Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

Les parents de l’école Joliot-Curie sont inquiets.
En effet, contrairement aux engagements pris par le maire devant les parents d’élèves et les enseignants, certains bâtiments, qui devaient être démolis avant la rentrée dans le cadre de la « première phase » de l’opération « démolition-reconstruction » de l’école Joliot-Curie avenue de la Dhuys, sont toujours debout.


Le plus facile a été démoli : le service des parcs et jardins (déménagé dans des conditions scandaleuses au centre technique municipal rue Camélinat).
Le plus « dur » reste à démolir :


- le pavillon (qui servait de vestiaires au service Parcs et Jardins)
- et le bâtiment qui abritait le gymnase (que vont devenir les activités qui s’y déroulaient ???) et quatre logements de fonction (dont deux ont été déménagés in extremis avant les vacances …)
Ces démolitions, les plus nuisantes en terme de bruit et de poussières, auront lieu après la rentée de jeudi 4 septembre, contrairement aux engagements pris.
D’où l’inquiétude justifiée des parents d’élèves de l’école Joliot-Curie.
Seul aspect positif, le réfectoire provisoire rue des Loriettes sera prêt à temps.


Paroles, paroles …
Il est vrai que certaines promesses sont difficiles à tenir. Le maire ne s’est-il pas engagé à ce que les travaux du chantier ne se déroulent ni en période scolaire pour ne pas gêner les enfants, ni les week-ends pour ne pas gêner les riverains du 133, avenue Gambetta : à ce rythme-là l’école n’est pas près d’être construite …

Promesse « gaguesque », certes, mais qui a pourtant été faite !
Autres questions
Nous ne traiterons pas aujourd’hui la délicate question financière au moment où tout montre que les mesures prises par le maire s’apparentent davantage à des expédients qu’à une réforme structurelle, mais nous sommes bien obligés de constater que les sommes inscrites au budget de cette année étaient loin de correspondre aux travaux promis. (De là à penser que ce retard et les retards à venir du chantier Joliot-Curie sont programmés, il n’y a qu’un pas que certains franchissent …).

Sans parler des conséquences dramatiques pour les enfants du reste de Bagnolet de la réduction des crédits sur les autres écoles.
Et nous n’avons pas abordé le fond qui concerne l’avenir de nos enfants :
- comment peut-on encore construire aujourd’hui une école-usine de 18 classes, sachant les conséquences négatives d'une telle concentration sur la réussite et l'épanouissement des enfants ?
- Pourquoi le maire a-t-il « enterré » l’école élémentaire du centre-ville, si attendue et promise ?
Il faudrait aussi parler d’autres aspects problématiques du projet Joliot-Curie au regard des demandes formulées par le conseil de quartier :
- une placette ridiculement petite
- un centre socio-culturel de quartier qui ne sera pas accessible de plain pied
- l’absence d’un terrain ouvert pour les jeunes du quartier
Sans oublier le traitement bâclé de la façade du projet sur l'avenue Gambetta.

Doit-on compter au titre des « dégâts collatéraux » le déménagement précipité (le "déguerpissement") des Parcs et jardins au centre technique municipal et les conséquences sur les conditions de travail du service voirie qui vont se traduire par une dégradation des services rendus aux Bagnoletais en matière d’espaces verts comme de propreté.

Nous ne pouvons pas terminer sans mentionner la rocambolesque histoire des parkings des enseignants de l’école, qui viennent d’être supprimés d’une simple délibération du conseil municipal du 30 juin, votant à l’unanimité, sous la baguette du maire, la vente du terrain, qui abritait ces parkings, à un promoteur privé.
À suivre !!!
Pierre Mathon