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Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

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De la démolition de la barre Balzac des 4000 de la Courneuve à celle des « petit » et « grand » « Blanqui » de Bagnolet


La fameuse « barre Balzac » ( un monstre : 185 mètres de long 50 mètres de haut et 15 étages sur rez-de-chaussée : R+15) des 4000 de la Courneuve va être démolie (en 2011), comme nous le rappelle un article du Parisien du 5 mai.

 

A Bagnolet la Mairie et l’Etat ont programmé eux aussi des démolitions d’immeubles : le « petit Blanqui » (30 logements, 35 mètres de long, R+4) et le « grand Blanqui » (90 logements, 114 mètres de long, R+4).

 Le grand Blanqui : faut-il le démolir ?


Des immeubles à taille humaine …

 

Nous aurons l’occasion de revenir sur ce sujet bagnoletais.

 

En ce qui concerne la démolition de la « barre Balzac » (une vraie celle-là, « grande et haute et à problèmes ») il n’est pas inintéressant de rappeler qu’il avait été décidé il y a 20 ans de ne pas la démolir.

Voici ce qu’écrivait en 1989, après des travaux qui avaient coûté une fortune, dont une grosse partie pour percer trois énormes baies dans la façade de l’immense barre, le bulletin municipal de la Courneuve qui se félicitait de la réhabilitation et de la nouvelle vie qui commençait.


 

Cet article est très instructif avec le recul de 20 ans :

« Balzac est mort, Vive Balzac !

Extrait d’un article du bulletin municipal de la Courneuve  Regards, n°38, novembre novembre 1989

Le Balzac nouveau est arrivé « Balzac est mort, Vive Balzac ! A vingt-cinq ans, l’immeuble s’offre une nouvelle jeunesse. Avec ses trois fenêtres urbaines, œuvre de l’architecte Laurent Israël, le bâtiment concourt désormais à redorer le blason de la cité des 4000. Balzac est la toute dernière opération de réhabilitation menée dans le grand ensemble par l’office public d’HLM. Nul ne l’ignore, ces bâtisses, aux noms hauts en couleur, décriées par les uns, aimées par les autres, cristallisent les problèmes économiques et sociaux consécutifs à la crise, au chômage, au manque de ressources, à l’entassement. […] L’ensemble a été construit au début des années soixante, à l’initiative de la ville de Paris, propriétaire du lieu. A une époque où il fallait proposer des logements décents à une population qui ne connaissait que les taudis. Comme un jeu de construction, les appartements furent empilés les uns sur les autres et les uns à côté des autres. Pour Balzac, sorti de terre en 1964, cela se traduit par 15 étages, 50 mètres de haut et 185 mètres de long. Très vite, ce que les anciens des bidonvilles, tenait lieu de paradis, a perdu son image idyllique. Façades disjointes, isolations thermiques et phoniques inexistantes, planchers séparés des façades, fissures dans les murs… La construction laissait voir ses malfaçons, des malfaçons jamais réparées par la ville de Paris. Pendant vingt ans, aucun entretien sérieux n’a été envisagé.

Une somme de réparations Fort heureusement pour les locataires, depuis 1984, le vent a tourné. L’Office de la Courneuve a racheté la cité et a conduit depuis lors une importante opération de rénovation. Après Villon, Verlaine, Debussy (implosé en 1986), voici venu le temps de Balzac. Entre démolition et réhabilitation, la seconde solution a eu la préférence. C’est qu’au-delà des malfaçons, les appartements sont appréciés des locataires, les logements ayant été conçus de façon intelligente. […] »

 

 


Conclusion : c’est avec la même certitude et le même aplomb que décideurs  et architectes nous assènent leur vérité : réhabilitation en 1989, démolition en 2009 !


D’où la nécessité pour les habitants (à la Courneuve comme à Bagnolet) de se forger leur propre opinion !


Et si l’on peut comprendre la démolition de la monstrueuse barre des 4000, il est clair qu’elle n’a rien de commun avec les immeubles tranquilles , dotés d’un cadre de vie agréable, à taille humaine, composés de logements à loyers très accessibles, que sont à Bagnolet le petit Blanqui et le grand Blanqui (que la mairie de Bagnolet et l’Etat veulent démolir … aujourd’hui) ?

 

 

Mais nous y reviendrons.

 

Pierre Mathon

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F
<br /> Bonjour,<br /> <br /> Il est regrettable à mon sens que l'on continue de stigmatiser ces bâtiments par une analyse simpliste des situations de ces quartiers.<br /> On attendrait d'un parti écologiste qu'il pose les questions en des termes + durables et se positionne sur la crise actuelle du logement en France. Balzac démolie. Que fait-on des locataires qui y<br /> habitent et que fait on des familles qui squattent avec de jeunes enfants, alors que l'on met entre 5 et 7 ans après la démolition à reconstruire moins de logements. Alors, moi, j'attends d'un<br /> parti comme le votre une réflexion à long termes et des solutions alternatives pour éviter de foncer dans le mur avec tous les autres....J'espère que vous aurez la droiture de publier ce<br /> commentaire. Florian<br /> <br /> <br />
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B
<br /> <br /> Bonjour,<br /> <br /> <br /> L’article que vous commentez avait justement pour but de<br /> mettre en garde les citoyens par rapport aux certitudes assénées par les décideurs. (Ici à 20 ans d’intervalle, des certitudes contradictoires).<br /> <br /> <br /> Si nous y affirmions que des immeubles comme la barre<br /> Balzac étaient des monstres (mais est-ce faux ?)nous indiquions « D’où la nécessité pour<br /> les habitants (à la Courneuve comme à Bagnolet) de se forger leur propre opinion ! »<br /> <br /> <br /> Nous voulions aussi dénoncer la décision prise par le maire<br /> de Bagnolet et l’OPHLM de Bagnolet de démolir les petits immeubles que sont « le petit Blanqui » et le « grand Blanqui » dans le quartier des<br /> Malassis.<br /> <br /> <br /> Sinon, vos remarques sont pertinentes, et quand bien même<br /> elles ne nous auraient pas convenu, nous les aurions de toute façon publiées.<br /> <br /> <br /> Pierre Mathon<br /> <br /> <br /> <br />