Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

Voici le texte de l’article du Parisien du vendredi 14 août qui rend compte de notre recours au Tribunal Administratif contre le projet de « maison du patrimoine et des projets » au Château de l’Etang décidé par le maire contre le bon sens et l’Architecte des Bâtiments de France.
Outre qu’il informe les lecteurs du Parisien de notre recours en justice, cet article a de plus le mérite de nous informer sur plusieurs points : une fois de plus, certaines informations, cachées aux citoyens, transparaissent dans des déclarations de Marc Everbecq au Parisien.
Même si cela ne remplace pas le nécessaire débat démocratique, prenons-en connaissance.
1- « le projet reste à définir », reconnaît le maire (PC), Marc Everbecq. Nous avions effectivement l’impression son projet était assez fumeux : c’est « bien » qu’il le reconnaisse …
2- Le projet est chiffré actuellement à 1,2 millions d’euros : voilà où passe l’augmentation des impôts communaux (+ 10% cet automne)
3- Marc Everbecq, seul contre beaucoup de monde, s’accroche à son projet massacreur du patrimoine de Bagnolet. L’explication en est finalement simple : « il ne faut pas exagérer l’intérêt architectural de cette maison du XIXe », dit-il. On a envie de lui dire que s’il n’aime pas sa ville et son rare patrimoine, personne ne le retient …
4- Nous y ajouterons (sans rire) que nous apprenons à cette occasion que la verrière, « transparente » comme il se doit, abriterait notamment des toilettes : n’est-ce pas peut-être pousser la « transparence » un peu loin ?
Enfin, il nous apprend que le projet qui a fait l’objet de ce permis de construire qu’il a accordé en mars n’est pas le projet définitif et qu’il semble prêt à reculer pour ne plus toucher à la façade côté jardin.
Aurions-nous touché juste ?
Que le maire sache cependant qu’il ne nous bercera pas avec de belles paroles : qu’il nous montre le projet de permis de construire modificatif … s’il y en a un.
Nous jugerons sur pièce comment nous pourrons apprécier ce premier recul.
Pierre Mathon

L’article du Parisien du 14 août :
« Bagnolet/Urbanisme
L’extension du château de l’Etang attaquée en justice
« UN SARCOPHAGE de verre qui défigure le patrimoine ». L’attaque vient de Pierre Mathon, ancien adjoint (Verts) à l’urbanisme et chef de file de l’association Bagnolet Ecologie. Ce dernier vient de déposer un recours au tribunal administratif contre le permis de construire du château de l’Etang. En cause, un projet de rénovation qui prévoit de dresser sur la façade du bâtiment une verrière qui abriterait un ascenseur et des sanitaires.
Située au cœur d’un parc, le long de la rue Sadi-Carnot, la bâtisse avait accueilli entre 2004 et 2007 un groupe de Roms bulgares. Depuis, la municipalité ambitionne d’en faire une maison du patrimoine, « le projet reste à définir », reconnaît le maire (PC), Marc Everbecq. « Il s’agit de mettre en valeur l’histoire de la ville, d’accueillir des événements artistiques. » Un projet chiffré à 1,2 M€.
Une annulation du permis de construire demandée
Fin 2008, le permis de construire a été validé par la majorité municipale, prévoyant outre la façade, une véranda posée sur la terrasse arrière. Pourtant, l’architecte des Bâtiments de France (ABF) avait rendu un avis défavorable. « Loin de se juxtaposer et de créer une dialectique intéressante entre patrimoine et modernité, l’extension projetée semble phagocyter le bâtiment remarquable auquel elle s’accole »., justifiait le professionnel. « Depuis, nous avons remanié le projet, il n’y aura pas de véranda à l’arrière. L’idée, désormais est d’installer une guinguette sur le rez-de-jardin », se défend le maire
Pierre Mathon demande au juge l’annulation du permis de construire en s’appuyant sur le plan d’occupation des sols (POS) selon lequel « l’implantation, l’architecture, les dimensions, l’aspect extérieur ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants ».
« Je ne suis pas opposé au modernisme », se défend l’écologiste. Au Louvre, la pyramide de verre met les bâtiments en valeur. Là, le château de l’Etang, l’un des rares éléments de patrimoine de la ville, va disparaître derrière une façade de verre. »
Pour Marc Everbecq, « il ne faut pas exagérer l’intérêt architectural de cette maison du XIXe. La petite surface en rend les aménagements difficiles. Cette extension avec la verrière est le meilleur moyen de la mettre en valeur et de bien accueillir le public. »
GIREG AUBERT »