Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
Cruel dilemme ce mardi 17 mars au soir pour les citoyens bagnoletais …

Devons-nous nous rendre à 20 heures à la Salle des Conférences où Marc Everbecq nous invite pour nous présenter « Un nouveau Centre-Ville et un nouvel Hôtel de Ville : c’est parti ! » (sic) ?
Ou bien à 20h30, salle des Malassis à la Conférence humoristique "Eloge de la Pifométrie" (re-sic), spectacle d'humour par Luc Chareyron dans le cadre de la Semaine de l'humour à Bagnolet ?
Où est l’humour, où est la pifométrie ? Salle des Conférences ou salle des Malassis ?
L’humour n’est-il pas dans les annonces répétées (comique de répétition ?) sur l’Hôtel de ville ? Ne nous avait-on pas annoncé en mars 2008 que le premier coup de pioche devait être donné avant la fin de l’année dernière. Ne nous avait-on pas annoncé ensuite que le concours d’architectes devait être lancé fin 2008 puis début 2009, avant de nous annoncer qu’en raison de la crise budgétaire tout cela était reportée de deux ans : ça tombait bien d’ailleurs, puisque rien n’était prêt.
Quant à l’aménagement de la place de la mairie, cela fait trois ans qu’un projet préparé par l’architecte-paysagiste François Tribel avait été présenté aux Bagnoletais et que rien alors ne semblait s’opposer à sa réalisation…

Aujourd’hui le maire a remis en selle pour l’aménagement du centre-ville la société d’aménagement SIDEC. Rappelons que la SIDEC a laissé à la commune (et donc aux contribuables) une ardoise de 27 millions d’euros de déficit sur les opérations dont elle avait été chargée de 1995 à 2001 par la municipalité. La même SIDEC s’est vue confier la mission de la coordination de la rénovation-ANRU aux Malassis et à la Noue : avec l’efficacité que l’on sait puisque la convention ANRU n’est toujours pas signée alors que le dossier de Bagnolet a été déposé en octobre 2006, qu’il a fait l’objet d’un accord de principe de l’ANRU le 5 janvier 2007 (sachant que ce retard n’est pas uniquement imputable à l’Etat …)
Mais tout cela n’est pas vraiment drôle, à vrai dire.
Peut-être nous rendrons-nous quand même à la réunion de ce mardi 17 sur le centre-ville.


Pour y poser des questions précises. Entre autres :
- Que devient le groupe de travail sur la future école primaire du centre ville (décidé en conseil municipal il y a 2 ans et qui ne s’est plus réuni depuis juin 2007 ?
- Quand est-ce que la programmation du futur Hôtel de ville (j’ai bien dit la programmation, parce qu’en dépit des annonces, nous n’en sommes que là) va vraiment commencer en y associant les employés communaux, les citoyens … et les élus ?
- Si la création d’une association des commerçants du centre-ville est une bonne chose (mais restons prudents, il y en déjà, eu deux autres sans résultat ces dernières années …), quelles autres mesures la commune compte-t-elle prendre : création d’un emploi spécifique de « manager » en mairie pour aller chercher les commerces par exemple (d’autres communes le font avec succès)?
- Qu’est devenu le projet Tribel d’aménagement de la place de la mairie et de la place « du centre ville » qui est prêt depuis trois ans ?
- Qu’en est-il du regroupement des cliniques Floréal et de la Dhuys confié (dans le plus grand secret) à la SIDEC et qui devait se faire sur l’îlot Gambetta-Benoît Hure ?
- Comment faire vivre le centre-ville élargi qui comprend le « village » avec la rue historique Sadi Carnot et la mairie ainsi que la zone de Bel Est, des hôtels, des bureaux et du métro-gare routière ?
- Quelle articulation entre l’aménagement du centre-ville et les aménagements dits du « pôle Gallieni » conduits par le STIF (Syndicat des Transports d’Ile de France)
- Etc.


Si le maire veut relancer la réflexion sur le centre-ville (il organise cette réunion mardi soir et il avait repris par exemple lors d’une réunion des assises l’idée d’une zone piétonne …), ce serait une bonne chose, à condition d’articuler ce travail avec une série de réalisations concrètes.
Pourquoi dans ce cas ne pas redonner vie à l’atelier public d’urbanisme que j’avais animé comme maire-adjoint à l’urbanisme (avec l’urbaniste Michel Cantal-Dupart) : citoyens, spécialistes et élus pourraient y débattre ensemble, pour co-élaborer l’aménagement du centre ville comme cela avait été le cas de 2002 à 2004 ?
Pierre Mathon