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Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

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Discussion et informations autour du vélo en ville

Plusieurs choses en vrac concernant le vélo en ville :
Une amie nous envoie ce message suite aux articles que nous publions régulièrement sur Vélib’ :
« J'applaudis des deux mains toutes ces initiatives d'extension du vélib’ mais il va falloir en même temps réfléchir et se battre pour que les déplacements des cyclistes soient au maximum sécurisés.(besoin de moyens financiers mais aussi du changement des mentalités.)

Pour me déplacer essentiellement à vélo je suis souvent confrontée à l'absence de pistes cyclables, aux voitures stationnées sur ces pistes, aux piétons qui traversent sans regarder ou déambulent sur les pistes....etc....

A Bagnolet, un exemple parmi d'autres : dangerosité du secteur Gallieni où la piste n'est plus matérialisée quand on arrive au milieu des bus ....»

 

Elle a bien entendu pleinement raison et nous pourrions ajouter la nécessité d’équiper d’avantage notre commune en « bornes » pour attacher son vélo, faire enlever par la RATP les vélos épaves qui encombrent les garages à vélos à Gallieni (garages à vélos que j’avais contribué à faire installer dans les années 90, lorsque j’étais conseiller régional).

 

Chacun d’entre vous pourrait ajouter à la liste des petites ou grandes améliorations qui faciliterait la vie des cyclistes : écrivez-nous.
Rappelez-vous, pour ceux qui y avaient assisté, le "café vert" que nous avions organisé il y a quelques années avec des responsables de l’association montreuilloise "Vivre en Vélo en Ville" (VVV) et où nous avions discuté de ces problèmes.

 

Puisque nous parlons de VVV, il se trouve que nous avons discuté récemment avec son fondateur, François Fatoux. Il consacre beaucoup de temps à l’apprentissage du vélo.
Encore une question à creuser.

 

Pour finir cette conversation sur le vélo, quelques nouvelles :

-          la mise en place d’un système « vélib’ » propre à l’agglomération de plaine commune

-          la modification du code de la route pour intégrer des demandes formulées par le club des villes cyclables (présidé par notre ami Vert Denis Baupin)

 

Voici l’article du Parisien du 22 septembre consacré à la mise en place des « vélib’ plaine commune »

 

« PLAINE COMMUNE.

Des vélos en libre-service mais pas partout

Nathalie Perrier ,

Une nuée de gilets jaune fluo juchés sur des Vélib’ gris souris ! Voilà à quoi ressemblait samedi la place Victor-Hugo, à Saint-Denis. Preuve de l’engouement pour le Vélib’ en banlieue, la balade urbaine organisée par l’agglomération Plaine Commune a réuni plus de 150 accros au deux-roues, tous impatients de voir enfin le vélo en libre-service se développer dans leur ville.
De fait, en juin 2009, Plaine Commune disposera ­ en plus des 27 stations Vélib’ liées à l’extension du système parisien aux villes qui jouxtent la capitale ­ de 50 stations « Vélos Plaine Co »
(le nom n’est toujours pas choisi, un concours d’idées est en cours).

Mais, et c’est là que le bât blesse, toutes les villes ne bénéficieront pas de ce vélo en libre-service… C’est en tout cas le scénario, retenu jeudi par le comité vélo de l’agglomération, qui doit être soumis dans les semaines à venir aux bureaux municipaux des huit villes * .
« Desservir des points stratégiques et non équiper tous les grands axes »
Le contrat signé avec JCDecaux est très clair : en échange d’accès aux panneaux publicitaires, l’affichiste fournit les stations et les vélos gratuitement, mais à certaines conditions. Il impose notamment un nombre de rotations minimal par engin et une distance maximale de 300 à 400 m entre chaque station. « Vu notre superficie, on ne pourra pas installer des stations partout. Cela exclut certaines communes et certains lieux, comme les universités Paris-VIII et Paris-XIII où il y aurait trop d’utilisateurs potentiels », précise Dominique Carré, conseiller délégué (
Vert, note de Bagnolet en Vert) chargé des transports et président du comité vélo.
L’objectif n’est en effet pas, contrairement à Paris, de mailler l’ensemble du territoire. « Nous voulons enclencher une dynamique pour que les gens ressortent leur vélo de leur garage », explique Patrick Braouezec, le président (PC) de Plaine Commune, qui n’a pas pu participer, au dernier moment, à la balade à cause d’un tendon blessé.
Autre obstacle à la mise en place du vélo en libre-service en Seine-Saint-Denis : contrairement à Paris, il arrivera avant les pistes cyclables… Il existe en effet seulement une vingtaine de kilomètres de pistes, voies cyclables ou zones 30 sur Plaine Commune, ce qui est ridicule. « Il n’y a que des morceaux de piste, commente Nadia, une habitante de Saint-Denis. Je vais tous les jours à vélo au travail à Saint-Ouen. C’est très dangereux. Le carrefour Pleyel, notamment, est une horreur. »
Consciente de ces lacunes, Plaine Commune prépare un plan vélo qui repose sur des itinéraires. « L’idée est de desservir des points stratégiques et non d’équiper tous les grands axes. Nous réfléchissons à des voies transversales, d’Epinay à Pierrefitte par exemple », indique Dominique Carré.
Si le vélo n’est pas la priorité de la mandature, la circulation douce ­ vélo, mais aussi transports en commun ­ est une des priorités du mandat. Le premier débat en bureau communautaire sur la répartition des vélos Plaine Commune aura lieu début octobre, le vote en conseil en novembre.
* Saint-Denis, Aubervilliers, Pierrefitte, Villetaneuse, Epinay, Stains, La Courneuve et L’Ile-Saint-Denis. 
»

 

Voici ce qu’écrit le 2 septembre Denis Baupin, président du Club des villes cyclables, au sujet du décret modifiant le code de la route

« Les bonnes nouvelles ne sont pas si fréquentes concernant les politiques cyclables au niveau national pour que nous ne nous félicitions pas ouvertement et sans retenue de celles qui sont intervenues le 1er août dernier à l'occasion d'un décret modifiant le code de la route.

Je suis particulièrement heureux et fier que le Club des Villes Cyclables puisse revendiquer ces victoires, car c'est à notre initiative, lors de notre Congrès de Lille en octobre 2005, que le Club a lancé en France une initiative en faveur de la création du code de la rue. C'est à notre demande que Dominique Perben, alors ministre des Transports, a mis en place un groupe de travail sur le code de la rue. Les trois chantiers prioritaires - le principe de prudence du plus fort à l'égard du plus faible, l'introduction de la zone de rencontre et la généralisation des double-sens cyclables - ont mobilisé ce comité chargé de son élaboration.
Alors que la généralisation des double-sens cyclables marquait le pas malgré les efforts de pédagogie des acteurs et des experts de la sécurité des déplacements, nous avons repris l'initiative lors de notre Congrès de Lyon en demandant unanimement que le principe du double-sens cyclable soit entériné dans toutes les rues à 30 km/h, zones 30 et futures zones de rencontre. Demande que j'ai relayée auprès de Dominique Bussereau lorsque je l'ai rencontré quelques semaines plus tard, et qui m'avait donné son accord. C'est un cap important, la première étape vers une vraie généralisation !

Même si ces décisions ne constituent pas encore un « Code de la Rue » en bonne et due forme, elles marquent des avancées majeures, attendues depuis longtemps par nos collectivités.»

Voici les principales modifications introduites par le décret du 1er août 2008 :

« - le devoir de prudence des conducteurs vis-à-vis des usagers vulnérables : « Celui-ci doit, à tout moment, adopter un comportement prudent et respectueux envers les autres usagers des voies ouvertes à la circulation. Il doit notamment faire preuve d’une prudence accrue à l’égard des usagers les plus vulnérables. »

- la zone de rencontre : la vitesse est limitée à 20 km/h et les piétons sont autorisés à 'circuler' sur la chaussée (c'est-à-dire y marcher longitudinalement) alors que dans une rue, y compris en zone 30, les piétons peuvent 'traverser' la chaussée mais non circuler longitudinalement.

- Les trois aménagements - aire piétonne, zone de rencontre et Zone 30 - sont redéfinis.

> ils sont tous trois autorisés sur route départementale (RD). Les zones 30 ne sont pas limitées à l'agglomération : on peut créer une zone 30 partout où la vie locale est prépondérante, dans un lotissement hors agglomération.... En revanche, les zones de rencontre et les aires piétonnes sont possibles seulement en agglomération.

> l'ancienne aire piétonne où les véhicules étaient admis avec des prescriptions spéciales relève maintenant du concept 'zone de rencontre'. L'aire piétonne devient donc 'strictement piétonne'

> l'aire piétonne peut être 'temporaire ou permanente' alors que les zones de rencontre et les zones 30 ne peuvent être temporaires. Il est ainsi possible de définir temporairement une aire piétonne pour une voie située dans une zone de rencontre ou une zone 30.

- la généralisation des double-sens cyclables : dans les zones 30 et les futures zones de rencontre, 'toutes les chaussées sont à double sens pour les cyclistes sauf dispositions différentes prises par l’autorité investie du pouvoir de police'. Le décret précise que pour les Zones 30 existantes, les dispositions concernant le double-sens cycliste devront être appliquées avant le 1er juillet 2010

- cyclistes de nuit : lorsqu’ils circulent la nuit, ou le jour lorsque la visibilité est insuffisante, tout conducteur et passager d’un cycle doit porter hors agglomération un gilet de haute visibilité »

A suivre

Pierre Mathon

(L'article est illustré par les photos des "drôles de vélos de PSYCKOZE) 

 

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