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Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

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Chahrazad, brûlée vive, face à son agresseur aux assises à Bobigny : contre la violence sexiste, choisir l’éducation


Cette semaine, à Bobigny s’est ouvert le procès en assises de Amer Mushtak BUTT, l’homme qui a voulu brûler vive Chahrazad BELAYNI en novembre 2005 parce qu’elle refusait de l’épouser. Verdict vendredi.

Chahrazad attendait beaucoup de la justice et de ce procès et . Elle a eu beaucoup de difficultés à le supporter. Elle a dû revivre l’agression que lui a fait subir son ex « petit ami ». Outre la douleur de la ré-évocation de cette agression ignoble, elle a eu à subir l’humiliation d’entendre les mensonges minables de son agresseur au tribunal tentant de faire croire à « l’improvisation » de son geste alors qu’il l’avait menacée et … qu’il transportait un bidon d’essence dans sa voiture.

Faire reculer le machisme, forme violente et banale de racisme

La violence de certains hommes à l’égard des femmes (et des enfants) n’est pas une maladie ni une tradition exotique. Elle est le résultat d’une éducation, ou d’un manque d’éducation. On ne leur a pas appris les valeurs d’égalité, de respect des autres, le respect d’eux-mêmes. On ne leur a parfois pas appris à parler de leurs sentiments, de leurs frustrations ; alors ils cognent… les plus faibles. On ne leur a pas appris qu’un être humain ne se possède pas, qu’il ne peut en aucun cas être une propriété. Il faut aussi se rappeler que la violence agie est toujours la conséquence de la violence subie. C’est le résultat d’une éducation violente, familiale et/ou institutionnelle. C’est ainsi un échec dramatique pour toute la société.

Prévenir les violences par l’éducation

La réponse de droit, de justice, doit bien évidemment être à la hauteur du crime commis. Mais c’est une réponse par défaut. Un aveu d’échec. C’est sur ce terrain de l’éducation qu’il faut agir en priorité afin de ne plus  avoir à pleurer les victimes et à punir sans pouvoir réparer.

L’éducation ne se réduit pas à l’école ou aux associations sportives

Il faut généraliser les programmes d’éducation aux relations filles/garçons dès l’école élémentaire et au collège. Il faut aussi imaginer de nouvelles formes plus individuelles d’accompagnement éducatif. On peut regarder du côté des expériences réussies mises en œuvre en Allemagne comme par exemple celle qui s’appuie sur le livre et la langue : « parrains de lecture » faisant appel à des parrains et marraines volontaires et bénévoles qui soutiennent les efforts des enfants pour se réaliser positivement et portent sur eux un regard bienveillant et protecteur. La littérature représentant une approche irremplaçable pour parler de soi, de ses expériences, de ses sentiments et ainsi pouvoir réfléchir, sortir des pulsions, de l’immédiateté … grandir avec l’aide d’adultes structurés.

Hélène Zanier

Lu ce mardi 10 février dans le Parisien.fr :

« Elle avait réclamé le huis clos car elle souhaitait avoir une explication en face à face avec l'homme qui l'avait brûlée vive en 2005. La demande de Chahrazad Belayni a été refusée, ce mardi matin à Bobigny, par la cour d'assises de Seine-Saint-Denis, au premier jour du procès du Pakistanais que la jeune femme refusait d'épouser.

Vêtue d'un pull noir et d'un jean, les cheveux longs avec une mèche large masquant son visage portant les séquelles visibles des brûlures, Chahrazad s'est effondrée en pleurs lorsque la cour s'est retirée pour délibérer sur sa demande. Elle a crié : «Je veux pas, je peux pas». C'est la première fois depuis le drame que la victime revoit son agresseur. Mushtaq Amer Butt, 28 ans, comparaît pour tentative d'assassinat jusqu'à vendredi. Cheveux courts noirs, rasé de près, fines lunettes, il s'est présenté d'une voix à peine audible, restant le plus souvent assis, la tête dans les épaules.

Le 13 novembre 2005, à Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis), l'accusé avait heurté volontairement la jeune fille avec sa voiture. Il l'avait ensuite aspergée d'essence avant de mettre le feu à ses cheveux. Chahrazad avait pu être sauvée par des riverains alertés par ses cris. «Aujourd'hui, je n'ai pas peur», dit-elle. «Je stresse beaucoup mais ce n'est pas de la peur». Le corps de la jeune fille avait été brûlé à 60 %. 

Dans une interview au Parisien - Aujourd'hui en France, parue ce mardi, Chahrazad, âgée de 21 ans, explique souhaiter «une peine sévère» pour son agresseur, qui ait valeur de «symbole dans le combat contre les violences faites aux femmes». «J'attends qu'il soit reconnu coupable et condamné à une peine à la mesure de ce qu'il a fait», déclare-t-elle. La jeune femme, qui travaille à la direction centrale de la police judiciaire, est également vice-présidente de l'association Ni putes, ni soumises.

leparisien.fr »

Son témoignage vidéo, cinq mois après son agression :

http://tf1.lci.fr/infos/france/0,,3295206,00-jeune-fille-brulee-acide-temoigne-.html

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*           Au moment où s’ouvrait le procès de Bobigny, on apprenait encore qu’un autre homme venait d’être condamné à 8 ans pour avoir frappé et aspergé d’essence sa femme

*           AFP - 10/02/2009 | Mise à jour : 19:35

Un Congolais de 31 ans a été condamné à huit ans de prison par la cour d'assises de Loire-Atlantique pour tentative d'assassinat sur sa femme, qu'il avait rouée de coups et aspergée d'essence dans un local à poubelles à Nantes en septembre 2006.

Le 5 septembre 2006, l'homme était venu voir sa femme enceinte de trois mois, selon lui pour une dernière tentative de la convaincre de vivre ensemble alors que le couple était séparé.

Devant son refus, il avait roué Asha, 24 ans, de coups de tête et de poings, sur la tête et les bras, avant de l'asperger d'essence.

Devant la cour, l'accusé a affirmé que son geste avait pour seul but de "lui faire peur" tout en répétant qu'il n'avait pas l'intention de la tuer. Sa femme, qui avait eu trois mois d'ITT après les faits, était absente au procès.

Le parquet avait requis 13 ans de réclusion. La cour d'assises a assorti la condamnation d'une interdiction définitive du territoire français à l'issue de la peine.
Le couple s'était marié début 2006 sous la pression des familles au Congo alors que lui résidait aux Etats-Unis et elle à Nantes, où elle était réfugiée politique.

Le couple s'était ensuite séparé, chacun revenant de son côté au Congo.
Une semaine après leur mariage, Herman Bwinika avait déjà aspergé sa femme d'essence à Goma au Congo, sans intention de l'enflammer, a-t-il affirmé à la cour d'assises.

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