Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
Certes, cette victoire peut apparaître à nos yeux comme minimaliste, voire dérisoire, mais elle apporte une véritable avancée à l’échelle de ce pays qui a … des siècles de retard sur l’égalité des droits entre les femmes et les hommes et sur le droit des enfants. On part de tellement loin !

Nojoud et sa soeur
Voici les principaux points de cette nouvelle loi, acclamée par les défenseurs des droits des femmes :
- L'augmentation de l'âge légal du mariage, qui passe de 15 à 17 ans, pour les garçons et les filles, et la nécessité d'obtenir l'approbation du juge en cas de mariage précoce.
- Le conditionnement de la polygamie à la bonne situation financière du mari et à la nécessité d'informer la première épouse. Une condition permettant d'éviter la multiplication des familles tentaculaires, telles que celle de Nojoud (son père a deux épouses et 16 enfants), et incapables de survenir au besoin des enfants.
- En cas de divorce, la garde des enfants revient à la mère jusqu'à ce qu'ils aient atteints l'âge de 12 ans.
- En cas de décès du père, la garde des enfants revient à la mère.
Le courage de Nojoud semble avoir permis de libérer d’autres petites prisonnières… Toutefois, les traditions sont tenaces et l’appât du gain également. Et malgré la notoriété planétaire de Nojoud, son avenir reste incertain.
Par Delphine Minoui, envoyée spéciale à Sanaa
25/02/2009
Nojoud, 10 ans, est la première mineure yéménite à avoir demandé et obtenu le divorce. Depuis, d'autres jeunes adolescentes lui ont emboîté le pas.
«Mabrouk !» (félicitations !), chantonne une voix féminine filtrant d'un long voile noir à l'intention d'une fillette au visage de poupon qui vient juste de traverser la rue principale de Dares, un quartier de la périphérie de Sanaa, la capitale du Yémen. Un voisin fait la grimace. Les voitures klaxonnent. Un berger passe en écarquillant les yeux. À peine surprise par tous ces regards, l'enfant redresse la tête, rougit légèrement, puis offre un joli sourire, avant de dire : «Merci». Cette enfant, c'est Nojoud Ali (1) ,10 ans, la plus jeune divorcée du Yémen, passée en l'espace d'à peine un an du statut de victime anonyme à celui d'héroïne des temps modernes. Une véritable icône pour les femmes yéménites - et du Moyen-Orient- qui aspirent à plus de droits. L'histoire de son mariage forcé avec un homme de 30 ans, en avril 2008, puis de son combat inédit pour recouvrer, deux mois plus tard, sa liberté, a fait le tour de la planète. Relayée par de nombreux médias internationaux dont Le Figaro, elle a permis de mettre fin au silence qui pèse sur une pratique tristement fréquente dans de nombreux autres pays : Arabie saoudite, Afghanistan, Égypte, Pakistan… Au point d'encourager d'autres filles, mariées comme elle avant la fleur de l'âge, à se rebeller contre le poids d'une tradition ancestrale que personne n'avait encore osé remettre en question. Et de pousser le Parlement yéménite à trancher, fin février, en faveur d'une augmentation de l'âge du mariage, de 15 à 17 ans. «Nojoud a brisé un tabou», s'enthousiasme Husnia al-Khadri, la directrice du département des affaires féminines de l'université de Sanaa. »
LIRE L’article intégralement : http://www.lefigaro.fr/international/2009/02/24/01003-20090224ARTFIG00311-au-yemen-la-revolte-des-petites-filles-mariees-de-force-.php
Voir également mon article sur le blog « Bagnolet en Vert :

Hélène ZANIER