
Jeudi 25 janvier à 20 h 30, le Conseil
Municipal se réunira à l’école Joliot-Curie pour voter la programmation de la reconstruction du groupe scolaire.
Il faut savoir que ce vote est décisif et déterminant !
Or, aujourd’hui, faute d’une étude sérieuse par un cabinet compétent, le Maire présente et met au vote un mauvais projet.
C’est pourquoi les Verts voteront CONTRE ce projet et PROPOSERONT de lancer rapidement un concours d’architecte permettant de réaliser deux écoles de taille normale, humaine (une pour le Centre-Ville, une pour la Dhuys) et non ce monstre de 18 classes (inacceptable de nos jours) qui est envisagé.
POUR UN PROJET URBAIN
DE QUALITÉ À LA DHUYS
en remplacement du groupe scolaire Joliot-Curie
Construit en 1960, le groupe scolaire Joliot-Curie rayonne sur deux quartiers : la Dhuys et le Centre-Ville. Il est dans un état très dégradé, en raison de fondations insuffisantes et inadaptées aux sols argileux. Cette situation est dénoncée depuis plus de 25 ans par les parents d’élèves.
La municipalité a fini par prendre ses responsabilités et a décidé de lancer la démolition du groupe scolaire Joliot-Curie en vue de sa reconstruction en l’intégrant dans un projet urbain mettant en cohérence les équipements du quartier de la Dhuys (écoles, maison de quartier et espaces publics à créer) et visant à structurer une centralité de quartier.
LE PROJET « MARIOLLE » PROPOSÉ PAR
LE MAIRE EST UN MAUVAIS PROJET
Après un an d’étude et une première présentation publique des projets, le cabinet « Mariolle » sous l’autorité du maire a finalisé un programme qui sera soumis le 25 janvier au vote du conseil municipal.
Force est de constater que ce projet n’est absolument pas à la hauteur de ce que nos enfants et les Bagnoletais sont en droit d’espérer pour une réalisation qui fonctionnera encore dans 50 ou même 100 ans.
PAS D’ÉCOLE-USINE :
EXIGEONS LA CONSTRUCTION DE DEUX ÉCOLES
Au lieu de saisir cette opportunité pour dédoubler l’école élémentaire actuelle (CP-CM2) de 16 classes en deux écoles à taille humaine de 9 classes chacune (2 quartiers, 2 écoles : une école pour la Dhuys et une autre pour le Centre-Ville), le maire veut faire construire une école-usine de 18 classes. Pourtant, la taille moyenne d’une école primaire en milieu urbain n’est que de 8 classes selon le SNUIPP et plus personne ne construit de tels « monstres » dont les effets sur les enfants sont très négatifs : on privilégie au contraire les structures de petite taille, plus sécurisantes et épanouissantes pour les enfants.
De plus, avec deux écoles, il est possible d’augmenter la capacité d’accueil en cas de pic démographique, ce qui n’est pas le cas dans une école de 18 classes.
POUR UNE PLACE PUBLIQUE,
LIEU DE CENTRALITÉ CONVIVIALE
Le projet urbain se trouve lui aussi réduit comme « une peau de chagrin » : en particulier la place conviviale, demandée par les habitants du quartier et les parents d’élèves, a disparu, alors qu’elle figurait dans les deux hypothèses présentées en juin à la population. Cette place donnait pourtant tout son sens à l’aménagement du quartier en distribuant les écoles, la maison de quartier, un terrain d’évolution et un petit square ainsi que la salle polyvalente et le gymnase. Le « mail » qui nous est proposé ne jouera pas ce rôle de distribution des équipements et ne permettra pas cette convivialité ; il se réduira de toutes façons à un petit élargissement, qui était déjà prévu en plus de la place.
CE PROGRAMME ÉTRIQUÉ ET MÉDIOCRE
MANQUE CRUELLEMENT DE VISION D’AVENIR
Etriqué, ce projet l’est puisque les éléments du programme du cabinet « Mariolle » (écoles, cours d’écoles, centre de quartier et immeubles d’habitation) ne rentrent tout simplement pas dans le terrain prévu à cet effet. Ceci conduira nécessairement les architectes à réduire l’espace vital des enfants et à sacrifier la qualité du projet en réduisant drastiquement les cours et les espaces publics.
C’est d’autant plus surprenant qu’il suffirait, pour se donner plus d’espace, d’utiliser l’emplacement réservé que la commune a eu la sagesse d’inscrire depuis 30 ans au Plan d’Occupation des Sols pour la construction d’un groupe scolaire, entre l’avenue Gambetta et la rue du Pinacle !
L’OPÉRATION-TIROIR IMPOSSIBLE
De même, alors que le maire et le cabinet « Mariolle » affirment que l’on peut réaliser une opération tiroir parfaite (« un seul déménagement pour les enfants »), il s’avère que cela est doublement impossible :
- l’opération repose sur l’utilisation du terrain actuel du service municipal des espaces verts (ceci est loin d’être acquis, puisque le terrain envisagé pour reloger ce service, rue Jean Lolive, est déjà destiné à une autre utilisation qui fait l’objet d’un engagement ferme de Bagnolet envers l’Etat dans le cadre du renouvellement urbain
- l’école de 18 classes ne tient pas sur le terrain du service parcs et jardins.
TROP D’INSUFFISANCES
Par ailleurs, le document « Mariolle » se caractérise par de nombreuses autres insuffisances, incohérences, généralités abstraites et affirmations non fondées :
- la démarche « Haute Qualité Environnementale » est déclinée de manière trop générale ;
- des éléments aussi importants que la localisation des écoles, du gymnase, du centre de quartier etc. à l’intérieur de l’îlot ne sont pas précisés, pas plus que l’ordre des différents chantiers… à aucun moment ne sont mis en cohérence des prescriptions qui peuvent s’avérer contradictoires (exemples : l’implantation des bâtiments et les arbres à préserver, quelle hiérarchie établir entre des liaisons fonctionnelles…)
- le terrain d’évolution et le square, sont à la fois minuscules et mal localisés. Ils ne sont pas reliés à l’école pour permettre une polyvalence et sont en outre situés à proximité immédiate d’habitations.
- la conception de l’équipement socio-culturel de quartier est insuffisamment étudiée et le projet ne prévoit aucune extension en fonction de l’évolution des pratiques.
L’URGENCE,
C’EST D’AVOIR UN BON PROJET
Aujourd’hui après tout le temps perdu, le maire tente de faire passer en force ce mauvais projet en s’abritant derrière l’urgence.
Oui il y a urgence : c’est ce que disent les parents d’élèves depuis 25 ans.
Mais, pour autant, il n’est pas possible d’accepter que soit réalisé ce projet de mauvaise qualité et de subir pendant des dizaines d’années ses effets néfastes, comme nous subissons déjà à Bagnolet de trop nombreuses erreurs d’urbanisme passées.
LES VERTS PROPOSENT
UN PROJET URBAIN DE QUALITÉ
À LA DHUYS
La construction de deux écoles élémentaires de 9 ou 10 classes :
- une pour le Centre-Ville, pour combler un manque, à localiser sur la réserve au POS entre l’avenue Gambetta et la rue du Pinacle
- et l’autre pour la Dhuys située dans l’îlot de l’école Joliot-Curie actuelle.
La création d’une place, située avenue de la Dhuys au débouché de la rue du Pinacle, qui créerait une centralisé conviviale de quartier.
L’école primaire Dhuys, la maternelle, la maison de quartier, le gymnase, un terrain dévolution sportive et un square (utilisables à la fois par le quartier et l’école) donneraient sur cette place.
NOUS PROPOSONS DE LANCER RAPIDEMENT
UN CONCOURS D’ARCHITECTES,
en laissant ouvert le débat sur la dimension des écoles (une école de 18 classes ou 2 de 9 classes) et sur la qualité de l’aménagement urbain.
Cela suppose l’élargissement de « l’assiette foncière » du projet par l’utilisation de la totalité du terrain (y compris la réserve au Plan d’Occupation des Sols).
A l’issue de ce concours les Bagnoletais et leurs élus pourront choisir entre plusieurs projets au lieu de se voir imposer un projet nécessairement étriqué et ne correspondant pas à l’intérêt de nos enfants.
C’est possible.
C’est une question de démocratie et de volonté politique.