Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
A la demande de la mairie de Paris, une équipe d’architectes s’est essayée à réinventer le périphérique et en particulier l’espace de l’échangeur de la porte de Bagnolet.
Alors qu’il y a encore peu, certains s’extasiaient à Bagnolet sur ce magnifique échangeur, présenté par son auteur Serge Lana comme une véritable « macro-sculpture urbaine », aujourd’hui les architectes nous décrivent le lieu comme « un trou noir urbain ».
C’est nettement moins exaltant, mais beaucoup plus vrai !
On a peine à imaginer, surtout à des coûts raisonnables des solutions à cette gigantesque erreur urbanistique.
La « métamorphose » que nous propose l’équipe TVK (Pierre Alain Trévelo et Antoine Vigier-Kohler est là pour faire rêver.
Le Parisien qui en parle mercredi 17 décembre titre justement : « Périphérique : et si on rêvait »
« Un projet pharaonique : couvrir totalement l’énorme nœud autoroutier et le centre commercial de la porte de Bagnolet. Un vrai quartier naîtrait sur cette couverture avec logements, bureaux, commerces… Ou bien un gigantesque espace vert, maillon principal d’une ceinture verte entre la porte de Vincennes et celle des Lilas. »
La visite que j’ai effectuée ce samedi au pavillon de l’Arsenal ne m’a pas permis de répondre aux questions que l’on peut se poser en termes de faisabilité.
Au cours de la mandature précédente, sur la base des premières réflexions de l’atelier d’urbanisme sur le centre ville que j’avais animé avec l’architecte-urbaniste Cantal-Dupart, j’avais proposé au maire que la ville de Bagnolet copilote avec la ville de Paris une étude sur l’avenir possible du secteur de l’échangeur. Cette proposition reste toujours d’actualité, malgré la crise et malgré les nombreux retards pris sur le reste de Bagnolet.
Déjà l’étude AIRPARIF que nous avions obtenue Hélène Zanier et moi (avec le soutien de Jean-Félix Bernard, alors président du conseil national de l’air) pour la commune de Bagnolet avait permis de situer une partie des problèmes de la zone de l’échangeur : une pollution excessive due à la circulation automobile.
Le travail doit se poursuivre pour résorber « le trou noir urbain ». C’est dans nos relations avec Paris, de la porte de Montreuil à la porte des Lilas, que nous modelons aussi le Bagnolet dans lequel nos enfants et nos petits enfants vivront.
Pierre Mathon