Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
Les Verts s’inscrivent depuis cinq ans dans un travail municipal pluraliste et collectif.
Pluraliste, parce que les Bagnoletais partagent leurs préférences entre plusieurs sensibilités politiques : rappelons qu’ils se sont exprimés au premier tour des municipales de 2001 pour 20,5 % d’entre eux en faveur de la liste Verte conduite par Pierre Mathon, alors que la liste PC-PS-MDC-MRG, conduite par l’ancien maire Daniel Mongeau, recueillait 42,7 % des voix.
Travail collectif, parce que parmi les valeurs de gauche figurent la discussion collective et la direction collégiale. C’est pourquoi la gauche et les démocrates combattent le pouvoir personnel et l’arbitraire.
Or aujourd’hui, nous constatons à Bagnolet ce que nous sommes bien obligés d’appeler une dérive vers le pouvoir personnel et l’arbitraire.
Les décisions sont de plus en plus prises par le maire seul, ou avec un ou deux conseillers non élus, en dehors des instances collectives municipales élues.
Ces décisions arbitraires se traduisent par des dépenses dont l’intérêt pour les Bagnoletais n’apparaît pas toujours et qui mettent en difficulté les finances communales.
Alors que nous avions réussi à développer la démocratie participative : conseils de quartier, groupes de travail ouverts, ateliers publics d’urbanisme, etc., nous assistons à un blocage de ces instances citoyennes.
Les concertations avec la population et les associations sont tronquées, voire factices, ce qui se traduit par de mauvais projets et de grosses pertes de temps. C’est tout particulièrement le cas du projet bâclé du gymnase du lycée Hénaff au Plateau, de l’extension de l’école Jules Ferry dans les Coutures et du projet urbain de la Dhuys autour de la reconstruction du groupe scolaire Joliot Curie.
Les pratiques clientélistes et communautaires se développent au détriment de l’intérêt général et de la transparence.
Désinvolture vis-à-vis de la loi : c’est encore l’exemple du gymnase du lycée Hénaff, avec la signature en lieu et place du maire-adjoint à l’urbanisme d’un permis de construire contraire aux règles du Plan d’Occupation des Sols, permis attaqué par deux associations, avec une procédure d’attribution des travaux aux entreprises également attaquée pour non-respect des règles des appels d’offres et, pour couronner le tout, une ouverture de chantier sans attendre la réponse à ces recours juridiques.
Non-respect de la laïcité : le maire veut mettre un local de 400 m2 à disposition d’une organisation politique musulmane, sans discussion collective et alors même que, tout à fait normalement, un projet de mosquée est en cours rue Hoche, avec l’appui de la majorité municipale. Rappelons que la laïcité est garante de la démocratie, du libre exercice des cultes et de la protection des minorités.
Développement du « culte de la personnalité » : Plus de dix photos du maire dans le bulletin municipal de juillet, huit fois le mot « je » dans la lettre du maire sur la rentrée scolaire (« J’AI souhaité », « JE suis intervenu », «JE continuerai », « à MA demande », « JE suis attaché », « J’AI décidé », « J’AI souhaité », «J’anime »…)
Face à ces méthodes peu républicaines, les Verts appellent à la démocratie, au travail en équipe, au respect de la laïcité et de la légalité et veulent croire qu’il est encore temps de redresser la barre.
Septembre 2006
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