Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
La droite au gouvernement fait siennes les « idées » obscurantistes de Christine Boutin et réduit drastiquement les crédits au planning familial.
Depuis plus de 50 ans, le planning familial œuvre sans relâche à libérer les femmes en leur permettant de maîtriser leur fécondité.
Cette décision est une grave récession en matière de liberté et de solidarité.
Vous pouvez protester contre cette décision inique en signant la pétition en ligne
http://www.planning-familial.org/petition-defense-loi-neuwirth/?petition=6
Voici le communiqué des Verts, suivi de l’article d’aujourd’hui du Parisien 93 :
« Soutien inconditionnel des Verts au planning familial
« Le mouvement français pour le planning familial est une association qui a pour objectif d’être un lieu de parole concernant la sexualité et les relations amoureuses, afin que chacun-e, femmes et hommes, jeunes ou adultes, les vivent dans le partage, le respect et le plaisir. »
Mais le planning familial est aussi une association qui soutient les femmes victimes de violence. Il participe à la prévention des maladies sexuellement transmissibles et à la prévention des grossesses précoces.
Ce sont plus de 450.000 personnes, pour beaucoup des personnes en difficulté, qui consultent chaque année au Planning Familial, preuve que les problèmes liés à la sexualité sont toujours d’actualité.
L’Etat verse 1,3 millions d’euros, soit 2,80 euros par consultant. Est-ce trop ?
Aujourd’hui l’Etat a décidé de supprimer sa subvention au planning familial après l’avoir diminuée de 42 % l’an passé. Cette décision est une régression pure et simple. Elle témoigne qu’en dépit de ses prétentions, la droite est plus à l’aise avec les idées de Christine Boutin qu’avec l’idée d’une sexualité libérée.
Plus qu’une économie de bout de chandelle absurde, il s’agit d’une victoire des idéologies de bénitier au sein du gouvernement. Cette décision va entraîner la fermeture de nombreux centres et mettra un terme à l’aide apportée à des dizaines de milliers de personnes à des moments particulièrement critiques de leur existence.
Au nom du droit femmes et du respect de la sexualité de toutes et tous, les Verts invitent tous leurs responsables, tous leurs militants et toutes les Françaises et les Français à signer la pétition de soutien au planning familial : http://www.planning-familial.org/petition-defense-loi-neuwirth/ ?petition=6
Djamila Sonzogni Jean-Louis Roumégas Porte-paroles nationaux »

Le Parisien 31 janvier 2009 :
« Saint-Denis
Inquiétude sur le Planning familial
ETUDIANT, il a accueilli avec joie en 1967 le vote de la loi Neuwirth qui a légalisé la contraception. Ministre délégué, il a défendu en 1999 la distribution de la pilule du lendemain. Hier, deux jours après l’annonce du désengagement de l’Etat vis-à-vis du Mouvement français pour le planning familial (MFPF), Claude Bartolone, le président PS du conseil général, a rendu visite aux militantes de l’association départementale du MFPF, à Saint-Denis : « Je suis venu vous apporter mon soutien.
Nous ne vous lâcherons pas en cette période difficile. ». Pour la première fois depuis trente-sept ans, les subventions de l’Etat ont été réduites de 42 % pour 2009. En Seine-Saint-Denis, le MFPF risque de ne pas toucher les 70 000 € annuels versés par l’Etat.
L’Etat se désengage «Contrairement à d’autres départements, nous sommes déjà financés à hauteur de 330 000 € par le conseil général. Nous n’allons donc pas fermer. Mais 70 000 € en moins, cela équivaut à deux postes à temps plein en moins. Cela se traduira aussi par une diminution significative de nos actions », déplore Valérie Boblet, du Planning familial. Le département devrait pallier la défaillance de l’Etat. A quelle hauteur ? « Il est trop tôt pour vous répondre », a indiqué Claude Bartolone, estimant qu’il n’est « pas acceptable que, en fonction de leur département, les femmes aient ou non droit à un soutien ».
Chaque année, le Planning de Seine-Saint-Denis accueille 20 000 à 30 000 femmes, des adolescentes à la recherche d’une contraception, des mères qui redoutent d’être enceintes pour la énième fois et qui prennent la pilule à l’insu de leur mari, des femmes victimes de violences conjugales… « Une fois encore, ce sont les populations les plus fragilisées qui vont pâtir de la disparition de cette offre gratuite de soins et d’informations. C’est d’autant plus grave que les médecins de ville sont de moins en moins formés à ce travail de prévention », commente Virginie Le Torrec, adjointe à la santé à Saint-Denis. « On va se retrouver avec plus de gamines enceintes », résume Sylvie Bertrac, médecin au Planning. N.P. »