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Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

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Alerte sur le sommet de Copenhague

L’inquiétude est de mise pour le nouveau traité sur le climat, qui doit être adopté sous l’égide de l’ONU en décembre à Copenhague.


Nous publions ci-dessous l’interview de Martin Kaiser, de Greenpeace, parue dans le Monde du 14 août.


Comme nous l’avons déjà indiqué sur notre blog, ce sommet de Copenhague est déterminant pour l'avenir de la planète.

C’est le chantier immédiat d’Europe Ecologie et nous devons nous mobiliser pour qu’il débouche sur des résultats efficaces.


Pierre Mathon

 

« Pour Greenpeace, "le risque qu'aucun accord ne soit signé à Copenhague est réel"

LEMONDE.FR | 14.08.09 |


Après avoir assisté aux discussions informelles qui se tenaient du 10 au 14 août à Bonn (Allemagne), en vue de la conférence sur le climat de Copenhague (Danemark), qui vise à finaliser un accord international sur la lutte contre le réchauffement climatique, Martin Kaiser, chef de la délégation politique de Greenpeace, revient sur leur contenu.


Qu'ont apporté les quatre jours de discussions à Bonn?


La semaine était censée permettre de mieux comprendre la position des uns et des autres, et de réduire un texte de deux cents pages, regroupant l'ensemble des propositions des différents acteurs présents, à un document d'une taille raisonnable afin de pouvoir travailler dessus. Ce à quoi nous ne sommes pas parvenus. Le texte restant ce qu'il est, il y a un grand risque qu'aucun accord n'ait lieu à Copenhague.

Une tactique consistant à "repousser à plus tard" a été adoptée sur de nombreux sujets, comme par exemple la réduction d'émissions visée par les pays riches, qui reste ridiculement faible par rapport à ce que les scientifiques préconisent. Les pays industrialisés ne se sont engagés qu'à réduire de 10 % à 15 % leurs émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 1990, alors que les scientifiques les plus optimistes recommandent une réduction de 40 %.

Ensuite, les pays en développement accepteront de signer un traité à Copenhague à la seule condition que les pays développés, qui sont accusés d'être largement responsables de la pollution atmosphérique, soutiennent l'activité dans les pays en développement à hauteur de 160 milliards de dollars par an d'ici à 2020.


Quelle a été l'attitude des pays en développement ?


Ils sont assez divisés. Certains, comme les pays les moins développés, se sont montrés en faveur d'une régulation ambitieuse concernant les réductions des gaz à effet de serre, et sont relativement prêts à prendre leurs responsabilités. Il y a en revanche des pays comme l'Inde qui ont plutôt essayé de retarder le processus.


Quelle a été la position de la Chine au cours des discussions ?


La Chine est restée assez discrète. Elle a rejoint la position des pays en développement, et a montré très clairement qu'elle était consciente de l'effet du réchauffement climatique sur la population.  Mais les représentants chinois ont tout de même insisté sur le fait que les pays riches devaient être les premiers à assumer leur responsabilité.


Quelles conditions doivent être réunies pour un accord efficace à Copenhague ?


Il faudra tout d'abord respecter les avis émis par la communauté scientifique concernant les défis environnementaux qu'implique le réchauffement climatique. Mais il faudra également veiller à rester équitable : bien insister sur l' engagement des pays développés à aider la transition des pays en développement vers une économie moins émettrice de CO2 et plus favorable au développement durable. C'est la seule solution pour éviter que Copenhague soit une vaste opération de greenwashing (marketing écologique).


Quelles sont les prochaines étapes ?


Maintenant, le problème est entre les mains des chefs d'Etat des pays les plus développés. C'est à eux de changer radicalement de comportement en proposant des solutions constructives pour un futur traité de Copenhague ambitieux. Les chefs d'Etat des pays développés doivent se servir de leur capital politique pour mieux préparer la position qu'adopteront leurs pays concernant ces deux principaux enjeux, la réduction des gaz à effet de serre et l'aide aux pays développés, dans les plus brefs délais.


Une polémique concernant le coût que pourrait représenter le futur traité de Copenhague (une limitation du réchauffement climatique à 2 °C grèverait de 12,9 % le PIB mondial d'ici la fin du siècle, selon le statisticien danois
Bjorn Lomborg) divise les acteurs : Qu'en pensez-vous?


Il y a une large convergence entre les scientifiques et les experts sur cette somme de 160 milliards de dollars que devront verser les pays développés aux pays en développement pour renverser la tendance.  Des investissements doivent être réalisés dans les pays, mais cet argent va se substituer aux investissements qui jusqu'alors finançaient des énergies sales ou dangereuses.

Il n'y a tout simplement pas d'autre alternative. Chaque dollar ou euro investi dans les technologies vertes est investi dans le futur, et c'est un choix économiquement intelligent dans la mesure où le retour sur investissement sera très important.


Propos recueillis par Célia Héron »

 

Pour signer la pétition "L'ULTIMATUM CLIMATIQUE" l'appel pour la conférence de Comenhague :

http://www.copenhague-2009.com/appel

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