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Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

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Défense : l'intervention de Dominique Voynet dans le débat au Sénat


Le Sénat débattait, mercredi 28 janvier, de l'autorisation de prolongation de l'intervention des forces armées françaises en Côte d'Ivoire, au Liban, au Kosovo, au Tchad et en République Centrafricaine, les opérations extérieures (OPEX). Ci-après, l'intervention de Dominique Voynet, membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, au cours du débat :

« En trois petites heures à l'Assemblée nationale, puis au Sénat, sera expédiée la formalité consistant pour le Gouvernement à obtenir du Parlement l'autorisation de prolonger l'intervention de nos forces armées.

Cette procédure, issue de la dernière réforme constitutionnelle, consiste-t-elle vraiment en un renforcement des pouvoirs du Parlement ? Au vrai, la décision appartient au seul Gouvernement ; l'autorisation du Parlement n'est requise que quatre mois après l'engagement de l'opération. Ce dernier peut-il la refuser lorsque la crédibilité internationale de l'exécutif, la sécurité des troupes fraîchement déployées sont en jeu ? Non, sans doute, car, malgré de vifs questionnements, ce serait manquer à notre devoir de solidarité et de respect envers les morts au combat. Faut-il, pour autant, accepter de nous prononcer sans être véritablement informés ? Pas davantage. Certes, le ministre de la défense a été auditionné par la commission il y a quelques jours, mais c'était de la loi de programmation militaire et du fardeau que représentent les opérations extérieures pour le budget de la défense dont il était question. Nous avons dû nous fâcher pour que des fiches techniques nous soient fournies, dont le caractère succinct laisse de nombreuses questions sans réponse. De toute façon, si l'on en croit la presse, les décisions sont déjà prises. Le ministre de la défense a pris soin, dans les colonnes d'un quotidien ce matin, de rappeler clairement que du Gouvernement et du Parlement, « chacun est dans son rôle, on n'est pas dans la codécision ».

On ne saurait mieux dire combien l'avis du Parlement n'est sollicité que pour la forme... J'attendais tout de même, monsieur le ministre, que vous nous en disiez davantage lors de votre intervention.

Il est donc question de prolonger l'intervention des forces armées sur cinq « théâtres » d'opérations, terme militaire, d'état-major, que je n'apprécie guère. Monsieur le ministre, pour l'heure, ma religion n'est pas faite. Quelles sont les motivations du Gouvernement ? S'agit-il, au regard du coût croissant des opérations extérieures, d'anticiper les décisions qu'imposera une armée réduite à 50 000 hommes ? S'agit-il de dégager davantage de troupes pour l'Afghanistan, comme le souhaiterait le Président des États-Unis ? On nous affirme que cela ne sera pas le cas, mais la situation peut évoluer... S'agit-il de procéder à un ajustement des effectifs et des moyens, voire à une redéfinition des mandats ? Quels sont les éléments qui permettent de réduire notre présence au Kosovo qui était, jusqu'à peu, présentée comme indispensable ? Josselin de Rohan a rappelé combien la situation reste tendue à Mitrovitsa et dans un pays dont l'indépendance reste contestée par de puissants voisins.

Chacun mesure l'intérêt de l'engagement français au Liban, y compris dans sa composante navale, pour restaurer l'autorité de l'armée libanaise au sud du pays et éviter la reprise des affrontements entre Israël et le Hezbollah.

Nous restons perplexes sur ses modalités. A quoi servent, au plan militaire, les très coûteux chars Leclerc ? Je veux croire qu'il y a une sorte de rationalité dans leur emploi...

A propos du Tchad, je partage le souci exprimé par Mme Demessine lorsqu'elle a souligné l'absence de mandat international fondant les opérations Épervier et Boali, auxquelles il convient de mettre un terme, et l'intérêt de prévoir un bon dispositif de tuilage entre l'Eufor et la relève qu'opérera l'ONU, avec la Minurcat. Je partage aussi son souhait d'un retrait rapide de Côte d'Ivoire, dès lors que l'élection présidentielle et les législatives se seront déroulées de façon acceptable.

Au-delà, je veux insister sur les conditions dans lesquelles la France peut intervenir en Afrique. Sont-ce les efforts déployés dans l'indifférence générale par des militants longtemps caricaturés -je salue la mémoire de François-Xavier Verschave, décédé récemment- ou est-ce l'écho donné à quelques procès retentissants mettant en cause d'éminents responsables politiques ? Il semblait que les leçons avaient été tirées de l'impact désastreux pour l'image de notre pays de sa politique africaine, et qu'une véritable rupture avait été opérée avec une politique qui a si longtemps consisté à soutenir des oligarchies avides et des dictateurs brutaux, à vendre des armes et, via des accords de coopération militaire aux secrets jalousement gardés, les moyens de s'en servir, à défendre des « intérêts français » trop souvent limités à la mise en coupe réglée des ressources naturelles et minières, à l'exportation de déchets dangereux, à la vente d'éléphants blancs : véhicules de prestige, flottes aériennes, armes sophistiquées, usines clés en main et aussi, ce n'est pas du folklore, à la circulation de valises de billets alimentant les caisses noires des partis politiques.

Je ne veux faire aucun procès d'intention, même si, comme beaucoup, je pressens que, si rupture il y eut, elle n'est pas achevée, comme en témoigne le sort réservé à Jean-Marie Bockel qui prétendait signer l'acte de décès de la Françafrique. Le serait-elle qu'il faudrait à la France, pour ne pas être suspectée de vouloir garder une ombre portée sur ce qui fut si longtemps son pré carré, qu'elle se garde d'intervenir militairement, sur la base de sa connaissance ancienne du continent africain, dans des pays où elle serait suspectée d'en revenir à des pratiques anciennes.

Nous sommes tout à fait hostiles à des interventions qui ne seraient pas fondées sur la base d'un mandat international clair, si je mets de côté des opérations à l'objet précis, bien limitées dans le temps, destinées par exemple à évacuer des ressortissants dans une zone de conflit. C'est encore plus vrai en Afrique, où la France ne saurait intervenir sur des bases ambiguës. Son passé colonial, ses intérêts nourrissent une méfiance qu'on peut juger excessive mais qui existe et dont nous devons tenir compte si nous voulons la dépasser.

Je suis évidemment satisfaite que ce débat au Parlement puisse avoir lieu et apporte enfin un peu de transparence dans le processus de décision visant à l'engagement de troupes françaises en dehors du territoire national. C'est un tout premier pas, loin, très loin de cette codécision qui vous révulse et que la Constitution ne prévoit en effet pas. Comme mes collègues du groupe socialiste auquel je suis apparentée, je ne prendrai pas part aux votes. »

 

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B
Merci à Dominique de clarifier les choses en matière de Défense. Le retrait d'Afrique est une urgence, alors que quitter le Kosovo aujourd'hui serait irresponsable (oui, la situation reste très tendue à Mitrovica!).<br /> Je regrette l'attitude "ne prend pas part au vote": pourquoi ne pas avoir le courage politique de voter "oui" à certaines opérations militaires, et "non" à d'autres?<br /> Michel Bourguet, de Mulhouse.
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B
<br /> <br /> Nous nous n’avons pas de réponse à ta question pertinente. Si l’occasion se présente nous la transmettrons à l’intéressée ou à son<br /> staff.<br /> <br /> <br /> <br />
I
Le député Vert François de Rugy est également intervenu sur ce thème à l'assemblée nationale
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B
<br /> <br /> En effet.<br /> <br /> <br /> Voici l’intervention de François DE RUGY, député Vert de Loire-Atlantique, dans le débat sur les opérations militaires extérieures Mercredi 28 janvier 2009<br /> à l’assemblée nationale<br /> <br /> <br /> «  (Depuis la révision constitutionnelle de l'été<br /> dernier, l'article 35 de la Constitution dispose que : Le Gouvernement informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l'étranger, au plus tard trois jours<br /> après le début de l'intervention. Il précise les objectifs poursuivis. Cette information peut donner lieu à un débat qui n'est suivi d'aucun vote. / Lorsque la durée de l'intervention excède<br /> quatre mois, le Gouvernement soumet sa prolongation à l'autorisation du Parlement. Il peut demander à l'Assemblée nationale de décider en dernier ressort. C'est dans ce cadre qu'a eu lieu le<br /> 28 janvier à l'Assemblée Nationale un débat et un vote sur l'autorisation de prolongation de l'intervention des forces armées en Côte d'Ivoire, au Kosovo, au Liban, au Tchad et en République<br /> Centrafricaine. François de Rugy est intervenu en discussion générale pendant 10 minutes).<br /> <br /> <br /> Le Parlement doit être associé à la politique étrangère et de défense de la France<br /> <br /> <br /> Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, Monsieur le Ministre de la Défense, Chers collègues,<br /> <br /> <br /> Lors de la réforme constitutionnelle de juillet 2008, s'il y a une des modifications qui méritait d'être saluée, c'est bien celle<br /> qui prévoyait une information puis un vote du Parlement sur l'engagement de forces armées françaises à l'étranger. Nous souhaitons d'ailleurs qu'à l'avenir, les gouvernements n'attendent pas le<br /> délai maximum de quatre mois pour soumettre au vote du Parlement l'engagement ou la poursuite de nos soldats. S'il est compréhensible qu'un vote a priori ne soit pas toujours possible, rien ne<br /> justifie un délai de quatre mois.<br /> <br /> <br /> Je voudrais saluer le fait que le Premier ministre ait pris la peine de présenter la vision du gouvernement sur les cinq<br /> opérations sur lesquelles nous avons aujourd'hui à nous prononcer. Nous ne serons pas toujours d'accord sur le bienfondé ou non de ces interventions mais nous pouvons reconnaître que<br /> l'intervention du Premier ministre dans ce débat est une marque de respect pour le Parlement à laquelle nous n'étions plus habitués depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la<br /> République. Mais, il ne nous paraît pas normal que le gouvernement n'ait fourni aucun document aux députés sur la réalité de ces engagements et les objectifs poursuivis.<br /> <br /> <br /> Je voudrais aussi saluer tous nos soldats engagés sur des théâtres d'opérations extérieures où qu'ils soient. Ils payent parfois<br /> au prix de leur vie et souvent au prix de blessures leur engagement dans l'armée française. Je le dis d'autant plus clairement qu'ils ne font qu'appliquer une politique que nous ne partageons pas<br /> toujours. Bien sûr, il peut y avoir des exactions et elles doivent toujours être condamnées fermement mais ce sont des exceptions alors que leur mission s'exerce le plus souvent dans des<br /> conditions très difficiles – les embuscades en Afghanistan sont là pour en témoigner.<br /> <br /> <br /> Lors du précédent débat du même type, qui concernait justement l'augmentation du contingent français en Afghanistan, nous nous<br /> étions prononcés contre car nous ne partageons pas la stratégie politique qui sous-tendait cet engagement, stratégie du président américain d'alors, George W Bush. Nous avions regretté que la<br /> France, par la voix de Nicolas Sarkozy, se mette en quelque sorte à la remorque de cette politique américaine. Nous espérons d'ailleurs que l'élection de Barack Obama à la présidence américaine<br /> va changer la donne, puisque celui-ci a fait de l'Afghanistan une de ses priorités en matière de politique étrangère.<br /> <br /> <br /> Notre refus d'un engagement supplémentaire de la France en Afghanistan ne signifie nullement notre refus de toute intervention de<br /> l'armée française à l'extérieur. Dans la mesure où c'est toujours une décision grave, nous pensons que cela doit être toujours être mûrement réfléchi et soupesé au regard d'objectifs politiques<br /> clairs et précis.<br /> <br /> <br /> Nous ne croyons pas du tout à la doctrine de la guerre préventive développée par l'ancienne administration américaine de George W<br /> Bush. Nous la condamnons même fermement. Nous ne croyons pas plus qu'une armée étrangère ou une coalition d'armées étrangères puisse imposer un ordre politique nouveau dans un pays. C'est<br /> pourquoi, nous avions combattu ce qu'il est convenu d'appeler la deuxième guerre du Golfe, la guerre américano-anglaise en Irak. Toutes ces années ont malheureusement montré que nos craintes<br /> étaient fondées et on ne peut que se féliciter qu'à l'époque le Président Jacques Chirac ait tenu bon, y compris contre certains milieux politiques français vis à vis desquels on le sait, le<br /> président Nicolas Sarkozy avait quelques sympathies.<br /> <br /> <br /> Nous pensons aussi que la France ne doit pas se laisser aller à réagir avec de vieux réflexes issus de la période de colonisation.<br /> On avait pu croire lors de la campagne présidentielle française de 2007 et lors de certaines interventions du début du quinquennat qu'en ce domaine la rupture serait à l'œuvre. Nos espoirs ont<br /> été clairement déçus depuis juin 2007. Le plus éclatant symbole du retour aux vieux réflexes de ce que beaucoup appellent la « Françafrique » a été le prompt limogeage de Jean-Marie<br /> Bockel du ministère de la coopération. Ses déclarations fracassantes sur le fait qu'il fallait signer l'acte de décès de la « Françafrique » ne lui ont pas permis de tenir longtemps à<br /> ce poste.<br /> <br /> <br /> Monsieur le Premier ministre, vous avez déclaré en introduction de ce débat que les opérations Epervier et Boali au Tchad et en<br /> Centrafrique avaient pour but, je cite « d'aider les Africains à prendre en charge leur propre sécurité ». Autant vous le dire clairement, nous ne partageons pas du tout cette lecture de ces<br /> interventions françaises en Afrique. Elles relèvent pour nous d'une politique d'influence de la France héritée de la période coloniale et qui contribue à maintenir au pouvoir des régimes<br /> contestables et contestés. C'est pourquoi nous voterons contre la prolongation de ces deux opérations.<br /> <br /> <br /> D'une manière générale nous ne sommes pas favorables à des opérations militaires que la France mènerait de son propre chef et sans<br /> aucun mandat international. Pour nous le mandat de l'ONU doit être la règle. Toute autre opération ou présence doit être l'exception. Nous sommes malheureusement aujourd'hui loin du compte<br /> puisque selon nos chiffres la France qui est le troisième pays du monde ex-æquo avec la Grande Bretagne en nombre de soldats déployés en dehors de son territoire le fait pour plus de 90% des<br /> forces déployées en dehors de tout mandat des Nations Unies.<br /> <br /> <br /> Dans le même ordre d'idée, nous estimons que la participation de soldats français à des opérations extérieures doit se faire dans<br /> un objectif de maintien de la paix ou de participation à des forces internationales d'interposition. Il ne s'agit pas de prendre parti pour tel ou tel camp dans une guerre, comme on le fait<br /> encore trop souvent en Afrique notamment, mais de participer, le cas échéant activement, à des opérations visant à rétablir la paix ou à la garantir dans des zones du monde où des conflits<br /> doivent être arrêtés ou là où des accords de paix doivent être garantis. Cela ne signifie pas que l'on doit confiner les soldats français dans des missions humanitaires – ce n'est d'ailleurs sans<br /> doute pas le rôle principal que l'on peut assigner à une armée – mais cela veut dire que les objectifs doivent toujours être clairement définis et que le mandat soit donné par une organisation<br /> internationale.<br /> <br /> <br /> C'est dans cet esprit que nous voterons pour le maintien de l'armée française au Kosovo et au Liban par exemple. Il en va de même<br /> pour ce qui a été fait et qui touche à sa fin dans le cadre de l'EUFOR. Les témoignages, y compris locaux, montrent d'ailleurs que la perception de la présence française, parfois dans le même<br /> pays comme le Tchad, n'est pas la même selon, que c'est en soutien au gouvernement en place ou que c'est dans le cadre d'une participation à une mission internationale.<br /> <br /> <br /> Pour la Côte d'Ivoire, la situation est un peu différente. S'il est clair que l'armée française n'a pas été totalement neutre,<br /> dans la mesure où elle a d'abord été nécessaire à la protection de nos ressortissants et dans la mesure où elle a contribué à éviter une guerre sanglante, sa présence peut se justifier. Nous<br /> prenons par ailleurs acte, Monsieur le Premier ministre, que vous ayez clairement fixé l'objectif d'une retrait des forces françaises au profit d'une véritable mission internationale. C'est<br /> pourquoi nous voterons pour la prolongation de cette présence.<br /> <br /> <br /> Il y aurait beaucoup à dire par ailleurs sur la politique étrangère de la France, y compris et surtout où elle se traduit par<br /> l'engagement de nos forces armées. Je voudrais finir mon intervention par une interrogation qui a déjà été faite lors de débats précédents, notamment lorsque nous avons évoqué la modification<br /> profonde du format de nos armées. Qu'il faille prendre acte de la quasi-disparition du risque d'invasion du territoire français par une armée étrangère, c'est évidemment un objectif largement<br /> partagé. Cela doit d'ailleurs logiquement nous conduire à réduire le format de certaines de nos forces. Qu'il faille mettre l'accent sur le renseignement dans un monde où les risques d'atteinte à<br /> la paix et à la sécurité prennent sans cesse de nouvelles formes, y compris sur le territoire national, c'est également un sentiment partagé. Mais que cela se transforme en une stratégie de<br /> projections de forces de combat aux quatre coins de la planète, cela se discute, surtout si les buts ne sont pas clairement définis et encadrés. Nous voudrions aussi que le gouvernement s'exprime<br /> clairement par rapport à l'interrogation selon laquelle les retraits annoncés de certaines régions du monde prépareraient en fait l'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan.<br /> <br /> <br /> Pour conclure, Monsieur le Premier ministre, nous souhaitons que d'une manière générale, la politique étrangère et de défense ne<br /> soient plus comme vous l'avez dit au départ du domaine réservé du Président de la République ni même du gouvernement. Nous demandons que notre Assemblée soit plus étroitement associée à ces<br /> politiques.<br /> <br /> <br /> Merci de votre attention. »<br /> <br /> <br /> <br />