Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
Les bureaux de vote d’Issy les Moulineaux n’ont pas pu ouvrir ce dimanche matin à 8 heures à cause d’un « problème de paramètrage sur certaines machines à voter ». L’anomalie a été réglée progressivement et à 9 heures, tout était revenu à la normale. « Lorsque les présidents de bureaux ont souhaité ouvrir les machines, il y a eu un blocage automatique, explique Jean-Marc Szmaragd, adjoint au maire (UDI) d’Issy. La société est intervenue physiquement ou a expliqué la marche à suivre par téléphone. C’est la première fois que cela nous arrive ».
Les machines avaient été scellées par un huissier de justice jeudi dernier. « A ce moment-là, nous ne pouvions pas détecter le problème » souligne l’adjoint, qui tient le bureau de l’Espace Savary. Ce dernier a pu ouvrir les portes à 8 h 29. « Tout s’est très bien passé, assure Jean-Marc Szmaragd, Nous avons offert le café aux quelques personnes qui ont attendu ».
Certains votants ont néanmoins posté leur impatience sur les réseaux sociaux : « Toutes les machines en panne, aucune information pour ceux qui attendent depuis 8 heures », regrette Christophe. « Puisse cet incident inacceptable dans notre démocratie signer la fin des machines à voter à Issy et dans toute la France », souhaite Damien. Plusieurs élus en profitent pour réclamer la suppression des machines à voter : « Un des nombreux avantages du vote papier, c’est qu’il n’y a pas de bug… » ironise Boris Amoroz, conseiller municipal (PCF) à Vanves. « Il est temps de supprimer ces machines non fiables », tacle Xavier Iacovelli, élu à Suresnes et patron du PS92.
Thomas Puijallon, conseiller municipal (PS) d’opposition, qui combat depuis des années l’utilisation des machines à voter à Issy-les-Moulineaux, dénonce quant à lui un manque de transparence. « Je ne sais pas concrètement, sur le plan informatique, à quoi correspond cette réinitialisation et ce qui est touché dans la machine », s’inquiète-t-il. L’élu a fait « un signalement au ministère de l’Intérieur » et consigné sur procès verbal le fait qu’un technicien était intervenu dans son bureau « sans arrêt municipal » lui donnant une autorisation. Cet arrêté devait être produit par la ville au cours de la journée.
Douze villes sur les 36 des Hauts-de-Seine utilisent les machines à voter : Antony, Bois-Colombes, Boulogne, Châtenay-Malabry, Colombes, Courbevoie, Garches, Issy, Sèvres, Suresnes, Vaucresson et Ville-d’Avray. L’incident de ce matin n’a touché que la ville d’Issy.
Les machines à voter sont encore peu nombreuses dans les communes françaises. Selon le code électoral, « toute commune de plus de 3 500 habitants figurant sur une liste fixée par arrêté préfectoral » peut se doter de machines à voter. Celles-ci doivent être agréées par le ministère et elles sont soumises par les fabricants à des organismes certificateurs. »