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Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

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L’inauguration de la fresque de la rue Fernand Léger en photos

 


Conséquence du dérèglement climatique ? Toujours est-il qu’un véritable orage s’est abattu sur l’inauguration de la fresque murale vers 19 heures rue Fernand Léger ce mardi 7 juillet.

Nous nous sommes donc réfugiés pour fêter ça rue Pierre et Marie Curie.

 


Après la pluie ...
On reconnaît Alexandre Stolypine alias PSYCKOZE en compagnie d'Hélène Zanier


Le 29 juin lors de la conférence de Presse Mural Art Program à la résidence de l’ambassadeur des Etats Unis, Christine Lacour a, dans une intervention, apporté des informations intéressantes sur la fresque.

 

Voici ce discours (repris du blog des élus PC de Bagnolet) :

 « Madame l’attachée culturelle de l’Ambassade des Etats Unis, Monsieur le Directeur de CulturesFrance, Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les Elus, Mesdames et Messieurs.

Pour ma part, lorsque Lora Berg et Alain Reinaudo de CulturesFrance nous ont sollicité pour adapter le Mural Art Program à la ville de Bagnolet et réaliser cet échange, il m’a très vite semblé que ce projet pouvait s’inscrire naturellement dans notre projet de politique culturelle pour les années à venir.

En effet, favoriser le dialogue entre les cultures, soutenir les formes et expressions artistiques issues des courants émergent , inventer de nouvelles formes d’échanges entre les artistes et les habitants et enfin, investir l’espace public en y associant justement la rencontre entre notre population, tout cela était inscrit dans notre programme électoral.

Nous y sommes donc, avec ce « plus » très important, à mes yeux, qu’est la participation active des habitants tout le long du processus.

Notre Maire, Marc Everbecq a bien sûr soutenu ce projet dès le départ, lui qui a permis depuis 2002 au Festival Kosmopolite d’exister, Festival qui rayonne maintenant au–delà de nos frontières,

et à Alexandre Stolypine et son collectif d’artistes, le 115, de s’installer à Bagnolet.

Bien sûr depuis l’incendie de leurs locaux en décembre dernier ils sont, pour le moment, sans alternative. Mais évidemment nous y travaillons puisque c’est une de nos priorités.

D’ailleurs, la ville de Bagnolet a toujours été très active sur le plan culturel.

En effet, nous comptons un conservatoire municipal de danse, un autre de musique, un cinéma municipal lui aussi, une médiathèque et ses deux bibliothèques annexes, la salle de spectacles des Malassis, un atelier d’art plastique et beaucoup de lieux que nous soutenons, comme la Fonderie de l’image, lieu dédié à l’art numérique,

le théâtre de l’Echangeur, celui du Colombier, la Lutherie Urbaine,

le Samovar, le futur centre chorégraphique de Marie-Claude Pietragala, l y a aussi les cinq centres sociaux et culturels de quartiers et nous proposons depuis longtemps une programmation denses, faite de concerts de musiques actuelles, de danse contemporaine, de théâtre ou d’opéra en appartement, d’un festival du cirque « Sous le Chapitô » et de résidences artistiques sur différentes disciplines qui permettent de toucher différents publics sur le long terme, nous participons et soutenons aussi les Rencontres Chorégraphiques de Seine-Saint-Denis qui sont nées sur notre commune, il y a 40 ans, sous le nom des Ballets pour Demain.

Bref, beaucoup de culture déjà.

 

Mais pour en revenir à la réalisation de la fresque, œuvre collective, il était essentiel, à mon sens, de choisir un mur qui ne soit pas associé directement à un public captif, tel les élèves d’une école ou les usagers d’un centre de quartier mais plutôt, de choisir le mur pignon d’une habitation, au cœur d’un ensemble de logements sociaux, pour tenter cette expérience d’abord auprès d’un public auquel on s’adresse plus rarement puis d’élargir cette initiative à des groupes constitués en atelier. Il faut tout de même noter que cet immeuble abrite nos deux médaillés olympiques en lutte, Steve et Christophe Guénot, qu’une école maternelle en est mitoyenne, que juste en face se trouve un gymnase et son stade en plein air. Un lieu stratégique avec beaucoup de passage.

Je tiens ici à remercier l’OPH de Bagnolet, propriétaire du bâtiment, pour leur aide et son président, Marc Lardreaut qui a lui aussi tout de suite adhéré à ce projet.

Le choix de ce mur c’est donc pour une part, l’idée de s’adresser à un public le plus large possible dans sa diversité à tous les sens du terme, et d’autre part, de coller à des envies exprimées maintes fois par nos concitoyens, lors des dernières assises de la ville, moments forts de rencontres publiques dont un des thèmes était quel avenir pour nos quartiers et quelle images nous en avons, quelle image nous voudrions en avoir ; envies exprimées de plus de dialogue, plus de couleurs au milieu du béton, d’une image plus positive de notre territoire et de ses habitants.

 

Il faut savoir que la stigmatisation incessante de nos quartiers, de notre département, le 93, par un discours trop souvent négatif de certains personnages publics ou de « spécialistes » comme on dit, relayés grandement par les médias porte un préjudice considérable aux habitants de ces quartiers, et va jusqu’à créer un malaise, une souffrance même.

Certains vont jusqu’à parler de ghettos (quand on sait que ce mot veut dire..) Tout cela est injuste et souvent injustifié quand on connaît ces quartiers et les gens qui y vivent.

 

Ces habitants, donc, nous ont surtout prouvé qu’ils savaient donner du sens à la proposition qui leur était faite.

La proximité de lieux d’apprentissage et de pratiques sportives, de personnalités remarquables leurs ont permis de décider très vite de ce qu’ils voulaient voir représenté sur « leur » mur : la lutte bien sûre, pour honorer nos champions mais aussi parce que c’est un sport largement pratiqué dans notre ville, depuis longtemps et avec succès, Mélonin Noumonvi et Christophe Guenot nous l’ont encore prouvé ce week-end au Jeux Méditéranéens puisque l’un est monté sur la troisième marche du podium tandis que l’autre s’attribuait la deuxième place;

le foot, sport grandement pratiqué dans nos banlieues, pour en louer l’esprit d’équipe ;

la diversité et la concorde qu’ils souhaitaient représenter par une symbolique du dialogue entre les peuples ;

et enfin, tout aussi important, il leur fallait la nature et l’idée de protéger celle-ci. Tout cela en gardant à l’esprit l’endroit où nous sommes.

Beaucoup de questions aux quelles a su répondre Paul Santoleri grâce à son talent et son expérience. C’est un très bel exemple de compréhension entre deux mondes qui, a priori, n’ont pas la possibilité de se rencontrer, d’un côté, un artiste américain qui vit à Philadelphie (un océan, au moins, nous sépare) et de l’autre, des Bagnoletais jeunes et moins jeunes, habitants au cœur du quartier des Malassis, tout d’un coup embarqués dans une création artistique participative de grande qualité,

visible de tous, et qui investissent ensemble leur espace commun.

Ce dialogue a pu se faire, en grande partie, grâce à Laurette Dugenetay, gardienne du lieu qui a su joué un rôle important dans cette médiation et que je remercie chaleureusement pour son implication, à Emilie Ledieu et Psychoze qui ont su traduire en anglais ces aspirations, ont participé très physiquement à la mise en œuvre, merci également.

Enfin, je me dois de citer et de remercier les services culturels de notre ville, particulièrement Fabienne Durand-Drouhin, Koloma Traoré, Khaled Malti qui ont grandement contribué au succès sur place, par leur sens de l’organisation et les liens forts qu’ils tissent depuis des années avec la population.

 

Pour finir, je dirai que mon voyage à Philadelphie et les nombreuses rencontres que j’ai pu y faire, m’ont surtout permis de conforter l’idée que cette initiative était judicieuse, qu’elle faisait sens et qu’elle s’inscrivait pleinement dans le concept du « mieux vivre ensemble ». Idée forte qui, à défaut de donner du travail et un logement décent à tous, doit être développée dans nos quartiers pour y conforter la convivialité, l ‘échange, l’estime de soit et la fierté de vivre dans un espace embellis par tous.

Je voudrais ajouter un mot. Dans un article paru dans le journal Libération de jeudi dernier, on me fait dire que le coût technique supporté par la ville Bagnolet est de 50 000€, je me dois de rectifier, ce coût est évalué à 10 000€ ce qui n’est pas du tout la même chose. Je vous remercie. »

 

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T
<br /> Ce serait bien de mettre quelques phrases en anglais, si vous avez besoin d'un traducteur, je suis là.<br /> <br /> <br />
Répondre
B
<br /> <br /> Why not, but<br /> why ?<br /> <br /> <br /> <br />
I
Publié le 9 juillet par Mondomix Musiques et Cultures dans le monde <br /> « Graffiti Story : de Philadelphie à Bagnolet <br /> Mission accomplie à Bagnolet. La première fresque réalisée par les artistes de Philadelphie, en collaboration avec le bagnoletais Psychoze et les habitants du quartier de Malassis, a été achevée ce lundi 6 juillet. C’est la première des trois fresques d’un projet ambitieux organisé par le MAP (Mural Arts Program) de Philadelphie, avec l’ambassade américaine, l’office de tourisme de Pennsylvanie, la fondation Culturesfrance qui dépend du ministère des affaires étrangères, et trois villes de la banlieue parisienne : Villiers le Bel (95), Bondy et Bagnolet (93).<br /> Après les émeutes de la fin de l’année 2007 dans les banlieues de la capitale, l’ambassade des États-Unis avait d’abord proposé de financer la reconstruction de la bibliothèque de Villiers-le- Bel, incendiée dans la nuit du 26 au 27 novembre. Le projet de Philadelphie a finalement été retenu. Trois artistes américains réputés, David McShane, Paul Santoleri et Emilie Ledieu, ont été choisis pour réaliser les fresques dans trois villes de la banlieue nord de Paris. Deux artistes français, Bernard Joisten et Alexandre Stolypine (alias Psychoze), partiront à leur tour peindre les murs de Philadelphie en 2010.<br /> Le « Community Art » à l’américaine<br /> Philadelphie est connue pour être à l’origine du Tag dans les années 1960, à l’époque ou le légendaire CornBread repeignait la ville avec son compagnon Kool Earl. Sa signature, sa couronne et ses exploits ont fait école. Devant la popularité grandissante du phénomène, les autorités aux États-Unis comme en France ont souvent opté pour la tolérance zéro. Le MAP (Mural Art Program) de Philadelphie s’intègre au réseau de lutte anti-graffiti, mais depuis 1984, cette ONG a su proposer une voie alternative aux politiques répressives, en réunissant les artistes et les habitants d’un quartier pour réaliser des fresques gigantesques et légales. Le modèle du « community art » qui anime le réseau géré par l’artiste Jane Golden est un modèle participatif et ouvert. « La participation du quartier est primordiale », insiste Emilie Ledieu, la céramiste franco-américaine qui revient tout juste d’un fabuleux projet aux Philippines. « L’objectif est de créer un dialogue entre les habitants autour d’une réalisation artistique afin d'améliorer et d'embellir la vie dans la ville» Aujourd’hui, le MAP a déjà réalisé plus de 2700 fresques à Philadelphie, et les œuvres ont acquis une renommée internationale.<br /> Bagnolet n'est pas en reste et d'une manière générale, la banlieue parisienne a déjà une solide culture du graffiti. Le Mac Crew, un célèbre collectif occupe les locaux du centre culturel Pablo Neruda, et le Festival de graffiti Kosmopolite réunit chaque année depuis 2002, des artistes du monde entier dans la ville. Psychoze est un peu le parrain des murs de la cité. Le célèbre cataphile qui animait les voutes parisiennes avec ses danseuses aux membres entrelacés avait fondé « le 115 » ; un atelier collectif pour donner aux jeunes graffeurs les moyens de créer et de s'exprimer. Beaucoup de jeunes sont passés par là. « L’idée d’associer les habitants du quartier nous a séduit car elle s’inscrit naturellement dans nos politiques culturelles », explique Christine Lacour, adjointe au maire de Bagnolet qui a fait le voyage à Philadelphie, « A Bagnolet on utilise déjà beaucoup le graffiti et les fresques auprès des jeunes dans les écoles ou les centres culturels ». Impressionnée par la qualité et la grandeur des fresques de Philadelphie, la mairie n’a pas hésité à accepter le projet américain.<br /> Un programme d’embellissement <br /> Lundi matin, aux premières lueurs du jour, Émilie finissait la libellule et la lune sur les deux cheminées de l’immeuble de la rue Fernand Léger à Bagnolet. Elle mettait la petite touche finale à une œuvre impressionnante, prolifique et tape à l'œil. A huit heures, on enlevait l’échafaudage. La fresque révélait ses couleurs éclatantes. Un papillon gigantesque, un arbre au tronc et aux racines entremêlés. Des bras verts embrassant des tours colorées surmontées d'antennes paraboliques. Au premier plan, les deux jeunes footballeurs rappellent la passion des jeunes du gymnase d’à côté et les lutteurs rendent hommage aux frères Guénot, les médaillés aux JO de Pékin qui habitent la Cité. « La fresque est née d’un échange, d’une mise en forme de représentations multiples proposées par tous» explique Emilie. Depuis le mois de janvier, des enquêtes ont été menées auprès des habitants. « Paul Santoleri a d’abord proposé le papillon avec cette forme en ADN mais l’arbre et les détails sont des idées des habitants. » Les techniques se fondent dans ce décor halluciné et onirique. Les pochoirs réalistes des sportifs de David MacShane s’intègrent aux arabesques peintes de Psychoze et de Paul Santoleri. Émilie a rehaussé l'ensemble avec ses mosaïques, souligné les détails et semé de ci de là, ses tessons de verres scintillants. « Au départ je voulais réaliser certains détails entiers en mosaïque. Mais le revêtement du mur était trop friable et menaçait de tomber sous le poids des carreaux. Du coup, j'ai trouvé ce compromis.», conclue-t-elle.<br /> Le projet suit son chemin porté par le trio américain. Dave Mc Shane avec les habitants de Villiers-le-Bel, a choisi de réaliser un portrait géant de Martin Luther King pour décorer le collège du même nom. Ce portrait si caractéristique des fresques américaines est entouré d’une frise de dessins réalisés par les élèves. A Bondy, c’est sur le mur de l'école maternelle Père Saint-Blaise, que se montent les échafaudages. Ici, Paul Santoleri travaille avec un collectif d’illustrateurs, l’association Bulle d’Ox pour exécuter la ronde des enfants au pied d'un arbre tentaculaire. Le pari réussi de Bagnolet annonce les réalisations prometteuses de ces autres villes, qui seront achevées dans le courant du mois de juillet.<br /> Lucie Servin »
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