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Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

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Il faut fermer la centrale nucléaire de Fessenheim



La centrale nucléaire de Fessenheim est la centrale la plus vielle de France, elle est dangereuse, il faut la fermer.

Une fois n’est pas coutume, nous n’avons pu nous rendre à Colmar pour manifester avec Sortir du nucléaire pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim.

Mais nous tenons à affirmer notre solidarité et notre satisfaction de ce que la manifestation de Colmar ait été un succès.

Entre « la peste » de l’effet de serre et « le choléra » du nucléaire, nous choisissons les économies d’énergie et les énergies renouvelables !

Pierre Mathon




Voici le communiqué du réseau « Sortir du nucléaire » du 03/10/2009, suivies du communiqué de France Nature Environnement et de deux notes de Sortir du nucléaire :



« Manifestation antinucléaire à Colmar - Belle réussite avec plus de 10 000 manifestants mais la police perturbe gravement le rassemblement


- Beaucoup de manifestants sont bloqués hors de la ville
- Avec plus de 10 000 manifestants, la mobilisation antinucléaire est néanmoins très réussie
- Une fois de plus, les autorités françaises bafouent la démocratie
- La question de la prolongation ou de l'arrêt des réacteurs nucléaires est posée

Le Réseau "Sortir du nucléaire" se félicite de la réussite de la mobilisation aninucléaire à Colmar, avec plus de 10 000 manifestants pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus vieille et une des plus dangereuses de France. Des débats ont lieu ce samedi soir et demain dimanche à propos des différents problèmes causés par l'industrie nucléaire : accidents, déchets radioactifs, fuites d'uranium, prolifération, etc…

Par contre, le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce avec force les manœuvres injustifiables des autorités : à 15h30, le rassemblement est scindé en plusieurs tronçons et, pire, de très nombrexu manifestants ont ét bloqués à l'extérieur de la ville et en particulier aux frontières pour les manifestants allemands et suisses.

Les autorités (mairie, préfecture) n'ont pas réussi à démobiliser les citoyens qui se sont donc exprimés de façon parfaitement démocratique et pacifique : une fois de plus, ce sont les antinucléaires qui ont fait preuve de responsabilité et les tenants du nucléaire qui tenté de porter tort à la démocratie.

Pourtant, les raisons de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim sont nombreuses (cf annexe A) et le risque nucléaire est plus élevé que jamais (cf annexe B). Qui plus est, alors que la construction du parc nucléaire français a coûté des sommes gigantesques (que EDF n'a pas encore fini de payer !), des dizaines de milliards d'euros sont à nouveau en jeu.

Prolongation des réacteurs : 20 milliards d'euros… et pas de débat public !

Il est intolérable que EDF et l'Etat aient décidé sans le moindre débat public d'investir 400 millions d'euros dans chaque réacteur nucléaire français pour lui permettre de continuer à fonctionner… tant bien que mal. Cette somme, multipliée par 58 réacteurs, amène à un total de plus de 20 milliards d'euros.

Alors qu'un débat public est désormais exigé par la loi pour des investissements coûtant parfois moins d'un milliard, aucun débat public n'est prévu pour cet investissement gigantesque. Une fois de plus, le lobby nucléaire tente de passer en force… et sans que les citoyens ne soient avertis des enjeux.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" pose la question : quelles que soient leurs positions sur le nucléaire, les citoyens sont-ils vraiment d'accord pour que cet investissement gigantesque soit une fois de plus attribué à l'atome ? Ces 20 milliards d'euros seraient assurément plus utiles dans les plans d'économie d'énergie et le développement des énergies renouvelables.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" va saisir la Commission nationale du débat public pour demander que la question de ces 20 milliards d'euros soit mise en débat avec les citoyens. 
»

Voici le communiqué de France Nature Environnement » :

« Fessenheim, centrale fossile

A l’initiative de « Sortir du Nucléaire », ce samedi 3 octobre à Colmar est organisée une grande manifestation afin d’obtenir la fermeture de la plus vieille centrale nucléaire française. France Nature Environnement soutient fortement cette manifestation où elle sera représentée par Alsace Nature, son association membre et appelle les citoyens à la mobilisation.

Une inspection décisive

Au mois d’octobre 2009, la plus ancienne centrale nucléaire de France en fonctionnement sera mise à l’arrêt pour sa troisième visite décennale. L’enjeu est de taille : cette inspection devra décider de l’arrêt définitif des deux réacteurs... ou de leur prolongation pour dix ans supplémentaires. Bien que dangereuse, non rentable, et malgré tous les risques qu’elle fait peser sur les populations, il n’est pas évident que le bon sens l’emporte.

Un « fossile » en fin de vie…

Le 31 décembre 1977, puis le 18 mars 1978, les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim entraient officiellement en fonction. Pour Michel Breuzard, membre d’Alsace Nature : « 30 années se sont écoulées et le temps a fait son œuvre sur l’état des installations. Les investissements nécessaires à la poursuite de son activité pendant 10 ans encore se chiffrent à…225 millions d’euros ! Autant de ressources qui devraient être injectées vers les technologies d’avenir, réellement propres et sûres. »

…qui accuse le coup !

Selon les chiffres de l’ASN , le nombre d'incidents sur le site est en nette augmentation : 200 ont eu lieu au cours des huit dernières années, sur les 300 recensés depuis 1989. Alors que la centrale enregistrait moins de 10 incidents par an jusque dans les années 2000, 20 ont eu lieu en 2004. Et 48 en 2007, soit quatre fois plus que dans les autres centrales françaises !

Pour EDF, ces chiffres s’expliqueraient par des contrôles soient plus pointus, qui preennent en compte des évènements non identifiables auparavant. Sauf que sur les autres sites, qui subissent donc les mêmes contrôles, le bilan ne confirme pas cette tendance : pour l’année 2006 par exemple, la moyenne d’incidents s’élève à 11, quand la seule centrale de Fessenheim en accuse 46.

Le nucléaire n’est pas une énergie propre

La nouvelle donne de l’urgence climatique ne doit pas nous faire fermer les yeux sur certaines réalités. Pour Marc Sénant, chargé de mission du réseau Risques Industriels de FNE : « De plus en plus de personnes, se saisissant du dérèglement climatique, n’hésitent plus à tenir un discours dangereux qui consiste à présenter le nucléaire comme une énergie propre, qui ne génère pas de CO². C’est faire l’impasse sur l’amont de la filière, l’extraction et le transport de l’Uranium en provenance d’Afrique ou d’ailleurs, la construction des centrales, les pics de consommation (qui appellent les centrales au charbon à la rescousse) et les risques présentés par l’aval et les déchets. Evidemment, une telle partialité présente d’un coup de baguette magique le nucléaire comme la solution à nos problèmes climatiques. »

En effet, le scandale des mines d’uranium et des résidus d’extraction démontre irréfutablement les impacts collatéraux d’une technologie très dangereuse et opaque. Par ailleurs, les gisements d'uranium ont des concentrations très faibles. Ainsi au Niger, il faut manipuler une tonne de minerai pour extraire... 4,5 kg d’Uranium, soit un rendement de…0,45%. Or pour extraire une tonne de minerai, les machines déployées rejettent des quantités considérables de CO² ! On ne peut pas faire un bilan du nucléaire en occultant cette partie de la filière sous prétexte qu'elle n'est pas en France.

Non à la démocratie atomisée !

Fessenheim est une verrue atomique sur le sol français mais aussi la preuve que le nucléaire n'est pas compatible avec la démocratie. Avant même la visite décennale, le président de l'Autorité de sûreté nucléaire a déjà déclaré que l'activité de la centrale serait prolongée ! FNE s'oppose à ce que nous léguions cette poubelle nucléaire à nos enfants.

Pour Arnaud Gossement, porte parole de FNE : « Il est temps de fermer cette ruine qui menace notre environnement et notre démocratie. Nous en avons assez des simulacres de débats publics sur des décisions déjà prises et des enquêtes publiques gadgets. Nous en avons assez des visites décennales dont le résultat est connu d'avance. Nous en avons assez d'un système dirigé par l'ASN, sorte de monstre technocratique composé de personnes non élues, irrévocables et juridiquement irresponsables. Nous en avons assez de la propagande du lobby de l'atome sur le thème de l'énergie propre qui tente une nucléarisation des esprits ».


Une mutation s’impose en matière de politique énergétique.

FNE demande pour l’avenir, en dehors du dossier « Fessenheim »:

- De garantir la transparence, la sécurité, et entamer une réduction de la part du nucléaire dans l’approvisionnement français.

- La suspension de tous les projets d’installations nucléaires nouvelles afin de permettre la définition d’une politique globale, cohérente et soutenable de l’énergie appuyée sur un choix rationnel des investissements ;

- L’abrogation des lois sur le nucléaire votées en 2006 et la mise en place d’une loi qui garantisse le droit à l’information du public sur les coûts et risques exacts de l’énergie nucléaire

- D’établir des objectifs négociés de réduction de la consommation d’électricité pour les très grands consommateurs ponctuels d’électricité non substituable à court terme.

- D’accélérer le passage aux bâtiments « basse et très basse » consommation d'énergie.

- D’encourager la substitution par les énergies renouvelables partout où c’est réalisable avec une perspective de réduction de la demande d’électricité, ce qui doit passer par un abandon immédiat du classement des éoliennes dans un régime d’installation classées.

 

01-10-2009 »

 

 

Voici maintenant une note de « Sortir du nucléaire » qui explique pourquoi il faut fermer la centrale de Fessenheim :

«  Pourquoi il faut fermer la centrale nucléaire de Fessenheim
Une centrale nucléaire est toujours dangereuse, même lorsqu'elle est toute neuve. Mais les risques augmentent avec le temps. A plusieurs reprises, une catastrophe nucléaire a été frôlée en France. Au lieu de continuer à compter sur la chance, il faut profiter de ce que les centrales nucléaires arrivent à 30 ans de fonctionnement pour les fermer au fur et à mesure.

Les centrales nucléaires subissent tous les dix ans des inspections approfondies (dites "visites décennales") qui sont censées permettre aux inspecteurs de la sûreté nucléaire de décréter si chaque réacteur est apte ou non à continuer à fonctionner.

Mais le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce des décisions favorables imposées à l'avance par EDF et par les autorités françaises. Ainsi :

- Depuis septembre 2003, EDF publie des comptes d'entreprise basés sur une durée de vie de ses réacteurs nucléaires de 40 ans.

- Le 13 novembre 2008, le directeur de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), M André-Claude Lacoste, a déclaré : "On peut imaginer que Fessenheim ne puisse plus continuer à fonctionner. Ça me paraît très improbable." (L'Alsace, 15 novembre 2008)

Il est clair que les dés sont pipés et que l'autorisation de continuer à fonctionner sera accordée malgré l'accumulation des incidents à Fessenheim et malgré de graves défauts déjà détectés (Voir en annexe B).



C'est donc aux citoyens de se mobiliser pour assurer leur sécurité, en imposant la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim puis de toutes celles qui arriveront à 30 ans de fonctionnement.



EDF ayant prévu d'investir 400 millions d'euros par réacteur prolongé, il est donc possible d'économiser ces sommes très importantes et de les investir dans les économies d'énergie et le développement des énergies renouvelables. 
»
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F
<br /> Fessenheim, c’est à mourir de rire…<br /> <br /> A celui qui prétend que la centrale de Fessenheim est la plus sure de France : ou vous êtes un ignare total ou un agent de désinformation à la solde de la Société d’implantation et d’exploitation<br /> de la centrale de Fessenheim !<br /> Cette centrale est la plus vieille de France, donc la plus usée et donc la moins fiable !<br /> En ce qui concerne la paroi de cuve de ses deux réacteurs, avez-vous connaissance de la migration des pores et de la microfissuration, dues au flux neutronique et au flux thermique dans le temps et<br /> à l’heure actuelle ??? Sans coupe métallographique, personne ne peut donner une garantie de fiabilité pour ces réacteurs nucléaires en fonction.<br /> Il y a une longue et impressionnante liste d’incidents plus ou moins importants survenus à cette centrale. Entre 2000 et 2010 il y a eu 53 incidents importants et 33 incidents mineurs, liés à des<br /> défaillances humaines et techniques. Parmi ces incidents, une bonne dizaine pourrait être classée à haut risque. Parler de centrale nucléaire la plus sure de France, me parait une hérésie.<br /> Il y en a qui parlent de réacteurs le plus suivis, modifiés et évolués depuis leur installation, cela prouverait que la centrale n’a jamais été sure.<br /> Et puis, combien de circuits vitaux de ces réacteurs sont-ils doublés ou triplés pour assurer leur sécurité fonctionnelle. ?<br /> Pour assurer une sécurité extrême, il faudrait qu’il y ait une tour d’eau à sulfure de Bor, qui permettrait l’injection dans les circuits primaire de refroidissement, dans la piscine de stockage<br /> des éléments combustibles, et de noyer les enceintes de confinement des réacteurs en cas de défaillance majeur du système de refroidissement.<br /> Si cela avait été le cas à Tchernobyl ou au Japon, il n’y aurait pas eu de catastrophe ou du moins pas de leur ampleur. Car pour inonder un réacteur par ce moyen, on pourrait se passer de pompes ou<br /> de courant de secours. La commande pourrait se faire éventuellement, manuellement, et l’écoulement se ferait par pression de colonne d’eau.<br /> Et puis il y a le site d’implantation qui avait été fixé au défi des risques sismiques de la vallée du Rhin ou de rupture de barrage en amont sur le Rhin, d’une part, et de la densité de population<br /> dans la vallée du Rhin, d’autre part.<br /> La centrale de Fessenheim ne répond pas aux normes qui sont celles des réacteurs de nouvelle génération ! Des risques existent, qu’ils soient d’ordre technique, humain ou environnemental, et les<br /> conséquences d’un incident majeur prendraient une dimension catastrophique inimaginable pour la population de toute la Rhénanie, et au de là.<br /> <br /> Parler de centrale sure pour Fessenheim, non ! mais c’est à mourir de rire ou de contamination ! Ce sont des gens comme vous, qui contre toute logique et évidence, osent émettre des affirmations<br /> que l’on pourrait qualifier de stupides. Avant de vous exprimer encore, retournez votre langue deux fois, plutôt qu’une !<br /> <br /> <br />
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