Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
Mercredi soir 11 février, s’est tenu le « conseil de quartier » de la Dhuys.
Disons-le : plutôt que de « conseil de quartier », il faut parler de « réunion municipale de quartier. En effet, cette réunion n’avait rien à voir avec la réunion d’un conseil de quartier », les conseil de quartier étant des instances démocratiques où les citoyens d’un quartier élaborent des propositions collectives et autonomes.
Tout cela était fort sympathique au demeurant.
Les deux élus municipaux (Azziz Benaïssa, « proconsul » du quartier de la Dhuys, et Nicandro Pirolli, conseiller délégué à l’enseignement) étaient fort civils. Les quatre employés communaux étaient disponibles, compétents et sympathiques.
La réunion était même utile dans la mesure où les citoyens présents (une trentaine) ont pu glaner quelques informations.
Tout cela était « très bien » … mais ce n’était pas un conseil de quartier !
La réunion s’est résumée en la présentation d’un certain nombre de projets décidés unilatéralement par la municipalité, suivie de questions et d’interventions. L’ordre du jour était par ailleurs trop copieux pour permettre une discussion suffisamment approfondie.
Il n’a pas été possible d’obtenir la moindre information sur le budget qui doit pourtant être voté fin mars et qui sera établi définitivement dans 15 jours !
Trois sujets ont été abordés: la reconstruction de l’école Joliot-Curie présentée par l’architecte communal, le projet de maison du patrimoine au château de l’Etang, présenté par le responsable du service Patrimoine et le magasin LIDL, présenté par la responsable du service du développement économique.


Nous reviendrons dans ce blog sur chacun de ces sujets (en particulier à propos des incertitudes qui subsistent sur la question de l’école Joliot-Curie), et sur les autres, rapidement abordés au cours de la réunion.
Malgré le plaisir que nous avons eu à passer une soirée avec des voisins sympathiques, il est clair que les « conseils de quartiers » sont aujourd’hui morts et enterrés. Rappelons que leur création en 2002 avait représenté une avancée considérable de la la démocratie locale, en rupture avec les pratiques précédentes.
D’après nos informations, il semble que la situation soit encore bien pire dans les autres quartiers.
Pierre Mathon