Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

Contrefeu au mécontentement social, détournement d’attention sur le refus égoïste de remettre en cause le bouclier fiscal : le président de la République remet le couvert sécuritaire et en instrumentalisant une nouvelle fois la légitime aspiration des citoyens à la sécurité. Démagogique et liberticide !
Le communiqué de presse des Verts du 19 mars 2009 :
« Montée de la violence : La politique de Sarkozy ne fait qu’aggraver la situation !
Réagissant à chaud à l’actualité, le Président de la République vient d’annoncer une série de mesures pour lutter contre le phénomène des bandes violentes de jeunes.
Parmi ces mesures il prévoit que la simple appartenance à « une bande » sera passible d’une peine de prison de trois ans. L’idée n’est pas sérieuse ou bien elle est très dangereuse ! Car que peut signifier l’appartenance à une bande de jeunes ? Comment sera-t-elle constatée ? Ou bien un jeune est auteur ou participe à des violences et alors la loi actuelle permet déjà de le réprimer ou bien il s’agit d’une véritable mesure d’exception à la limite du respect des droits civiques.
S’il s’agit certes de faire respecter la loi commune sur tout le territoire et dans tous les quartiers il n’y a pas de problème, mais instituer des lois d’exception qui stigmatisent certains quartiers ou certaines catégories de population n’est pas acceptable !
Après le renforcement de la vidéosurveillance, les peines plancher, les prisons pour mineurs, et la destruction de la police de proximité on voit bien que Nicolas Sarkozy a choisi uniquement une politique de tout répressif démagogique et inefficace.
Car au-delà de la répression il faut s’attaquer aux causes de cette violence : échec scolaire, discriminations, perspectives d’avenir nulles, faiblesse de la politique de prévention. Et là on attend toujours les réponses du gouvernement et le plan banlieue de Fadela Amara !
Au contraire les suppressions massives de postes dans l’Education nationale, la casse du réseau associatif et des services publics, la faiblesse des moyens de la prévention spécialisée n’ont fait qu’aggraver la situation.
Mais il faut bien constater qu’encore une fois le Président de la République préfère les effets d’annonce démagogiques plutôt que la mise en place de politique de fond capable de stopper vraiment la montée de la violence.
Djamila Sonzogni, Jean-Louis Roumégas, Porte-paroles»
Voici le communiqué de presse des Verts du 17 mars 2009 sur le projet de loi HADOPI (Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet) :
« Les Verts s’opposent au projet de loi HADOPI
Aux côtés de ses parlementaires, Les Verts s’opposent au projet de loi HADOPI, parfait exemple d’une bonne intention instrumentalisée au profit d’objectifs anti-démocratiques, anticonstitutionnels, et favorisant de surcroît les grandes entreprises de l’e-commerce.
Le Droit d’Auteur est un Droit de l’Homme, qu’il faut donc protéger, tout comme le droit du public d’accéder à la Culture. Il convient de travailler à cet équilibre mais il se trouve menacé par certaines dispositions de ce projet de loi.
La sanction par une autorité administrative, hors de tout contrôle judiciaire, est une de ces menaces, tout comme ses répercussions collectives (la connexion internet est souvent utilisée par tous les membres d’un même foyer) en opposition avec le principe d’identification du contrevenant, ou encore l’obligation de logiciels de sécurisation sur tous les ordinateurs personnels, installant un contrôle policier permanent au cœur de la sphère privée.
Contrairement au point de vue du Contrôleur Européen de la Protection des Données, le gouvernement français, en choisissant d’imposer par la loi ce type de sanction (ce qu’aucun pays au monde n’a fait jusqu’ici), a aussi choisi le meilleur moyen de rendre le droit d’auteur impopulaire puisque c’est évidemment l’internaute qui supportera, entre autres, les frais liés à cette sécurisation.
L’inventaire des propositions en la matière est loin d’être achevé, et ce débat ne saurait être escamoté par des pressions industrielles ou d’urgentes stratégies électorales visant à faire passer ce projet de loi avant les élections européennes, alors que la Commission, en pleine présidence française (novembre 2008), a clairement fait savoir au gouvernement français qu’il ne respectait pas la directive 2002/22/CE du Parlement Européen.
Fidèles à leur approche systémique et à leur vision fédéraliste, Les Verts appellent à une véritable prise en compte européenne de la mutation globale du secteur de la création, douloureusement confronté au passage d’un modèle matériel à un modèle immatériel»
A l’occasion du sommet de l’ONU sur les drogues, un communiqué de presse des Verts du 17 mars 2009 :
« Drogues : Halte à l’hypocrisie !
Le sommet de l’ONU sur les drogues qui se tient à Vienne doit faire le bilan de la stratégie élaborée en 1998 visant l’éradication de la culture des plantes à drogues en 10 ans.
Or le bilan est catastrophique : augmentation de 80% de la production d’opium, et de 40% de la coca.
A l’instar du président bolivien Evo Morales, de nombreux pays d’Amérique latine remettent en cause cette stratégie facteur de corruption et de menace pour la sécurité des populations. Aux Etats-Unis mêmes, Barack Obama s’est engagé à reconnaître le cannabis thérapeutique et à soutenir le développement d’une politique de réduction des risques.
En Europe, un bilan a été fait à la demande la Commission européenne, le rapport Reuter, dont les conclusions sont sans appel : il stipule en effet que « la lutte anti-drogue a [eu] pour effet de renforcer la corruption et la grande criminalité, et de multiplier les risques sanitaires, parfois mortels, pour les consommateurs ».
Face à cette situation, les Verts estiment urgente une nouvelle politique aussi bien pour lutter contre le crime organisé, la circulation de l’argent sale et la corruption, que pour protéger la santé des usagers.
En France, il y a eu plus de 170 000 interpellations pour infraction à la législation sur les stupéfiants en 2008, soit le double de 2001 et un tiers des interpellations toutes causes confondues. Parallèlement, le nombre d’overdoses mortelles ne cesse d’augmenter : on observe une multiplication par cinq d’overdoses entre 2001 et 2008.
Une conclusion s’impose : la répression est un facteur aggravant des risques et donc de mortalité.
Les Verts estiment que la politique menée en France est irresponsable. Ils proposent une nouvelle politique européenne des drogues décriminalisant l’usage et évaluant précisément les politiques menées pour protéger les personnes et leur permettre d’être au mieux les acteurs de leur santé.
Ils souhaitent d’ores et déjà ouvrir un grand débat pour faire efficacement face à une réalité qui reste plus que jamais tabou en France, alors que la politique répressive menée en la matière s’avère un échec flagrant. Ils proposent une réforme de la loi de 1970 pour cesser d’instituer l’usager de drogues en délinquant et proposent de permettre une expérimentation régionale de nouvelles politiques de drogues adaptées aux situations locales (salles de consommation, prescription d’héroïne médicalisée, ...).
Il est grand temps de sortir des positions morales et répressives à l’égard des usagers, qui plus est inefficaces. Les Verts proposent de mettre en place une politique qui concilie les libertés individuelles, la protection de la santé publique et la lutte contre la grande criminalité.
Cessons enfin l’hypocrisie consistant à enfermer les sans grade, et attaquons nous aux vrais problèmes de corruption et de blanchiment !
Les Verts»
Extrait du blog du député Vert François De Rugy, le mercredi 18 mars 2009, sur le projet de réforme du crédit à la consommation :
« Réforme du crédit à la consommation : les propositions de Madame Lagarde ne sont pas suffisantes
Lundi 16 mars, Christine Lagarde, Ministre de l’Economie a présenté un ensemble de mesures dont le maître mot est la responsabilisation des établissements fournissant des crédits à la consommation. Ces mesures seront reprises dans le cadre d’un projet de loi qui sera étudié en Conseil des Ministres le 15 avril prochain (il s’agit aussi de transposer une directive européenne de 2008).
Les reproches faits à l’encontre du crédit à la consommation sont nombreux et à juste titre… Un tiers des ménages français sont endettés au titre des différentes formes de crédits à la consommation, ne serait-ce que pour maintenir leur niveau de vie ou pour financer des frais incompressibles (loyer, santé…). Dans le collimateur : le crédit revolving* (ou crédit renouvelable) dont les taux d’intérêt, pouvant atteindre plus de 20%, flirtent avec l’usure. Ce type de crédit est notamment présent dans 80% des dossiers de surendettement.
Les principales mesures préconisées par la Ministre de l’Economie sont : -Délai de rétraction passant de 7 à 14 jours. -Mention « Un crédit vous engage et doit être remboursé » obligatoire sur tous les documents -Contrôle préalable du Fichier des Incidents de Paiement (FCIP) par le prêteur. Déclaration par l’emprunteur de ses revenus et de son niveau d’endettement. Aujourd’hui un RIB est souvent suffisant. -Transparence du crédit revolving pour distinguer la part du capital et la part des intérêts remboursés. -Simplification de la comparaison du coût total des crédits avant et après rachat
En Loire-Atlantique, 75% des demandes de financement pour un achat précis font l’objet d’un crédit revolving, selon une étude menée par l’UFC-Que choisir dans chaque département. L’association a réalisé une enquête de terrain. A Nantes, cinq bénévoles ont prétendu vouloir acheter simultanément un lave-linge et un lave vaisselle auprès de cinq grands magasins et six établissements bancaires. Le résultat est édifiant : 80% des magasins et un tiers des agences bancaires les ont orientés vers un crédit revolving.
François de Rugy a signé l’appel pour une vraie réforme du crédit à la consommation à l’initiative de l’UFC-Que choisir (Appel UFC-Que choisir Crédit consommation )et reproche aux mesures proposées de ne pas aller assez loin. C’est pourquoi il réclame, à l’instar des associations de consommateurs, l’interdiction pure et simple du crédit renouvelable sur les lieux de vente et l’interdiction d’associer une réserve d’argent avec une carte de fidélité ou de paiement. Il prendra prochainement des initiatives à l’Assemblée Nationale pour aller dans ce sens.
*Crédit revolving : Appelé également "crédit permanent " ou "crédit renouvelable", il se présente comme une réserve d'argent permanente, accessible à tout moment, et qui se renouvelle partiellement au fil des remboursements. »