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Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

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Europe Écologie : « le bon résultat ne crée pour nous écologistes que des devoirs et non des droits »


Voici une première réaction au score historique d'Europe Ecologie aux élections européennes par notre ami le député Vert François de Rugy le lundi 8 juin (publié sur son blog) centrée évidemment sur la situation du côté de Nantes (mais pas seulement).

Photo de François DeRugy, prise par Pierre Mathon lors d'une réunion pour le rassemblement des écologistes il y a un an

« 16,3% au niveau national, 14 élu-e-s, 2,8 millions d'électeurs,... Europe Ecologie a créé la surprise hier soir lors des résultats des élections européennes en devenant la troisième force politique française, seulement à quelques milliers de voix derrière le Parti socialiste. Localement, la liste de Yannick Jadot réunit 16,64 % des voix et envoie deux député-e-s à Strasbourg. C'est un succès. Mais quelle interprétation, quelle suite lui donner ? François de Rugy esquisse certaines réponses...


Yannick Jadot en compagnie de Daniel Cohn-Bendit et d'Eva Joly au festival Europe Ecologie de la dissidence (photo prise par Pierre Mathon)

Ce résultat est celui des élections européennes.

Il ne constitue pas un capital électoral dont l’écologie française, ou les Verts, seraient propriétaires.

Les électrices et les électeurs qui ont choisi Europe écologie ont exprimé librement leur choix, sans arrière pensée, en répondant à la question qui leur était posée : quelle orientation pour l’Europe, et quel modèle de développement promouvoir pour sortir de la crise ?

Ils n’ont pas cherché à adresser un message à tel ou tel, mais bien à affirmer une conviction, et une exigence : celle de voir les questions environnementale, sociale et sociétale, qui sont au cœur de la crise du système libéral et financier, enfin prises à bras le corps.

Ils ont jugé que les réponses qui leur étaient proposées par les écologistes, que les candidats qui portaient ce projet, étaient les plus convaincants, les plus pertinents, et les plus crédibles.

En cela, ces bons résultats ne créent pour nous, écologistes, que des devoirs, et non des droits.

Ces élections traduisent également un paradoxe : alors que le parti présidentiel, arrivé largement en tête, apparaît comme l’un des gagnants du scrutin, les Français qui se sont exprimés ont, très majoritairement, choisi des formations de l’opposition. Le total des voix de droite est l’un des plus faibles de l’histoire électorale récente.

Les oppositions à Nicolas Sarkozy sont ainsi majoritaires, mais la leçon est là : l’anti-sarkozysme ne suffit pas à définir une politique, et à dessiner une alternative crédible et mobilisatrice.

Cela signifie que, dans la perspective des échéances futures, le temps est venu de réfléchir à une nouvelle construction politique, qui permette de redonner l’espoir, et de rendre aux 60% de nos concitoyens qui ne sont pas allés voter l’envie de participer à la construction de notre destin collectif. Le vote des Français démontre à quel point la question environnementale devra être au cœur de cette nouvelle politique.

L’abstention enregistrée au sein de l’électorat de gauche indique également que l’exigence de justice sociale ne peut se satisfaire de réponses datées, et de formules incantatoires.

La diversité des choix exprimés indique enfin que personne ne peut plus prétendre, à lui seul, incarner une perspective crédible susceptible d’emporter l’adhésion de nos concitoyens. La logique de partenariat sur des bases claires, respectueuses des identités et des valeurs de chacun doit être notre objectif. Sur le plan local, nous enregistrons une poussée historique de l’écologie politique. Les résultats obtenus dans l’agglomération nantaise, mais plus largement en région pays de la Loire, sont particulièrement significatifs.

Les extrapoler dans la perspective de prochaines échéances, ou dans le cadre des partenariats politiques que nous avons conclu dans les assemblées locales, serait une erreur profonde.

Mais ne pas en tenir compte serait une faute.

Chacun doit savoir écouter le message délivré par des électeurs, qui souhaitent une réorientation profonde des logiques de développement. Cela suppose notamment la remise en cause de projets d’aménagement qui ne répondent plus aux impératifs de notre temps, mais également l’avènement de nouvelles formes d’exercice du pouvoir.

Personne ne doit craindre d’accepter et de laisser s’exprimer librement la diversité des sensibilités qui forment la gauche, et le camp du progrès. Les Verts de l’Ouest seront fidèles à leurs engagements et au sens des responsabilités qui les a conduits à participer à de nombreux exécutifs locaux. Mais le message adressé hier par nos concitoyens nous engage et nous oblige.

Il doit nous amener à cultiver la logique du rassemblement de tous les écologistes, qui a été la base du succès électoral européen.

Il doit nous rendre exigeants, non pour nous-mêmes, mais pour des idées et une conception de l’action publique dans lesquelles, hier, tant de femmes et d’hommes de l’Ouest ont placé leurs espoirs. »

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W
Écologie discount et abstentionniste en freelance <br /> Entre le commerce de la fin du monde et une tendance à la culpabilité sélective, il y a les divertissements apolitiques.<br /> Quand on confond prises de conscience et caprices de saisons, on fait d’un film d’un soir une cause nationale, voire obligatoire.<br /> Entre les opinions biodégradables et les chèques en blanc, autant parier sur le hasard, mais pas sur l’avenir.<br /> La suite ici<br /> http://tiny.cc/itGbf
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B
<br /> <br /> Monsieur Walkmindz,<br /> <br /> <br /> Très fier de votre prose, vous avez<br /> cliqué en abondance pour inonder la toile. Nous ne voulons pas vous décevoir et nous publions à l’attention des « amateurs » - s’il s’en trouve - de ce type de discours confusionnistes<br /> et abscons, qui dit tout et son contraire, votre texte intégral :<br /> <br /> <br />  « Entre le commerce de la fin du monde et une tendance à la<br /> culpabilité sélective, il y a les divertissements apolitiques.<br /> <br /> <br /> Quand on confond prises de conscience et caprices de saisons, on fait d’un film d’un soir une cause nationale, voire<br /> obligatoire.<br /> <br /> <br /> Entre les opinions biodégradables et les chèques en blanc, autant parier sur le hasard, mais pas sur l’avenir.<br /> <br /> <br /> Quand le trafic d’influence passe pour de la philanthropie, la fraude potentielle devient la révolution providentielle.<br /> <br /> <br /> Entre une overdose de démocratie et la dictature par tous, ne pas voter entretient convenablement le système.<br /> <br /> <br /> Quand le suffrage universel est une histoire d’exhibitionnistes, le sondage partial arrive à satisfaire le plus grand nombre.<br /> <br /> <br /> Entre la dramaturgie électorale et l’indignation populaire, les cours de théâtre doivent afficher complet.<br /> <br /> <br /> Quand les pronostics de crash-test font les gueules de bois de demain, l’absentéisme est une réponse idéale.<br /> <br /> <br /> Entre les jardiniers du dimanche et les déserteurs d’un soir, le spectacle a rempli ses objectifs tout en s’adaptant à la lâcheté<br /> générale. »<br /> <br /> <br /> Jardinier du dimanche, sous la pluie au<br /> jardin guinguette de la Dhuys, citoyen engagé depuis plus de 20 ans dans la cause écologiste (qui est tout sauf une mode), je ne peux que vous appeler à une clarification de votre<br /> réflexion.<br /> <br /> <br /> Pierre Mathon<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />