Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

Le Parisien ne s’y trompe pas, l’opposition au nouveau « délire » municipal de bétonnage de la place de la mairie, c’est Bagnolet en Vert.
« Certes, le projet reste flou et devra être précisé par les architectes, mais il suscite déjà l’ire des opposants. Pour Pierre Mathon, (ex-Verts), ancien adjoint à l’urbanisme, « il y a déjà beaucoup de commerces et bureaux vides, alors il semble risqué de créer de nouvelles surfaces. Je m’interroge également sur la forme du bâtiment, l’espace imparti est réduit, ce centre administratif risque de ressembler à un blockhaus. » »
Une fois de plus un projet bétonnant, « mégalo et ruineux », risque de nous être imposé sur la place Salvador Allende (place de la mairie ou place du marché).
Une fois de plus, comme en 1995 (avec la programmation qui a abouti au fameux projet Castro), mes amis et moi nous y opposons.
Seuls au début, mais avec la certitude que lorsque chacun aura pu voir les projets des architectes, traduisant en images la programmation démentielle décidée par le dernier conseil municipal, nous serons rejoints par beaucoup d’autres.
Une petite note d’optimisme : si pour le projet de centre administratif précédent dans les années 90, le conseil municipal unanime (droite et PS compris) avait voté pour, cette fois ci, au conseil municipal du 25 mars, la droite, le PS et ses alliés se sont abstenus … Il y a du progrès.
Ci-dessous l’intégralité de l’article publié par Le Parisien ce samedi 4 avril 2009
« Bagnolet
Appel aux architectes pour un nouveau centre-ville
LA BONBONNIERE, c’est le surnom de la mairie de Bagnolet, élégant bâtiment de briques rouges et blanches au charme typique de la IIIe République. Dans les années 1960, il a fallu créer un centre administratif dans l’ancienne école publique, derrière l’hôtel de ville. Un site finalement insuffisant, qui a débordé sur deux groupes de bungalows.
Au fil des années, plusieurs équipes municipales ont voulu donner de la cohésion à cet ensemble hétéroclite. Jusqu’en 2001 encore l’architecte Roland Castro prévoyait de bâtir deux ailles de part et d’autre de la mairie. Le projet, abandonné, dort encore dans un tiroir.
L’année 2009 marque le début d’un nouveau projet de rénovation du centre-ville. L’équipe de Marc Everbecq (PCF) a tenu récemment sa première réunion publique sur le sujet et a lancé le concours de maîtrise d’œuvre. Les architectes commenceront bientôt à plancher, l’objectif est une livraison en juin 2013.
Le sujet fait déjà réagir l’opposition
Le futur centre administratif, dont la forme reste à défini, comptera 8 000 m² de plancher et sera entre l’avenue Gambetta et la mairie. « Les deux bâtiments devront se mettre en valeur mutuellement. Le centre administratif fera au maximum 7 étages, c’est-à-dire pas plus haut que les immeubles qui bordent la place », précise Laurent Jamet, adjoint au maire à l’urbanisme. « Rassembler tous les services permettra de réduire les coûts de fonctionnement et d’améliorer les services au public », assure l’élu. Le bâtiment consommera peu d’énergie, promet-il, contrairement aux structures actuelles, notamment les préfabriqués, gouffre financier en chauffage et climatisation. Mais le projet ne se limite pas aux services municipaux. Les architectes devront prévoir 15 000 m² de logements, 10 000 m² de commerce. « Il s’agit de ramener de l’activité dans le centre-ville, grâce à de nouveaux commerces et à la préservation du marché ». La place doit rester un endroit ouvert, notamment sur le quartier d’affaires des Mercuriales. Eventuellement, certaines voies pourraient être réservées aux piétons, comme à Saint-Denis. »
Certes, le projet reste flou et devra être précisé par les architectes, mais il suscite déjà l’ire des opposants. Pour Pierre Mathon, (ex-Verts), ancien adjoint à l’urbanisme, « il y a déjà beaucoup de commerces et bureaux vides, alors il semble risqué de créer de nouvelles surfaces. Je m’interroge également sur la forme du bâtiment, l’espace imparti est réduit, ce centre administratif risque de ressembler à un blockhaus. »
Selon Laurent Jamet, « la crise ne durera pas toujours, et Bagnolet, au bord du périphérique et relié au métro, restera toujours attractif. » L’investissement est évalué à 25 millions d’euros.
GIREG AUBERT »
Nous reviendrons plus en détail sur les raisons qui fondent notre opposition résolue à cette nouvelle tentative de bétonnage et d’amputation de la place de la Mairie et nous formulerons des contre-propositions.
Pierre Mathon
Pour mémoire, voici les articles que nous avons publiés sur ce blog depuis la présentation publique le 17 mars par la municipalité du nouveau projet.

