Déclaration des Verts de Bagnolet et de leurs élus
Au conseil municipal, le bon sens l’a emporté,
mais le maire refuse d’exécuter la décision du conseil municipal
EXIGEONS DU MAIRE QU’IL RESPECTE LA DÉMOCRATIE ET QU’IL APPLIQUE
LA DÉLIBÉRATION MUNICIPALE
Jeudi 25 janvier, lors du Conseil municipal, le maire a été mis en échec sur sa tentative d’imposer la construction d’une « école-usine » dans le cadre de la reconstruction du groupe scolaire Joliot-Curie.
Une majorité du Conseil municipal (PS + Verts + groupe droite) s’est prononcée en faveur de la construction de deux écoles élémentaires de neuf classes chacune, contre le projet d’une seule école-usine de dix-huit classes que souhaitaient le Maire et le groupe P.C. Cette heureuse décision vient après un an de refus du Maire d’organiser une concertation collective et d’entendre les habitants, les parents d’élèves, le Conseil de quartier, des enseignants, qui s’opposaient à la création d’un tel monstre.
Dès le début, les Verts et leurs élus avaient apporté des critiques au projet du cabinet Mariolle et du Maire et formulé des propositions constructives. Ils en ont informé les citoyens dans une déclaration largement diffusée.
Invoquer l’urgence comme l’a fait le maire, ce que personne ne conteste, n’a pas rendu acceptable un projet bâclé d’école-usine, sur un terrain trop petit, avec une opération « tiroir » impossible !
Plus aucune municipalité, plus aucun maire, ni de droite, ni de gauche, ne construit d’école aussi grosse !
Comme l’ont rappelé, à juste titre, des parents d’élèves pendant le débat, les grosses écoles sont des exceptions en voie de disparition. On en recense moins d’1 % en France (plus de 15 classes).
Dans le département, l’école Joliot-Curie, avec ses 16 classes et ses 379 élèves, est déjà aujourd’hui la douzième plus grosse école sur les 400 que compte la Seine Saint-Denis. Avec 18 classes et 450 élèves, elle serait devenue, en crevant les plafonds, la première plus grosse école du département, et aurait été complètement « hors-normes ».
Comme une enseignante l’a souligné, «Les enfants ne doivent pas être des numéros. Ils ont le droit d’être accueillis individuellement, d’être connus et appelés par leur nom. Dans des structures surdimensionnées, les enseignants qui veulent accueillir et respecter les enfants et leurs familles n’ont plus la possibilité de le faire ».
Ce vote permet donc de sortir de ce leurre et de travailler immédiatement, sans perdre de temps, avec le concours d’architectes et d’un véritable groupe de travail constitué de toutes les personnes et acteurs concernés, à la réalisation d’écoles à taille humaine qui s’inscriront dans un projet urbain de qualité, avec notamment une « place-agora » sur laquelle pourront donner les équipements publics : la maison de quartier, la salle polyvalente, …
OUI, il y a urgence !
C’est ce que disent des générations de parents d’élèves depuis 25 ans. C’est ce que la FCPE a rappelé en 2004 lors de l’organisation d’un « rallye des écoles déglinguées ».
OUI, il y a urgence !
Le maire doit, sans retard, appliquer la décision démocratique du conseil municipal votée ce jeudi 25 janvier.
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Voici le texte de la délibération votée par le Conseil municipal du 25 janvier 2007 que le maire et le groupe communiste, n’acceptant pas d’avoir été mis en minorité par un vote démocratique, refusent d’appliquer :
CONSEIL MUNICIPAL DU 25 JANVIER 2007
Délibération n°1
DOSSIER DE PROGRAMMATION POUR LA RECONSTRUCTION DU GROUPE SCOLAIRE JOLIOT-CURIE ET L’AMENAGEMENT URBAIN DU QUARTIER DE LA DHUYS
- Vu le code général des collectivités territoriales et notamment son article L2121-29,
- Considérant qu’il est nécessaire de reconstruire le groupe scolaire Joliot-Curie et d’aménager le quartier de la Dhuys,
- Considérant qu’il est nécessaire de lancer un concours d’architectes,
Le conseil après en avoir délibéré
ARTICLE UNIQUE : autorise Monsieur le Maire ou son représentant à lancer un concours d’architectes prenant en compte la nécessité de construire au normes « Haute Qualité Environnementale » :
- deux écoles élémentaires distinctes d’un capacité de neuf classes chacune avec leur cour respective ;
- une école maternelle de sept classes avec sa cour ;
- un centre de loisirs maternel et élémentaire ;
- un centre de quartier avec une maison de quartier ;
- un gymnase, un terrain d’évolution ;
- une salle polyvalente ;
- une agora dimensionnée pour accueillir dans des conditions convenables, notamment de sécurité, la population susceptible d’être présente sur le domaine public au regard des équipements ci-dessus.
Enfin de constituer un groupe de travail associant les élus, l’ensemble de la communauté éducative, les parents, les représentants des conseils de quartier concernés et d’en tenir informée la population.
LE MAIRE DOIT SANS RETARD LANCER
LE CONCOURS D’ARCHITECTES ET
METTRE EN PLACE LE GROUPE DE TRAVAIL