Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
Lu dans le Parisien de vendredi 13 sous la plume de Marjorie Corcier.
Voici l’article suivi de quelques commentaires :
« La majorité se fissure au conseil général de Seine Saint Denis
Le premier accrochage sérieux entre socialistes et communistes depuis l’élection de Claude Bartolone s’est produit hier lors du vote du contrat région-département.
La lune de miel aura duré presque un an. Hier matin, lors de la séance du conseil général de Seine-Saint-Denis, communistes et socialistes se sont opposés lors du vote du projet de contrat particulier entre la région et le département (CPRD). Dans ce document, le département a listé un certain nombre de projets, tels que l’extension du parc de la Haute-Ile à Neuilly-sur-Marne, la requalification de la N 2 et de la N 3 ou encore le câblage des collèges à une connexion haut débit. Une fois actés, les chantiers seront financés à 60 % par la région et à 40 % par le conseil général. Mais les communistes, rejoints également par la droite, ont reproché au président PS, Claude Bartolone, « l’absence de concertation » dans le choix de ces projets.
« Nous sommes très insatisfaits »
« Nous demandons le report de la délibération. Il ne peut y avoir de tels dossiers que si l’ensemble des collectivités sont associées », souligne Jacqueline Rouillon, maire communiste de Saint-Ouen, qui aurait souhaité voir l’aménagement des docks de sa ville intégré au document. « Vous avez refusé qu’on reporte, nous allons demander une interruption de séance », avertit Hervé Bramy, chef de file du groupe communiste. Dans l’entourage de Claude Bartolone, les visages deviennent blêmes. « Si la majorité se divise sur ce texte, ce serait une surprise ! J’ai essayé de prendre les dossiers qui sont des coups partis », tente alors de justifier le président du conseil général. Durant une heure et quart d’interruption, les communistes vont se réunir dans une petite salle. Des élus socialistes, des responsables du cabinet s’y succèdent. Au bout d’une heure, Claude Bartolone a retrouvé le sourire. « Ils ont réussi leur petite cuisine », commente-t-on dans les rangs de la droite. De retour, Jean-Jacques Karman (PC) a la mine satisfaite tandis que Stéphane Gatignon, maire PC de Sevran, compte sur ses doigts. Avec 17 voix pour, autant contre et 6 refus de vote, la mesure est adoptée de justesse grâce à la voix prépondérante du président. Les communistes ont obtenu un alinéa stipulant que la liste des projets pourrait s’étoffer tandis que la droite dénonce « des magouilles entre PS et PC » par la voix de l’UMP Ludovic Toro. Au-delà du CPRD, ce vote vient cristalliser les rancœurs du PC. « Après un an de fonctionnement, même les membres communistes de l’exécutif ne sont pas associés aux discussions. Nous sommes très insatisfaits de ce mode de fonctionnement », confie Hervé Bramy. « Si le président s’enferre dans des méthodes qui ne nous laisseraient pas de place, je peux craindre que cela se tende encore ! » avertit-il même, avec en ligne de mire le vote du budget le 5 mars. »

Quand on sait que Claude Bartolone avait renoncé à se présenter à Bagnolet du fait de la situation très compliquée dans notre commune, on lui souhaite bien du plaisir au conseil général avec des communistes, qui dès lors qu’ils ne sont plus aux commandes deviennent très sourcilleux sur le respect de la démocratie et de la collégialité.
Les orientations budgétaires (présentées semble-t-il « sans chiffres » …), ont été discutées à cette même séance. Le budget départemental sera voté en mars (un peu plus tôt qu’à Bagnolet).
On comprend la relative discrétion des socialistes dans la critique de la préparation budgétaire de Bagnolet …
Pierre Mathon