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Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

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Revue de presse sur les machines à voter

Revue de presse sur les machines à voter d’Alain AMEDRO,  Conseiller régional Vert et Conseiller municipal d’Aulnay-sous-Bois (93).

Parue sur son Blog http://alainamedro.rsfblog.org

 

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Des couacs en Belgique et en Irlande

 

Les ordinateurs placés dans les bureaux de vote sont largement utilisés dans de nombreux pays.

Aux Etats-Unis, lors des élections parlementaires de novembre dernier, quelque 63 % des 200 millions d'électeurs les ont utilisés. On a enregistré quelques couacs dans plusieurs bureaux, notamment des pannes de machines et des irrégularités. En Belgique, les machines à voter ont été introduites, à titre expérimental, en 1991, pour deux cantons ruraux. Progressivement étendu, le «vote automatisé» concerne aujourd'hui 44 % des électeurs. Cette pratique a donné lieu à l'«incident de Schaerbeek», au cours duquel on avait relevé, le 18 mai 2003, une erreur de 4 096 voix.
Le Brésil, qui compte 110 millions d'électeurs, est connu comme le champion du monde du vote électronique. En 1996, un tiers des électeurs utilisaient ces nouvelles urnes électroniques et, depuis 2000, ils s'y sont tous mis, avec plus de 400 000 machines. Sans protestation. En Irlande, l'utilisation de machines a été suspendue à la suite d'une contestation initiée par une association de citoyens. Les 7 500 machines acquises en 2003 sont restées inutilisées.

Et l'article complet sur le sujet qui fait part de la mobilisation des forces politiques : Les Verts, Le PCF, l'UDF et le PS mais aussi l'intervention d'universitaires, d'informaticien, qui ont eu un rôle central dans cette mobilisation avec le très actif Pierre Muller, C'est à lire : Le vote en machine lessivé par le doute.

Un parmentaire UMP, monsieur Cazenave s'oppose à "cette fausse bonne idée" . Il dit en conclusion "J'en retiens qu'il n'existe aujourd'hui aucun processus électronique valable, car aucun n'est en mesure d'apporter aux citoyens au minimum les mêmes garanties que le vote papier."
Dans l'Express de cette semaine : Le vote électronqiue en ballotage.Je ne suis pas parvenu à trouver un lien. Dommage, même si l'article n'apporte rien de vraiment nouveau.

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Dans Politis.

Contre les machines à voter

jeudi 1er mars 2007

De nombreux pays remplacent le processus manuel de dépouillement des bulletins par des machines à voter. En France, des communes s’équipent déjà d’ordinateurs de vote : plus d’un million d’électeurs utiliseront ces machines en 2007. Or, selon le Centre de coordination pour la recherche et l’enseignement en informatique et société (Creis, www.creis.sgdg.org), « les fabricants pratiquent une publicité

mensongère allant jusqu’à dire que ces machines ne sont pas des ordinateurs ». Quant aux mairies, « elles espèrent des économies ».
Le Creis dénonce « l’absence de débat » autour d’un procédé permettant une « fraude indétectable ».
Car il s’agit bien « d’une remise en cause radicale de la procédure de vote, pilier de la démocratie représentative ». L’absence de transparence et de « contrôle par les citoyens » est également pointée.
Le Creis demande au ministre de l’Intérieur « d’annuler l’agrément des ordinateurs de vote afin d’en suspendre toute utilisation en France ».

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Un reportage d'Itélé sur les machines à voter, à visionner à l'adresse suivante :
 http://politique.fluctuat.net/blog/15531-elections-2-0.ht...

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Le journal 20 minutes de ce matin consacre sa Une aux machines à voter et une pleine page consultable à l'adresse ci-dessus.

http://www.20minutes.fr/article/146938/20070321-France-Pa...

De nombreuses communes annnoncent qu'elles renoncent à ces machines! Dans 20 minutes le maire UDF de Sceaux explique pourquoi sa commune vient de prendre la décision de ne pas se munir de telles machines. Ne restera t-il que l'UMP pour défendre les machines homologuées par le ministère de l'intérieur?
Un nouveau ministre arrive enfin lundi! Il y avait quelque peu mélange des genres...

Machine à voter : Volte-face aux Etats-Unis

Pour nous permettre de poursuivre notre réflexion un article du Monde d'hier, toujours en page 3. Nous voyons qu'au plus haut niveau des institutions des Etats-Unis, les questions sont posées, des projets de loi sont en élaboration, notamment dans le camp démocrate. Le nouveau Mexique vient d'abandonner les machines à voter pour un retour papier. A suivre!, Bonne lecture.

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LE MONDE | 19.03.07 | 15h13
WASHINGTON CORRESPONDANTE


près le fiasco de l'élection présidentielle de 2000 en Floride, lorsque les scrutateurs en avaient été réduits à compter les confettis qui pendaient des cartes perforées faisant office de bulletin de vote, une commission nationale avait cru bien faire en recommandant la généralisation des machines à voter électroniques. Aujourd'hui, les mêmes machines sont à leur tour contestées.

Aux élections de novembre 2006, un tiers des électeurs ont voté sur des machines électroniques. De nombreuses contestations ont été signalées. Le problème le plus sérieux a été localisé, encore une fois, en Floride : 18 000 bulletins ont disparu à Sarasota, alors que le candidat en tête n'avait que 369 voix d'avance. Les machines à voter ne prévoyaient pas de trace papier. Il a été impossible de recompter.

Début février, le gouverneur de Floride, Charlie Christ, a annoncé son intention d'abandonner le système d'écrans tactiles et de le remplacer par un système de bulletins à lecture optique. Comme la Floride, la Virginie et le Maryland ont décidé d'imposer une trace papier qui puisse permettre les vérifications. Mais dans une vingtaine d'Etats, aucune trace papier n'est disponible. Pour pallier cette lacune, le représentant Rush Holt a déposé un projet de loi imposant une copie de chaque vote. La plupart des candidats à l'élection présidentielle de 2008 soutiennent cette initiative. Aucun ne veut être victime de l'incertitude, comme il y a quatre ans, où les résultats de l'Ohio ont beaucoup varié au cours de la soirée, mettant l'élection nationale en balance. "La démocratie ne marche que si nous croyons qu'elle marche, estime M. Holt. Et la confiance dans le processus a l'air de s'éroder à chaque élection."

Le 7 mars, Hillary Clinton a elle-même présenté un projet de loi au Sénat (Count Every Vote Act) qui prévoit l'obligation pour les constructeurs des machines d'inclure des traces papier, afin qu'il n'y ait "plus de votes mystérieusement avalés par les ordinateurs". Elle demande aussi un accès égal pour tous aux bureaux de vote.

Le Nouveau-Mexique et le Connecticut ont abandonné leur idée d'acheter des machines électroniques. Ils sont retournés au papier
. "Quelque part, nous avons pris le mauvais tournant. Et nous avons vendu pratiquement tout le processus à des compagnies privées qui nous vendent nos "machines de la démocratie". Elles nous vendent les machines. Elles nous vendent le logiciel. Elles gardent secret le logiciel et nous disent qui a gagné. Ce n'est pas la démocratie", dit M. Holt. Dans son projet, il prévoit aussi l'interdiction de connecter les machines à voter à Internet, pour éviter les piratages. Signe des temps, le principal fabricant de machines, Diebold, mis en cause dans l'Ohio en 2004, songe à vendre sa division Elections.
Corine Lesnes
Article paru dans l'édition du 20.03.07

Soupçons sur le vote électronique
LE MONDE | 19.03.07 | 15h12 • Mis à jour le 19.03.07 | 16h50


Le 22 avril, un à deux millions de Français ne trouveront dans leur bureau de vote ni bulletins ni enveloppes.
Pour exprimer leur voix, ils presseront deux touches - la première pour choisir un candidat, la seconde pour confirmer leur choix. Pour la première fois en France, lors d'une élection présidentielle, ces citoyens utiliseront des ordinateurs de vote. Un peu plus d'un millier de terminaux sont aujourd'hui installés dans une cinquantaine de communes, mais leur déploiement ne va pas sans polémique.
Depuis le début de l'année, plusieurs personnalités et partis politiques s'interrogent sur les risques inhérents à ces systèmes.
"Des machines à voter basées sur des matériels informatiques sont aujourd'hui en cours d'installation (...) en France, sans qu'un débat public ait eu lieu sur le bien-fondé de cette technicisation du vote et les éventuels risques de fraude et de manipulation", déclarent ainsi les Verts
dans une motion adoptée début février. Le Parti communiste est sur la même ligne. Selon Patrick Bloche, député (PS) de Paris, "un sentiment de méfiance domine largement au Parti socialiste" vis-à-vis d'appareils "qui semblent bien moins transparents que les urnes en Plexiglas".
"Les machines à voter sont accessibles aux malvoyants, permettent un dépouillement immédiat, sans gâchis de papier, sans besoin de table de dépouillement, de scrutateurs, etc., plaide pour sa part Hervé Palisson, directeur de France-Election, importateur en France des machines à voter néerlandaises Nedap. Il faut savoir que, faute de volontaires, ce sont des employés municipaux payés en heures supplémentaires qui procèdent au dépouillement dans certaines communes."
Cette dématérialisation du suffrage est pour certains un risque intolérable. "Le système de vote actuel a été conçu pour que quiconque, même le plus ignorant, puisse se forger l'intime conviction que le vote s'est déroulé honnêtement, dit Roberto Di Cosmo, chercheur au laboratoire Preuves, programmes et systèmes (CNRS, université Paris-VII). Lorsque le vote se fait par voie électronique, est-il possible de se forger, seul, la même conviction ? La réponse est non : il faut recourir à l'expert, à l'argument d'autorité."
L'impossibilité de vérifier l'intégrité du vote inquiète bien au-delà de quelques universitaires ou personnalités politiques.
La principale société savante d'informaticiens, l'Association for Computing Machinery (ACM), a récemment pris une position de consensus appelant à ce que tout système de vote électronique soit doublé d'un dispositif d'impression d'un bulletin contrôlé de visu par l'électeur. Ces bulletins papier pourraient être stockés dans une urne classique, autorisant ainsi un recomptage ultérieur des suffrages. Cette précaution ne figure pas dans le règlement technique émis en novembre 2003 par le ministère de l'intérieur (il faut préciser que, dans le vote traditionnel, les bulletins papier ne sont pas conservés mais détruits le soir même après la proclamation des résultats dans chaque bureau, à l'exception des blancs et nuls qui sont annexés au procès-verbal).
Les trois modèles d'ordinateur à voter homologués en France - construits par Nedap, l'espagnol Indra Sistemas et l'américain ES&S - sont donc dépourvus d'un tel dispositif de contrôle.
D'autres reproches sont formulés. "Le règlement technique du ministère admet que le programme utilisé dans les machines à voter soit secret, c'est-à-dire que le code-source ne soit pas rendu public, dit ainsi Chantal Enguehard, maître de conférence en informatique à l'université de Nantes. Il est donc impossible aux simples citoyens de l'examiner : la protection du secret industriel a été jugée plus importante que la transparence de la procédure de vote." Par la voix de son directeur, France-Election fait cependant savoir que le code-source n'est pas rendu public pour des raisons de sécurité, mais qu'il a pu être ausculté par des organismes de contrôle comme le Bureau Veritas.

A l'automne 2006, un groupe d'informaticiens néerlandais a fait l'acquisition de machines Nedap pour en évaluer l'intégrité. "Ces informaticiens ont démonté une machine, ont constaté qu'ils pouvaient en changer le logiciel et l'ont reprogrammée pour jouer aux échecs", explique M. Di Cosmo. Surtout, ils affirment être parvenus à capter les radiofréquences émises par la machine à une distance de 25 mètres environ et être ainsi à même de savoir si le nom affiché sur l'écran à cristaux liquides de l'appareil - le nom du candidat pour lequel le vote a été enregistré - comporte ou non des caractères accentués. "Ce qu'ils ont fait, c'est simplement de vérifier que la machine fait bien ce qu'on lui demande", tempère M. Palisson. Quant à la possibilité de surveiller à distance le fonctionnement de la machine, "l'expérience a été faite sur un ancien modèle qui n'est plus en service et, de toute façon, il serait possible de mettre en oeuvre le même type de surveillance avec le vote classique, au moyen de caméras installées dans les isoloirs", réplique le directeur de France-Election, qui fait valoir qu'aucun dysfonctionnement des appareils Nedap n'a été rapporté.

"NEUTRALISER UN CANDIDAT"

L'exercice auquel se sont essayés les informaticiens néerlandais n'est pas isolé. En octobre 2006, quatre chercheurs du département d'informatique et d'ingénierie de l'université du Connecticut sont par exemple parvenus à reprogrammer un terminal de vote Diebold, l'un des constructeurs les mieux implantés aux Etats-Unis.
"Une attaque de base peut neutraliser entièrement un candidat, échanger les voix apportées à deux candidats ou biaiser les résultats en reportant sur un candidat les votes apportés à un autre, écrivent les auteurs dans le compte rendu de leurs travaux. La corruption du système peut rester dormante jusqu'au jour de l'élection, ce qui rend impossible sa détection par le biais de tests préélectoraux."
Sans que des fraudes avérées aient été mises au jour, plusieurs cas de défaillances de systèmes de vote électronique ont été documentés ces dernières années, surtout aux Etats-Unis, mais aussi en Europe.
Un exemple fameux est l'incident de Schaerbeek (Belgique), le 18 mai 2003. Le décompte des voix exprimées avait excédé de plus de 4 000 le nombre d'inscrits dans la circonscription. Incapable d'en élucider la cause, le collège d'experts mandaté par les autorités fédérales belges a conclu que "l'erreur (avait) très probablement été occasionnée par une inversion spontanée et aléatoire d'une position binaire". C'est-à-dire, en somme, qu'un bit informatique de l'ordinateur de vote a pris "spontanément" la valeur 1 au lieu de la valeur 0. "Ce phénomène, ajoutaient les experts, est abondamment décrit dans la littérature spécialisée." Il ne l'est pas dans le code électoral.
Stéphane Foucart (avec Edouard Bal)

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samedi, 17 février 2007

 

Ordinateurs de vote en France : les Verts sont pour un moratoire

Ordinateurs de vote en France : les Verts sont pour un moratoire, un débat public, un recomptage possible et l’accès ouvert au code.

La motion issue de la discussion au sein du groupe culture numérique des Verts a été adoptée par le Conseil National Inter Régional des Verts( notre parlement) réuni le dimanche 4 février 2007.

Après la prise de position de citoyens critiques, d’élus locaux ou de groupes d’élus, de municipalités, c’est un parti tout entier les Verts qui prend position pour un moratoire sur l’usage des machines à voter.

Les Verts considèrent que les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication peuvent constituer un apport à la démocratie participative lorsqu’elles favorisent l’expression des citoyens et leur consultation sur des thématiques diverses, permettant ainsi de mieux les associer aux prises de décision dont les élus ont la mission.

Mais ils considèrent que ces technologies présentent aussi des risques, non maîtrisés à ce jour, qui en rendent l’utilisation inappropriée dans le cadre des échéances électorales.

Les machines à voter basées sur des matériels informatiques sont aujourd’hui en cours d’installation dans plusieurs dizaines de villes en France sans qu’un débat public n’ait eu lieu sur le bien fondé de cette technicisation du vote et les éventuels risques de fraude et de manipulation.

Le vote dans un lieu public est un acte symbolique au coeur du système de démocratie représentative en France.

Les Verts considèrent qu’il faut d’abord chercher à améliorer la participation au vote : favoriser l’inscription sur les listes, élargir le droit de vote aux résidents étrangers, inciter à participer à la tenue du scrutin et au dépouillement du vote.

Les Verts estiment qu’il vaut mieux investir dans l’information et l’implication des habitants pour élargir le nombre de scrutateurs bénévoles, là où les partis politiques ne suffisent plus à assurer la continuité d’une présence plutôt que de s’équiper en machines à voter.

Les machines utilisées nous obligent à faire confiance à un ordinateur dont le code de traitement est secret et sans aucun moyen de recomptage.

Aussi rejoignant l’avis de nombreux experts et citoyens, les débats qui traversent de nombreux pays utilisateurs, Les Verts posent, outre le débat public, deux conditions, aujourd’hui non respectées, concernant les machines à voter :

* que les machines fournissent une trace papier du vote, condition indispensable à un recomptage et que le votant puisse, à travers ce papier, contrôler que la machine a correctement enregistré son vote.

* que le socle technique de la machine et du logiciel soit en logiciel libre ou à minima des logiciels ouverts à tous et non des codes secrets et propriétaires.

En attendant le respect de ces deux conditions Les Verts appellent les municipalités à refuser cet équipement et demandent à l’état de retirer l’agrément des machines avant la tenue de ce débat public.

Les Verts demandent également que les électeur-ices-s ne se voient pas imposer un vote par une machine dont on ne peut garantir la façon dont il sera comptabilisé

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Vendredi, 16 février 2007

 

 

Machine à voter : le vote électronique Opaque, invérifiable

Je vous invite à lire l'enquête du magazine Science et Vie du mois de Février qui part du constat d'informaticiens et de pratiques à l'echelle européenne:
Voilà la présentation de leur dossier, édifiant!
"le vote électronique Opaque, invérifiable, vulnérable : des chercheurs en informatique s'unissent pour mettre en garde contre les ordinateurs de vote.
Pourtant, quelques mois avant les échéances électorales françaises, plusieurs communes ont déjà troqué l'urne en Plexiglas contre un écran tactile; quels sont les risques de bugs et de fraude ?"

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Voici une contribution de Roberto Di Cosmo Roberto Di Cosmo, professeur d’informatique à Paris-VII, laboratoire Preuves, Programmes et Systèmes. Jeudi 22 février 2007

"Les ordinateurs de vote s’invitent désormais chez nous, et l’on prétend nous faire croire que tout cela est juste un signe de modernité, dépourvu de tout danger. Selon les supporteurs du vote électronique, nous devrions faire confiance à ces appareils, parce qu’ils auraient été agréés par des experts. Mais c’est une énorme erreur d’appréciation : dans le cas du vote citoyen, un système de vote est acceptable non pas quand un expert vous le dit, mais quand vous, électeur quelconque, arrivez à convaincre des experts que tout se passe bien." la suite sur le site des Verts de Brest qui ont mis en ligne nombre de réflexions sur notre sujet.

Alors, il nous faudrait obtenir, par notre mobilisation, un moratoire sur l'utilisation de ces machines. C'est ce qu'ont obtenu les associations en Irlande où ils ont mis 7500 machines au placard suite à l'avis défavorable d'une commission indépendante qui propose qu'au minimum, chaque vote fasse l'objet d'une version papier donnant la possibilité de vérification.
Je vais écrire dans le sens du moratoire au Maire. Et vous? Une action collective aurait surement plus de poids, j'attends vos avis sur cette question.

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