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Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

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Noël Mamère séquestre les patrons


Patrons séquestrés, capitalisme « voyou », crise, légitimité et légalité, mais aussi loi sur le téléchargement informatique et corruption à la mairie d’Hénin-Beaumont, voici l’éditorial de Noël Mamère paru cette semaine le 14 avril sur son blog :

« A-t’on raison de séquestrer les patrons ?

La mise au pilori médiatique des salariés qui « retiennent » leurs patrons est devenue la nouvelle marotte des journalistes couchés et des sarkozystes enrégimentés. Selon ces nouveaux « bien pensants », ils seraient des « preneurs d’otages », des salariés « voyous » qui usent de méthodes « terroristes ». Ce festival de commentaires haineux vis-à- vis d’hommes et de femmes qui sont menacés dans leur existence sociale me choque de la part de ceux qui glorifient le libéralisme, la dérèglementation et le libre échange sous toutes ses formes, depuis de longues années, sans s’interroger sur les conséquences de ces armes de destruction massive du dialogue social.


Les séquestrations ne sont pas des méthodes nouvelles. Avant et après Mais 68, l’insubordination ouvrière des OS avait entraîné ces « dialogues prolongés » avec les employeurs. A l’époque, cette méthode de négociation faisait partie du répertoire traditionnel des formes d’actions collectives utilisées par les syndicats et les salariés ; elle se pratiquait sans donner matière à un tel déchaînement médiatique. Il est vrai que la presse à l’époque était un tantinet plus diverse et que, même à la télévision, le rapport de force entre communistes et gaullistes, issus de la matrice de la Résistance, modérait les ardeurs des plus libéraux. Il est vrai aussi que l’on se souvenait des premières séquestrations apparues en juin 1936 sous le Front Populaire, elles avaient ensuite été suivies par celles de 1947 et, enfin, en mai 68 : les deux premières grèves ouvrières, avec occupation des usines de Sud Aviation à Bouguenais en Loire-Atlantique et de Renault Cléon, furent le signal de la grève générale.



Autres temps, autres mœurs. Aujourd’hui, tout est fait pour diaboliser et criminaliser le mouvement social et transformer les salariés qui osent se défendre contre les licenciements en partisans de la violence sociale. Pourtant, la radicalisation actuelle dans de nombreuses entreprises, notamment privées, ne devrait étonner que les naïfs ou les inconscients. La casse sociale menace et précarise l’existence de centaines de milliers de familles, sans que l’État ni la loi ne fassent rien pour les protéger. Les plans de licenciements, les délocalisations boursières, se multiplient au moment où des grands patrons ayant mis en péril leurs entreprises, partent avec des sur-rémunérations scandaleuses. Les stock-options et autres primes de départ atteignent des sommes astronomiques que les salariés réduits au chômage regardent bouche bée. L’inégalité de traitement est telle que les plus modérés des syndicats commencent à ruer dans les brancards.

Le gouvernement Sarkozy n’est pas étranger non plus à cette explosion de séquestrations. Qui sème la misère récolte la colère, c’est bien connu. Et le comportement de Nicolas Sarkozy est en soi une provocation : un jour il se moque de la grève qu’il a définitivement enterrée comme moyen d’action ; un autre jour, il défiscalise un peu plus l’ISF pour ses amis du Fouquet’s, le troisième jour, il décore de la légion d’honneur Vincent Bolloré, qui lui offrit une croisière de luxe au lendemain de son élection, ainsi que le dirigeant de Lagardère média. Dès lors, la séquestration traduit un « ras le bol » de gens qui disent : « on en a assez de payer la crise, quand tous ces riches se goinfrent avec le bouclier fiscal, les sursalaires, les stock- options, les délits d’initiés, les paradis fiscaux...".

La séquestration révèle trois choses :
  Premièrement, la contradiction entre légalité et légitimité n’a jamais été aussi forte dans le pays. Les inégalités entre les salaires, les disparités entre les revenus sont parmi les plus forts de toute l’Europe. Quand la loi devient injuste, quand elle ne protège pas, elle incite à la rébellion tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans un ordre social injuste.
  Deuxièmement, la crise de la représentation politique et sociale est d’abord une crise de la représentation médiatique. Les séquestrations permettent de faire connaitre le conflit qui y est lié. Elles sont un moyen de culpabiliser le patronat en révélant sa rapacité et son absence de volonté de négocier. Elles permettent de sensibiliser le grand public et de mettre en lumière une situation de crise sociale qui, sinon, pourrirait. Il faut noter que, le plus souvent, ces séquestrations ne sont pas seulement soutenues par les salariés de l’entreprise concernée mais par la population de la ville et des villages environnants qui se sentent aussi menacés par la désertification que la fermeture de l’usine va nécessairement entraîner.
  Troisièmement, elle est le révélateur d’un illégalisme ouvrier qui trouve ses racines dans l’absence de médiation sociale organisée. Les syndicats français sont les plus faibles d’Europe, en terme d’adhérents et d’organisations. Ils sont divisés, trop nombreux et absents de la plupart des PME. Une des raisons de ce syndicalisme d’action directe, profondément enracinée dans la mémoire collective, est que le patronat français a toujours cru pouvoir se passer d’interlocuteurs, en jouant à la fois sur le registre du paternalisme et sur celui de la répression anti-syndicale.

Alors, oui je comprends les raisons qui poussent des femmes et des hommes acculés au désespoir à utiliser la rétention provisoire de personnes qui déménagent en douce les machines, qui ne paient pas les salaires, qui jouent avec la vie des familles. La désobéissance sociale quand elle est une réaction non violente à une situation de violence sociale, je la comprends quand je vois atterrir dans mon bureau de maire ou de parlementaire des femmes et des hommes cassés par le chômage, la précarité, la baisse drastique de leur niveau de vie, le surendettement. Ils ont trimé toute leur vie durant et ils sont jetés tout d’un coup au bout d’une vie de labeur comme des kleenex. Qui ne se révolterait pas à leur place ? Quand le système en place est incapable d’apporter la sécurité, de protéger ses concitoyens, l’autodéfense sociale devient légitime. Je ne serais pas de ceux qui jetteront la pierre à ceux qui défendent leur existence sociale. Que les "invisibles" soient de retour, cela est plutôt une bonne nouvelle par les temps qui courent. La résignation ne rime pas en général avec la bonne santé du corps social. L’une des conditions, bien au contraire, de la cohésion sociale est l’existence d’une société mobilisée. Ce n’est pas aux politiques d’encourager ni de crier haro sur telle ou telle forme de lutte. Les salariés et leurs organisations déterminent les rythmes, les méthodes et les tactiques de luttes. Ils font leur boulot, faisons le notre en formulant des propositions crédibles pour sortir de la crise. C’est là où réside l’urgence et pas dans la diversion du débat, par la stigmatisation de ceux qui luttent pour sauver leur emploi leur revenu et leur dignité.

Noël Mamère, le 14 avril 2009



P.S. 1
 : La loi Hadopi sur le téléchargement illégal a été rejetée provisoirement. C’est évidemment un camouflet pour la majorité présidentielle. J’avais déjà vécu une telle situation au temps de la gauche avec le rejet du PACS. Dans ce cas comme dans celui du téléchargement, les députés de la majorité votent avec leurs pieds. Ils désertent l’hémicycle parce qu’ils ont peur de se voir reprocher par leurs électeurs d’avoir voté contre leurs convictions. Dans le cas du PACS, les socialistes avaient peur de leur ombre. Le PACS était de fait populaire. Cette fois c’est le contraire. Priver d’Internet les familles parce qu’un CD a été téléchargé gratuitement est une forme déjà dépassée de lutte contre le piratage.

P.S. 2 : Le maire D’Hénin-Beaumont, Gérard Dalongeville, a été écroué pour détournement de fonds public dans la ville que Marine Le Pen convoite. Décidément, la gauche se montre pitoyable quand elle ne fait pas le ménage dans ses rangs. Le maire actuel est l’ancien directeur de cabinet de l’ancien maire PS déjà montré du doigt pour sa gestion. Il n’était pas bien difficile de faire des choix courageux pour une ville minée par le clientélisme et la corruption. En refusant de nettoyer les écuries d’Augias, les socialistes du pas de calais redonnent un espace politique à l’héritière du Front national. Quel gâchis !»

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R
SOUTIEN AUX PATRONS FORTUNéS<br /> <br /> Dans ce texte je réponds sur un autre blog à un détracteur particulièrement hargneux, injurieux, sottement convaincu par les apparences grossières de ce monde et qui ne jure que par la victimisation du prolétariat. Sous prétexte que je critique les revendications ouvrières et encore bien d'autres choses, il me reproche de vouloir faire l'apologie de la loi du plus fort, du nazisme, de l'eugénisme... Tout en récusant ses "ânesques" accusations, je défends ouvertement la légitimité morale, l'utilité économique, la souveraineté du patron, même lorsque celui-ci pioche dans la caisse de l'entreprise pour augmenter sa fortune personnelle...<br /> <br /> +++++++<br /> <br /> Cher détracteur,<br /> <br /> Je privilégie avant tout la courtoisie. J'accepte les injures ai-je dit dans un autre commentaire. Je n'ai jamais ajouté que j'acceptais de répondre à ces détracteurs bêtement agressifs, stérilement haineux. Mais, noblesse d'esprit oblige, je vous réponds quand même.<br /> <br /> J'ai toujours respecté mes interlocuteurs, toujours argumenté au lieu de hurler, toujours été chevaleresque avec mes détracteurs, ce qui n'est pas nécessairement le cas de ces adversaires qui croient parler quand ils ne font que braire...<br /> <br /> Je demeure courtois contrairement aux chiens qui s'ingénient comiquement à me railler systématiquement. Je cherche aussi, je ne le nie pas, à ridiculiser les adversaires de votre espèce tirant aveuglément sur leur cible atavique.<br /> <br /> Je suis là aussi pour dénoncer les vils comportements. Vous êtes un sinistre esprit, plus personne n'en doute à la lecture de vos abjections. A présent que j'ai contribué à faire tomber le masque, la haine stérile semble être votre dernier recours.<br /> <br /> Je suis néanmoins très content que mes textes ne laissent pas indifférents ceux qui, précisément, se sentent visés. C'est le but : faire réagir sur les points les plus sensibles. C'est ce qu'on appelle la littérature.<br /> <br /> Je suis le révélateur des vraies natures. J'exacerbe vos sentiments cachés, ce qui a l'avantage de faire ressortir votre véritable fond, de dévoiler vos noirceurs. Dans votre message il y a tout le concentré de la vilenie humaine : injustice sociale, bêtise gratuite, mépris de la différence, intolérance, incitation à la haine entre les classes...<br /> <br /> Pas mal pour quelques textes de votre ennemi Izarra que vous prétendez très mauvais...<br /> <br /> Vous avez bien tort de ne pas vouloir, comme vous dites, "perdre votre temps" à me répondre ! Moi j'ai du "temps à perdre" à redresser les travers de mes semblables. Au moins je donne l'exemple du dévouement charitable, quand vous donnez celui de l'égoïsme. Moi j'ai du "temps à perdre" à me pencher sur les tares de mes contemporains, du "temps à perdre" à dénicher pour mieux les dénoncer les imposteurs, les menteurs, les profiteurs, les abrutis, les "bêleurs", les dictateurs de la pensée...<br /> <br /> PENSEE UNIQUE, sainte pensée unique, quand tu enchaînes les esprits, mènes la danse, entraînes le monde dans ton sillage rigoureusement, dramatiquement rectiligne... Mes textes ont au moins une vertu : faire sortir de leur tanière les tyrans de la pensée unique qui ne souffrent pas les discours sortant de l'ornière métiadico-politiquement correcte.<br /> <br /> Les beaux esprits apprécient la verve izarrienne. La roture, en général, ne comprend pas le discours supérieur que j'adopte. J'ajoute que je n'ai pas peur des mots que j'emploie : je dis VIEUX au lieu de senior, NOIR, voire NEGRE au lieu de black, GROSSE pour ronde, etc. Je refuse l'hypocrisie consistant à édulcorer la réalité par l'emploi abusif de termes mensongers, aussi dure que soit cette réalité.<br /> <br /> Recevoir en pleine face l'éclat de la vérité peut parfois être vécu comme une éprouvante expérience, une dure leçon de vie. Votre réaction est humaine. Personnellement je ne suis pas responsable du caractère tranchant de la vérité.<br /> <br /> Je suis la cible atavique de ceux qui voient en moi l'ennemi héréditaire de LEUR condition socio-culturelle. J'incarne ce qu'ils haïssent le plus de génération en génération. Mes préférences personnelles, je ne le cache pas, vont vers les patrons, les gens fortunés, les érudits, les aristocrates, les mondains, les artistes et non vers les faibles, les perdants, les petits, vers ceux qui se posent en éternelles victimes du système, de la société, du travail, de leurs voisins, bref ceux qui geignent devant plus beau, plus digne, plus grand qu'eux.<br /> <br /> En ce qui concerne votre question sur les "commentaires disparus de mon blog", je vous réponds que je n'en sais rien et je répète que je ne suis pas connecté en permanence. Il est donc fort possible que des détracteurs manquant de courage regrettent leurs commentaires et les effacent avant que j'aie le temps d'en prendre connaissance. Quel intérêt aurais-je à effacer des commentaires ? Bien au contraire, les commentaires ineptes, injurieux ou inconsistants postés sous mes textes sont mes meilleurs arguments de défense, par conséquent j'ai tout intérêt à les laisser en ligne.<br /> <br /> Vous m'accusez de faire l'apologie de la loi du plus fort, du nazisme, de l'eugénisme...<br /> <br /> Vos conclusions à mon sujet sont très graves. Surtout pour vous car cela signifie que vous êtes incapable d'interpréter correctement un discours à l'origine très sain. Vos ornières mentales assimilent à l'eugénisme, au nazisme une pensée qui a le tort d'être différente de la vôtre ! Ce qui est révélateur de la manipulation médiatique sur les esprits les plus faibles...<br /> <br /> Je ne cautionne nullement la loi du plus fort, bien au contraire. C'est vous qui semblez assimiler la force, le bonheur, le bien-être, l'épanouissement personnel à la fortune, à la position sociale, au pouvoir. Personnellement je n'ai aucune ambition professionnelle. La conquête de biens matériels m'intéresse assez peu. Je ne manque de rien, mange à ma faim, ne cherche pas à avoir une voiture plus puissante, plus belle que celle de mon voisin. Pourquoi devrais-je revendiquer l'accès à des richesses matérielles, à des privilèges financiers qui ne me sont pas dus ? Je ne souhaite pas particulièrement voyager en première classe à l'autre bout du monde. Je ne suis pas jaloux des milliardaires qui se promènent en jet privé. Je ne convoite pas le compte en banque de tel ou tel ministre, ni de qui que ce soit d'ailleurs.<br /> <br /> A partir de là je ne suis pas choqué que des patrons "s'en mettent plein les poches" comme vous dites. Ils ne me volent pas, je ne manque de rien, pourquoi devrais-je leur réclamer des comptes ? Et d'ailleurs, même s'ils me volaient quelques euros... Et après ? Je demeurerai vivant, je mangerai toujours à ma faim. Je serai, quoi qu'il en soit, toujours considéré par plus pauvre que moi (et cette fois je parle de VRAIS pauvres des pays du tiers-monde), comme un nanti.<br /> <br /> Nos SMICARDS pleurnichards devraient avoir honte ! Ils se plaignent de ne pouvoir payer leur horrible maison Phénix avec leurs "petits" salaire... Bien des crève-la-faim de pays d'Afrique ou d'Asie aimeraient avoir leur "problèmes". Nos SMICARDS prétendument sous-payés, exploités par leurs patrons, eux au moins ne meurent pas de faim. Ils ont un toit, une télévision, parfois avec des bouquets de chaînes, une voiture, l'eau courante... Bref, vus depuis le Mali, nos SMICARDS endettés sont des pachas, des coq-en-pâte repus, gavés de richesses, blasés de bien matériels au point de ne même pas voir que leur malheur ferait le bonheur de millions de VRAIS déshérités.<br /> <br /> Rien que le fait d'avoir l'eau courante potable chez soi, c'est un luxe suprême. Oui, un luxe inouï ! Evidemment, cela semble tellement banal, tellement dérisoire sous nos latitudes et à notre époque que beaucoup d'esprits parfaitement conditionnés par des habitudes d'accumulations de richesses inutiles, par des réflexes de gaspillage, par des goûts superflus, ne le voient même pas.<br /> <br /> Il y a des "pauvres gens" dans notre pays, des petits ouvriers à la vue réduite, aux aspirations étriquées, aux idéaux minuscules qui crèvent de ne pas avoir la même voiture que leurs patrons, qui pleurent de ne pas pouvoir partir en vacances plus loin que les côtes bretonnes, qui estiment être victimes d'une terrible injustice parce que leurs revenus ne leurs permettent pas d'entrer dans les mêmes hôtels que leur sous-chef d'unité de production, bref il y a des "pauvres gens" dans notre pays qui veulent faire la révolution parce que leurs supérieurs hiérarchiques gagnent dix fois, cent fois plus que leur SMIC...<br /> <br /> Nés dans un état républicain qui en plus de respecter leurs droits inaliénables d'êtres humains, leur offre l'eau courante potable, la vaccination, l'assurance médicale, la technologie, les infrastructures les plus modernes, nés dans un des états les plus riches, les plus justes, les plus démocratiques de la planète, ils se plaignent encore parce que le sort ne leur a pas donné de quoi satisfaire leurs exigences de jaloux, d'enfants gâtés, de capricieux ventrus...<br /> <br /> Vous prétendez que je fais l'apologie de la loi du plus fort... Alors que c'est eux, les SMICARDS pleurnichards qui aimeraient prendre le pouvoir pour l'exercer avec iniquité et non égalité ! Eux défendent le règne de l'arbitraire consistant à donner à ceux qui ne le méritent pas des richesses qui ne leur appartiennent pas. Tel Ubu réclamant des privilèges indus, vous réclamez pour les ouvriers des parts qui ne leur reviennent pas.<br /> <br /> Ils ont leur SMIC, c'est leur salaire, pourquoi devraient-
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B
<br /> <br /> Nous ne sommes pas sûrs que même le MEDEF apprécie vos<br /> élucubrations.<br /> <br /> <br /> <br />
R
OUVRIERS-VOYOUS, PATRONS OPPRIMES !<br /> <br /> On a vu récemment des ouvriers en péril de licenciement prendre en otages leurs patrons afin d'exercer contre eux un odieux chantage à l'emploi. Avec des méthodes de maffieux avinés, les ouvriers séquestrent leurs patrons, se permettent de les injurier, de les humilier publiquement, les intimident moralement et physiquement, les menacent même de mort...<br /> <br /> Je suppose que si les patrons décident d'entreprendre des plans de licenciements économiques, c'est que des circonstances impérieuses parfaitement indépendantes de leur volonté les y obligent. C'est donc, on le devine, pour des raisons éminemment stratégiques visant à maintenir le cap vers la prospérité, voire purement et simplement pour épargner un naufrage annoncé à leur paquebot que les patrons licencient.<br /> <br /> Licencier des ouvriers pour des raisons économiques, c'est sacrifier les emplois d'une minorité de travailleurs pour sauver ceux de la majorité, bref c'est lâcher du lest pour faire remonter le ballon dans l'azur économique. Ainsi allégé et après avoir pris une bonne bouffée d'oxygène, plus tard il aura des chances de venir reprendre ses passagers laissés à terre. Dans le pire des cas, même si le sacrifice est sans appel, ce délestage aura au moins contribué au salut des autres employés.<br /> <br /> Les patrons n'y sont personnellement pour rien, ils ne font que réagir en tant que chefs d'entreprise et non pas en syndicalistes bêtement émotifs et irresponsables. Je les trouve d'ailleurs fort courageux de licencier leurs ouvriers car dans le contexte actuel on sait combien de telles décisions sont impopulaires !<br /> <br /> Les patrons ne font pas de sentiments, c'est ce qui fait leur force.<br /> <br /> Diriger une entreprise avec des scrupules de borgnes qui s'arrêtent à des considérations secondaires et immédiates sans voir l'horizon, c'est courir à la catastrophe.<br /> <br /> Les ouvriers ne distinguent que les vagues, les patrons voient l'iceberg.<br /> <br /> Les ouvriers ont une vision mesquine, individuelle, égoïste de l'entreprise qui les emploie. Leurs patrons ont un état d'esprit plus universel, une vue globale, des considérations de haute volée, des intuitions de longue portée.<br /> <br /> Les empêcher d'avoir recours aux salutaires licenciements économiques, les obliger à renoncer à reprendre leur respiration économique, c'est contribuer à un stupide processus d'étouffement général de l'entreprise. Certes les effets bénéfiques de ce chantage à l'emploi se feront sentir à brève échéance. Les patrons séquestrés dans leurs bureaux, acculés à des hérésies prolétariennes prendront des décisions populistes. Décisions très généreuses socialement parlant.<br /> <br /> Mais catastrophiques sur le plan économique.<br /> <br /> Et le jour où ce beau château d'illusions prendra l'eau, ces ouvriers-crapules entraîneront leurs collègues dans la catastrophe générale. Et qui ces irresponsables-geignards accuseront-ils cette fois ?<br /> <br /> Au lieu de reprocher à leurs patrons de les licencier, les ouvriers devraient au contraire les remercier de les avoir employés des années durant ! Ils devraient être reconnaissants, pleins de gratitude envers leurs employeurs. Et puis ce serait vite oublier que le licenciement économique fait partie des risques du "métier de salarié". Il faut être naïf pour croire qu'un emploi est définitif, à vie. A partir du moment où un ouvrier se fait embaucher, il doit prendre en compte le risque inhérent à son statut d'employé : le licenciement économique. Le système économique est ainsi. Le patron prend des risques bien plus grands, lui.<br /> <br /> L'économie a ses exigences techniques, bancaires, professionnelles. Pourquoi au nom de la sauvegarde des emplois on devrait payer des gens pour des travaux inutiles, stupides, dangereux, obsolètes ? C'est comme si afin de sauvegarder des postes acquis on avait obligé les fabricants de machines à écrire mécaniques à maintenir l'emploi dans ce secteur à l'époque du plein essor de l'ordinateur !<br /> <br /> Malheureusement les ouvriers-voyous enivrés de revanche sociale font de plus en plus la loi, bénéficiant d'une perverse couverture médiatique qui agit en leur faveur : en effet, celle-ci induit un sot, irrationnel assentiment populaire basé sur la pure émotivité au détriment de la réflexion.<br /> <br /> Pour quel résultat ? L'avenir le dira.<br /> <br /> En attendant, les patrons -véritables locomotives économiques du pays- sont considérés comme des bandits par ceux-là même qu'ils emploient !<br /> <br /> Un comble.<br /> <br /> Voir loin, viser haut, oser décoller comme le font les patrons, c'est malheureusement s'attirer des ennuis de la part de ceux qui rampent, tremblent, pleurnichent.<br /> <br /> Raphaël Zacharie de IZARRA<br /> raphael.de-izarra@wanadoo.fr
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B
<br /> <br /> Nous ne partageons votre point de vue,<br /> lyrique concernant les patrons et injurieux concernant les ouvriers.<br /> <br /> <br /> Mais si vous avez des informations précises et fiables, n’hésitez pas à<br /> nous les communiquer …<br /> <br /> <br /> Si ce n’est pas le cas, vous êtes dans la diffamation.<br /> <br /> <br /> La rédaction<br /> <br /> <br /> <br />