Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
ANRU
Bonne nouvelle, la convention ANRU, véritable « serpent de mer » dont le maire avait annoncé la signature pour janvier 2008, puis pour janvier 2009 sera finalement signée le 23 avril 2009 dans la salle des Malassis en présence du Préfet.
Rappelons que le conseil municipal avait délibéré en mai 2005 pour approuver le dossier ANRU, que ce dossier avait été présenté à l’ANRU en octobre 2006 et qu’il avait reçu un accord de principe de l’ANRU en janvier 2007. La mairie, la SIDEC, le département, la Région et l’Etat ont semble-t-il uni leurs forces d’inertie pour atteindre un record toutes catégories : presque 4 ans entre la délibération du conseil municipal et la signature de la convention.
Réjouissons-nous cependant : cette signature va permettre d’obtenir les subventions indispensables de l’Etat pour traiter en particulier la dalle Maurice Thorez et la rénovation de la Noue.
Il restera à la commune et à l’OPH (Office Public de l’Habitat) à trouver les moyens de remplir leurs engagements. C’est loin d’être acquis si l’on considère la situation financière de la ville et la crise que traverse l’Office.
L’intercommunalité
Autre bonne nouvelle, l’intercommunalité est semble-t-il en bonne voie. Les 9 maires (Bagnolet, Bobigny, Bondy, Le Pré Saint-Gervais, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin, Romainville), réunis ce mercredi 25 à midi se sont mis d’accord sur le périmètre, le calendrier et (visiblement c’était un point de blocage) sur le premier président de la communauté d’agglomération. La porte restera ouverte à Rosny-sous-Bois et à Vincennes. Nous nous félicitons que le maire de Bagnolet, en cohésion avec la maire de Montreuil ait joué un rôle déterminant pour assurer ce résultat positif.
Nous parlerons très prochainement sur ce blog de l’ANRU et de l’intercommunalité.
Le Boxing Rank Club
Ce club de boxe a encore fait parler de lui : vérification faite, Tony Di Martino a annoncé que contrairement à ce qui avait été dit en commission, le club ne compte pas 120 adhérents, mais seulement 20 ! Une pièce de plus au lourd dossier de ce club cher à Monsieur le Maire (et aux contribuables).
Indemnités des élus
Ce débat récurrent commence à être lourd et à peser son poids de « poujadisme ». La position des Verts est claire : les élus devaient être correctement indemnisés pour être en mesure d’assurer leurs fonctions. C’était ma position lorsque j’étais maire adjoint, ça l’est toujours maintenant que je ne le suis plus ! Tout le reste ne peut procéder que d’une dérive « populiste ».
En réponse aux critiques de l’opposition PS et alliés qui lui reproche d’avoir augmenté de 30% le montant global consacré aux indemnités des élus (augmentation liée à la création de 3 postes de maires-adjoints délégués aux quartiers), le maire a rapporté que le maire PS de Bondy, confronté aux mêmes critiques, a demandé à un ancien maire-adjoint PC passé à l’opposition de rendre l’argent qu’il avait touché dans les mandatures précédentes. (Bien joué Gilbert Roger)
Les "conseils" de quartiers
Notons une intervention étonnante du maire-adjoint à la démocratie locale attribuant le peu de fréquentation aux réunions des « conseils de quartier » au boycott organisé par l’opposition. Sans commentaire.
La « fête » à Julien Dray
En réponse aux accusations sur son clientélisme en matière d’attribution de subventions aux associations, le maire a cru bon de faire allusion à Julien Dray : bonjour le respect de la présomption d’innocence. Réponse de Tony Di Martino : adresses-toi à « Désirs d’avenir ». Et nous qui croyions que le PS était de nouveau uni …
Pauvre Julien, il peut compter sur ses amis.
La Régie de quartier est morte
C’en est fini de la seule initiative d’économie solidaire de Bagnolet à l’initiative des élus Verts qui ont dû trainer comme un boulet pendant des années le refus des élus PC comme des élus PS de fournir à la Régie un volume de travail suffisant).
C’est triste, mais c’était malheureusement prévisible.
Son directeur a été recyclé au centre de santé. Et tous les jeunes en insertion, qui avaient pu travailler un moment particulièrement sur la réhabilitation du foyer de personnes âgées de la Butte-aux-Pinsons, sont maintenant « dans la nature ».
Où l’on reparle de l’étude ARCET notation
Pour répondre à une critique au sujet de la suppression de la régie de quartier, le maire-adjoint au développement économique, a fait allusion à l’étude du cabinet Arcet notation : l’étude-notation qu’ils ont effectuée, et qui n’a toujours pas été rendue publique, aurait constaté que dans la mandature précédente « le développement économique manquait de stratégie et de moyens ». C’est clair que les blocages par le PC, le PS et le maire du projet de pépinière d’entreprises rue Marceau et de l’installation de la librairie-salon de thé « la malle aux histoires » rue Sadi Carnot ne témoignaient pas d’une stratégie très cohérente, mais à qui la faute ? De même les licenciements du premier directeur de la régie de quartier et du chef de service du développement économique n’étaient pas le signe d’une volonté du maire de se donner les moyens d’une grande politique de l’emploi …
En tout cas, c’est la première fois qu’il est fait allusion publiquement à Arcet notation près de huit mois après la remise de la première partie de son étude : la preuve que l‘on peut revenir du triangle des Bermudes. Encore un petit effort et nous allons enfin prendre connaissance de l’étude Arcet.
À suivre.
Pierre Mathon