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Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

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« Coupes sombres à Bagnolet » et Guy Moquet : O Bella Ciao …

 

 

Le 3 janvier, le site « Bellaciao » a ouvert une discussion sur les finances locales à Bagnolet à partir de l’interview du maire dans le Parisien du 2 janvier.

 

Un certain « pas de nom » avait ouvert le débat avec un résumé sobre de l’article du Parisien :

 

« Bellaciao

coupes sombres à Bagnolet
samedi 3 janvier 2009 (00h40)

Le maire de Bagnolet a annoncé une hausse de 10% des impôts locaux et estime que le personnel communal est trop nombreux(150a 200 personnes en trop sur 1200), vente ou location d’une partie du patrimoine, report de la construction du centre administratif... Les temps sont durs , mais a-t-on élu un maire de gauche pour cela?

De : (pas de nom) 
»



Commentaire n°1 :

« 3 janvier 2009 - 06h50 - Posté par thoré&zien - 81.**.10.**
Les temps sont durs effectivement mais réduire la politique de Bagnolet à cela c’est à dire la gestion effective de la municipalité en moment de crise c’est très reducteur. Bagnolet c’est aussi une politique social forte en tout domaine, un centrre de santé, une politique culturelle enviable, un cinéma municipal, une médiathèque, un parc de logement social plus fort qu’ailleurs, une politique ambitieuse d’insertion avec un ex camps de rroms, des jumelages politiquements forts comme celui avec le camps de Chatila.....oui les temps sont durs avec le crise et tu le dis mais peut être préfererais tu passer ce temps avec un maire UMP....
»

 

Commentaire n°2 :

« 3 janvier 2009 - 10h06 - Posté par Copas - 83.***.91.**
Si il y a des risques de licenciements, de baisses des effectifs, il semble normal que les travailleurs soient inquiets.
Soit ce sont des craintes infondées et alors ça sera facile de lever toute ambigüité.
Soit ce sont des craintes fondées et alors les travailleurs auraient raison de se mobiliser si ils se bougent.
Pour l’instant il semble que la CGT et SUD soient inquiets. Ils ont peut-être des raisons de l’être.

 

Commentaire n°3

« 3 janvier 2009 - 12h15 - Posté par B.A.BA. - 82.***.116.**
Fallait élire un maire d’extrême gauche :-)
»

 

Trois petits commentaires et s’en est allé.

Mystérieusement ce fil de discussion a disparu moins de 12 heures après être apparu.

 

Et voici ce que l’on peut voir lorsque l’on tape « Bellaciao coupes sombres à Bagnolet » :

 

 




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Censure ? Politically no correct ?

 


Nous avions connu le site « Bellaciao » plus disert en octobre 2007 lorsqu’il avait surréagi à un article paru sur notre blog dans lequel nous avions eu « l’audace » de rappeler, à propos de Guy Moquet, ce que tout le monde sait, à savoir que le parti communiste français n’était entré en résistance qu’après l’invasion de l’URSS par l’Allemagne nazie. Nous y étions (et nos parents avec nous !) trainés dans la boue car chez ces gens-là, rappeler la vérité historique signifie « cracher » sur la tombe de Guy Moquet …


S’en était suivi un fil de discussion qui ressemblait plutôt à une séance d’hystérie collective avec bien entendu son lot d’attaques personnelles allant jusqu’à s’en prendre à nos parents qui forcément, puisque nous sommes des affreux bobos Verts, s’étaient planqués pendant la Résistance.


Mais il est vrai que nous étions à quelques mois des élections municipales et il nous avait semblé que le site « Bellaciao » était quelque peu instrumentalisé par le PC de Bagnolet. Impression qui se confirme aujourd’hui au moment où le maire, après avoir lancé son gros pavé dans la mare (« nous sommes trop gras … ») a envie que l’on parle d’autre chose que de ses déboires avec les finances communales.

Afin de mieux préparer ses « coupes sombres » à l’abri du regard citoyen.

 Et, pour conclure par une chanson (et quelle chanson !), les paroles (traduites en français) de Bella Ciao le chant des partisans italiens :

 

Un matin, je me suis levée

O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao

Un matin, je me suis levée

Et j'ai trouvé l'envahisseur

Oh partisan emmène-moi

O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao

Oh partisan emmène-moi

Je me sens prêt à mourir

Et si je meurs en partisan

O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao

Et si je meurs en partisan

Tu dois m'enterrer

Tu m'enterreras là haut dans la montagne

O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao

Tu m'enterreras là haut dans la montagne

Sous l'ombre d'une belle fleur

Et les gens qui passeront

O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao

Et les gens qui passeront

Me diront « Quelle belle fleur »

Car c'est la fleur du partisan

O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao

Car c'est la fleur du partisan

Mort pour la liberté

 

 


Et puisque Bagnolet est un peu une ville « italienne » voici les paroles en italien.

 

Una mattina mi son svegliato

O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao

Una mattina mi son svegliato

E ho trovato l'invasore

O partigiano porta mi via

O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao

O partigiano porta mi via

Ché mi sento di morir

E se io muoio da partigiano

O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao

E se io muoio da partigiano

Tu mi devi seppellir

E seppellire lassù in montagna

O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao

E seppellire lassù in montagna

Sotto l'ombra di un bel fior

E le genti che passeranno

O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao

E le genti che passeranno

Mi diranno: che bel fior

È questo il fiore del partigiano

O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao

È questo il fiore del partigiano

Morto per la libertà.

 

O Bella Ciao !


 


Pierre Mathon

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T
C'est pas ordinaire cette censure sur un site qui se dit libre ...<br /> Sur guy moquet, j'ai parcouru ça sur bellaciao, le déchainement était très impressionnant alors que vous n'aviez dit que des évidence<br /> Bon courage
Répondre
B
<br /> <br /> Il est en effet très curieux qu’un débat internet soit interrompu de la sorte et<br /> disparaisse sans laisser de trace. Surtout si dans le même temps le maire de Bagnolet ne traite plus du budget sur son blog, préférant parler d’autre chose…<br /> <br /> <br /> <br /> Concernant « Guy Moquet » voici un texte très éclairant que nous avons retrouvé sur  Marianne2.fr et qui date de septembre<br /> 2007 :<br /> <br /> <br /> « Contre la «<br /> Môquetmania », la lettre de Fernand Zalkinov<br /> <br /> <br /> Par Christian Authier, journaliste et écrivain.<br /> <br /> <br /> Merci Bernard. Il aura fallu la décision de Bernard Laporte de faire lire à ses joueurs avant le match France -<br /> Argentine la lettre de Guy Môquet pour qu’enfin beaucoup sentent que l’on avait basculé dans l’indécence et le grotesque. Bien. Mais, encore un effort, camarades. Le ver de l’instrumentalisation<br /> de l’histoire par la communication politique n’était-il pas déjà dans le joli fruit de la « résurrection » de Môquet par Nicolas Sarkozy ? Lecture de la lettre le jour de l’intronisation<br /> du Président puis chaque 22 octobre dans toutes les écoles de France : cela ne méritait-il pas débat ? Certes, il y en eut. Des historiens et des enseignants exprimèrent leurs réserves, voire<br /> leur franche hostilité à ce qui apparaissait à certains comme une récupération. Mais ces oppositions ne furent guère audibles. La môquetmania battait son plein et l’on n’avait pas trop envie de<br /> passer pour un mauvais Français.<br /> <br /> Avec Guy Môquet brandi, comme Jaurès, par le candidat Sarkozy durant la campagne, le futur Président pratiquait « l’ouverture ». Pourquoi avoir choisi Môquet parmi ceux tombés face à<br /> l’occupant nazi et ses alliés hexagonaux ? Parce qu’il avait été glorifié par Aragon et le PCF, que son nom appartenait au roman national, que sa dernière lettre est bouleversante. La « marque »<br /> Môquet, déposée à une station de métro, était porteuse. Il suffisait de lui redonner un petit coup de jeune.<br /> <br /> Sur le fond, qu’apporte la lecture de cette lettre aux écoliers ? En quoi éclaire-t-elle le pacte germano-soviétique ? Le vote des pleins pouvoirs à Pétain par le Parlement ? la marginalité des<br /> premiers résistants ? Il faudra bien d’autres lectures pour comprendre cette époque. Celle, par exemple, du Sang des communistes de Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre (1). Gilles<br /> Perrault livrait dans Marianne en octobre 2004 un article à la fois louangeur et critique de cet ouvrage rendant « un juste hommage aux jeunes communistes des Bataillons. » On<br /> pouvait lire également sous la plume de Perrault : « Les auteurs rappellent que Môquet fut arrêté pendant le lugubre été 1940, époque où le Parti, triste marionnette dont les fils étaient<br /> tirés à Moscou par le Komintern, c'est-à-dire par Staline, recevait l'ordre de sortir de la clandestinité. Résistant, Guy Môquet ? L'archive, la sacro-sainte archive démontre le contraire : les<br /> tracts qu'il distribuait lors de son arrestation n'appelaient nullement à résister, ils continuaient de dénoncer imperturbablement le caractère impérialiste de la guerre. » Voilà qui ne<br /> cadre guère avec l’actuelle canonisation laïque de Môquet par le pouvoir pour lequel l’Histoire semble se réduire à un discours officiel, à des symboles, à un marketing politique vintage distillé<br /> par une sorte de ministère de la Vérité qui n’aurait pas oublié le précepte orwellien : « Qui détient le passé détient l’avenir. »<br /> <br /> Puisque Nicolas Sarkozy, ses conseillers et son futur secrétaire d’État aiment les lettres, on a envie de leur conseiller celle de Fernand Zalkinov, l’un des sept « fusillés du Palais-Bourbon »<br /> qui participèrent à des opérations armées contre l’occupant. Son père et sa mère seront gazés à Auschwitz, le jeune communiste sera exécuté le 9 mars 1942 au Mont-Valérien à l’âge de dix-neuf<br /> ans. Avant de mourir, il écrit à sa sœur Rachel : « Les copains et moi n’avons pas été des lâches. Seulement c’est bien difficile, ceux qui ne sont pas passés par là ne peuvent pas savoir.<br /> Certes, nous sommes des enfants les uns et les autres, nous n’avons jamais prétendu être des héros, il ne faut pas trop nous en demander. » Oui, c’est cela : ne pas trop en demander, ne pas<br /> trop en faire…<br /> <br /> (1) Le Sang des communistes de Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre, Fayard, 2004. Les deux auteurs viennent de publier Liquider les traîtres : la face cachée du PCF, 1941-1943<br /> chez Robert Laffont.<br /> <br /> * Dernier livre publié : Une si douce fureur, Stock<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Mercredi 19 Septembre 2007 -<br /> <br /> <br /> Christian Authier »<br /> <br /> <br /> <br />
A
Très jolie chanson mais le site en question devrait prendre celui de "Béria Ciao"!
Répondre
B
<br /> <br /> Vous êtes dur.<br /> <br /> <br /> … « Béria Ciao » ... je m’en veux de n’y avoir pas pensé<br /> moi-même.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Pierre Mathon<br /> <br /> <br /> <br />