Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
Madame Stanie Villain, maire-adjointe à l’environnement et au développement durable, est aujourd’hui clouée au pilori avec une incroyable violence verbale par les représentants officiels des « verts » à Bagnolet sur leur blog.
Une fois de plus je me vois contraint de présenter au nom des Verts mes excuses aux Bagnoletais en espérant qu’ils comprennent qu’il ne s’agit que d’une parenthèse malheureuse mais provisoire.
Le « crime » de Stanie Villain : avoir dans son intervention aux assises du 6 décembre déclaré : « le développement durable n’a pas été vraiment une de nos préoccupations ».
Bien entendu dans son intervention, elle disait d’autres choses (certaines avec lesquelles nous pouvons être d’accord et d’autres qui méritent discussion).

Stanie Villain au jardin guinguette de la Dhuys lors de la fête en avril 2008
Ce qu’elle a entrepris dans des conditions difficiles (qui explique sans doute en grande partie sa phrase "maladroite" mais lucide) ne mérite pas une telle agressivité. Nous avons pu personnellement constater son implication en particulier sur les dossiers de l’agence MVE et des jardins partagés.
Mais pour cette phrase, politically no correct, (causée en grande partie par l’émotion devant 300 personnes), elle est clouée au pilori. C’est en effet un véritable procès qui lui a été fait le 10 décembre sur le blog de Michel Pesci (le blog des « verts » officiels ) : il est question de « stupeur » causée par son intervention, on lui fait la leçon avec un ton scandaleusement péremptoire sur ce que doit être son rôle, on la somme de fournir « des explications ».
Pour bien se faire comprendre, en réponse à un commentaire dans lequel une personne s’étonne de cette violence, les mêmes en remettent une lourde couche :
« …on ne lui demande pas d’être une professionnelle de la politique, on lui demande de faire le boulot pour lequel elle a été élue.
(…) Nous vous rappelons que son boulot est de faire prendre en compte le développement durable (…)
(…) Elle ne semble pas avoir pris conscience de l’ampleur de sa tâche. Est-elle vraiment à la hauteur pour mener cette mission ? »
Et pour bien enfoncer le clou on publie le commentaire bidonné d’un certain « sans ogm » anonyme : « Quel scandale !!!! Elle doit démissionner »
Quel ton, quelle violence. C'est le développement durable « marche ou crève ». Voilà qui fait froid dans le dos et ne donne pas envie d’en être !
Je tiens à affirmer haut et fort que cela n’a rien à voir avec les valeurs de l’écologie et que les Verts méritent mieux que cette hideuse image qui en est donnée sur le blog de Michel Pesci.
On se croirait à l’Elysée en pleine séance de chasse à courre contre Rama Yade où Kouchner par ci, Estrosi par là, sans oublier Karoutchi et Nadine Morano … chacun y va de son coup de pied.
Ce n’est d’ailleurs pas totalement un hasard si ce genre d’agression se fait le plus souvent contre des femmes.
Cette agressivité machiste contre Madame Stanie Villain n’est d’ailleurs pas sans rappeler les attaques personnelles inadmissibles que les mêmes avaient proférées à l’encontre de Catherine Oresve au tout début de la mandature : Catherine Oresve a pourtant des réels états de service en faveur de la cause écologiste à Bagnolet, notamment pendant les campagnes électorales municipales de 1995 et 2001.
Bien entendu, il faut réfléchir à la mise en place d’une véritable politique de l’environnement à Bagnolet (rappelez-moi le nom et le parti de celui qui a été maire adjoint à l’environnement pendant plus de 25 ans ...) et s’engager avec une vraie volonté politique dans le développement durable.
Mais cela exige autre chose que les aboiements d’une meute contre l’actuelle maire-adjointe à l’environnement et au développement durable.
Bagnolet en Vert, fidèle à sa ligne constructive et sans concession fera des observations et des propositions pour l’environnement et le développement durable dans les jours qui viennent.
Pierre Mathon