnérabilité, et les pistes pour leur venir en aide. "
Olivier Peyroux 
»

 

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 08:41
Montreuil : piscine M. Thorez interdite aux enfants Roms

Publié par « Nous Montreuil », ce 22 novembre, le « coup de gueule d'un « service civique » qui s'occupe des enfants des bidonvilles roms de Montreuil :

« Baignade interdite pour les enfants roms


Volontaire en service civique au sein de l’association Les Enfants du Canal, M.... a participé au programme Romcivic qui vient en aide aux habitants des bidonvilles. Elle en a fait l’expérience, la lutte contre les préjugés est loin d’être gagnée. Ce jour là il y avait piscine..

Dans les bidonvilles, on reconnaît facilement la saison dans laquelle on se trouve. En été, dès les premières chaleurs de juin, l’odeur qui émane des poubelles est très forte.
En tant que volontaire en service civique, j’accompagne les enfants roms dans leur scolarité : inscription à l'école, vaccination, aide au devoir, etc.
Il nous arrive aussi de faire des ateliers de cirque, de danse, d’acrobaties. On essaye toujours d’innover pour que cela soit ludique pour eux.
A l’occasion des sorties, on les sent vraiment heureux d’être juste des enfants. Car quand ils sont « à la maison », ils ont de réelles responsabilités : garder leurs frères et sœurs quand les parents sont absents, faire la manche, aller fouiller dans les poubelles… Donc ça leur fait du bien d’être en dehors de leur quotidien.


A la piscine comme à Disneyland

Au mois de juin, j’ai décidé de les emmener à la piscine. La plupart n’y étaient jamais allé. Leurs professeurs et leurs camarades de classe leur en avaient parlé, donc ils nous le demandaient sans arrêt.
Comme ils ont difficilement accès à l’eau potable dans les bidonvilles, le lien qu’ils ont avec l’eau est assez particulier.
Dès qu’ils voient une source, ils peuvent y rester des heures à boire et à jouer avec. Alors forcément, pour eux, la piscine c’est « Disneyland ».

J’ai donc été chercher des financements auprès d’autres associations, comme Asset 93. J’ai prévu les maillots de bain, les goûters et réuni des accompagnateurs. Les collègues du service civique et les volontaires de la Voix des Roms étaient ravis de nous accompagner.

Bien sûr, j’ai aussi appelé la piscine pour connaître les démarches à suivre afin d’accompagner une vingtaine d’enfants. Une jeune femme a transféré l’appel à son responsable qui m’a assurée qu’il n’y avait pas de problème, car nous étions dans une période creuse de fréquentation.


Sécurité : « Vous êtes qui vous ?! »

Finalement, le jour J est arrivé. C’était un mercredi, le jour où justement ils n’ont pas école. C’est fait exprès pour les encourager à aller en classe les autres jours de la semaine.
Nous avons marché 45 minutes entre le bidonville situé à l’arrêt de bus Acacia, à Montreuil, et la piscine qui se trouvait à la station de métro Croix de Chavaux. Pendant le trajet, les enfants étaient très impatients et très excités.
En arrivant, tous se sont collés naturellement devant la vitre de la piscine avec des étoiles dans les yeux.
Les personnes de la sécurité se sont alors brutalement mises face à nous, bras croisés avec un regard accusateur qui semblait dire : « Vous êtes qui vous ? On n’attend pas de groupe aujourd’hui. » J’ai vécu durement cette prise d’autorité. J’ai eu beau leur expliquer que l’on avait prévenu, que la visite était prévue, ils n’ont jamais cessé de nier en bloc… avec un petit sourire.

On pouvait sentir de loin la haine qui émanait d’eux. Tous les accompagnateurs ont tenté de les raisonner, même ma responsable, N....., qui était présente ce jour-là – et qui a pourtant l’habitude de ce genre de situations. Au bout de 20 minutes, nous avons décidé de partir.
Avant de quitter la piscine, un collègue Rom de l’association la Voix des Roms a fait une faute de français… et on a entendu rigoler derrière lui.


Accompagnateurs choqués, enfants… habitués

Ce qui m’a le plus surprise, c’est la réaction des enfants.
Les accompagnateurs étaient choqués, tristes et dégoûtés, mais les enfants, eux, avaient tellement l’habitude qu’on leur refuse les choses qu’ils désirent, qu’ils ont juste accepté leur sort.
Je pense qu’ils ont compris ce qui c’était passé. Ils nous ont juste demandé si on y retournerait un jour. Nous avons tout de suite réfléchi à un autre moyen de les occuper et de les amuser pour qu’ils ne gardent pas sur un mauvais souvenir de cette journée.
Heureusement, le cinéma indépendant du coin (le George Méliès) a accepté de nous faire un prix de groupe après qu’on leur a expliqué la situation.
Les enfants ont donc pu voir un dessin animé – en français, ça c’est un autre problème – mais finalement, ils étaient contents.


Faire évoluer les mentalités… pas gagné

Ce qui s’est passé devant cette piscine est une chose qui arrive fréquemment quand on travaille avec des Roms.
J’ai de nombreux exemples de collègues Roms qui se font arrêter quotidiennement par la police.
Dans le bus ou le métro, on nous fait souvent des remarques déplacées lorsque nous sommes avec les enfants.
Et tout le monde s’en contente. C’est une population tellement dénigrée, et notamment dans les médias, que ce genre de situation est devenue presque « normale ». Bien sûr, on essaye de faire évoluer les mentalités, mais ces idées sont tellement ancrées dans la tête des gens, qu’il est difficile de laisser la parole à cette minorité.
C’est dans ces moments-là que je me rends compte de l’importance de mon service civique. Nous construisons un pont entre « leur monde » et le nôtre, entre le monde de la précarité, du racisme, de la débrouille et celui d’un enfant « normal ».
Je pense qu’il est très important de changer le regard que les Roms ont sur eux-mêmes. Qu’ils arrêtent de se voir comme un peuple inférieur, qu’ils aient connaissance de leurs droits en tant qu’européens et avant tout en tant qu’êtres humains.
M.....  26 ans, volontaire en service civique.
 »

 

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 11:14
Tsiganes français, Roms européens

Ce blog – militant pour le droit des Tsiganes - se joint - naturellement - à l' hommage national (tardif et non exempt de limites ...).

Voici la bande annonce du très beau film « Liberté » de Tony Gatlif (il date de 2010, courez le voir) https://www.youtube.com/watch?v=zqYEcR8Go2o et la magnifique chanson https://www.youtube.com/watch?v=W_r2taVXNy0, chantée par Catherine Ringer, de ce film.

Pierre Mathon 

Tsiganes français, Roms européens
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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 16:47
Tsiganes : de Montreui-Bellay à Montreuil-93

D'un Montreui, l'autre, 3 mois après leur expulsion du Bd de Boissière, 13 familles sont toujous dans une situation d’extrême urgence

Inacceptable, près de trois mois après l’expulsion, ce 28 juillet de 13 familles du 250, boulevard de la Boissière survenue le 28 juillet, celles-ci continuent de dormir sur le trottoir.

L’expulsion, qui s’est déroulée dans l’illégalité, a mis fin au processus d’insertion en œuvre avec ces familles depuis deux ans.

S'en est suivi un harcèlement policier destiné à les éloigner de la ville.

Il a fallu un mois et demi pour que les autorités réagissent, mais sans offrir de solutions réelles (des hébergements d’urgence via le 115 qui étaient inapplicables dans les faits).

Préfecture, Ministère du logement et Maire disent maintenant qu’ils ne peuvent plus rien faire.

En attendant,  les enfants perdent leur assiduité à l’école, le froid arrive et, à tout moment, un drame peut se produire dans cette situation de grande précarité.

Nouvelle étape dans la fragilisation des familles : la préfecture a délivré, le 11 octobre, des OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) à de nombreuses familles.

Nous savons que cette politique vis-à-vis des familles roms de Montreuil existe aussi ailleurs en Ile-de-France.

La mobilisation se poursuit. Le 18 octobre, nous étions 120 à nous réunir pour envisager les suites. Les familles et leurs soutiens vous appellent à renforcer la mobilisation en signant et élargissant les signataires de cette pétition, en interpellant les autorités, en épaulant les familles sur la place et en vous inscrivant dans les actions de mobilisation à venir.

 Pour communiquer :Facebook : Rom Réussite – rom.reussite@gmail.com – 06 68 74 93 93.

 

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 16:37
Les Tsiganes de Montreuil-Bellay

Nous avons souvent évoqué sur ce blog le camp de Montreuil-Bellay (petite commune du Maine et Loire, près de Saumur) où des Tsiganes ont été internés dans les années noires de la collaboration de la France avec l'Allemagne nazie http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/article-montreuil-bellay-le-camp-ou-vichy-a-interne-les-tsiganes-classe-monument-historique-57739426.html.

Aujourd'hui, enfin, un hommage national est rendu aux Roms qui y ont été internés.


Autant la façon dont l'hommage avait été rendu aux Harkis nous avait choquéEs (des victimes, oui, pas des héros ...), autant il est plus que légitime de sortir de l'angle mort de l'histoire l'internement des Tsiganes français et de reconnaître la responsabilité de la France dans cet internement.


L’internement des Tsiganes par le régime de Vichy durant la Seconde guerre mondiale est un pan méconnu de l'Histoire. 25 camps existent en août 1940, puis ils vont laisser la place à des camps plus importants, comme celui de Montreuil-Bellay, et dont toute trace sera effacée. Ce samedi, une cérémonie a eu lieu sur les vestiges du camp d'internement, classé monument historique en 2010.


De nombreuses familles des gens du voyage ont un père, une grand-mère, un membre de leur famille qui est passé dans ce camp. Rappelons que si celui-ci a été, créé à la demande des nazis, il a été géré par les préfets français. 

Le président de la république, présent à cet hommage, a reconnu la responsabilité de la France dans l’internement des gens du voyage.

Bon, il reste beaucoup à faire pour que les Tsiganes français deviennent des Français à part entière et que les Roms, venus de Roumanie, de Bulgarie (etc.) soient accueillis dignement en France ...

Pierre Mathon

 

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 15:10
Photo le Parisien 3 octobre 2016
Photo le Parisien 3 octobre 2016

Lu ce 30 septembre 2016 dans le Parisien.FR

« Montreuil : les soutiens des Roms veulent se faire entendre

Ils étaient peu nombreux mais bien décidés à se faire voir et entendre. Quelques membres du comité de soutien aux familles roms expulsées cet été ont déployé deux banderoles au début de la séance du conseil municipal mercredi soir. Ils ont réclamé des réquisitions d’hébergements pour les Roms. Le 15 septembre, la majorité des familles avait brièvement rejoint des hôtels proposés par l’Etat et répartis en région parisienne. A l’exception de deux d’entre elles, elles dorment de nouveau à l’arrière du théâtre de Montreuil, non loin de la mairie. L’adjoint aux affaires sociales, Florian Vigneron, a dénoncé « les propos irresponsables d’une minorité du comité de soutien » qui a conduit les Roms à quitter les hôtels. « Nous refusons tout passe-droit et défendons l’égalité devant la loi », a-t-il affirmé, applaudi par ses collègues. « Quand vous aurez un drame, on en reparlera », a rétorqué une femme dans le public. »

Depuis, les familles Roms qui campaient place de la mairie ont été expulsées (Le Parisien.fr 3 octobre 2016) :

« Montreuil : les familles roms évacuées de la place Jean-Jaurès

Les familles roms, évacuées de leur campement boulevard Boissière à Montreuil fin juillet et installées depuis plusieurs semaines place Jean-Jaurès, en centre-ville, ont été évacuées par les forces de l’ordre lundi matin. L’expulsion a été faite à la demande de la mairie pour raison de « dangerosité » (pour les familles) et de « troubles à l’ordre public ». « Nous sommes dans une impasse, explique-t-on au cabinet du maire PC. Des solutions d’hébergements d’urgence leur ont été proposées, mais elles les ont refusées, car elles étaient trop éloignées de Montreuil. Nous sommes arrivés au bout de l’accompagnement… Leur campement pose des problèmes de salubrité et des troubles aux riverains, au cinéma et au théâtre situés à proximité. »

Suite à l’évacuation des familles, un collectif d’habitants du quartier s’est réuni, lundi soir, pour demander leur relogement sur la commune. »

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 16:07
Roms expulsés du boulevard de la Boissière à Montreuil : les choses évoluent

On sait que des familles Roms qui occupaient en situation de survie des locaux abandonnés situés 250 bd de la Boissière à Montreuil ont été expulsées cet été.

Il semble qu’après avoir occupé pendant plusieurs semaines le parvis de la mairie, les choses évoluent.

Nous publions ci-de
ssous le Communiqué de presse du 14 septembre de la mairie de Montreuil, ainsi qu’un autre point de vue :


« Montreuil : Des solutions de relogement pour les familles du 250 boulevard de la Boissière


La mobilisation de tous les acteurs et un travail étroit avec les services de l’Etat ont permis de trouver une issue positive à la situation des familles évacuées du hangar insalubre situé au 250 boulevard de la Boissière à Montreuil.


Aujourd’hui, lors d’une rencontre réunissant à la Mairie de Montreuil, les élus de la majorité, le Sous-Préfet, Directeur de projet campements illicites rattaché à la Préfecture de Région, la DRIHL, le collectif de soutien et l’association Rom Réussite, des propositions de relogement ont été faites aux familles ayant manifesté lors du diagnostic social leur souhait de rentrer dans les dispositifs de droit commun.

Le jour de l’évacuation, un premier travail mené entre les services de la ville de Montreuil et les services de l’Etat avait permis de formuler des premières propositions de relogement aux quatre familles dont les enfants étaient scolarisés à Montreuil. Après le refus par les familles concernées de ces propositions, la mobilisation et la collaboration entre les différents partenaires n’ont pas cessé. Cette nouvelle séquence de travail a tout d’abord permis d’obtenir de l’État que soit réalisé à la fin du mois d’août un diagnostic social des familles. Effectué par l’association ADOMA, ce diagnostic a permis d’évaluer la situation individuelle de chaque famille et de rechercher des solutions de relogement adaptées.



Montreuil salue la collaboration étroite avec la Préfète déléguée à l’Egalité des chances de Seine-Saint-Denis, qui aura permis à l’Etat de trouver une issue positive à la situation de ces familles.

Ces nouvelles propositions marquent la volonté retrouvée de l’Etat d’assumer pleinement les responsabilités qui sont les siennes en matière de relogement et d’hébergement d’urgence.

Pour rappel, jeudi 28 juillet dernier, des familles installées dans des anciens bâtiments industriels à Montreuil avaient été évacuées. Les états des lieux effectués par le SCHS ayant révélé un caractère hautement insalubre des bâtiments occupés depuis 2010. Une procédure d’expulsion avait d’ailleurs été engagée à la fin du précédent mandat. Un incendie survenu sur les lieux en septembre 2015 avait confirmé la dangerosité du site pour ses occupants. Un arrêté municipal d’extrême urgence, demandant aux familles de quitter les lieux, avait alors été pris par la Ville de Montreuil pour risque grave de sécurité. Attaqué, cet arrêté avait été confirmé par le Tribunal Administratif.

Dès le mois d’octobre 2015, les occupants du site avaient été informés par la Municipalité de la nécessité de s’inscrire dans le droit commun, une démarche indispensable pour bénéficier d’un processus d’insertion individualisé. Le CCAS, les services de l’Education, le service du logement se tenant depuis à la disposition des familles pour les accompagner dans leurs démarches respectives.


Ces 5 dernières années, Montreuil s’est engagée dans un processus d’accompagnement de nombreuses familles roms qui a porté ses fruits. 80 d’entre elles ont pu ainsi entrer dans un parcours d’insertion au travers de logements passerelles. Montreuil reste encore fortement mobilisée pour accompagner ces familles vers un logement pérenne.


Face aux dizaines de familles sans abri ni ressource, laissées dans une pauvreté extrême, obligées à des comportements de survie, Montreuil rappelle que ce n’est pas à l’échelle d’une commune que peuvent être trouvées des solutions à la fois humaines et efficaces.

Montreuil demande que le Gouvernement, avec l’aide de tous les financements existants, reprenne l’accompagnement financier des dispositifs d’insertion sur le long terme, et ce dans un juste équilibre territorial.

Seuls des dispositifs à taille humaine de type « village d’insertion » peuvent servir de référence pour imaginer des solutions partagées entre toutes les collectivités du Grand Paris. C’est d’ailleurs le sens des six propositions alternatives à la stratégie de l’Etat que Montreuil, associée à neuf autres collectivités de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne et aux côtés des réseaux associatifs, a défendues lors de la conférence régionale sur les bidonvilles en novembre et décembre 2015 sous l’autorité du Préfet de Région.


Contact presse :

Barbara LUX, attachée de presse : 06 80 51 66 26 »



Un article, publié le 19 septembre, par Juliette Keating, dans un blog du Club de Médiapart, espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Donne une version un peu moins euphorique :

« Montreuil. Familles Roms expulsées: impasse et voie de secours

Après plus de cinquante jours d'errance et un hébergement d'urgence voué à l'échec, les familles Roms expulsées de la Boissière se retrouvent de nouveau à la rue. Le collectif de soutien doit repenser son action. Une seule solution : la voie de l'autonomie.

Le premier impératif est de ne pas nuire. Quand des personnes solidaires se rassemblent, révoltées par une situation d'injustice sociale et un déni des droits humains les plus fondamentaux, elles s'engagent sur un chemin plein d'embûches qui peut conduire au rétablissement des lésés dans leurs droits comme il peut mener à l'aggravation des maux de ceux et celles que « les soutiens » veulent aider. La voie est étroite et la vigilance de chacun requise. C'est la sombre leçon que reçoivent aujourd'hui les membres si divers du collectif de soutien des treize familles Roms expulsées du boulevard de la Boissière.

54 jours après leur expulsion sans proposition de relogement, des familles Roms avec des enfants ont encore passé la nuit du dimanche 19 septembre à la rue. Pourtant, à l'issue de cinquante jours de lutte pour exiger leur relogement par la Mairie de Montreuil demandeuse de l'expulsion, après tant d'interpellations des différentes instances concernées (Mairie, Préfecture, Ministère du logement, services sociaux, Défenseur des droits) les familles et les personnes solidaires avaient obtenu le minimum : la réalisation du diagnostic social imposé par la loi, et enfin, des premières propositions d'hébergement d'urgence de quelques nuits, sinon pour toutes les personnes sans abri, du moins pour tous les enfants. La joie fut un déjeuner de soleil : aussitôt que les familles eurent pris connaissance de la situation géographique des nuitées d'hôtels qui leur étaient allouées, la déception et la colère submergèrent l'éphémère soulagement. Dispersées dans toute l'Île-de-France, jusqu'à cent kilomètres, dans des hôtels parfois loin des centres-ville et sans magasin autour pour s'approvisionner, les familles Roms qui vivent dans le plus grand dénuement se sont retrouvées isolées, coupées de leur travail, éloignées de l'école et du collège, dépendantes de la bonne volonté des « soutiens » disposant de voitures pour les véhiculer bon gré mal gré. Brutalement envoyées dans ces hôtels sans s'y être préparées, les familles avaient laissé des affaires, des matelas et des tentes près du théâtre autour duquel elles dormaient depuis plusieurs jours : ces biens ont disparu pendant leur absence, dans la benne du service de la voirie. Circulant par les transports publics, sans moyen de payer les tickets, plusieurs personnes ont écopé d'amendes qu'elles vont devoir payer. L'un des hommes s'étant présenté en retard à son travail sans avoir eu la possibilité de prévenir, a perdu son emploi. Les familles sont plus que jamais désespérées, ont perdu confiance en tous et aussi en elles-mêmes. Le bilan du recours aux voies légales de l'hébergement d'urgence et au « droit commun » que prône la Mairie depuis qu'elle a jeté quarante personnes à la rue, est catastrophique. Le maire aura beau jeu de dénoncer les familles Roms qui « refusent les propositions d'hébergement » et de le faire savoir à une opinion publique facilement crédule puisque mal informée.

Nul ne reprochera à ceux et celles qui ont, avec sincérité, placé leur confiance dans les services de l’État, d'avoir demandé avec insistance le rétablissement des droits pour les familles Roms expulsées, d'avoir jusqu'au bout joué la carte de la légalité. Des recours sont encore possibles, notamment juridiques, à long terme. Mais le jeu était truqué et voué à l'échec. Force est de constater que l'entreprise Adoma, réalisatrice d'un diagnostic social à la va-vite, a systématiquement minimisé ce que les familles ont entrepris pour « s'insérer » sans souci de neutralité vis-à-vis de la Mairie. Force est de reconnaître que les propositions d'hébergement d'urgence n'ont tenu aucun compte de la réalité des conditions de vie des personnes concernées. Ces mesures de « mises à l'abri » ont été, de fait, des mesures d'éloignement des Roms de la ville de Montreuil. Ainsi, persévérer dans la voie d'un processus d'insertion biaisé, qui vise à faire rentrer de force des gens dans des cases administratives rigides, est un non-sens. Culpabiliser les familles, en faisant preuve d'un paternalisme autoritaire, et les admonester pour qu'elles rejoignent des hôtels où elles ne veulent pas aller pour de bonnes raisons, est odieux voire criminel.

Il apparaît aujourd'hui que la seule voie favorable est celle de l'autonomie. Les personnes solidaires doivent agir ensemble pour que les familles Roms expulsées, qui vivent à la rue depuis bien trop longtemps, décident par elles-mêmes, sans pression d'aucune sorte, ce qui leur convient de faire et choisissent pour elles-mêmes. Tous nos efforts doivent aller dans le sens d'une plus grande autonomie des personnes. Les dons récoltés, qui montrent combien la France n'est pas seulement un pays égoïste et replié sur lui-même mais plein de citoyens indignés par le sort que les pouvoirs publics réservent aux populations les plus fragiles, doivent être utilisés dans le sens de l'autonomisation des personnes : fournir à chacune, par exemple, un passe de transports en commun lui permettant de circuler librement dans la commune et dans la région, pour se rendre à l'école, au travail et accomplir ses démarches administratives. Les personnes solidaires ne peuvent plus s'opposer aux familles qui recherchent par elles-mêmes des bâtiments inoccupés, habitables rapidement, mais au contraire les accompagner dans leur occupation de ces lieux de vie, si elles le demandent. C'est ainsi qu'une des familles expulsées de la Boissière, comprenant onze personnes sur trois générations, est en voie de retrouver un toit et la dignité de ceux et celles qui se libèrent des dépendances. Les personnes solidaires doivent entreprendre tout ce qui est possible pour que cette solution de relogement qui convient à la famille réussisse. Disposant d'une adresse fixe, et de la tranquillité d'esprit indispensable pour envisager l'avenir, la famille poursuivra la scolarisation de ses enfants, entreprendra la recherche d'emplois moins précaires et pourra constituer les dossiers administratifs en vue de leur accès aux droits et aux logements sociaux.

Une aide efficace ne peut pas être apportée dans l'aveuglement des présupposés et des conflits d'intérêts, mais nécessite souplesse de jugement, remise en question individuelle et collective, et prise de distance face aux pouvoirs politiques. Faute de ces garde-fous, les « soutiens » deviennent à leur insu les agents dociles de ceux qu'ils croient combattre. Aujourd'hui, l'urgence est accrue d'assurer de notre appui indéfectible les familles Roms qui sont de nouveau à la rue dans une situation des plus terribles. Continuons à les soutenir dans la voie de leur autonomie tant que chacune d'entre elles n'aura pas retrouvé un logement et des conditions de vie dignes. »

Lire :

http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/2015/10/appel-a-l-aide-contre-l-expulsion-des-roms-du-250-bd-de-la-boissiere-a-montreuil.html

http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/2015/10/roms-montreuillois-de-rom-reussite-menacees-d-expulsion-signez-la-petition.html

http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/2016/08/les-roms-expulses-du-boulevard-de-la-boissiere-a-montreuil-toujours-dans-la-rue.html

http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/2016/08/montreuil-des-personnalites-se-mobilisent-en-faveur-des-roms-expulses.html

Pierre Mathon

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Published by Bagnolet en Vert - dans Roms
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