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Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

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Bataille de l’eau : union en Ile de France, sectarisme à Bagnolet …

 

Lundi 8 décembre après-midi une conférence de presse de l'appel d'élus d'Île de France pour une gestion publique et démocratique de l'eau dans notre région s’est tenue à deux jours d’un vote décisif dans la bataille au SEDIF.

Etait présente pour les Verts Dominique Voynet Sénatrice-Maire de Montreuil et ancienne ministre de l’Environnement.
Christian Métairie, vice président de la communauté d'agglomération du Val de Bièvre et premier adjoint d'Arcueil (gauche citoyenne), Philippe Kaltenbach, maire de Clamart (PS), Madjid Messaoudène, conseiller municipal délégué au SEDIF de Saint-Denis (PCF), Jacques Perreux, vice-président du Conseil général du Val de Marne (PCF) et les usagers et les associations de la coordination eau Ile de France y participaient également avec la présence exceptionnelle de Danielle Mitterrand.

Bataille de l’eau : il y a un an, une poignée d’élus dont Hélène Zanier …
Quelle satisfaction de voir que le rapport de force si défavorable à la gestion publique il y a un an lorsqu’une poignée d’élus avait lancé la bataille de l’eau a autant évolué (dont Hélène Zanier représentant à l’époque la commune de Bagnolet, déjà avec Philippe Kaltenbach et Christian Métairie).

Voici ce qu’écrit à ce sujet le Parisien  de ce mardi 9 décembre 2008.

« La gauche rêve d’une gestion publique de l’eau

CONFIER la gestion de l’eau à une entreprise privée ? Ça ne coule pas forcément de source, loin de là… Voilà en quelque sorte le message que les partisans d’une eau gérée en service public sur l’Ile-de-France ont voulu faire passer, hier à Paris, deux jours avant que le Sedif* ne se prononce sur le futur mode de gestion du syndicat. Depuis 1923, le service est concédé à la Compagnie générale des eaux (CGE), aujourd’hui Véolia.
Le bureau du Sedif, composé de douze membres, s’est déjà prononcé en faveur de l’option privée. Mais les pro-publics gagnent du terrain. Sur les 142 délégués qui voteront jeudi, 68 de gauche et du MoDem demanderont le passage en régie publique. Reste à savoir ce que feront les 71 autres de droite et les 3 sans étiquette… Dominique Voynet, maire de Montreuil et ancienne ministre de l’Environnement, glisse dans une allusion explicite à André Santini, le président du Sedif : « Si nous argumentons sur le fond, nous pouvons convaincre des délégués qui se sont peut-être laissé avoir au bagout, aux blagues et aux cigares, mais qui en ont assez… ».
Hier, les pro-publics ont reçu le soutien de Danielle Mitterrand. La fondatrice de France Libertés, dont l’association milite, au plan international, notamment pour l’accès à l’eau de tous, explique : « La régie publique va dans le sens de l’intérêt général. Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est replacer l’être humain au centre des choses…et pas l’argent ou les actionnaires. »
MATTHIEU PELLOLI

*Le syndicat des eaux d’Ile-de-France regroupe 142 villes adhérentes et concerne 4 millions de Franciliens. »

Il semble malheureusement que dès que les choses se passent à Bagnolet, l’eau si pure ailleurs se trouble brusquement.

Déjà nous avions eu à subir l’ostracisme et le sectarisme lors de la réunion de préparation d’une position commune de la gauche bagnoletaise : en l’occurrence Michel Pesci refusait au nom du PS et des « verts » officiels de participer à la réunion dès lors qu’Hélène Zanier y participait aussi.


Hier soir le PS et ses associés locaux du cac et des « verts » officiels ont décidé de boycotter la réunion publique au motif qu’y participait également Gabriel Amard, membre du parti concurrent du PS à savoir « le parti de gauche » de Mélenchon. On peut (ou non) apprécier le positionnement politique de cet invité de dernière minute qui a, par ailleurs, devant le boycott de Jean-Claude Oliva et de son ami journaliste, animé remarquablement la réunion. Nous connaissons personnellement Gabriel Amard président de la communauté d’agglomération des lacs de l’Essonne (Viry-Chatillon-Grigny). Nous l’avons en estime même si, à Bagnolet en Vert, nous sommes résolument écologistes (en attendant de réintégrer les Verts, les vrais, pas la caricature qui en est donnée à Bagnolet par Michel Pesci !).

Décidément la question de la gestion publique de l’eau mérite mieux que la haine et les petits calculs.

Puisse Dominique Voynet et ses amis Verts, PC, PS etc. d’Ile de France l’emporter ce jeudi 11 décembre contre Santini-Véolia !

Pierre Mathon

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U
Je viens de lire ce communiqué sur le site du CAC93. Qu’en pensez-vous ?<br /> « Récupération (politique) de l’eau <br /> Un communiqué des élus du PS, des Verts et du CAC93 dénonce l’opération de récupération politique du maire.<br /> Il faut informer la population et ouvrir largement le débat sur l’eau à Bagnolet !<br /> « Le groupe des élus du PS, des Verts et du CAC93 était à l’initiative du débat sur l’eau, le 8 décembre à Bagnolet. Pourtant nous n’y étions pas présents. En effet, ce débat ne s’est pas tenu dans les conditions décidées en commun avec le groupe de la majorité municipale. Nous le regrettons.<br /> Nous avons appris le jour même du débat, un changement des intervenants décidé unilatéralement par la mairie. Sur un sujet qui rassemble largement la gauche, une gestion publique et démocratique de l’eau, il devrait être possible de travailler tous ensemble, même à Bagnolet ! Mais cela exige un minimum de considération et de respect mutuels que nous ne sommes visiblement pas encore arrivés à obtenir de la majorité municipale.<br /> Comme pour l’adoption du voeu « pour une gestion publique directe, en régie, de l’eau », par le conseil municipal de Bagnolet que nous avons fini par obtenir, nous ne renonçons pas ! Nous prendrons toutes les initiatives pour qu’un débat pluraliste s’ouvre enfin à Bagnolet et pour que la population soit véritablement informée des enjeux de la gestion de l’eau en Île de France. »<br /> Union pour l'eau
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B
<br /> <br /> Bonjour,<br /> <br /> <br /> J’en pense la même chose que vous,<br /> probablement.<br /> <br /> <br /> Plus sérieusement, je ferai les<br /> remarques suivantes :<br /> <br /> <br /> 1-    Nul ne songe à retirer à<br /> Jean-Claude Oliva son mérite dans la bataille de l’eau, et surtout pas « Bagnolet en Vert », puisque l’engagement d’Hélène Zanier au démarrage de l’action des élus pour une gestion<br /> publique de l’eau en Ile de France doit beaucoup au travail de l’ACME et au rôle personnel de JC Oliva à Bagnolet. Cette appréciation est largement partagée puisque la municipalité lui avait<br /> confié l’animation de la réunion publique du 8 décembre et avait accepté la participation de son ami Marc Laimé.<br /> <br /> <br /> 2-    Pour autant, il n’est pas<br /> convenable de mélanger rancœurs, aigreurs d’estomac et règlements de compte avec le nécessaire rassemblement pour la gestion publique de l’eau.<br /> <br /> <br /> 3-    Le double ostracisme, d’abord à<br /> l’encontre d’Hélène Zanier, sous le diktat de Michel Pesci, puis à l’égard de Gabriel Amard dont le seul tort aux yeux du PS est d’être adhérent au parti de Mélenchon, est inadmissible en<br /> démocratie.<br /> <br /> <br /> 4-    En se comportant (selon la juste<br /> expression du blog des élus PC) en « godillots » du PS (d’un certain PS, car nous connaissons heureusement des socialistes qui montrent une autre image, moins sectaire et plus ouverte),<br /> le Cac93 et les verts « officiels » ne se grandissent pas.<br /> <br /> <br /> 5-    Il est temps de se ressaisir :<br /> la bataille pour l’eau mérite mieux que ces attitudes « clochemerlesques ».<br /> <br /> <br /> Pierre Mathon<br /> <br /> <br /> <br />
E
Vous lirez sur mon blog une déclaration du syndicat CGT de Véolia-eau (banlieue de Paris) à propos du contrat VEOLIA / SEDIF.
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B
<br /> <br /> Bonjour,<br /> <br /> <br /> Bien<br /> évidemment les salariés et les syndicats concernés doivent avoir leur mot à dire. La nécessaire gestion publique de l’eau en Ile de France devra se faire avec le maintien des droits sociaux des<br /> salariés et en concertation avec eux. Je ne doute pas qu’il en soit ainsi si le vote du 11 décembre est celui que nous souhaitons. Je reproduis donc ci-dessous le communiqué du syndicat CGT de<br /> Véolia pour information et débat.<br /> <br /> <br /> Pierre Mathon<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Gestion de l'eau : lettre aux élus du SEDIF(syndicat des eaux d'Ile-de-France)<br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> SYNDICAT C.G.T DE L'U.E.S.VEOLIA EAU. GENERALE DES EAUX - BANLIEUE DE PARIS<br /> <br /> <br /> <br /> GESTION DE L'EAU EN ILE DE FRANCE<br /> <br /> <br /> <br /> LES SALARIES ONT-ILS LEUR MOT A DIRE ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> Mesdames, Messieurs le Représentants au SEDIF,<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> S'il<br /> suffit d'un simple geste pour obtenir de l'eau potable 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 et ce, toute l'année, l'organisation technique et humaine nécessaire n'en est pas moins<br /> complexe.<br /> <br /> <br /> <br /> La<br /> décision que prendra le SEDIF le 11 décembre va <br /> engager l'avenir du service rendu aux communes adhérentes au syndicat et celui des salariés <br /> de VEOLIA-EAU BANLIEUE DE PARIS.<br /> <br /> <br /> <br /> En<br /> professionnels de l'eau, nous n'avons jamais failli à notre mission de service public dont nous sommes les premiers garants. Les salariés repartis sur le territoire de la banlieue (ce territoire<br /> que nous connaissons si bien) développent un savoir-faire de haut niveau qui nécessite pour sa réussite une coordination entre toutes les catégories de personnel. A cet égard, il est à noter que<br /> nous assurons un service d'une qualité reconnue par plus de 90% des usagers (selon votre enquête de satisfaction).<br /> <br /> <br /> <br /> Notre<br /> savoir-faire permet de développer des technologies de pointe dans la qualité de l'eau produite, dans la sécurité de l'approvisionnement mais aussi dans le domaine de la surveillance et de<br /> l'entretien du réseau dont le rendement est l'un des meilleurs de France. Par ailleurs, ces agents que vous connaissez notamment grâce à leur expertise dans leur métier participent aussi<br /> régulièrement, et avec dévouement, à de nombreuses actions humanitaires à travers le monde.<br /> <br /> <br /> <br /> A <br /> la Banlieue de Paris, les luttes sociales nous ont permis d'obtenir trois CHSCT, un service médical autonome, un Comité d'Établissement, un Comité Central d'Entreprise ainsi que la signature de<br /> plus de 80 accords locaux. Un nombre important de garanties collectives et une protection sociale accrue pour les salariés sont un gage d'efficacité économique pour le service public.<br /> <br /> <br /> <br /> Aussi,<br /> la CGT n'acceptera pas que le service de l'eau de qualité de la Banlieue de Paris, <br /> construit au fil des années par les salariés, <br /> soit morcelé et que les salariés soient mis en concurrence avec des droits réduits. En effet, tout ceci conduirait à la dégradation du service rendu aux usagers.<br /> <br /> <br /> <br /> En<br /> tant que salariés et représentants des salariés de l'eau, même si nous sommes écartés de votre pouvoir de décision du mode de gestion, <br /> nous avons, par notre action syndicale, obtenu la création d'une Unité Economique et Sociale au sein du secteur de l'eau de VEOLIA. Cette Unité économique et Sociale est maintenant dotée, depuis<br /> le <br /> 12 novembre 2008, d'un statut unique pour ses 14000 salariés.<br /> <br /> <br /> <br /> Cette<br /> U.E.S. nous permet d'être informés et de donner notre avis (aujourd'hui seulement consultatif) sur les orientations économiques de l'entreprise. Par notre action, les comptes-rendus financiers<br /> des contrats ont avancés dans la transparence ; les choix et les discussions sur la redistribution des richesses crées par les salariés sont des sujets permanents et brûlants.<br /> <br /> <br /> <br /> Nous<br /> souhaitons que le débat sur le prix de l'eau, <br /> actuellement fixé par le SEDIF à 1,7471 euros les 1000 litres d'eau, <br /> soit élargi à la qualité et à l'accessibilité à l'eau potable mais aussi à la recherche, à la solidarité tant nationale qu'internationale et à l'application d'un statut unique et de haut niveau<br /> pour les salariés.<br /> <br /> <br /> <br /> Nous le rappelons avec force, la CGT n'acceptera pas qu'un nouveau contrat (ou des nouveaux contrats) soit le prétexte à des suppressions massives d'emplois, à une baisse conséquente des<br /> rémunérations et à une dégradation des conditions de travail et du service rendu aux usagers. <br /> Dans la période actuelle où il est indispensable de relancer l'économie, les usagers ont besoins de <br /> services publics modernes, humains, créateurs d'emplois et accessibles à tous.<br /> <br /> <br /> <br /> Pour<br /> la CGT, seule la mutualisation de l'ensemble des moyens de production, de distribution et de gestion des services d'eau et d'assainissement avec la création d'un <br /> service public national de l'eau <br /> permettrait une tarification conforme aux critères du service public. Il serait également un moyen de donner <br /> aux 60 000 salariés du secteur privé de l'eau et de l'assainissement un statut unique de haut niveau avec des droits nouveaux.<br /> <br /> <br /> <br /> Pour<br /> cela, la CGT demande la participation de représentants des salariés avec les usagers et les élus à l'ensemble des organismes qui composent le prix de l'eau.<br /> <br /> <br /> <br /> Nous<br /> vous prions de recevoir, Mesdames, Messieurs, nos respectueuses salutations<br /> <br /> <br /> <br /> Le syndicat CGT<br /> <br /> <br /> <br /> Nanterre, le 1er décembre 2008<br /> <br /> <br /> <br />