Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
La société de chauffage de Bagnolet (SDCB) chauffe un grand nombre d’immeubles de logement et d’activités dans notre ville ainsi que quelques-uns à Montreuil. La SDCB est constituée à 51% de capitaux privés (ELYO, ex Lyonnaise des Eaux, du groupe Suez), contre 49% à la commune.
Une étude menée à la demande des clients montreuillois de la SDCB, dont l’office HLM, avec l’agence locale de maîtrise de l’énergie (MVE), a démontré que les prix pratiqués par la SDCB étaient de 40% supérieurs à ce qu’ils devraient être.
Cet écart, énorme, signifie que depuis des années les Bagnoletais paient leur chauffage beaucoup trop cher : parmi eux, les locataires de l’office municipal HLM, les copropriétaires de la Noue, du Clos du Moulin, de la rue Edouard Vaillant, d’autres encore, ainsi que les bâtiments communaux, ce qui alourdit les dépenses communales.
Dans leur programme municipal 2001, les Verts indiquaient : « Les copropriétés abonnées à la SDCB paient aujourd’hui leur chauffage plus cher que celles qui s’en sont retirées, alors qu’un réseau de chaleur devrait permettre de réaliser des économies. Nous proposons de faire un audit pour comprendre cette situation aberrante . Renégocions les contrats signés entre la SDCB, l’OPHLM, la ville de Bagnolet et les autres partenaires ».
Depuis l’élection des Verts au Conseil Municipal, les choses ont commencé à changer. Pierre Mathon, maire-adjoint à l’urbanisme, est un des 3 représentants de la commune au conseil d’administration de la SDCB. À son initiative, Bagnolet a adhéré à l’agence de Montreuil de maîtrise de l’énergie.
En février 2003, dès qu’a été connue l’étude sur les prix de chauffage de la SDCB, confirmant les craintes que l’on pouvait avoir, Pierre Mathon a proposé un audit complet, assorti d’une renégociation globale avec la SDCB, pour ramener le prix du chauffage à un niveau normal.
Depuis 10 mois, les Verts inter-viennent inlassablement pour la mise en œuvre de cet audit-renégociation. Mais les choses traînent. Au moment où nous écrivons, nous ne savons toujours pas si l’accord de principe donné il y a plusieurs mois par le maire est confirmé par une lettre de commande en bonne et due forme.
Les Bagnoletais, qui paient des sommes exorbitantes pour leur chauffage depuis des années, n’ont pas à faire les frais de ces atermoiements que nous comprenons mal.