Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
Dominique Voynet a rendu visite en prison à Julien Coupat.
La présomption d’innocence, ça existe.
Malgré la formidable mise en scène médiatique du gouvernement pour dénoncer les "terroristes de Tarnac" (Le Figaro a été jusqu'à écrire : « une épicerie tapie dans l’ombre »), la justice a dû reconnaître qu’elle ne possédait aucune élément sérieux de la culpabilité de ces « dangereux terroristes ». Pourtant, elle maintient en prison le « cerveau présumé » des attentats alors qu’elle a libéré ses « dangereux complices ». Comprenne qui pourra.
Dominique Voynet, a rendu visite mercredi à celui qui est maintenu injustement, en prison et c’est bien qu’une parlementaire de la République rappelle à ceux qui l'oublient que la présomption d’innocence est un principe fondamental du Droit.
Pierre Mathon
Photo : Dominique Voynet en compagnie du père de l'accusé

Le communiqué AP du 31 décembre 2008 indique :
« La sénatrice Verte Dominique Voynet a rendu visite mercredi à Julien Coupat à la prison de la Santé, dénonçant une détention "incompréhensible". Julien Coupat, présenté comme le chef de la cellule soupçonnée d'être à l'origine de sabotages de caténaires SNCF, est incarcéré à Paris depuis le 15 novembre.
"J'ai promis à Julien Coupat (...) de continuer à alerter sur les conditions de sa détention, sur le caractère incompréhensible de celle-ci", a déclaré la sénatrice de Seine-Saint-Denis à la sortie de la maison d'arrêt de la Santé.
"C'est quelqu'un de solide (...) qui a l'intention de dénoncer les conditions de l'interpellation, la qualification invraisemblable des faits, la durée de cette détention provisoire", a-t-elle ajouté. Mme Voynet a également déclaré que Julien Coupat lui avait demandé "d'alerter sur la dégradation de ces lieux", et sur le caractère "assez dégradant" de son incarcération.
Et de conclure qu'"alors même qu'on avait promis de tirer toutes les leçons de ce qui s'est passé à Outreau, ce n'est pas le cas".
Julien Coupat est incarcéré à la maison d'arrêt de la Santé depuis le 15 novembre, date de sa mise en examen pour "direction d'une association de malfaiteurs terroristes", un crime passible des assises. Sur les neuf personnes mises en examen dans ce dossier dont la qualification terroriste fait débat, cinq sont soupçonnées d'avoir participé à des actes de malveillance ayant visé la SNCF. Proches de la mouvance qualifiée d'anarcho-autonome par la police, elles sont suspectés d'avoir formé une "cellule invisible".
Cinq actes de malveillance ont été commis entre le 26 octobre et le 8 novembre contre des lignes TGV. Des fers à béton en forme de crochets ont été posés sur des caténaires en Moselle, dans l'Oise, l'Yonne et en Seine-et-Marne, entraînant des retards dans la circulation de plusieurs dizaines de trains. AP »