Depuis le début du projet de recons-truction du groupe scolaire Joliot-Curie, la directrice actuelle de l’élémentaire (qui est complètement déchargée d’enseignement) et l’Inspectrice de circonscription de l’Education Nationale (IEN), pèsent de tout leur poids, influencent des parents et des enseignants pour obtenir la construction d’une école élémentaire « usine » aboutissant à la constitution d’un énorme groupe scolaire regroupant l’élémentaire de 18 classes en plus des deux maternelles Joliot-Curie (7 classes) et Francine Fromond (7 classes) : soit 32 classes.
Difficile de comprendre un tel acharne-ment à mettre en place un tel monstre qui bien évidement rendra très difficile le traitement individualisé des enfants, surtout ceux qui rencontrent des difficultés.
L’explication est venue des syndicats enseignants unanimes (SNUIPP, Sud-Education, SGEN) ainsi que de la FCPE qui dénoncent avec force le mauvais coup préparé par le ministre : la création d’EPEP avec celle d’un nouveau corps de personnels doté d’un « statut d’emploi » pour des futurs
SUPER-DIRECTEURS avec pouvoir hiéra-rchique !
De quoi s’agit-il ?
Il s’agit d’une vision radicalement différente et complètement inédite de l’école, la trans-formant en « entreprise » avec à sa tête un « chef d’entreprise » (super-directreur-trice). C’est une attaque à l’école républicaine !
En effet, le ministère propose (projet de décret) de créer un statut d’emploi fonctionnel «uniquement pour les directeurs complètement déchargés ».
Le recrutement ne se fera plus par le « mouvement » (qui régule les désirs des enseignants en garantissant les besoins de service public) mais par appel à candidature, parmi ceux et celles qui ont déjà exercé les fonctions de direction, et après un entretien. De nouvelles missions seront définies et une semaine de formation supplémentaire sera donnée pour les EPEP. Le ministre annonce une revalorisation « significative », seulement pour les directeurs déchargés, avec un bonus pour les directeurs d’EPEP !