Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
Nous reproduisons ci-dessous l’article paru dans le Parisien du mardi 2 septembre au sujet d’un incendie qui a détruit un bidonville rom qui s’était installé à Bagnolet le long de l’autoroute A3 derrière l’entreprise CMR.
Nous ne devons pas oublier, au-delà du travail méritoire engagé par certaines municipalités, comme Bagnolet, Aubervilliers et Montreuil, que plusieurs milliers de Roms vivent en Ile de France dans des conditions humainement inacceptables. Pour répondre aux besoins, d’autres initiatives locales doivent voir le jour.
Nous devons interpeller les autorités françaises et européennes pour qu’elles prennent leurs responsabilités.
Pierre Mathon
« BAGNOLET.
Le feu met 70 salariés au chômage technique
L’incendie d’un campement rom s’est propagé dans la nuit de vendredi au Comptoir des matériaux réunis. Aucune victime n’est à déplorer.
LE MAGASIN CMR (Comptoir des matériaux réunis) de Bagnolet offrait jusqu’à samedi « le plus grand choix de Paris » en matière de carrelages et de matériel de salle de bains. Mais hier, de nombreux clients, professionnels ou particuliers, ont trouvé porte close au 31, rue Jean-Lolive, dans la zone d’activités de La Noue. Une fermeture temporaire liée au violent incendie qui a endommagé dans la nuit de vendredi à samedi une partie de l’entreprise et mis au chômage technique les soixante-dix salariés qui y travaillent.
C’est le dépôt de la société, où sont stockés 130 000 m2 de carrelages et 1 000 pièces de sanitaires, qui a été particulièrement touché, les bureaux et l’espace d’exposition ayant été épargnés. La réouverture de CMR une filiale du groupe Aubade qui dispose également d’un showroom rue Berger à Paris (I e r ) reste aujourd’hui suspendue au résultat des expertises qui devront notamment déterminer si la structure du bâtiment a été touchée.
Des flammes de plusieurs mètres
«Tout ce que je sais, c’est que le feu a pris hors de l’établissement, explique la directrice du site qui accompagnait hier après-midi un groupe d’experts chargés d’évaluer les dégâts. La coupure automatique d’électricité s’est produite à 1 h 30. La police nous a appelés tout de suite. Des automobilistes de l’autoroute ont peut-être donné l’alerte. » Le sinistre s’est en fait déclaré à l’arrière de l’entreprise sur un talus situé en bordure de l’A 3, à proximité immédiate de la couverture de l’autoroute. L’endroit était occupé depuis un an par une cinquantaine de Roms bulgares qui y avaient édifié des baraquements sommaires. Un campement qui inquiétait la direction de CMR au point qu’elle avait saisi le préfet de Seine-Saint-Denis. La commissaire des Lilas, dont l’enquête privilégie un sinistre accidentel, précise que plusieurs occupants du camp avaient bénéficié d’aides au retour volontaire.
Selon les témoins, le violent incendie a produit des flammes de plusieurs mètres de haut qui sont venues lécher toute la façade de la société CMR, allant jusqu’à perturber temporairement la circulation automobile sur l’autoroute. Le sinistre a complètement ravagé le campement de fortune qui présentait hier un spectacle de désolation : squelettes d’arbres calcinés, monticules d’immondices détrempées, vêtements éparpillés… Ses occupants ont quant à eux disparu dès le soir du sinistre. Mais hier, certains avaient trouvé refuge à quelques mètres de là, entre deux palettes, sur le chantier d’aménagement de la dalle de couverture de l’A 3.
Julien Duffé
Le Parisien le 2 septembre 2008 »
Le Parisien consacre aujourd’hui 2 pages à la situation à Saint-Ouen.