Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

Halte au massacre du Château de l’Étang !
Nous ne laisserons pas faire l’horreur architecturale. Pierre Mathon a déposé un recours au tribunal administratif pour faire annuler le permis de construire.
Il faudrait plutôt parler de « permis de défigurer » ou mieux, de permis « d’inhumer », puisque le projet recouvre le bâtiment d'une sorte de sarcophage qui en masque les facades.
Nous devons nous mobiliser pour sauver un des rares fleurons du patrimoine architectural de Bagnolet.
Notre recours au tribunal administratif se fonde en particulier sur le non-respect de l’article 11 « aspect extérieur des constructions » et s’appuie sur l’avis défavorable de l’Architecte des Bâtiments de France.

Extraits du recours déposé par l’association « Bagnolet Écologie, l’Écologie à Bagnolet » au Tribunal Administratif :
« Le respect de l’article 11 est particulièrement important, s’agissant du château de l’Etang situé au cœur du Parc du Château de l’Etang, le plus bel espace vert de la commune, dans un espace boisé classé au POS, et s’agissant d’un bâtiment qui est l’un des quatre bâtiments emblématiques de Bagnolet avec l’église, la mairie et la maison du cardinal du Perron.
Le projet occulte quasiment totalement les deux façades de ce bâtiment remarquable.
L’avis défavorable qu’en donne l’Architecte des Bâtiments de France (Service Départemental de l’Architecture et du Patrimoine) – daté faussement du 13 novembre 2009 sur l’arrêté de permis de construire - est à cet égard très clair même si le maire peut passer outre à cet avis.
« Le projet présenté soulève un grand nombre de remarques et d’interrogations.
Loin de se juxtaposer et de créer une dialectique intéressante entre patrimoine et modernité, l’extension projetée semble phagocyter le bâtiment remarquable auquel elle s’accole, empêchant ainsi totalement sa perception.
Les extensions projetées portent également atteinte à la relation que le bâtiment entretient avec le parc, ensemble indissociable, en s’implantant sur l’escalier monumental »
Il est à noter que le maire ne juge pas utile d’argumenter (et pour cause !) pour motiver sa non prise en compte de l’avis de l’ABF.
Il ressort de façon très claire, malgré le ton diplomatique de l’ABF, que le projet de réhabilitation et d’extension du château de l’Etang n’est pas conforme à l’article 11 qui stipule que « l’implantation, l’architecture, les dimensions, l’aspect extérieur ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants ». »
