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Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

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Nucléaire, non merci !

Résolument antinucléaire (ni nucléaire ni effet de serre !) Bagnolet en Vert publie ci-dessous trois communiqués récents du Réseau Sortir du nucléaire.

Le premier sur la
taxe carbone qui doit inclure l’électricité « "Sortir du nucléaire" dénonce un système de soutien à l'industrie nucléaire », le second sur l’échec de l’EPR en Chine « Le chantier de l'EPR en Chine est reporté... et pourrait bien être définitivement annulé » et le troisième qui donne la vraie réalité d’une soi-disant embellie du nucléaire « La "renaissance" du nucléaire se dégonfle... »
Pierre Mathon
« Taxe carbone : "Sortir du nucléaire" dénonce un système de soutien à l'industrie nucléaire


- Il est injustifiable que les graves pollutions du nucléaire soient exonérées

- La "Taxe Fillon" compromet l'objectif de 23% d'énergies renouvelables en 2020


Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce la "Taxe Fillon", un véritable dévoiement de la nécessité de taxer les énergies polluantes (nucléaire, pétrole, gaz, charbon).

Telle que présentée par M Fillon, la "taxe carbone" est en toute simplicité une opération de soutien à l'industrie nucléaire française qui, il est vrai, est en pleine déconfiture (désastre du programme EPR, absence de solutions pour les déchets nucléaires, déficits colossaux et déroute d'Areva et EDF en bourse, etc)

Cette volonté de protéger l'atome est d'autant plus absurde que l'industrie nucléaire dans son ensemble, de la mine d'uranium au démantèlement des installations, ne génère pas seulement des contaminations radioactives mais émet aussi des gaz à effet de serre de façon non négligeable… et croissante.

Qui plus est, l'option "nucléaire + chauffage électrique", imposée en France, montre son absurdité tous les hivers : la consommation des convecteurs électriques est telle qu'il faut massivement importer de l'électricité produite par des centrales thermiques (fuel, charbon). A l'arrivée, ce système produit de grandes quantités de déchets radioactifs ET de fortes émissions de CO2.

Le gouvernement français, contraint par l'opinion publique d'agir en faveur de l'environnement, utilise tous les subterfuges pour protéger le nucléaire qui est pourtant une des énergies les plus polluantes et la plus dangereuse.

Par ailleurs, le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que la France a un objectif impératif, fixé au niveau de l'Union européenne, de 23% d'énergies renouvelables en 2020. Pour atteindre cet objectif, il faut certes développer les énergies renouvelables, mais il faut aussi impérativement réduire le recours aux énergies non renouvelables… comme le nucléaire.

Aussi, le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à se mobiliser les 3 et 4 octobre à Colmar (Haut-Rhin) pour obtenir la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus vieille de France. 
Communiqué du 03/09/2009»
« EXCLUSIF - Le chantier de l'EPR en Chine est reporté... et pourrait bien être définitivement annulé

- Les flops des chantiers EPR (Finlande et France) et les accusations de corruption contre Areva et EDF remettent en cause l'EPR en Chine

- On comprend mieux pourquoi les autorités chinoises ont refusé dès juin que M Fillon vienne en Chine fin août pour le "lancement" de l'EPR

Le Réseau "Sortir du nucléaire" révèle que la cérémonie du "premier béton" du réacteur nucléaire EPR, qui devait avoir lieu hier jeudi 27 août 2009 à Taishan (Chine), a été annulée sans qu'aucune autre date ne soit avancée.

Il est désormais fort possible que les projets d'EPR soient définitivement annulés par les autorités chinoises. Ce serait une excellente nouvelle, ne serait-ce que parce que le seul EPR vendu, à la Finlande, va coûter des milliards d'euros à la France et non lui rapporter de l'argent.

Officieusement, Areva tente de justifier cette déconvenue par… des intempéries qui seraient survenues à Taishan. Mais, dès le mois de juin, les autorités chinoises avaient fait savoir au premier ministre français François Fillon qu'il ne serait pas accueilli en Chine pour la cérémonie du "premier béton". On a du mal à imaginer que la météo de Pékin avait prévu à l'avance les supposées intempéries dont parle Areva...

Il semble bien que les autorités chinois aient décidé délibérément de reporter cette cérémonie et se posent sérieusement la question de l'annuler définitivement, d'autant que :

- les Chinois suivent bien évidemment de très près les graves déconvenues rencontrées par les chantiers EPR de Finlande (Areva) et de Flamanville (EDF), qui rivalisent de malfaçons, de retards et de surcoûts.

- Areva et EDF sont soupçonnés par les autorités chinoises d'avoir corrompu Kang Rixin, ex-chef du programme nucléaire chinois et ex-président de la société China National Nuclear Corporation (CNNC), pour qu'il choisisse le réacteur EPR pour le site de Taishan.


Il est désormais avéré que le programme EPR est un véritable désastre industriel et financier. Conçu au début des années 90, l'EPR est déjà complètement obsolète. L'EPR n'est certifié ni aux USA ni en Grande-Bretagne, et il risque fort de ne jamais l'être du fait de sa vulnérabilité en cas de crash d'avion de ligne. Enfin, des projets de construction d'EPR ont été annulés en Afrique du Sud, dans le Missouri, en Ontario…

Finalement, à part la Finlande (qui le regrette amèrement), le seul pays auquel l'industrie nucléaire française et son VRP M. Sarkozy ont réussi à vendre l'EPR est… la France. Il est encore temps de stopper le chantier EPR de Flamanville, d'annuler le projet EPR de Penly, et de reverser vers les économies d'énergies et les énergies renouvelables les milliards ainsi économisés.
 
Communiqué du 28/08/2009»



« La "renaissance" du nucléaire se dégonfle...
Ces derniers mois, chacun a entendu parler de nombreux projets de construction de réacteurs nucléaires un peu partout dans le monde... et particulièrement dans les pays où le président français M. Sarkozy s'est rendu en visite officielle.

La réalité est bien différente. Certes, environ 30 réacteurs sont actuellement en construction, principalement en Chine, mais :
- ils étaient commencés avant la crise financière mondiale ;
- certains sont d'ailleurs commencés depuis plus de 25 ans (!) comme au Brésil et en Argentine ;

En réalité, il n'y a quasiment aucun nouveau projet qui soit réellement lancé autrement que par de beaux discours. Par contre, les annulations se succèdent :

- le 5 décembre 2008, l'Afrique du Sud a annulé les 12 réacteurs (dont des EPR) qu'elle prétendait construire  
- le 25 mars 2009, Tepco (Japon) a "repoussé" la construction d’un réacteur
- Le 23 avril, l'américain AmerenUE a annulé un projet d'EPR dans le Missouri
- Le 29 juin, la province canadienne de l'Ontario a annulé le remplacement de deux réacteurs  
- Le 30 juin, Exelon a annulé un projet de deux réacteurs dans le Texas  
- Le 22 juillet, la Russie annonce qu'elle réduit de moitié ses projets de construction de réacteurs  
- Le 23 juillet, Bruce Power annule le projet de six nouveaux réacteurs en Ontario  
- Le 7 août, la Bulgarie a annulé les deux réacteurs prévus
- Le 10 août, TVA a annulé 3 des 4 réacteurs prévus en Alabama (le 4ème devrait suivre !)


Certes, pour sauver la face, la plupart de ces annulations sont présentées comme provisoires mais l'explication de ces décisions ne risque pas de disparaître, surtout après la crise mondiale qui obère durablement l'accès au crédit pour les grands projets : les entreprises ont fait leurs comptes, le nucléaire est tout simplement trop cher. Surtout quand on constate les dérapages industriels et financiers sur les chantiers EPR de Finlande (Areva) et de Flamanville (EDF)...

Aux USA, il est exact que Obama n'est pas à proprement parler antinucléaire : il n'y a aux USA aucun projet de fermeture volontaire des 103 réacteurs actuellement en service. Mais les financements publics des nouveaux projets nucléaires s'évanouissent les uns après les autres, reversés vers les renouvelables.

Il apparaît donc que la plupart des effets d'annonce actuels (les pays les plus exotiques annoncent construire "bientôt" des réacteurs nucléaires !) sont condamnés... à rester des effets d'annonce. Quant à la Chine et à l'Inde, les annonces (75 et 45 réacteurs) semblent surévaluées. La Chine vise plutôt une trentaine de réacteurs... dont on peut douter qu'ils soient tous construits. Mais, même si c'était le cas, l'atome couvrirait royalement 0,8% de la consommation chinoise d'énergie (contre 0,3% actuellement). Les projets de l'Inde semblent encore plus surévalués. Le nucléaire est cher, très très cher.

Finissons avec une question piège : combien notre cher "omniprésident" a-t-il vendu de réacteurs depuis qu'il a été élu ? 20 ? 10 ? 5 ? Non : ZERO. En effet, lors de ses nombreux déplacements, ont été signé ici un "mémorandum d'entente", là un "accord de coopération". Ces textes, sans aucune valeur contractuelle, évoquent l'hypothèse de la vente de réacteurs EPR par la France. Ces signatures ont été très médiatisées par l'Elysée, laissant croire que des réacteurs avaient été vendus, mais il n'en est rien.

Ah si : M. Sarkozy a "vendu" un EPR : à la France ! Ce réacteur sera construit à Penly (Seine-Maritime), à partir de 2012... si M Sarkozy est réélu à la Présidence de
la République.


Stéphane Lhomme
Porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire"
Mise à jour du document publié le 12 juillet 2009 »


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