Dans le cadre de la reconstruction du groupe scolaire Joliot-Curie, le Conseil Municipal du 25 janvier 2007 a décidé de construire 2 écoles à taille humaine :
« Le conseil municipal décidé d’autoriser Monsieur le Maire ou son représentant à lancer un concours d’architectes prenant en compte la nécessité de construire aux normes « Haute Qualité Environne-mentale » : deux écoles élémentaires distinctes d’un capacité de neuf classes chacune avec leur cour respective ; une école maternelle de sept classes avec sa cour ; un centre de loisirs maternel et élémentaire ; un centre de quartier avec une maison de quartier ; un gymnase, un terrain d’évolution ; une salle polyvalente ; une agora dimensionnée pour accueillir dans des conditions convenables, notamment de sécurité, la population susceptible d’être présente sur le domaine public au regard des équipements ci-dessus. Enfin de constituer un groupe de travail associant les élus, l’ensemble de la communauté éducative, les parents, les représentants des conseils de quartier concernés et d’en tenir informée la population. »
Il reste à obtenir l’application de cette heureuse décision, puisque le Maire et le groupe communiste, au mépris de l’urgence et de la démocratie, continuent de vouloir imposer leur projet d’école-usine de dix-huit classes sur un terrain trop exigu.
L’avancée de la réflexion et la demande pressante et légitime des parents d’élèves amènent à localiser précisément l’école du centre-ville au cœur de son quartier.
DANS LE CADRE DE LA DÉLIBÉRATION DU 25 JANVIER, PIERRE MATHON, MAIRE-ADJOINT VERT, Y TRAVAILLE DÈS MAINTENANT ET FERA TRÈS PROCHAINEMENT DES PROPOSITIONS AUX PARENTS.
LE CENTRE-VILLE A DROIT À SON ÉCOLE
La délibération du 25 janvier 2007 est une chance formidable pour les enfants et les parents du Centre-Ville de disposer enfin d’une école dans leur quartier.
Les avantages en sont indiscutables et déterminants : proximité, rapprochement, réduction des trajets, synergie avec la maternelle Fromond, convivialité.
L’école est le carrefour social d’un quartier. Les parents réduiront leur temps de trajet. Cet aspect est encore plus important pour ceux qui déposent un enfant à la maternelle Fromond, et un autre à l’élémentaire Joliot-Curie. Cette relocalisation dans le quartier permettra aux enfants de s’autonomiser dans la sécurité en n’ayant plus à franchir l’avenue Gambetta, ce que seule une école privée leur offre actuellement.
La proximité retrouvée des deux écoles publiques, maternelle Fromond et élémentaire Centre-Ville, avec la création d’un nouveau lien « organique » (groupe scolaire) optimisera les relations indispensables entre les équipes et les enfants. La création de ce lien fort est d’autant plus indispensable que le cycle 2 des appren-tissages fondamentaux est à cheval sur les deux écoles (grande section de maternelle, CP et CE1).
Rappel historique
Avant 1960, les enfants du Centre-Ville étaient accueillis dans leur école : l’actuel centre administratif, place de la mairie. Ceux du quartier de la Dhuys bénéficiaient eux aussi de leur école, le groupe « Travail ». La création du groupe scolaire Joliot-Curie fut la réponse à la transformation de l’Ecole du Centre en centre administratif municipal, et à celle de l’école « Travail » en collège. Le centre-ville conserva une école maternelle.
À noter cependant qu’il existait à l’époque deux écoles : celle des filles et celle des garçons. À l’arrivée de la mixité, les deux écoles Joliot-Curie furent regroupées en une seule. C’est une erreur historique, qu’il faut absolument réparer aujourd’hui.
Cette « exception » (l’entassement des enfants de deux grands quartiers) est aujourd’hui injustifiable !
Contact : 01.43.63.19.49 ou vertsbagnolet@voilà.fr 2 février 2007
RAPPEL DE LA SITUATION :
Dans le cadre de la reconstruction du groupe scolaire Joliot-Curie, le conseil municipal a adopté une délibération permettant de reloger tous les enfants des deux quartiers (Centre-ville et Dhuys) dans de bonnes conditions, dans deux écoles à taille humaine. La proposition du Maire de concentrer 450 enfants dans une école-usine de 18 classes n’est pas acceptable aujourd’hui. C’est aussi l’avis du syndicat des enseignants (SNUIPP) qui qualifie ce type d’école d’« aberration » et de « délire » et situe la taille moyenne d’une école élémentaire en milieu urbain à 8 classes.
Cette proposition du maire et du groupe communiste était aussi tout simplement un leurre. Tout y était « virtuel » et ne pouvait fonctionner que sur le papier (ou sur un écran) :
- Même avec la récupération du terrain de la direction des espaces verts (indispensable au projet), le terrain était trop exigu. De plus, cette récupération n’était pas acquise. Elle ne figurait d’ailleurs pas dans le projet initial du maire, et pour cause : le terrain de la rue Jean-Lolive évoqué par le maire pour son remplacement est déjà réservé pour la construction de logements, dans le cadre du projet de renouvellement urbain (ANRU), avec une participation de l’État à hauteur de 53 millions d’euros.
- L’opération « tiroir » ne fonctionnait pas. Elle ne pouvait, faute de place, tenir compte des périmètres irréductibles autour du chantier de construction, pour préserver les enfants et les adultes des nuisances et des dangers du chantier.
- Une construction en « site occupé » nécessite des marges de manœuvre importantes pour conduire le chantier (démolition-reconstruction) et faire cohabiter l’activité, surtout quand il s’agit d’enfants. C’est pourquoi on met presque toujours à profit les périodes de vacances pour réaliser les travaux. Les marges de manœuvre n’existaient pas dans ce terrain trop exigu.
Le calendrier avancé était, lui aussi, un leurre destiné à abuser les parents.
Pour toutes ces raisons : taille monstrueuse de l’école élémentaire, non-faisabilité d’une démolition-reconstruction dans un terrain trop petit sur un site occupé par les enfants, risques prévisibles de toutes natures, une majorité d’élus responsables a proposé de sortir de ce mauvais projet et de cette illusion pour réaliser sans retard l’ensemble du programme comprenant deux écoles à taille normale en lançant le concours d’architectes. C’est le seul projet réel, sincère et viable.
C’est possible ! C’est urgent ! C’est ce qui a été voté le 25 janvier !
Extraits de la tribune des élus Verts (décembre 2004)
L’ÉCOLE EST LA PREMIÈRE DE NOS RESPONSABILITÉS
L’Union Locale des Parents d’Élèves (FCPE) vient d’attirer, une fois de plus, notre attention sur l’état de vétusté d’un certain nombre d’établissements scolaires de notre ville.
Du côté des Verts, nous avons eu l’occasion, également à plusieurs reprises, d’alerter le maire sur cette situation et ce, dès 2002.
Le patrimoine scolaire souffre d’un retard considérable : d’entretien, de modernisation, d’adaptation, d’au moins dix ans ! Ce patrimoine a été coupablement négligé par nos prédécesseurs et il est aujourd’hui de notre responsabilité de « prendre le taureau par les cornes ».(…)
(…) Nous devons accueillir l’ensemble des enfants de Bagnolet dans des locaux adaptés à la pédagogie d’aujourd’hui, aux nouvelles technologies.
Cette étude globale ne peut faire l’économie d’une réflexion et d’une prise en compte de la qualité du bâti (Haute Qualité Environnementale), du bilan énergétique, des projets citoyens en cours d’élaboration, de l’usage des locaux, de la présence de centres de loisirs, de l’accueil des parents en tant que co-éducateurs, … de l’avis des directions d’écoles, des enseignants, des parents et de leurs représentants, des conseils de quartiers.
Nous devons décider rapidement de nous engager pour un véritable plan « Marshall » en faveur des écoles de Bagnolet. Certaines écoles sont en fin de vie parce qu’elles datent d’une époque de qualité architecturale très médiocre (années 60).
Cette décision indispensable, que nous ne pouvons plus différer, représente un coût énorme qui sera à la seule charge de notre collectivité. Nous devons travailler à un plan de financement que le maire doit aller négocier avec les organismes prêteurs afin que la charge s’échelonne sur une période assez longue pour ne pas trop remettre en cause le fonctionnement de la commune ni alourdir la contribution fiscale.(…)