Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

Acharnement contre les arbres de Bagnolet. Cette fois, c’est l’avenue Raspail qui est victime
Une cinquantaine d’arbres d’alignement viennent d’être détruits avenue Raspail. Elle est aujourd’hui méconnaissable. Il ne s’agissait pas d’une pure merveille, certes, mais les arbres d’alignement, des robiniers-faux-acacias et des tilleuls, l’habillaient et l’adoucissaient gentiment.
Ils offraient en été une ombre bienfaisante et créaient une ambiance agréable. Les tilleuls parfumaient les trottoirs en juin-juillet …

Les arbres de l’avenue Raspail abattus sans sommationAujourd’hui, on est agressé par les bâtiments dans leur nudité et les seules touches de douceur et de verdure nous viennent des parcelles privées !

Les technocrates du conseil général n’ont pas été sensibles à ce supplément d’âme apporté par un alignement d’arbres dans une ville. Ce n’est pas dans leur culture. Apparemment ce n’est pas dans celle des élus non plus.
Ils ont envoyé leurs engins massacreurs et détruit plusieurs dizaines d’arbres.

On entend d’ici les arguments : « il faut bien refaire la rue et les trottoirs … »… et les commentaires : « jamais contents ces écolos ! » … « On n’avait pas le choix », etc.
C’est là qu’on se dit qu’on n’a pas de chance d’habiter dans la Seine Saint-Denis… Car dans les vraies villes, on sait refaire les trottoirs sans vandaliser le paysage !
On sait que les arbres mettent des dizaines d’années avant de devenir ces monuments vivants qui embellissent la ville.
Pourquoi n’apprend-on pas à Bagnolet et en Seine Saint- Denis ? Pourquoi ?

Les slogans du Conseil général qui invitent à « changer l’image de la Seine Saint-Denis » affichés à grands frais d’argent public, sur des panneaux publicitaires qui enlaidissent nos villes, sonnent comme des insultes de plus.
Ce n’est pas l’image de ce département qu’il faut changer, c’est sa réalité !
Durcir un paysage urbain, déjà médiocre, déjà largement abîmé, dans un quartier qui concentre beaucoup d’équipements massifs sans charme, n’est pas de nature à donner aux habitants le sentiment d’être respectés.
Hélène Zanier