Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
Dominique Voynet, sénatrice Verte et maire de Montreuil était l'invitée de Bourdin&Co lundi 7 juillet sur RMC.
Dominique Voynet, sénatrice Verte et maire de Montreuil, a évoqué les changements de comportement que va provoquer la flambée du pétrole.
« Soyons conscients du fait que, pour ce qui concerne l'usage moyen fait par les Français de leurs voitures, on a des voitures trop lourdes, suréquipées, la climatisation n'est pas utile sous tous les climats... On n'a pas besoin de clim en France, je peux vous dire que dans 10 ou 15 ans, on n'en aura plus en France ».
« Ces habitudes, on nous les a enfoncées dans le crâne à coups de campagnes de publicité. Il y a 20 ans, on n'avait pas de climatisation dans nos voitures, on trouvait ça un petit peu difficile au mois de juillet et au mois d'août, et on survivait. Dans 10 ans, dans 15 ans, avec un pétrole à 200 dollars le baril, on va devoir être plus économes, avoir des voitures plus petites avec des moteurs moins gourmands, avec un poids sans doute inférieur. Ce qui nous conduira à rouler moins vite, donc à consommer un peu moins. Et il est probable que l'on n'aura plus de climatisation, ou avec des techniques très différentes. Même chose dans nos logements, on n'aura peut-être plus de climatisation mais on aura retrouvé les techniques de ventilation qui étaient utilisées par des architectes des pays chauds autrefois et qu'on a négligées pour construire des immeubles de béton, de verre et d'acier, climatisés, sans souci de l'impact sur le climat et sur notre consommation de pétrole. »
Dominique Voynet, ici avec Hélène Zanier et Pierre Stoeber (candidats Verts aux légilatives de 2007 dans notre circonscription)
Dominique Voynet, sénatrice Verte et maire de Montreuil, est revenue sur le G8 et les défis environnementaux auxquels il fait face.
Guillaume Cahour : Les Etats-Unis ont assoupli leur position ces derniers temps sur les questions de gaz à effet de serre, en disant toute fois qu'il fallait que tout le monde soit logé à la même enseigne, y compris la Chine ou l'Inde. Est-ce qu'il faut que ces pays, qui sont dans la phase de développement, soient au même niveau que nous ?
Dominique Voynet : Bien sûr. Sauf qu'il faut regarder ce qui est en train de se passer depuis déjà quelques années : il y a quelques années nous étions de ceux qui disaient que les États-Unis allaient revenir à bord du bateau, à leur heure et selon les modalités qu'ils auront choisi et c'est ce qui est en train de se passer. Pendant des années ils ont développé des gros programmes de recherches, ils ont investi massivement dans l'énergie propre, dans la réduction des gaspillages énergétiques, et ils reviennent à bord avec leur propre standard, avec leurs propres normes, et je pense qu'ils vont nous imposer leur propre façon de faire, pour réduire les émissions de carbone. Pendant ce temps, on a bavardé mais on n'a rien fait. On a raconté des salades, Nicolas Sarkozy prétend que l'on va réduire la dépendance énergétique dans le secteur de l'agriculture, du bâtiment ou des transports, avec un deuxième EPR alors que ce n'est pas vrai, son Ministre de l'Écologie le dit, ça ne changera pas la donne. C'est à ça que l'on consacre notre argent, pendant que les États Unis sont en train de réduire leur dépendance au pétrole.
Dominique Voynet a également réagi à la phrase de Nicolas Sarkozy sur le fait que l'on « ne ressent plus les grèves en France » :
« Nicolas Sarkozy confond l'action et la provocation, il adore désigner des ennemis, il provoque, il asticote, il aiguillonne, en espérant une réaction, et il considère que la réforme c'est prendre de face, tout à tour, tous ceux qui essaient de moderniser notre société. Ca veut dire que sa solution n'est peut être pas la bonne. Je pense que la plus belle réponse que l'on puisse apporter à Nicolas Sarkozy c'est une belle journée de manifestations unitaires à la rentrée, pour lui montrer que ses positions en matière de pouvoir d'achat, de réformes des retraites ou de réformes d'assurance maladie ne sont pas les bonnes ».