Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

Publicité

Finances communales : le plan « fuite en avant » de Marc Everbecq

 

Effarant ! Effrayant ! « Nous sommes au bord du gouffre et nous allons faire un pas en avant ».

Nous publions, sans attendre, pour votre information l’article paru dans le Parisien d’aujourd’hui  vendredi 2 janvier 2009, suivi d’un bref commentaire.

Nous entrerons dans le fond et les détails ultérieurement, car l’affaire est loin d’être terminée.

 
«
Bagnolet

« Nous sommes trop gras, il faut qu’on fonde »

Marc EVERBECQ, maire PC

BAGNOLET à l’heure de la tourmente ? Attaqué de toute part à la suite de difficultés budgétaires qui ont conduit à de brutales économies, interrogé sur sa gestion des deniers publics (900 000 € de déficit sont dus à des erreurs administratives), le maire communiste Marc Everbecq répond qu’il a un plan. « Contrairement à ce que je lis sur les blogs, Bagnolet n’est pas une ville plombée. Mais nous arrivons à un point où les réformes sont indispensables. Ce serait mieux si on avait pu les faire hors contexte de crise, mais aujourd’hui nous sommes dos au mur. »

Selon Marc Everbecq, aux commandes de la ville depuis 2001, le niveau des dépenses de fonctionnement est trop élevé par rapport aux recettes, qui vont en diminuant. « La situation de Bagnolet, c’est que nous sommes encore un peu gras, et il faut qu’on fonde. Cette ville a une vocation sociale à laquelle il n’est pas question de toucher, mais il faudra bien rationaliser les dépenses. » Comment ? Des économies sur le fonctionnement et sur les manifestations –suppression de la cérémonie des vœux et du cabaret oriental), la vente ou la location d’une partie du patrimoine de la commune, comme ces 7 hectares que possède la ville sur l’île d’Oléron et la hausse annoncée des impôts de 10 %.

A plus long terme, le maire parie sur la « modernisation de la gestion des services publics municipaux ». Il veut former les agents pour les rendre plus efficaces, créer un guichet unique pour orienter les usagers. Cette modernisation, promet-il, sera « mise en place et discutée avec les agents municipaux ». Cette phase pourrait s’annoncer difficile en raison de la non-reconduction d’une cinquantaine de vacataires (lire ci-dessous).

Hausse des impôts de 10 %

Selon Tony Di Martino, qui conduit l’opposition socialiste au conseil municipal, « la modernisation est nécessaire mais elle risque de se traduire par une souffrance du personnel. S’il y a trop d’agents, pourquoi le maire a-t-il engagé des vacataires dans les mois qui précédaient les élections ? »

Pour Marc Everbecq, les deux années à venir seront difficiles. Une fois la situation financière redressée, il compte bien relancer la construction du nouveau centre administratif. Ce serpent de mer de la vie politique bagnoletaise est en projet depuis … 1958. Autre projet, l’ouverture de la médiathèque le dimanche. « Permettre aux habitants d’accéder à la culture les jours de repos, c’est un service public nouveau. C’est peut-être ça, le communisme municipal du XXIe siècle. »
GIREG AUBERT

Des réductions d’effectifs annoncées

« IL N’Y AURA pas de licenciements », rassure le maire PC de Bagnolet, Marc Everbecq. Pourtant, c’est sur les frais de fonctionnement que la mairie peut agir pour faire des économies. « Nous avons actuellement 1 200 agents communaux mais, au regard de nos recettes, nous pouvons considérer que nous avons 150 à 200 employés de trop », calcule l’édile, qui souligne que le budget du personnel communal – qui représente 65 % des dépenses de fonctionnement de la ville – passera de 44 millions d’euros en 2008 à 42,5 millions d’euros en 2009 ». Pour parvenir à cette économie, une cinquantaine de contrats de vacataires ne seront pas reconduits. « Ce sont des employés qui accompagnaient ponctuellement les colonies des vacances par exemple », explique le communiste.

Autres mesures, le non-remplacement des arrêts maladies ou des départs à la retraite. La ville compte beaucoup sur ce dernier aspect. « Nous pouvons imaginer des mesures incitatives pour que le personnel parte à la retraite plus tôt. Nous espérons prochainement ressentir dans nos services les effets de la génération du papy-boom (baby-boom ndlr) qui arrive en âge de partir », confie le maire.

MARJORIE CORCIER »



Le « plan » du maire ressemble à un bateau ivre (la poésie d’Arthur Rimbaud en moins).

Si nous avons bien compris, alors que le « communisme municipal » du 20ème siècle (malgré ses défauts) avait créé les colonies de vacances (Oléron et Yzeure où tant de jeunes Bagnoletais se sont épanouis), le « communisme municipal du 21ème siècle », façon Marc Everbecq, consisterait à vendre ces colonies de vacances !

Sans parler du reste …

Mais l’affaire n’est pas terminée.

A suivre !

Pierre Mathon

 


Post-scriptum :

« À quelque chose malheur est bon ». Aujourd’hui, de plus en plus nombreux les Bagnoletais comprennent pourquoi les élus Verts dans la dernière mandature (2001-2008) avaient tiré le signal d’alarme (en faisant, je le souligne, des propositions constructives !).


Nous aurions préféré avoir eu tort.



 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
E
Le problème de la part des dépenses de personnel dans les dépenses totales de fonctionnement ne date pas de ce Noël, déjà quand j'étais élu (95-2001) l'alerte avait été donnée. Le Maire actuel n'a fait qu'accroître la dérive. Mais plus on attend pour rééquilibrer plus l'adition fait mal car l'endettement s'accroît.<br /> C'est aussi la preuve qu'il a bâti sa campagne municipale sur le mensonge.<br /> Quid des dépenses qui ne servent pas ou peu aux bagnoletais ? (coopération décentralisée, voyages de jeunes à l'étranger)Ce sont les premières dépenses qui devraient disparaître.<br /> L'investissement d'aujourd'hui fait les dépenses de fonctionnement de demain (frais de fonctionnement des équipements et charge de la dette), faut-il vraiment faire un téléphérique ?<br /> Quand au travail du dimanche, on dirait du Sarkozy.
Répondre
B
<br /> <br /> Bonjour et merci Éric<br /> pour ta contribution au débat sérieux que nous voulons engager sur le budget communal de Bagnolet. Ta contribution est d’autant plus la bienvenue que Bagnolet est entrée dans une zone de<br /> turbulence où des décisions catastrophiques pourraient être prises par un maire qui paraît dépassé par les évènements.<br /> <br /> <br /> Tu as parfaitement<br /> raison de souligner que la part des dépenses de personnel dans les dépenses de la commune est un problème ancien à Bagnolet. Ajouté à la charge de la dette il plombe les capacités<br /> d’investissement de la commune. Comme tu le soulignes à juste titre, cette dérive ancienne a été accrue par le maire actuel (clientélismes, fait du prince …).<br /> <br /> <br /> Entre 2001 à 2008 des<br /> études ont confirmé ce problème structurel : le cabinet Territoires et Conseil en 2003, M. Christaud Trésorier Principal en 2004 ainsi que le cabinet OSMOSE dans le cadre de l’audit demandé<br /> par les Verts en 2002 et réalisé seulement en 2006.<br /> <br /> <br /> Malheureusement, aucun<br /> travail sérieux (c’est-à-dire en profondeur, progressif, ciblé avec pertinence, socialement équitable, concerté et partagé) n’a été entrepris ni par Daniel Mongeau, maire de 1986 à 2001, ni par<br /> Marc Everbecq, maire en 2001. Que d’années perdues …<br /> <br /> <br /> Il faut également<br /> constater que l’héritage de 2001 était plombé en raison des dettes liées aux opérations d’urbanisme SIDEC (27 millions d’euros de déficit à la charge des collectivités publiques, département et<br /> surtout commune (et ce, uniquement sur les opérations d’aménagement privées –je ne parle pas de la médiathèque et de l’école Francine Fromont).<br /> <br /> <br /> N’étant pas aux<br /> commandes et ne disposant pas d’informations suffisamment complètes et précises (nous n’étions pas non plus correctement informés lorsque nous étions à l’exécutif entre 2001 et 2007), il est<br /> particulièrement difficile et délicat de dégager des propositions d’économies.<br /> <br /> <br /> Ce qui est clair c’est<br /> qu’il fallait (il faut toujours) engager un travail de longue haleine. Il est en effet contre-productif de céder à la précipitation par exemple en ne renouvelant pas des emplois nécessaires à la<br /> bonne marche du service public et en vendant les « bijoux de familles ».<br /> <br /> <br /> Je reviendrai sur tout<br /> cela en donnant des exemples dont nous avons pu avoir connaissance.<br /> <br /> <br /> Tu évoques à la fin de<br /> ton commentaire la coopération internationale décentralisée et les voyages de jeunes à l’étranger, le projet de téléphérique à la Noue et les horaires d’ouverture de la médiathèque le<br /> dimanche : cela mérite un examen plus détaillé auquel nous allons procéder prochainement. Des articles seront consacrés à ces trois questions sur le blog de Bagnolet en Vert.<br /> <br /> <br /> Je te remercie de ta<br /> contribution à ce débat et je compte sur toi pour la suite.<br /> <br /> <br /> A bientôt.<br /> <br /> <br /> Pierre Mathon<br /> <br /> <br /> PS : Éric Taton a<br /> été élu socialiste de 1995 à 2001, maire-adjoint à la fin du mandat, particulièrement motivé et compétent sur les questions financières.<br /> <br /> <br /> <br />